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La Chronique des Bridgerton
#301 : Hors de l'ombre

~~   Londres 1816  ~~

Les débutantes entrent sur le marché du mariage tandis que Francesca fait ses premiers pas dans la société.

Anthony et Kate rentrent de leur lune de miel, un célibataire revient d'un voyage. Pénélope décide de se marier pour ne plus dépendre de sa mère et change de garde-robes.

Popularité


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Titre VO
Out of the Shadows

Titre VF
Hors de l'ombre

Première diffusion
16.05.2024

Première diffusion en France
16.05.2024

Plus de détails

Ecrit par : Jess Brownell
Réalisé par : Tricia Brock


  Musique par Kris Bower
Costume designer John Glaser
Coiffure et maquillage Erika Okvist
Choregraphe Sean Jack Murphy
Victor Alli … John Stirling
Adjoa Andoh … Lady Danbury
Lorraine Ashbourne … Mme Varmey
Simone Ashley … Kate Bridgerton
Jonathan Bailey … Anthony Bridgerton
Joanna Bobin … Lady Araminta Cowper
Harriet Cains … Philippa Finch
Bessie Carter … Prudence Dankworth
Dominic Coleman … Lord Cowper
Nicola Coughlan … Penelope Featherington
Hannah Dodd … Francesca Bridgerton
Kathryn Drysdale … Geneviève Delacroix
Daniel Francis
… Marcus Anderson
Ruth Gemmell … Violet Bridgerton
Florence Hunt … Hyacinthe Bridgerton
  Martins Imhangbe … Will Mondrich
Claudia Jessie … Eloïse Bridgerton
Lorn Macdonald … Albion Finch
Jessica Madsen
… Cressida Cowper
Emma Naomi … Alice Mondrich
Hannah New
… Lady Tilley Arnold
Luke Newton … Colin Bridgerton
Sam Phillips … Lord Debling
James Phoon ... Harry Dankworth
Golda Rosheuvel
… Reine Charlotte
Hugh Sachs … Brimsley
Luke Thompson
… Benedict Bridgerton
Will Tilston … Gregory Bridgerton
Polly Walker … Portia Featherington
Julie Andrews … Voix VO Lady Whistledown

3.01 – Hors de l’ombre

~~   Londres 1816  ~~

Lady Whistledown : Très cher lecteur, nous avons été séparés bien trop longtemps. Enfin, la haute société londonienne a fait son retour, tout comme votre chroniqueuse.
Alors que la
saison mondaine commence, la question qui hante tous les esprits est naturellement : «quelle toute nouvelle débutante brillera d’un plus grand éclat que les autres ?».
La cuvée de cette année semble particulièrement éblouissante. Il y a l’exquise mademoiselle Malhotra, qu’on dit être un bon parti. Mademoiselle Stowell est réputée être une jeune fille des plus accomplies. Les manières douces de mademoiselle Hartigan plairont sans nul doute aux prétendants les plus tendres. On peut se réjouir de l’entrée en lice de mademoiselle Kenworthy qui déborde de confiance en elle et de charisme. Enfin, il y a mademoiselle Barragan qu’il est difficile de ne pas remarquer dans une foule.

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La famille Featherington est rentrée à Londres pour la saison. Pénélope s’est rendue dans la boutique de Geneviève Delacroix. Elle constate avec plaisir que sa dernière chronique est entre toutes les mains.

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Lady Whistledown :
Et n’oublions pas, si tant est qu’il nous faille un peu plus de piquant, qu’une autre demoiselle Bridgerton fait ses débuts cette année.  
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Dans la maison des Bridgerton, la famille est rassemblée devant la porte de la chambre de Francesca. Après l’impatience de la sérieuse Daphné, l’anxiété de la rebelle Eloïse, le silence de la discrète Francesca les inquiète. Kate, la nouvelle vicomtesse, remarque qu’on entend résonner le piano forte du salon. Francesca est installée devant l’instrument, déjà prête. Elle considère qu’il s’agit d’un jour comme les autres et donne le signal du départ. En donnant le bras à Violet, sa mère, Bénédict fait remarquer que sa jeune sœur interprétait la «marche funèbre» de Mozart.

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Lady Whistledown : En dehors des débutantes, il y a aussi la question de savoir quel gentleman se révèlera être le prix à gagner de la saison. Car toutes nos jeunes demoiselles chercheront sans nul doute un homme fringant sur qui jeter leur dévolu. Quels que soient ceux qui trouveront l’âme sœur cette année ; espérons que leur union provoquera quelques palpitations exaltantes.
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Depuis son jardin, Pénélope assiste au départ de la famille Bridgerton pour la présentation à la reine de Francesca. Un attroupement de jeunes filles, dont Colin est le centre, attire leur attention. Toute heureuse, Violet tend les bras à son fils qui s’excuse pour son arrivée tardive. Un câlin général rassemble la famille autour de Colin, de retour de voyage.

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Lady Whistledown : Sachez que le statu quo n’est pas du goût de votre auteure qui s’en lasse vite.
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Dans la voiture des frères Bridgerton, Colin échange ses vêtements de voyage contre son habit. Ses frères le questionnent mais Colin reste très laconique.

Pendant la présentation des jeunes filles, Charlotte baille et Brimsley constate avec déplaisir que sa reine s’ennuie. Il essaie de raviver son intérêt en mentionnant l’entrée de Francesca, escortée de Violet. Un instant en éveil, la curiosité de Charlotte retombe aussitôt tandis que Violet est déçue du manque d’enthousiasme et de passion de sa fille qui entre sur le marché du mariage avec pour seule ambition d’avoir sa propre maison en aspirant à un peu de paix.

Chez les Featherington, Pénélope assiste aux chamailleries de ses sœurs, chacune soutenue par son mari. De son côté, Portia est heureuse de retrouver la société conformément à leur rang, grâce à l’héritage de la Tante Pétunia. En aparté, Madame Varley émet des doutes sur la crédibilité de l’héritage d’une vieille fille qui ne possédait qu’une charrette à âne. Portia rétorque que personne à Londres ne sait comment elle vivait et qu’il est fort possible qu’elle cachait des bocaux de pièces sous les lattes du parquet.

Lors de la réception donnée en l’honneur de la reine, les invités sont étonnés que la principale intéressée ne se montre pas, d’autant qu’aucun diamant n’a été choisi.

Sous les yeux de Pénélope, Colin papillonne auprès des jeunes filles en quête de mari et Eloïse entraîne Cressida loin de Pénélope pour qui elle préparait une critique piquante. Dans un groupe de jeunes filles qui évoquent leur mari idéal, beau, intelligent, romantique et de bonne naissance, Francesca détonne en imaginant simplement un homme gentil.

Violet confie à Kate la difficulté de lancer deux filles à la fois dans le monde et lui promet de trouver rapidement un manoir où emménager. Toutefois, Kate est heureuse d’avoir sa belle-mère près d’elle. Violet s’interroge sur la nouvelle amitié d’Eloïse avec Cressida Cowper. Elles sont rejointes par lady Danbury. Plus loin, pour faire face aux remarques acerbes des Cowper sur la fuite de Jack Featherington, Portia informe l’assistance que ce dernier a légué ses biens à ses jeunes filles dès la naissance d’un héritier.

Colin s’approche de Pénélope qui le trouve distingué, à la mode de Paris, puis après convenu que tout avait bien changé pendant son absence, elle lui tourne le dos et rejoint sa famille. Prudence et Philippa sont en effervescence à l’idée de devenir lady Featherington. Pénélope rectifie en expliquant que seul le premier de leurs fils sera le nouveau lord, l’une d’elles ne sera que LA mère. Toutes trois se chamaillent, Portia renvoie les deux ainées chez elles pour «se mettre au travail». Avant de monter en calèche, elle ajoute que savoir que sa dernière fille sera toujours là pour s’occuper d’elle, la rassure. Dans la nuit, Pénélope a du mal à dormir. Elle se lève et se promet de ne plus jamais porter de toilette jaune citron de toute sa vie.

Le lendemain, chez la modiste, Pénélope avoue amèrement à Geneviève qu’elle ne peut plus continuer à vivre chez sa mère. De plus, les réflexions acerbes de ses sœurs lui sont insupportables. Il lui faut prendre un époux, un homme gentil qui respecte sa vie privée. Il lui faut donc un nouveau style comme celui que portent les femmes à Paris.

Chez les Bridgerton, Colin distribue les cadeaux qu’il a ramenés. Un arc de Marseille pour Grégory, un parfum de Paris pour Hyacinthe, un jeu de cartes espagnol pour Benedict, des partitions d’Italie pour Francesca, une montre pour Violet et pour Eloïse un manuscrit d’un texte bavarois sur les droits … Eloïse ne le laisse pas terminer, elle s’est plongée dans un roman. A son frère étonné, Eloïse explique que ses goûts ont changé, ce livre est plein d’humour et dit vrai sur les peines de l’amitié. Questionnée sur Pénélope, elle répond qu’elles se sont simplement éloignées.

En sortant de la boutique de madame Delacroix, Pénélope est contente de croiser Eloïse mais cette dernière lui reproche de s’être cachée tout l’été à la campagne. Pénélope explique qu’elle craignait que son amie ne veuille plus la voir. Eloïse ajoute qu’elle redoutait aussi qu’elle révèle son secret. Elle ne veut pas de ses explications. Elles ont chacune leur vie puis Eloïse s’en va en souhaitant bonne chance à Pénélope.

Anthony a invité ses deux frères au club de Mondrich pour remercier Bénédict d’avoir pris soin et bien géré le domaine pendant sa lune de miel et féliciter Colin pour ses nombreuses admiratrices. Benedict avoue être désœuvré depuis le retour d’Anthony. Mondrich passe les saluer puis rejoint Alice, en conversation avec un visiteur. Il apprend qu’il s’agit de monsieur Walter Dundas, Esquire, venu informer Alice que sa grand tante, lady Kent est décédée. Celle-ci n’a rien légué à Alice mais leur fils ainé, Nicholas, hérite de tous ses biens et devient le nouveau baron de Kent.

Chez les Bridgerton, les nouveaux mariés sont dans leur chambre. Kate met fin à leurs ébats amoureux, elle doit se préparer pour le bal de lady Danbury et veut faire bonne impression.

Justement, chez Lady Danbury, tous les domestiques s’affairent à la décoration et mettent la dernière main à l’organisation du premier bal de la saison. Le soir, Lady Danbury reçoit ses invités qui se pressent dans les salons. Installée en hauteur, la reine Charlotte scrute les danseurs, toujours à la recherche de son diamant.

Après les Bridgerton, c’est au tour des Featherington. Un valet aide Pénélope à enlever sa cape. Elle apparait, métamorphosée, dans sa nouvelle toilette et attire immédiatement l’attention des invités. Les discussions s’arrêtent et même Colin perd ses mots. Pénélope est abordée par trois gentlemen qui la complimentent, mais troublée et intimidée, elle répond maladroitement ; ils prennent congé et s’éloignent d’elle.

Lady Danbury explique à la reine, qui a remarqué elle aussi Pénélope, qu’il s’agit de sa troisième saison dans la société mais que quelques débutantes charmantes attendent que Sa Majesté daigne les distinguer. Il règne une certaine anxiété parmi les mamans du fait qu’aucun diamant n’ait été choisi. La reine rétorque qu’un diamant est précieux précisément parce qu’il est rare. Perfidement, Lady Danbury rappelle qu’effectivement la reine n’a choisi un diamant qu’une fois, c’était Lady Whistledown qui avait nommé Daphné Bridgerton la première année et elle avait vu juste pour la duchesse. Inquiet, Brimsley lance un regard de désapprobation à Lady Danbury, soulagé que Charlotte ne se mette pas en colère.

Surveillée de loin par Anthony, Francesca est abordée par des gentlemen qui engagent une conversation. Francesca se tourne vers son frère prétextant qu’elle doit aller lui parler. En s’approchant de lui elle lui signale qu’elle a besoin d’un moment de solitude. Anthony acquiesce et va inviter Kate à danser.

Francesca rejoint Pénélope qui s’est retirée dans un coin reculé de la salle. Pénélope le lui déconseille, il est difficile de se détacher du mur quand on fait tapisserie, quels que soient les efforts fournis. Francesca fait remarquer qu’au moins le mur n’essaie pas de converser, ce qu’elle espérait toutefois au lieu d’être observée comme une espèce rare d’insecte sous un microscope. Pénélope trouve que Francesca a de la chance d’avoir autant d’attention même si cela l’agace, certaines des jeunes filles en manquent cruellement. Lord Cho vient inviter Francesca pour une danse. Francesca accepte et avec un sourire, exhorte Pénélope à regagner la piste de danse pour quitter le mur.

Pénélope se dirige vers la piste de danse et prend une glace dont le froid la saisit, sous le regard moqueur de miss Livingston et miss Hallewell. Ayant observé la scène, Lord Alfred Debling vient à son secours. Elle avoue qu’elle a reçu un nombre incalculable de regards blessants et n’y fait plus attention. Il la soupçonne de savoir se montrer blessante à son tour, si telle est sa décision. Jalouse de l’attention de lord Debling, Cressida plante le talon de sa chaussure sur le bord de la robe de Pénélope qui se déchire. Cressida présente ses excuses et lord Debling se propose de faire intervenir une domestique pour l’aider. Pendant son absence, Cressida fait remarquer qu’une étoffe moins bon marché ne se serait pas déchirée. Mortifiée, Pénélope s’enfuit en passant devant Eloïse, navrée pour son ancienne amie, puis devant Colin qui abandonne sa conversation pour se lancer à sa poursuite.

Il la rejoint devant la porte et s’étonne de la voir partir si tôt surtout dans une aussi jolie robe dont la couleur lui va si bien. Il veut la retenir, car elle est sans chaperon. Elle lui rappelle que les vieilles filles n’en ont pas besoin, elle est sur le marché du mariage depuis trois ans. Sa voix s’adoucit quand il parle des lettres qu’il lui a envoyé et auxquelles elle n’a pas répondu. Elle lui manquait. Pénélope en doute, elle lui a manqué mais jamais au point de la courtiser, comme il l’a mentionné au bal des Featherington la saison précédente. Il a affirmé à ses amis que jamais il ne courtiserait Pénélope Featherington. Elle est moquée par toute la haute société, même en changeant toute sa garde-robes. Alors bien sur il ne lui ferait pas la cour mais elle ne pouvait soupçonner que Colin, entre tous, pouvait être aussi cruel. Colin embarrassé, la laisse partir.

Dans sa chambre, Pénélope fait courir la plume de lady Whistledown sur le papier.

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Lady Whistledown : Très cher ami lecteur, lorsque le vent du changement tourne … violent … Reine … Je ne crains pas le changement.  … avoir embrassé une toute nouvelle personnalité. … Monsieur Colin Bridgerton. .
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Une nouvelle chronique est née.

Walter Dundas se présente chez les Featherington et signale à Portia qu’il travaille pour la Couronne et a la responsabilité de s’assurer que les lignées se perpétuent correctement dans les grandes familles. Il a été informé que Jack Featherington avait quitté la ville avec toute leur fortune. Le document signé par Jack, en sa possession, octroie le domaine au premier né mâle de l’une des filles de Portia. A l’heure actuelle, aucun autre héritier mâle vivant n’est connu de la Couronne. Transférer le domaine à une autre famille serait fastidieux pour la Couronne. Portia affirme qu’il est heureux que ses filles aiment tendrement leurs époux. Dundas en est satisfait et promet de revenir bientôt rendre une nouvelle visite, laissant Portia inquiète.

Au cours d’une promenade, Cressida confie à Eloïse sa difficulté à trouver un mari ainsi qu’une amie proche. Eloïse pense que ce serait plus facile en affichant moins de rudesse. Cressida a essayé d’être son amie dès la première saison mais Eloïse a rejeté ses approches. La saison mondaine s’interpose entre les jeunes filles, en les montant les unes contre les autres.

Cressida est satisfaite du peu de concurrence cette saison, à part Francesca qui a suscité un certain intérêt et sa manière de traiter Pénélope a envoyé un message clair. Eloïse trouve que c’était cruel et fort inutile.

Cressida sait qu’elle n’a pas toujours été tendre. Pénélope ne mérite pas son attention ni celle d’Eloise. Elles doivent ne penser qu’à elles-mêmes, elles sont bien plus intéressantes. Eloïse est d’accord.

Kate, qui n’a jamais vu Anthony plus heureux que quand il est loin de ses domaines, propose de prolonger leur lune de miel et laisser Violet conserver son rôle de vicomtesse. Ils ont la vie entière pour être vicomte et vicomtesse, leur seule préoccupation devrait être de donner le jour à un héritier ou deux et ne penser qu’à eux. Anthony n’a plus envie de parler et bousculant les papiers sur le bureau, y couche Kate.

Dans le salon, Violet questionne Francesca sur son premier bal que la jeune fille a trouvé satisfaisant. Violet souhaiterait que sa fille trouve la personne avec laquelle elle ressentirait une surprenante harmonie, comme lorsqu’elle joue en duo avec quelqu’un. La perspective d’une mari n’effraie pas Francesca ; elle sait que le sentiment qui liait ses parents et l’amour que vivent Daphné et Anthony est enviable, mais est aussi très rare. Elle ne croit pas avoir besoin de ressentir des papillons ni la surprenante harmonie de la métaphore de sa mère. Elle préfère attendre de voir ce qu’il se passe.

Colin vient présenter ses excuses à Pénélope à propos de ses remarques désobligeantes de la saison dernière. Il est peiné de l’avoir blessée. Il affirme avoir beaucoup changé depuis et ne pas avoir honte d’elle. Elle est brillante et sensible et il est fier de se prévaloir de son amitié. Pénélope avoue se sentir frustrée de le voir s’intégrer avec aisance dans la société alors qu’elle essaie inutilement chaque saison d’être enfin à l’aise sur le marché du mariage. Colin lui propose de le laisser l’aider. Il a compris que le charme peut s’apprendre. Il est certain qu’elle maitrisera vite ses leçons. Il n’y a rien qu’il veuille plus que regagner les faveurs de la seule personne auprès de laquelle il s’est toujours senti sincèrement apprécié. Avant son départ, ils se serrent la main pour sceller leur amitié.

Elle savoure ce souvenir lorsqu’elle se souvient de la dernière chronique de Lady Whistledown.

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Lady Whistledown : Très cher ami lecteur, lorsque le vent du changement tourne, cela peut être soudain, violent et fatal. Surtout pour ceux qui n’y sont pas préparés. Il semble à votre chroniqueuse que notre bonne société se transforme au gré du vent changeant, sans aucun doute. Tandis que d’autres s’accrochent résolument à ce qu’ils connaissent déjà.

C’est le cas de notre reine qui se doit toujours de choisir un diamant. Votre chroniqueuse se demande si son hésitation est un symptôme de fermeté ou de peur. S’il s’agit de la seconde hypothèse, s’énorgueillir de ses précédents succès ne lui sera d’aucun bénéfice, car nos débutantes sont prêtes à jouer le jeu cette saison. A vous d’engager, Votre Majesté.
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La reine Charlotte lit le Whistledown et conclut pour Brimsley que la chroniqueuse a envie de jouer. Charlotte est friande de jeux d’autant plus qu’elle gagne presque toujours.

La famille Mondrich arrive au domaine des Kent. Tous les domestiques sont présents sur le perron pour une haie d’honneur. Le majordome s’incline devant Nicholas, le nouveau Lord Kent et lui souhaite bienvenue dans sa nouvelle demeure. Le jeune garçon se montre un peu inquiet. Puis Madame Khanna, la gouvernante, invite toute la famille à entrer dans la grande maison.

Dans le salon des Featherington, le nouveau Whistledown est entre les mains de Prudence et Philippa lit par-dessus son épaule. Elle est contente d’avertir Pénélope que Colin est au centre de la chronique. Pénélope affirme que quoi qu’elle ait pu écrire sur Colin, elle se trompe.

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Lady Whistledown : Oserai-je le dire, votre chroniqueuse est prête à jouer, également. Je ne crains pas le changement, je l’étreins. Naturellement, il y a ceux qui l’étreignent trop fort et poussent le changement jusqu’à l’excès. …  
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En entrant chez les Bridgerton, Colin surprend Eloïse qui essaie de cacher le Whistledown. A contrecœur elle l’avertit qu’il y est mentionné.

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Naturellement, il y a ceux qui l’étreignent trop fort et poussent le changement jusqu’à l’excès, comme monsieur Colin Bridgerton, qui semble avoir embrassé une toute nouvelle personnalité. Reste à savoir s’il est devenu ce nouveau personnage, ou si ce n’est qu’un subterfuge pour attirer l’attention. D’ailleurs, monsieur Bridgerton le sait-il lui-même ?
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Eloïse est inquiète de sa réaction, mais Colin se moque de ce que Lady Whistledown pense de lui. Après avoir détruit Lady Crane, puis failli détruire Eloïse la saison dernière, il ne peut rien pardonner. Il n’a aucune idée de son identité, mais s’il la découvre un jour, il s’efforcera de détruire sa vie coûte que coûte.

 

Rédigé par Mamynicky

 

3.01 – Hors de l’ombre

Des occupants de calèches et des promeneurs se saluent.

Valet de pied : Oh ! Doucement.
Vendeur de journaux : Le Whistledown pour vous ?

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Lady Whistledown : Très cher lecteur, nous avons été séparés bien trop longtemps. Enfin, la haute société londonienne a fait son retourr, tout comme votre chroniqueuse.
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Les dames Featherington descendent de voiture devant leur maison. Pénélope constate avec plaisir, que sa chronique est entre toutes les mains.

Portia : C’est bon d’être chez soi.
Pénélope : Sans aucun doute.

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Lady Whistledown : Alors que la saison mondaine commence, la question qui hante tous les esprits est naturellement : «quelle toute nouvelle débutante brillera d’un plus grand éclat que les autres ?».
La cuvée de cette année semble particulièrement éblouissante. Il y a l’exquise mademoiselle Malhotra, qu’on dit être un bon parti. Mademoiselle Stowell est réputée être une jeune fille des plus accomplies. Les manières douces de mademoiselle Hartigan plairont sans nul doute aux prétendants les plus tendres. On peut se réjouir de l’entrée en lice de mademoiselle Kenworthy qui déborde de confiance en elle et de charisme. Enfin, il y a mademoiselle Barragan, qu’il est difficile de ne pas remarquer dans une foule.
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Dans la boutique de Madame Delacroix

Mlle. Barragan : Elle parle de moi !
Pénélope : Je vois que votre affaire est prospère.
Mme Delacroix : Comme la vôtre.

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Lady Whistledown : Et n’oublions pas, si tant est qu’il nous faille un peu plus de piquant, qu’une autre demoiselle Bridgerton fait ses débuts cette année.
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Maison des Bridgerton

La famille est rassemblée devant la chambre de Francesca.

Gregory : Je n’entends rien du tout.
Hyacinthe :
Elle doit savoir que nous écoutons derrière la porte.
Éloïse : Elle va bien.
Benedict : Comme toi l’année dernière.
Violet : Nous ne sommes plus l’an dernier.
Gregory : Francesca est fort silencieuse.
Hyacinthe : Peut-être est-elle réduite au silence par la beauté de ces aigrettes immenses. J’ai hâte d’en porter !
Gregory : Peut-être a-t-elle avalé ces aigrettes immenses !
Anthony : Prêts à partir ?
Kate : Y a-t-il quelque chose que nous puissions faire ?
Violet : Auriez-vous la gentillesse de dire à la personne qui joue, de jouer moins fort ? Cela m’empêche d’entendre.
Kate : Je peux essayer, mais ne serait-ce pas justement …
Benedict : Qui d’autre jouerait du piano forte dans cette maison ?
Éloïse : Certainement pas moi.

Ils descendent dans le salon, Francesca est au piano.

Violet : Francesca ? Vous voilà enfin. Ma chérie. Francesca !
Francesca : Il est inutile de crier.
Anthony : Il faut le dire, ces leçons de piano à Bath ont porté leurs fruits. Tu as bien progressé.
Hyacinthe : Quand es-tu descendue ? Je suis restée devant ta porte toute la matinée.
Francesca : Je me suis levée tôt, habillée et j’ai petit-déjeuner dans le jardin, parce que c’est un jour comme les autres. Si nous y allions ?
Anthony : Nous nous inquiétions pour rien apparemment.
Benedict : Vous avez sans doute reconnu ce qu’elle interprétait ? La Marche funèbre de Mozart.
Violet : Oh, Seigneur !

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Lady Whistledown : En dehors des débutantes, il y a aussi la question de savoir quel gentleman se révèlera être le prix à gagner de la saison. Car toutes nos jeunes demoiselles chercheront sans nul doute un homme fringant sur qui jeter leur dévolu. Quels que soient ceux qui trouveront l’âme sœur cette année ; espérons que leur union provoquera quelques palpitations exaltantes.
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Hyacinthe : Que nous valent tous ces piaillements ?
Anthony : On dirait qu’elles ont repéré une côte de bœuf ?
Benedict :  Serait-ce notre frère ?
Violet : Colin ?
Colin : Chère famille, mes excuses pour mon arrivée tardive. J’ai été retenu par les formalités mondaines. Vous ne venez pas m’embrasser ?
Benedict : Tu n’as pas l’intention de te changer ?

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Lady Whistledown : Sachez que le statu quo n’est pas du goût de votre auteure qui s’en lasse vite.
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Colin change de vêtements dans la voiture qui emmène les quatre frères au Palais de Buckingham.

Gregory : Il faut nous raconter toutes tes aventures.
Anthony : Oui, à ton retour la saison dernière, nous savions tout sur tes pérégrinations méditerranéenne à la fin de notre premier petit déjeuner.
Benedict : En effet. Sous quels soleils lointains as-tu pris cette apparence si vigoureuse.
Colin : Je suis allé nulle part et partout. Je vous épargnerai les détails.
Anthony : Je veux savoir. Qui êtes-vous ? Et qu’avez-vous fait de mon frère ?
Colin : Ce voyage a été exactement ce dont j’avais besoin. Il m’a apporté un certain sens des proportions.
Gregory : J’aimerais aussi acquérir des proportions. Quoi ?

Palais de Buckingham – Présentation des jeunes filles à la reine

Majordome : Miss Anne Hartigan. Présentée par sa mère, la très honorable lady Hartigan. Miss Dolores Stowell.
Dolores : Elle m’a détestée.
Lady Stowell :
Impossible. Tu étais parfaite.
Majordome : Miss Clara Livingston.

La reine s’ennuie, elle baille.

Brimsley : Voulez-vous un rafraîchissement, Majesté ?
Charlotte : Plutôt un cercueil. L’ennui de cette séance risque de me précipiter précocement dans ma tombe.
Majordome : Miss Alexandra Moore. Présentée par sa mère, la très honorable lady Moore.
Éloïse : Depuis quand te faufiles tu comme cela sans aucune gêne ?
Colin : Depuis quand portes tu autant de froufrous ?
Éloïse : C’est la grande mode cette saison.
Majordome :  Miss Natalie Green. Présentée par sa mère, la très honorable lady Green.
Violet : Ce sont vos débuts, Francesca. N’est-ce pas exaltant ?
Francesca : Je suppose qu’entrer dans la société signifie trouver un mari. Il serait plaisant d’avoir ma propre demeure.
Violet :  Vous êtes rentrée de Bath depuis une semaine et vous ne songez qu’à nous fausser compagnie.
Francesca :  Non. Mais je m’accommoderais volontiers d’un peu de paix.
Violet : Hé bien j’ai peur que la paix étant ce que vous recherchez, vous ne vous sentiez un peu submergée par l’événement. Voyez-vous, même Daphné..
Francesca : Mère, ne vous tourmentez pas ainsi. Si j’arrive à me retrouver dans le chaos de notre maison, je me fraierai un chemin dans la société.
Majordome : Miss Francesca Bridgerton, présentée par sa mère, la très honorable vicomtesse douairière, lady Bridgerton.
Brimsley : La jeune fille Bridgerton, Votre Majesté. Vous avez souvent eu de la chance avec les Bridgerton.
Majordome :   Miss Winifred Barragan, présentée par sa mère, la très honorable baronne Barragan.

Maison Featherington.

Prudence : Il n’y a aucun doute, ma chère, notre mariage a été bien plus somptueux que le vôtre.
Albion Finch : Notre mariage m’a semblé parfait.
Philippa : Oui. Les fiancées moins jeunes sont plus faciles à impressionner.
Harry Dankworth : Si c’est pour plaire à ma femme, je l’épouserais une seconde fois, une troisième. Autant qu’il faudra pour faire son bonheur.
Portia : Et dilapider l’argent de notre défunte tante Petunia. Vous n’y pensez pas, Monsieur Dankworth.
Philippa : C’est heureux que tante Petunia soit morte.
Harry Dankworth : Et juste à temps pour notre lune de miel.
Pénélope : J’aimais bien tante Petunia.
Prudence : Ah, tu m’en diras tant. C’était une vieille fille ennuyeuse, le nez toujours fourré dans un bouquin.
Pénélope : Elle n’était pas ennuyeuse. Elle ne s’intéressait pas à vous, c’est tout.
Portia : Assez. Aujourd’hui, nous retrouvons la société conformément à notre rang. Avec nos finances en ordre, et sans un homme pour nous dire ce que nous avons à faire. Apprécions ce moment.

Mme Varley : Si je peux vous donner mon avis, madame.
Portia : Vous le faites de toute façon, Varley.
Mme Varley : Si la tante Petunia est l’héritage, sans vouloir offenser les morts, pensez-vous que quiconque gobera que cette vieille fille qui n’a jamais possédé plus qu’une charrette à âne, aurait eu une fortune à vous léguer ?
Portia : Pour l’amour du ciel, personne à Londres ne sait comment elle vivait. Pour ce qu’ils en savent, aussi bien elle cachait des bocaux pleins de pièces sous les lattes du parquet.
Mme Varley : La vérité s’arrange toujours pour montrer sa vilaine tête. Mais ne prêtez pas attention à moi.
Portia : Ah, vous voilà. A ce que je vois, vous avez enfin renoncé à rêvasser.
Pénélope : En effet. Partons-nous ?

Une réception est organisée dans un jardin du Palais de Buckingham. Les invités se promènent dans les allées.

Lady Livingston : Où est-elle donc ?
Lady Barragan : Ne pas choisir le diamant à la présentation est une chose, mais se dispenser d’apparaitre à un événement arrangé en son honneur en est une autre, somme toute.
Lady Livingston : Nos jeunes filles ce matin laissaient-elles tellement à désirer ?
Lady Barragan : Elles me semblent fort … occupées.

Colin est entouré de jeunes filles

Jeune fille 1 : Et êtes-vous de retour en ville pour une raison particulière ?
Jeune fille 2 : En quête de quelque chose ou … de quelqu’un ?
Colin : Est-ce que je suis là pour trouver une épouse cette saison ? Je crains fort que la réponse ne vous déçoive. Quoi que, s’il y a une chose que j’ai apprise en voyageant, c’est qu’il faut toujours prévoir l’imprévisible.

Cressida : Oh, regardez ! N’est-ce pas Pénélope Featherington, parée de sa robe couleur de …
Éloïse : Cressida !
Cressida : Eloïse ! Enfin vous voilà ! Je vous ai cherchée partout.
Éloïse : Moi aussi. Voulez-vous aller prendre une limonade ?
Cressida : Merveilleuse idée. Je suis totalement assoiffée. N’est-ce pas agréable de rentrer de la campagne ? Toute cette verdure et ces courants d’air !
Éloïse : Vous savez que certains appellent cela de l’air frais.
Cressida : Bien sur. Me lier d’amitié avec vous a été une surprise fort plaisante, mais finalement c’est à Londres que je me sens le plus chez moi. Et la saison sera bien plus agréable avec vous.
Éloïse : Sans doute.

Un groupe de jeunes filles plus loin.

Miss Hartigan : Je rêve de mon futur époux depuis que je suis tout enfant. Il devra être grand et beau, romantique, intelligent.
Miss Livingston : N’oubliez pas de bonne naissance et de belle stature.
Miss Malhotra : J’ai toujours révé d’un homme qui écrirait de la poésie. Mais surtout, ce sera un homme qui me donnera des papillons dans le ventre seulement en le regardant.
Miss Livingston : Et vous miss Francesca ?
Francesca : Un homme … gentil, je suppose.
Miss Livingston : Voilà qui est banal. Vous ne voulez pas d’un homme méchant.
Francesca : Non. Bien sur que non.

Violet : Vous venez de rentrer de votre lune de miel que depuis une semaine et mon fils vous abandonne déjà à votre sort.
Kate : Notre éloignement a fait s’accumuler jusqu’au plafond les paperasseries d’Anthony. Avec un peu de chance, il sera happé par le premier bal.
Violet : Oui, espérons le. Avec deux de ses sœurs qui entrent dans la société cette saison, son travail ne fait que commencer.
Kate :  Elle semble plutôt calme, non ? Très posée.
Violet : En effet, mais posée est le contraire de passionnée. J’ai hâte de voir comment elle va se débrouiller.
Kate : Et Eloïse ? J’avoue être interpelée par cette nouvelle amitié.
Violet : Mais j’ai passé mon temps à m’efforcer de l’aider la saison dernière et mon aide à failli la faire rejeter de la société. Aussi, je ne tiens pas à intervenir. Pour l’instant.
Kate : Vous êtes toujours si clairvoyante quand il s’agit de vos enfants. J’aimerais être la vicomtesse que vous êtes.
Violet : Je suis persuadée que vous serez plus qu’à la hauteur. Et pardonnez-moi j’irai m’installer dans un manoir dès que j’en aurai trouvé un. J’avoue que c’est une lourde tâche de lancer à la fois deux filles dans le monde.
Kate : Ne vous inquiétez pas. Chez moi, en Inde, les mamans restent auprès de leurs enfants longtemps après le mariage. Je suis heureuse de vous avoir avec nous.
Lady Danbury : Lady Bridgerton.
Violet et Kate : Oui.
Violet : Oh !
Kate : Diantre !
Lady Danbury : Appréciez-vous les festivités du jour ?
Violet : Oui, beaucoup. Quoique l’absence de Sa Majesté soit très remarquée.
Lady Danbury : Oui. Je crains au fond qu’elle ne se sente un peu réticente, après que son instinct l’ait égarée la saison dernière. Mais bien entendu, ce fut pour le meilleur, au final. Je ne m’inquiète pas outre mesure.
Violet : Vous devriez en faire part aux autres mamans….

Colin : (A un groupe de jeunes filles) Mes voyages ? Il m’est impossible de partager mes aventures avec vous. Si je le faisais, vous pourriez défaillir. Ce qui n’est pas souhaitable. Comment se peut-il que vos carnets de bal ne soient pas encore entièrement remplis ? Vous êtes de tendres boutons de fleurs. Toutes autant que vous êtes. Mes diverses péripéties à l’étranger ne conviendraient guère à des jeunes filles. Si je vous racontais la plus insignifiante de mes aventures, ma foi, je serais forcé de vous épouser.
(A un autre groupe de jeunes filles) Une kyrielle de splendides jeunes filles. Les hommes vont se battre pour vous. Hélas je ne suis pas de taille.

Prudence : Au matin, nous avons découvert qu’il avait fui dans la nuit. Sans emporter son armurerie. Ni moi.
Lady Cowper : Hé bien, souhaitons que celui qui affirmera être le prochain lord Featherington aura plus de scrupules. A moins que le vol ne soit un trait de famille.
Portia : En fait, plus personne ne pourra s’en réclamer, car le dernier lord Featherington a rédigé un document par lequel il léguait son bien à mes jeunes filles. Dès que l’une d’entre elles aura un héritier.
Philippa : Quoi ? Il a fait ça ?
Portia : Si nous prenions des rafraichissements. Peut-être quelque chose de fort.

Colin : Pénélope. Je suis ravi de vous revoir.
Pénélope : Ravi ?
Colin : Sincèrement. J’ai l’impression de m’être absenté des années et non quelques mois.
Pénélope : Je vois que beaucoup de choses ont changé.
Colin : En effet, je vous l’accorde, mais cela faisait fureur à Paris.
Pénélope :  Vous êtes fort distingué. Mais à vrai dire vous l’étiez déjà.
Colin : Au bout du compte, il ne s’agit que de vêtements. En revanche, dans d’autres domaines, les choses semblent avoir profondément changé. Je me trompe, ou Eloïse marche bras dessus bras dessous avec Cressida Cowper ?
Pénélope : Comme vous le dites, parfois, le temps passe très vite.

Prudence : Pourquoi ne pas nous avoir dit que l’une de nous sera la nouvelle lady Featherington ?
Portia : Expliquez-moi quel intérêt j’aurais à vous dire de faire un fils ? Vous êtes deux femmes mariées. Dit-on au boulanger de pétrir la pâte ?
Pénélope : Légalement l’un de nos fils deviendra le nouveau lord Festherington. L’une de nous sera simplement la mère du petit baron
Prudence : Une de nous ? Tu crois prendre part à la course ? Mais avec quel mari ?
Philippa : Légalement, quand je serai la mère de l’héritier, la priorité sera de débarrasser la maison de tes livres poussiéreux. Après bien sur avoir changé les affreuses vieilles tentures du salon.
Prudence : Ne t’inquiète pas, je te laisserai tes vieux livres, dans la penderie.
Pénélope : Qui sera vide comme je l’imagine. Qui voudrait vous rendre visite à vous deux ?
Portia : Aucune de vous ne pourra hériter si vous ne rentrez pas chez vous vous mettre au travail.
Philippa : Ne pouvons-nous pas venir prendre du pudding d’abord ? Votre cuisinier est meilleur que le notre.
Portia : Mais c’est votre faute, à vous marier avec des hommes sans titre. Allons.
Portia : Reste à espérer qu’elles prennent leur temps. Je trouve du réconfort en sachant que vous serez toujours là pour prendre soin de moi.

Le lendemain, chez Madame Delacroix.

Pénélope : Je ne porterai plus d’étoffe couleur citron de toute ma vie.
Geneviève  Delacroix : Plus de couleurs acidulées bien sûr. Mais quel motif a provoqué ce soudain désir de changement ?
Pénélope : Je ne peux vivre chez moi plus longtemps. Ce n’est pas facile de vivre sous la coupe de ma mère, mais avec mes sœurs ? Vivre au gré des caprices soit de la plus cruelle soit de la plus stupide des personnes que je connaisse. Je dois prendre un époux avant que cela ne se produise. Il est temps.
Geneviève : Ha je vois. Et est-ce que madame aurait un certain prétendant à l’esprit ?
Pénélope : Je dois me montrer raisonnable. Un homme gentil, qui respecte ma vie privée pour des raisons évidentes.
Geneviève : Un nouveau style, voilà ce qu’il nous faudra.
Pénélope : Pourquoi pas quelque chose que les femmes portent à Paris ?

Maison des Bridgerton

Gregory : Je l’adore, mon frère. Où l’es-tu trouvé ?
Colin : Une boutique à Marseille.
Hyacinthe : Mon parfum vient de Paris ?
Benedict : D’où vient ce jeu de cartes si sophistiqué ? N’est-ce pas écrit en espagnol ?
Anthony : Tu as visité la France et l’Espagne ?
Francesca : Mes partitions viennent d’Italie.
Benedict : Combien de pays et de ville as-tu visités en quatre mois ?
Colin : A dire vrai, j’en ai perdu le compte.
Anthony : Non. Pas ici. Va dehors, là où mère ne te verra pas.
Violet : Francesca, où est donc votre sœur ? Eloïse ! c’est l’heure de la modiste. Cette famille sera-t-elle un jour ponctuelle ?
Colin : Un cadeau pour vous, mère.
Violet : Je vous remercie. Elle est ravissante. Vraiment. Mon Dieu ! Nous voilà très en retard. Francesca. Eloïse !

Colin : Eloïse. Je ne te sens guère impatiente de courir chez la modiste.
Éloïse : Ha.
Colin : J’ai quelque chose pour toi.
Éloïse : Ah ! Le voilà.
Colin : C’est un manuscrit. Un texte bavarois rare sur les droits de …
Éloïse : Je suis plongée dans un beau livre. Ca s’appelle Emma.
Colin : Un roman ? Tu ne lisais jamais de romances niaises.
Éloïse : Peut-être mes goûts ont-ils changé ? Les niaiseries sont les écrits que j’ai lus auparavant sur les femmes faisant leur chemin dans la société. Ce livre est plein d’humour et dit la vérité sur les peines de l’amitié. Tout y est plus vraisemblable.
Colin : Et je devine que tes goûts en matière d’amitié ont aussi changé ?
Éloïse : Cressida m’a surprise à la campagne. Elle m’a témoigné de la gentillesse et c’était bien la seule.
Colin : Qu’en est-il de Pénélope ?
Éloïse : On s’est simplement éloignées. Lady Whistledown m’a presque détruite la saison dernière. J’ai perdu la bataille et n’ai aucun goût pour la guerre. Aussi ai-je choisi le camp des vainqueurs. Un peu comme toi à ce que je vois. Ou est-ce vraiment le nouveau toi ?
Colin : Un homme ne saurait révéler ses secrets.
Éloïse : mmmm. Un homme bien seul.

Chez la modiste.

Pénélope : Pouvez-vous me retrouver dans la voiture, Rae ?
(à Eloïse) : J’espérais bien vous rencontrer.
Éloïse : Je n’en avais guère l’impression, lorsque vous vous cachiez cet été à la campagne.
Pénélope : J’évitais la société parce que je craignais que vous ne vouliez pas me voir.
Éloïse : Et peut être aussi parce que vous redoutiez que je révèle votre secret.
Pénélope : Et j’apprécie que vous ne l’ayez pas fait. Eloïse, je m’en veux de ce qui s’est passé.
Éloïse : De ce que vous avez fait ? Ou parce que j’ai découvert que c’est vous qui écriviez ces abjections ?
Pénélope : Ce n’est pas clair à vos yeux, mais j’essayais seulement de protéger …
Éloïse : Je n’ai nul besoin de vos explications. Je n’ai pas révélé votre secret, uniquement parce que je ne tiens pas à revisiter le passé. Maintenant vous avez votre vie et j’ai la mienne.
Pénélope : Avec Cressida ? Etes vous vraiment amie avec elle ?
Éloïse : Je vous souhaite bonne chance, Pénélope.

Au club de Will Mondrich.

Benedict : Je n’ai rien contre un bon verre en plein milieu d’après midi, mais à quelle occasion ?
Anthony : Je voulais te remercier d’avoir pris soin du domaine pendant ma lune de miel. J’ai été fort surpris de voir que tout avait été si bien géré.
Benedict : Ma foi, je ne sais si je dois me sentir ému ou offensé.
Anthony : Peut-être les deux ?
Benedict : En vérité, j’étais ravi d’avoir un but. Alors que depuis ton retour, je ne suis plus certain de savoir que faire de ma carcasse.
Anthony : Je suis persuadé que Mère a une liste de jeunes filles à te suggérer.
Benedict : Mon frère, par pitié, détourne son attention.
Anthony : Quant à toi, je t’ai invité pour te féliciter de tes nombreuses admiratrices.
Colin : Je ne suis pas sûr que cela doive me réjouir.
Mondrich : Messieurs, pardonnez-moi pour l’attente. Les affaires sont bonnes.
Benedict : Heureux de le constater. Vous joignez-vous à nous ?
Mondrich : Excusez-moi mais ma femme est ma priorité.

Alice : Monsieur Dundas est ici pour discuter, Will.
Mondrich : Monsieur Dundas, puis-je vous offrir un verre ?
Dundas : Non. Non, Merci. Je serai bref. Maintenant que je vous ai ensemble. Avez-vous souvenance, madame Mondrich, de votre grand-tante, lady Kent ?
Alice : Kent, oui. Je l’ai vue une fois dans mon enfance. Une femme très froide.
Dundas : Elle l’est encore plus maintenant, j’en ai peur.
Alice : Oh, elle est morte ? Nous a-t’elle laissé quelque bien ?
Dundas : Elle ne vous a rien laissé à vous. Elle a laissé à votre fils Nicholas tout son bien. Quoique vous ayiez plusieurs cousins plus étroitement apparentés à elle, vous seule avez un enfant mâle. En tant que tel, Nicholas sera le prochain baron de Kent.
Mondrich : Finalement, nous aurons besoin d’un verre.

Maison Bridgerton

Violet : Ne courez pas ! Elle va vous entendre.
Anthony : Hmmm ! Ignorez-les.
Kate : Inutile d’essayer.
Anthony : Croyez-moi. Ce qui se passe ici est plus important que ce qui se passe dehors. Nous faisons un héritier.
Kate : Vous êtes au courant que ce que nous faisons ne nous permettra pas de faire un héritier ?
Anthony : Il faut bien commencer quelque part.
Kate : C’est ma première semaine en tant que vicomtesse dans ma nouvelle maison. Ce soir a lieu le bal de lady Danbury. Je dois faire bonne impression.

Chez Lady Danbury, règne une grande effervescence pour les préparatifs du bal des quatre saisons.

Maison Featherington.

Pénélope : Je vais essayer une coiffure un peu différente, ce soir.

Prête, Pénélope se dirige vers la maison de lady Danbury où de nombreux invités ont déjà investi la piste de danse.

Kate : Oh, lady Danbury, vous vous êtes surpassée encore une fois.
Lady Danbury : Comme vous le savez, le premier bal de la saison n’est pas une mince affaire. Je ne le prends pas à la légère.

Cressida : Je me demande ce que lady Whistledown va pouvoir écrire. La saison mondaine s’annonce tout à fait terne.
Éloïse : Je suis sure qu’elle trouvera quelque chose. Ou qu’elle l’inventera.

Les Featherington font leur entrée. La nouvelle toilette de Pénélope attire tous les regards.

Valet : Pardon, mademoiselle. Puis-je prendre votre manteau ?
Pénélope : Oui, faites donc.
Cressida : Je ne crois pas que cela sera nécessaire.
Prudence : Je me trompe ou tout le monde nous regarde ?
Harry Dankworth : Ils sont jaloux que vous soyez mienne, ma chère. Bonsoir.
Albion Finch : Ce n’est pas nous qu’ils regardent, ma chérie.
Philippa : Elle dépense ma fortune avant que je ne puisse la réclamer. Voilà son intention.
Portia : Eh bien, si elle veut porter une couleur aussi mélancolique, c’est son droit.

Colin : J’ai dit à la comtesse que dans mon pays, nous ne faisons …

Lord Leiber : Miss Featherington. C’est un plaisir de vous voir.
Lord Cho : Quelle robe superbe vous portez là.
Pénélope : Vous, pareillement, monsieur. Pas la robe, naturellement. Je parle du plaisir. C’est un plaisir de vous voir, messieurs, dans vos beaux habits de soirée qui n’ont rien … d’une robe, en vérité.
Éloïse : Vous appréciez réellement la broderie ?
Jeune fille 1 : Naturellement, voyons. C’est absolument fou, tout ce que l’on fait avec.
Éloïse : Comme quoi, par exemple ?
Miss Hartigan : Puisque vous le demandez. Il y a le point de tige, classique et éprouvé. Le point droit, le point de devant, le point de chainette …
Miss Hallewell : Le point de nœud, si l’on se sent téméraire. Oh oui !

Pénélope : J’aime la lecture. Énormément. Peut-être même trop. Ma mère me dit souvent : « oublie un peu tes livres. » Non pas qu’il y ait quelque chose de mal à lire bien entendu. Je ne suis pas sure de ses raisons. Et vous autres, vous aimez tous lire ?

Miss Hartigan : Le point d’épine, le point mouche. Le point de chainette câblée.
Miss Kenworthy : Quel est votre préféré, miss Eloïse ?
Éloïse : Mon préféré ? Le point de changement.
Cressida : J’avoue qu’il ne me dit rien.
Éloïse : C’est celui qui permet de changer de conversation pour parler d’autre chose que de la broderie. C’est une …
Jeune fille 1 : Oh ! une boutade. Très spirituelle.

Lord Barnell : Il me semble …
Pénélope : Ah … Pardonnez moi. Je vous en prie, vous disiez, lord Barnell ?
Lord Barnell : J’allais dire … Peut-être devrions nous prendre congé de crainte de vous importuner davantage et de donner à lady Whistledown matière à commérages.

Reine Charlotte : Et celle-là. Qui est-ce ?
Lady Danbury : Elle, Votre Majesté, c’est miss Pénélope Featherington. C’est sa troisième saison dans la société. Mais il y a quelques débutantes charmantes qui attendent que Votre Majesté les distingue si vous daigniez leur faire cette faveur.
Reine Charlotte : En vertu de quoi leur ferais-je une faveur ?
Lady Danbury : En vérité, il y a une certaine anxiété parmi les mamans du fait que vous n’avez pas encore choisi de diamant.
Reine Charlotte : Un diamant est précieux précisément parce qu’il est rare. J’ai choisi un diamant au bal et les anxieuses mamans espèrent un diamant chaque année. J’ai donné un bal du zèbre une fois. Est-ce qu’elles espèrent un nouveau zèbre chaque année ?
Lady Danbury : En Vous avez raison, en effet. Vous n’avez choisi de nommer le diamant qu’une fois. Il me semble que c’était lady Whistledown qui avait nommé le diamant la première année. C’est fou ce qu’elle avait vu juste pour la duchesse.
Lord Barnell : Miss Francesca, dites-nous, quelles sont vos passions ?
Francesca : Je pratique le pianoforte.
Lord Houghton : Voilà qui est magnifique.
Lord Fife : Et quels sont vos autres centres d’intérêt ?
Francesca : Le pianoforte occupe la majeure partie de mon temps.
Lord Houghton : Ce que Lord Fife voudrait savoir, c’est qui êtes-vous en dehors de vos passe-temps.
Lord Fife : Oui. Que désirez-vous ? Qu’est-ce qui … provoque votre dédain ?
Lord Barnell : Qu’est-ce qui vous fait frissonner ?
Francesca : Je … Je crois que mon frère souhaite me parler. Vous voudrez bien m’excuser une minute.

Francesca : Mon frère, j’ai besoin d’un moment toute seule.
Anthony : Bien sûr.
Violet : Seigneur. Francesca a-t-elle un malaise ?
Anthony : Elle a seulement besoin d’un moment à elle, ce qui est aussi mon cas. Et je profiterai de ce moment pour danser avec ma superbe épouse.
Violet : Amusez-vous, je vous en prie.
Kate : C’est de l’intrusion.
Francesca : Pénélope.
Pénélope : Vous devriez retourner sur la piste de danse.
Francesca : Vraiment ?
Pénélope : Lorsqu’on fait tapisserie, il est ardu de se détacher du mur. Malgré tous nos efforts.
Francesca : Au moins le mur ne me demande pas ce qui me fait frissonner.
Pénélope : N’avez-vous pas apprécié de converser avec ces gentlemen ?
Francesca : J’espérais converser. Je ne m’attendais pas à être examinée comme une espèce d’insecte rare se tortillant sous un microscope.
Pénélope : Vous n’aimez guère attirer l’attention ?
Francesca : Pas vraiment, non.
Pénélope : Cela fait de vous un exception. Il semble que chaque Bridgerton soit né pour attirer l’attention. D’une manière ou d’une autre. Je suis différente de mes sœurs, moi-même. Cela peut rendre les choses difficiles.
Francesca : Mais ils sont merveilleux. Chacun à sa façon.
Pénélope : Je sais. Vous avez de la chance. Et vous avez de la chance d’avoir autant d’attention. Même si cela voua agace. Certaines d’entre nous en manquent cruellement.
Lord Cho : Miss Francesca. Une danse ?
Francesca : Avec plaisir, monsieur. (A Pénélope) : Vous devriez retourner sur la piste de danse. Il est ardu de quitter le mur lorsqu’on fait tapisserie.
Lord Debling : Vous vous sentez bien, miss Featherington ?
Pénélope : Oui, excusez-moi. Le froid m’a saisie.
Lord Debling : Le froid de la crème glacée ou de l’expression de la charmante jeune fille qui ricane ?
Pénélope : N'y faites pas attention. On m’a décoché un nombre incalculable de regards blessants. Le sien était des plus médiocres. Lord Debling, n’est-ce pas ?
Lord Debling : Et pourquoi ai-je le sentiment qu’à votre tour, vous savez vous montrer blessante, si telle est votre décision.
Pénélope : Moi ? Eh bien, je, je suppose que … Non, je ne crois pas. Euh … Excusez-moi, je dois, … Oh !
Cressida : Je suis tellement maladroite, c’est affreusement gênant ! Mes excuses les plus sincères.
Lord Debling : Bonté divine, ce sont des accidents qui arrivent. Miss Featherington, je vais trouver une bonne pour vous aider.
Cressida : Nous vous en serions reconnaissantes.
Lord Debling : Miss Cowper.
Cressida : Quel dommage, vous auriez du choisir une étoffe plus solide. Évidemment, un tissu moins bon marché ne se serait pas déchiré.
Éloïse : Je suis sincèrement navrée.

Colin : Il y eut peut-être quelques soirées tardives. Pénélope ? Elle n’avait pas l’air bien, n’est-ce pas ?
X La fille Featherington ? Pourquoi vous soucier d’elle ? J’aimerais savoir ce qu’il s’est passé durant ces soirées.
X Quoi qu’il se soit passé, Bridgerton, je l’avoue, vous êtes bien plus divertissant cette saison.
Colin : Excusez-moi. Juste un moment.

Colin : Pen.
Pénélope : Colin. Que faites-vous dehors.
Colin : Je suis sorti prendre l’air. Pourquoi partez-vous si tôt ? Surtout dans une robe aussi ravissante.
Pénélope : Ne vous moquez pas je vous en prie.
Colin : Me moquer ? Je vous assure que je suis très sérieux. Cette couleur vous va fort bien.
Pénélope : Bonne nuit, monsieur Bridgerton.
Colin : N'avez-vous pas de chaperon ?
Pénélope : Les vieilles filles n’ont pas besoin de chaperon.
Colin : Vous n’êtes pas une vieille fille.
Pénélope : Les Je suis sur le marché du mariage depuis trois ans sans une proposition. Comment appelez-vous cela ?
Colin : Quelque chose ne va pas, peut-être ? Je veux dire, entre nous. Je vous ai écrit cet été, comme je le fais toujours. Vous n’avez pas répondu. Certes, peu d’amis m’ont répondu, mais s’il faut vous le dire à voix haute, vous me manquiez.
Pénélope : Je vous manquais ? Je vous manquais mais jamais au point de me courtiser, n’est-ce pas ?
Colin : Pénélope, je …
Pénélope : Je vous ai entendu, au bal donné par ma mère la saison dernière, dire à vos amis que jamais vous ne courtiseriez Pénélope Featherington.
Colin : Peut-être devrions nous en parler quelque part, en privé ?
Pénélope : Parce que je vous fais honte ? Bien sur que vous ne me feriez pas la cour. Je suis la risée de la haute société même en changeant toute ma garde-robe. Seulement je ne soupçonnais pas que vous, entre tous, pouviez être aussi cruel.

Maison des Featherington

Madame Varley : Il y a un gentleman qui souhaiterait vous voir, madame.
Dundas : Lady Featherington, heureux de faire votre connaissance.
Portia : Bonjour, monsieur …
Dundas : Walter Dundas, esquire. Je travaille pour la Couronne, je tiens à m’assurer que nos lignées se perpétuent en douceur dans nos grandes familles.
Portia : Je vois. Et à quoi devons-nous votre visite ?
Dundas : J’ai été informé que votre cousin Jack Featherington avait récemment quitté la ville avec toute votre fortune.
Portia : Oui, monsieur. Mon cousin, cet aigrefin. Cet homme était un horrible menteur.
Dundas : J’ai en ma possession un document signé de son nom, octroyant ce domaine à celle de vos filles qui aura mis au monde un héritier mâle.
Portia : Ah oui, ce document. Il est parfaitement légal. Même une horloge cassée est à l’heure deux fois par jour.
Dundas : C’est une situation assez inhabituelle. L’une de vos filles attend-t’elle un enfant ?
Oh, justement, je m’attends à recevoir la nouvelle à chaque instant.
Dundas : Je vois. Actuellement, la Couronne n’a connaissance d’aucun autre héritier mâle vivant. Ce serait vraiment une tâche fastidieuse de transférer le domaine à une autre famille. Beaucoup d’agitation pour les Featherington et la belle société, et franchement, pour moi également. Mais si je devais découvrir que ce document fort commode est en fait falsifié avant que l’une de vos filles n’ait un héritier, l’agitation s’avèrerait nécessaire.
Eh bien, alors … il est heureux que le document ne soit pas falsifié et que mes filles aiment tendrement leurs époux.
En effet, c’est heureux. Je vous rendrai visite très bientôt. Mmmm. C’est une bien belle demeure. Au plaisir.

Eloïse et Cressida, suivies de leur gouvernante, font une promenade au parc.

Cressida : Dieu merci, je n’ai pas beaucoup de rivales cette saison. A part Francesca qui a suscité un certain intérêt, je suppose. Mais la manière dont j’ai traité Pénélope a envoyé un message clair. Vous ne trouvez pas ?
Éloïse : Je pense que le message a été reçu par tous grâce à votre ruse.
Cressida : Vous désapprouvez ? Je croyais que nous n’aimions pas Pénélope.
Éloïse : Ce que vous avez fait était cruel et fort inutile. Vous évoquez souvent à quel point il vous est difficile de trouver un mari. Mais ne serait-ce pas plus facile si vous affichiez moins de … rudesse ?
Cressida : Oui, il m’est difficile de trouver un mari. Il m’est encore plus difficile de trouver une amie. J’en ai eu très peu depuis mes débuts. Pas d’amies proches. J’en avais, enfant. Mais la saison mondaine s’interpose entre les jeunes filles, en nous montant les unes contre les autres. J’en ai sans doute été victime. Une fois, ou deux peut-être.
Éloïse : Ou même trois. Mais vous dites vrai. La société ne cherche guère à forger des affections entre nous. Je croyais être la seule à l’avoir remarqué.
Cressida : J’ai essayé d’être votre amie lors de votre première saison. Mais vous avez rejeté mes approches. Je ne peux pas vous en blâmer. Je n’ai pas toujours été tendre. Mais quoi que Pénélope ait fait pour perdre votre amitié, vous avez raison. Elle ne mérite pas mon attention, ni la vôtre. Ne pensons qu’à nous-mêmes. Nous sommes bien plus intéressantes.
Éloïse : J’aurais tendance à penser comme vous.

Maison des Bridgerton

Kate : Vous voilà enfin. Comment se sont passées vos réunions ?
Anthony : Sans comparaison avec notre couche. Si nous y retournions ?
Kate : Il y a une affaire dont nous devons discuter d’abord. Votre mère.
Anthony : Oui, je sais. Elle trouve tous les moyens possibles pour retarder son déménagement. Je vais lui parler aujourd’hui.
Kate : Justement. Si vous n’en faisiez rien ? Votre mère apprécie tellement son rôle de vicomtesse, et moi, j’ai déjà passé des années à veiller sur Edwina et à gérer la maison Sharma. Je ne vous ai jamais vu plus heureux que loin d’ici et de vos devoirs vis-à-vis de ce domaine. Alors, pourquoi ne pas penser à nous d’abord, pour une fois ? Et prolonger la lune de miel ?
Anthony : Etes vous sûre de vous ?
Kate : Oui. Nous avons la vie entière pour être vicomte et vicomtesse. Pour l’instant, le seul devoir qui me tienne vraiment à cœur, c’est de faire un héritier ou deux. Laissez votre mère rester plus longtemps.
Anthony : Je n’ai plus envie de parler de ma mère une minute de plus.

Violet : Ma chère. Dites-moi comment était votre soirée ? Avez-vous apprécié votre premier bal ?
Francesca : C’était … satisfaisant.
Violet : Ma chérie. Songez aux bals comme si vous jouiez en duo. Lorsque vous jouez avec quelqu’un, il y a une certaine vulnérabilité qui, je l’admets, peut être effrayante, du moins j’imagine. Mais le jeu en vaut la chandelle. Si vous trouvez la personne avec laquelle vous ressentez une surprenante harmonie …
Francesca : Les bals ne m’effraient pas, maman. Ni la perspective d’un mari. L’amour entre père et vous et celui que vivent Daphné et Anthony est fort enviable mais il est aussi fort rare. Je ne crois pas avoir besoin de ressentir des papillons ni de surprenante harmonie pour suivre votre métaphore.
Violet : Mais vous ouvrirez votre cœur, si l’amour frappe à votre porte ? Oui ?
Francesca : Attendons de voir ce qu’il se passera.
Madame Wilson : Madame ? La vicomtesse est à votre recherche.

Dans le jardin des Featherington.

Rae : Un visiteur, mademoiselle.
Colin : Excusez mon intrusion.
Pénélope : C’est bon, Rae.
Colin : Je viens m’excuser pour mes remarques désobligeantes de l’an passé. Cela me peine de vous voir blessée.
Pénélope : Dans ce cas, mieux valait ne pas venir.
Colin : J’ai beaucoup changé depuis la saison dernière. Je n’ai pas honte de vous, Pénélope, loin s’en faut. C’est l’inverse qui est vrai. Je cherche votre compagnie à chaque événement social parce que je sais que vous allez stimuler mon esprit et me montrer le monde comme je ne l’aurais pas imaginé. Vous êtes brillante et sensible et … Je suis fier de me prévaloir de votre amitié.
Pénélope : C’est tellement vexant de vous voir revenir dans la société avec tant d’aisance. Quand chaque année, je prie pour enfin être à mon aise sur le marché du mariage et ce sentiment ne se matérialise jamais.
Colin : Eh bien, si c’est un mari que vous cherchez, alors … Laissez moi vous aider.
Pénélope : Oui, mais comment ?
Colin : J’ai visité 17 villes l’été passé. Depuis, ce que je sais, c’est que le charme peut s’apprendre.
Pénélope : Colin, vous n’allez pas me souffler comment agir à chaque événement mondain.
Colin : Ce ne sera pas nécessaire. Vous aurez des leçons. Et vous les maîtriserez vite, j’en suis certain. Il n’y a rien que je veuille plus que regagner les faveurs de la seule personne auprès de laquelle je me suis toujours senti sincèrement apprécié. Qu’en dites-vous ?
Pénélope : Dois-je vous serrer la main ?
Colin : C’est peut être inhabituel, mais ne sommes-nous pas amis ?
Pénélope : Amis.
Colin : Je vous reverrai bientôt.

Une voix : C’est le Whistledown ?

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Lady Whistledown : Très chers amis lecteurs, lorsque le vent du changement tourne, cela peut être soudain, violent et fatal. Surtout pour ceux qui n’y sont pas préparés. Il semble à votre chroniqueuse que notre bonne société se transforme au gré du vent changeant sans aucun doute.
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Une voiture s’arrête devant un manoir. Les serviteurs sont en rang sur le perron. La famille de Will Mondrich descend d’un carrosse. Un majordome s’avance et s’incline devant le jeune Nicholas.

Lord Kent. Bienvenue dans votre nouvelle demeure.

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Lady Whistledown : Tandis que d’autres s’accrochent résolument à ce qu’ils connaissent déjà. C’est le cas de notre reine qui se doit toujours de choisir un diamant. Votre chroniqueuse se demande si son hésitation est un symptôme de fermeté ou de peur. S’il s’agit de la seconde hypothèse, s’énorgueillir de ses précédents succès ne lui sera d’aucun bénéfice, car nos débutantes sont prêtes à jouer le jeu cette saison. A vous d’engager, Votre Majesté.
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Palais de Buckingham

Charlotte : Il semblerait que lady Whistledown ait envie de s’amuser.
Brimsley : Ah. Comptez-vous vous amuser aussi, Majesté ?
Charlotte : Je suis friande de jeux. D’autant plus que c’est presque toujours moi qui gagne.

Maison des Featherington.

Pénélope : Le Whistledown est arrivé tôt.
Prudence : Je suis en train de le lire. Sois patiente.
Philippa : Te connaissant, je suis persuadée que l’article du jour t’intéressera, Pénélope. Lady Whistledown a plein de choses à dire sur tes précieux Bridgerton. Sur Colin, en fait.
Pénélope : Quoi qu’elle écrive sur lui, elle se trompe.

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Lady Whistledown : Oserai-je le dire, votre chroniqueuse est prête à jouer, également. Je ne crains pas le changement, je l’étreins. Naturellement, il y a ceux qui l’étreignent trop fort et poussent le changement jusqu’à l’excès.
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Maison des Bridgerton

Colin : Bonjour, Eloïse.
Éloïse : Bonjour, Colin. Mais où étais-tu ?
Colin : Nulle part. Qu’est-ce que tu lis ?
Éloïse : Rien. Le Whistledown. Tu y es mentionné.

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Lady Whistledown : Naturellement, il y a ceux qui l’étreignent trop fort et poussent le changement jusqu’à l’excès, comme monsieur Colin Bridgerton, qui semble avoir embrassé une toute nouvelle personnalité. Reste à savoir s’il est devenu ce nouveau personnage ou si ce n’est qu’un subterfuge pour attirer l’attention. D’ailleurs, monsieur Bridgerton le sait t’il lui-même ?
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Éloïse : Qu’en penses-tu ?
Colin : Je me moque de ce que cette femme pense de moi. Mais détruire miss Thompson, je veux dire, lady Crane, et ensuite, avoir failli te détruire la saison dernière … Je ne suis pas prêt de le pardonner.
Éloïse : As-tu une idée de qui elle peut être ?
Colin : Aucune. Mais si jamais je découvre son identité, je m’efforcerai de détruire sa vie coute que coute.

 

Rédigé par Mamynicky

 

3.01 – Out of the Shadows

~~   Londres 1816  ~~

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Lady Whistledown :
  Dearest Gentle Reader, we have been apart for far too long. At last, London’s fashionable set has made its return. And so too has this author.
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The Featherington ladies get out of the car in front of their house. Penelope sees with pleasure that her column is in everyone's hands.

Portia : It’s good to be home.
Pénélope : It certainly is.

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Lady Whistledown :
 As the season begins, the question on everyone’s mind is, of course, which newly minted debutante will shine the brightest ? The crop this year appears to be rather dazzling. There is the exquisite Miss Malhotra, said to be quite a catch. Miss Stowell is thought to be a most accomplished young lady. The mild-mannered Miss Hartigan will certainly appeal to genteel suitors. Miss Kenworthy is a welcome entry, brimming with confidence and charisma. And then there is Miss Barragan, who certainly stands out in a crowd
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Madame Delacroix's Shop

Miss Barragan : She wrote my name !
Pénélope : It seems as though your business is thriving.
Geneviève : As is yours.

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Lady Whistledown : And let us not forget, should we all need a little excitement, there is another Bridgerton making her début this year.
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Bridgerton’s House

The family is gathered outside Francesca's room.

Gregory : I cannot hear anything.
Hyacinthe : Probably because she kinows we are out here eavesdropping.
Éloïse : I am sure that she is well enough.
Benedict : Oh, as you were last year ?
Violet : This is not last yeart.
Gregory : Francesca is very quiet.
Hyacinthe : Perhaps she has been stunned into silence by the beauty of that giant feather. I cannot wait to wear one.
Gregory : Perhaps she has swallowed that giant feather.
Anthony : We are not ready to go  ?
Kate : Is there anything we can do to help ?
Violet : Would you mind asking whoever is playing downstairs to quieten down so I might hear ?
Kate : I can try, but is that not, in fact  …
Benedict : Who else would be playing pianoforte in this house ?
Éloïse : Certainly not me.

They go down to the living room, Francesca is at the piano.

Violet : Francesca ? Why, there you are. Dear ! Francesca !
Francesca : There’s no need to shout
Anthony : All those piano lessons in Bath have reaped their reward. You’ve gotten good.
Hyacinthe : How did you get down here ? I’ve been outside your door all morning.
Francesca : I woke up early. Got dressed. Took breakfast in the garden. Because it is just another day. Shall we go ?
Anthony : Perhaps we do not need to worry so much.
Benedict : You do realize what tune she was playing just now, don’t you ? Mozart’s « Funeral March ».
Violet : Oh,God !

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Lady Whistledown : Debutantes aside, there is also the question of which gentleman will reveal himself as the prize of the season. For our young ladies will certainly need someone dashing at whom to set their caps. Whoever it is that makes the finest match this year, let us hope that their pairing brings some titillation.
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Hyacinthe : What are they all squawking about ?
Anthony : Like they spotted a side of beef. ?
Benedict : Is that … Our brother.
Violet : Colin ?
Colin : Family. Apologies for my late arrival. I got stuck in presentation traffic. Do you not wish to greet me ?
Benedict : Are you not gonna change, or … ?

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Lady Whistledown : For, of the status quo, this author quickly grows weary..
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Colin changes clothes in the car taking the four brothers to Buckingham Palace.

Gregory : You must tell us about your adventures.
Anthony : Yes. Upon your return last season, we heard all about your toila cross the Mediterranean by the time we broke our first fast.
Benedict : Indeed. Under what foreign sun did you apparently get so sturdy ?.
Colin : I was nowhere and everywhere. I shall not bore you with details.
Anthony : I must know, who are you ? What have youd one with our brother ?
Colin : This time away was ewactly what I needed. It has given me some sense of proportion.
Gregory : I shoudl like some … proportion. What ?

Buckingham Palace – Presentation of the young ladies to the Queen

Butler : Miss Anne Hartigan. Presented by her mother, the Right Honorable lady Hartigan. Miss Dolores Stowell.
Dolores :
She hated me.
Lady Stowell :
Impossible. You were perfect.
Butler : 
Miss Clara Livingston.

The queen is bored, she yawns.

Brimsley : Shall I fetch you a refreshment, Your Majesty ?
Charlotte : 
Perhaps a casket. The lask of interest here today shall usher me to an early grave at any momernt.
Butler : Miss Alexandra Moore. Presented bu her mother, the Right Honorable lady Moore.
Éloïse : Since when are you one who simply glides in ?
Colin : Since when do you wear so many ruffles ?
Éloïse : It is the style of the season.
Butler : Miss Natalie Green. Présented by her mother, the Right Honorable lady Green.
Violet : It is your début, Francesca. Are you not excited ? ?
Francesca : I suppose entering society means I might meet someone. It would be pleasant to have my own house.
Violet : You are only a week back from Bath and already you are eager to escape us.
Francesca : No. I simply could use some peace.
Violet : I am afraid if peace is what you are after, then this may all be rather overwhelming. You know, even Daphne
Francesca :  Mama, do not trouble yourself. If I can be at ease in the chaos of our home, surely, I shall find my way in the season.
Butler : Miss Francesca Bridgerton, presented by her mother, the Right Honorable Dowager, lady Bridgerton.
Brimsley : The Bridgerton girl, Your Majesty, You have had good luck with Bridgertons.
Butler : Miss Winifred Barragan, presented by her mother, the Right Honorable Baroness Barragan.

Featherington’s House.

Prudence : Unquestionably, our wedding was much more beautiful than yours.
Albion Finch : 
I thought our wedding was rather fine.
Philippa : 
Yes. They do say it is easier to impress older brides.
Harry Dankworth : 
If it were to please my bride, I would wed you a second time. A third. As many as it takes to make you happy..
Portia : 
And spend our dear departed Aunt Petunia’s money in the process, Mr Dankworth ?
Philippa : Thank goodness Aunt Petunia died.
Harry Dankworth : 
And just in time for our honeymoon.
Pénélope : 
I rather liked Aunt Petunia.
Prudence : 
Of course, you did. She was a tiresome spinster who always had her nose in a book.
Pénélope : 
She was not tiresome. She just did not care for either of you.
Portia : 
Enough. Today we return to society in good standing, our finances in order, and without any man telling us what to do. Let us enjoy this day.

Mme Varley : If I may speak my mind, ma’am.
Portia : 
You always do, Varley.
Mme Varley :
The Aunt Petunia story, no offense to the dead, but will anyone really believe that a spinster who never owned so much as a donkey cart would have a fortune to leave to you ?
Portia : 
For heaven’s sake. No one in London knows how she lived. For all they know, she could’ve been hiding jars of coin under her floorboards.
Mme Varley : The truth has a way of rearing its ugly head. But pay no heed to me.
Portia : 
There you are. I take it you are finally done with daydreaming ?
Pénélope : 
I am. Shall we go ?

A reception is held in a garden at Buckingham Palace. Guests walk along the gardens.

Lady Livingston : Where is she ?
Lady Barragan :
Not to pick a diamond at the presentation is one thing, but not to appear at an event arranged in her honor is another thing altogether.
Lady Livingston :
Did our girls this morning leave that much to be desired ? ?
Lady Barragan :
They do seem rather … preoccupied.

Colin is surrounded by young girls.

Jeune fille 1 : Do you find yourself back in town for any particular reason ?
Jeune fille 2 : In search of something ? Or someone  ?
Colin : If you‘re asking if I came back to take a wife this season, I’m afraid the answer may disappoint. Although, if there is one thing I learned on my travels, it is forever to expect the unexpected.

Cressida : Oh, look. If isn’t Penelope Featherington. Back in a dress the color of …
Éloïse : Cressida !
Cressida : Eloïse ! There you are. I’ve been looking for you.
Éloïse : And I for you. Shall we go and get some lemonade ?
Cressida : Splendid idea. I am parched with thirst. Is it not congenial to be back from the country ? All that draft and emptiness.
Éloïse : You do know others call that « fresh air » ?
Cressida : Of course. Befriending you there was a happy surprise. But ultimately, it is London where I am most at home. And the season will be all the better now I have you by my side.
Éloïse : Of course.

A group of young girls further away.

Miss Hartigan : I’ve been dreaming of my future husband since I was a child. He should be handsome, romantic, intelligent.
Miss Livingston : Do not forget well-bred and tall.
Miss Malhotra : I have always pictured a man who writes poetry. But above all else, it should be someone who gives me butterflies just by looking at him.
Miss Livingston : And you miss Francesca ?
Francesca : Someone, … kind, I suppose.
Miss Livingston : Well, that is plain. You do not want someone unkind.
Francesca : No. Of course not.

Violet : One week returned from honeymoon, and already my son has left you to fend for yourself.
Kate : Our time away means Anthony’s stack of paperwork has grown nearly to the ceiling. With luck, he’ll be caught up by the first vall.
Violet : Let us hope so. With two sisters out in society this season, the work has only just begun.
Kate : She seems rather composed, does she not ? Quite practical.
Violet : She is, but practicality is quite the opposite of love. I am eager to see how she will fare.
Kate : And Eloïse ?
Violet : I do not understand this new friendship. But I spend enough time las season trying to assist her until my assistance nearly drove the outside society. So I am not interfering. For now.
Kate : You always see your children so clearly. I hope to be half the viscountess you are.
Violet : I am sure you will be even greater. And forgive me. I will move into a dower house as soon as I find one. It is quite a task having to girls in society at once.
Kate : Do not worry. Back in India, mothers stay in the home long beyond their children’s wedding. I am grateful to have you close.
Lady Danbury : Lady Bridgerton.
Violet et Kate : Yes.
Violet : Oh ! Dear.
Lady Danbury : Are you enjoying the festivities today ?
Violet : Very much. Although the queen’s absence is noted.
Lady Danbury : Yes. I do think she finds herself somewhat reticent after her instincts went astray last season. But, of course, it all worked out in the end. I would not Worry.
Violet : Perhaps you should tell that to the other mamas.

Colin : (To a group of young girls) My travels ? I cannot begin to share my travel adventures with you. If I did, you would swoon. And we cannot have that. How is it possible your dance cards for the season are not yet full of suitors ? You are flowers in bloom. Each one of you.
(To an other group of young girls) My stories from abroad are not suitable for such tender young ladies. Were I to tell you even the tiniest adventure, well, I’d be forced to marry you.
(To an other group of young girls) Such an array of beautiful ladies. Men will be fighting over you. I cannot compete.

Prudence : We woke up to find he had fled in the night. He did not even stop to take his gun cabinet. Or me.
Lady Cowper : Well, let us hope that whoever lays claim to be the next lord Geatherington has more scrupules. Or does common thievery run in the family ?
Portia : In fact, there shall be no ore laying claim, as the last lord Featherington wrote a document bequeathing the estate to my girls. Just as soon as one of them produces an heir.
Philippa : What ? Did he ?
Portia : Shall we get some refreshments ? Perhaps something strong ?

Colin : Pen. It is good to see you. 
Pénélope : Is it ?
Colin : Truly. It has felt like I’ve been absent years instead of months.
Pénélope : Much has certainly changed in that time.
Colin : A good deal, I know, but itw as all the rage in Partis.
Pénélope : You look distinguished. But, then again, you always have.
Colin : When all is said and done, it is merely clothing.  aWhereas elsewhere, things seem to have fundamentally changed. Am I mistaken, or was Eloise walking arm-in-arm with Cressida Cowper ?
Pénélope : As you said, sometimes time moves rather quickly.

Prudence : Why didn’t you tell us sooner one of us would be the new lady Featherington ?
Portia : What purpose would there be in telling either of you to make a son ? You’re both married women. Must we tell a baker to bake ?
Pénélope : Technically, one of our sons would be the new lord Featherington. One of us would be the heir’s mama.
Prudence : One of us ? You think you are part of this race ? With what husband ?
Philippa : Technically, when I’m the heir’s mama, the first necessity will be ridding the house of dusty books. After, of course, I’ve changed mama’s ghastly curtinas.
Prudence : Do not worry. I will let you keep your books … In the cloakroom.
Pénélope : Oh ! Which, I imagine, will be empty, as who will want to visit either of you ?
Portia : Neither of you will be inheriting anything if you do not go home and get to work.
Philippa : Can we not come over for pudding first ? Your cook is so much better than ours.
Portia : Well, thjat’s your fault for arrying men without title. Go !.

Portia : Let us hope they take their time. I take comfort in knowing that you will always be here to take care of me.

The next day, at Madame Delacroix's.

Pénélope :  I do not wish to see a citrus color ever again.
Geneviève  Delacroix : Sour colors, indeed. But what has brought about this sudden desire for change ?
Pénélope : I cannot live at home any longer. .It’s been hard enough living under my mother’s rules. But my sisters … To live at the whim of either the most cruel or the most simple person I know … I must take a husband before that happens. It is time.
Geneviève : I see. And does my lady have a certain suitor in mind ?
Pénélope : I should like to be sensible. Someone kind, who allows me my provacy ; for obvious reasons.
Geneviève : Then a new look is just the thing..
Pénélope : Perhaps something like what they are wearing in Paris ?

Bridgerton’s House.

Gregory : I love it, brother. Where is it from ?
Colin : A trader in Marseille.
Hyacinthe : My perfume is from Paris ?
Benedict : Where are my handsome playing cards from ?   Is this writing Spanish ?
Anthony : You visited France and Spain ?
Francesca : My sheet music is Italian.
Benedict : Exactly how many cities did you visit in four months ?
Colin : I lost count, in truth..
Anthony : No. Not in here. Outside, where our mother can’t see..
Violet : Francesca, where is your sister ? Eloise ! Time for the modiste. Will this family ever be on time ?
Colin : A gift for you, mother.
Violet : Thank you. It is lovely. Truly. Oh my. We really are late. Francesca. Eloïse !

Colin : Eloïse. Surely you are not eager to hasten to the modiste ?
Éloïse : Ha.
Colin : I’ve something for you.
Éloïse : Ah ! Here it is.
Colin : It is a book. A rare Bavarian text on the rights …
Éloïse : I am reading something. It is called Emma.
Colin : A novel ? You have never been one for silly romances.
Éloïse : Perhaps my tastes have changed. The writings I read before of women making their way outside society, those were the romances. This book has humor and truth … the pains of friendship. It is altogether more probable.
Colin : And I take it your taste in friendship has changed as well ?
Éloïse : Cressida surprised me this summer. She showed me kindness in the country when no one else would.
Colin : And what of Pénélope ?
Éloïse : We have simply grown apart. Lady Whistledown nearly ruined me last season. I lost the battle, and I have no appetite for the war. I’ve joined the winning side. Not unlike you, I take it ? Or is this truly the new you ?
Colin : A man cannot tell his secrets.
Éloïse : mmmm. Must be lonely.

At the milliner's.

Pénélope : Could you please meet me in the carriage, Rae ?
(to Eloïse) : I’ve been hoping we would meet.
Éloïse : Did not seem so when you were hiding away in the countryside this summer.
Pénélope : I avoided society because I did not know if you’d want to see me.
Éloïse : And because you were worried I might reveal your secret.
Pénélope : I do appreciate you keeping it. Eloise, I am so sorry about everything.
Éloïse : For what youd id, or because I discovered it was you who wrote such damning things ? ?
Pénélope : You may not understand, but I was trying to protect …
Éloïse : No, I do not need your explanations. I have kept your secret exactly because I do noty wish to keep revisiting the past. Now you have your life, and I have mine.
Pénélope : With Cressida ? Are you really friends with her ?
Éloïse : I wish you very well, Pénélope.

At Will Mondrich's Club.

Benedict : I am not one to complain about a mid-afternoon tipple, but what’s the occasion ?
Anthony : To thank you for taking care of the estate while I was an honeymoon. I was surprised to see every « t » crossed and « i » dotted.
Benedict : Well, I do not know whether to be moved or offended.
Anthony : Perhaps both ?
Benedict : In truth, I enjoyed having a purpose. Whereas now that you’re back, I’m not certain what I’m supposed to do.
Anthony : I’m certain Mother has a list of ladies she could offer you.
Benedict : Brother, please take some of his attention.
Anthony : And you, I invited here to congratulate on your many new admirers.
Colin : I’m not certain that should cheer me.
Mondrich : Bridgertons, my apologies for the wait. Business is good.
Benedict : We are glad to see it. Will you join us for one ?
Mondrich : Pardon me. Um … Wife business comes first.

Alice : Mr Dundas is here to see us, Will.
Mondrich : Mr Dundas, can I offer you a drink ?
Dundas : No. No, thank you. Ah. I shall be quick. And now that I have you both. Are you aware, Mrs Mondrich, of your great-aunt, lady Kent ?
Alice : Kent, yes. We met once in my youth. A very cold lady.
Dundas : She is colder now, I am afraid.
Alice : Oh, she’s died ? Has she left us something ?
Dundas : She has not left you something. She has left your son Nicholas everything. And while you have several cousins more closely related to her, none have male children. As such, Nicholas shall be the next Baon of Kent.
Mondrich : Perhaps we might need drinks..

Bridgerton’s House.

Violet : Do not run. She will hear you.
Anthony : Hmmm ! Ignore them.
Kate : I cannot.
Francesca : Go away ! She will hear you.
Anthony : Trust me. What’s happening there cannot be as important as what’s happening down here. Making an heir.
Kate : You do know that what we are doing is not how one makes an heir ?
Anthony : We have to start somewhere.
Kate : It is my first week as viscountess in my new home. Tonight is lady Danbury’s ball. I must make a good impression.

At Lady Danbury's, there is great excitement over the preparations for the Four Seasons Ball.

Featherington’s House

Pénélope : I should like to try something a little different tonight.

Ready, Penelope heads to Lady Danbury's house where many guests have already taken over the dance floor.

Kate : Ho, lady Danbury, you have outdone yourself once again.
Lady Danbury : As you know, the first bal lis no small thing. I do not take it lightly

Cressida : I wonder what Whistledown will write about next issue. The season is off to quite a dull start.
Éloïse : I am sure she will find something. Or make something ut.

The Featheringtons make their entrance. Penelope's new outfit attracts all eyes.

Valet : Pardon me, miss. We failed to collect your cloak.
Pénélope : Yes, of course.
Cressida : I do not think that will be necessary.
Prudence : Is everyone staring at us ?
Harry Dankworth : Jealousy, my love, that you are now mine.
Albion Finch : It is not us stare at.
Philippa : She spends my fortune before I can claim it ! That is her intention.
Portia : If she wants to wear such a melancholy color, that is her pregorative.

Colin : I told the contessa that, in my homeland, we do not  …

Lord Leiber : Miss Featherington. A pleasure to see you.
Lord Cho : What a striking gown you have on.
Pénélope : You as well, my lord. Uh … Not the gown part, obviously. The first part. It is a pleasure to see you all in your proper evening dress, which is not at all gown-like.
Éloïse : You genuinely enjoy embroidery ?
Jeune fille 1 : Of course, I do. There is simply so much one can do with it..
Éloïse : For example ?
Miss Hartigan : Since you have asked, the stem stitch, tried and true. The straight stitch, running stitch, chain stitch…
Miss Hallewell : The French knot, if one was feeling bold.
Miss Hartigan : Oh, yes !

Pénélope : I like to read very much. Perhaps too much. My mama is always elling me put my books down. Not that there is anything wrong with reading, of course. I’m not sure of her reasoning. Do you all like to read ?

Miss Hartigan : The feather stitch, the fly stitch. Ooh ! The detached chain stitch. (chuckles)
Miss Kenworthy : Do you not have a favorite, miss Eloïse ?
Éloïse : Wha … The … uh, shift stitch. (chuckles)
Cressida : I’m not familiar.
Éloïse : It’s the one that shifts this conversation perhaps to something besides embroidery.
Jeune fille 1 : Oh ! A jest. How clever.

Lord Barnell : Perhaps …
Pénélope : Ah … Forgive me. Uh … Please. You were saying, lord Barnell ?
Lord Barnell : I was going to say perhaps we should take our leave, lest we remain too long and give lady Whistledown something to write about.

Reine Charlotte : And that one. Who is she ?
Lady Danbury : That, Your Majesty, is Miss Penelope Featherington. This is her third season out. But there are several impressive new contenders for Your Majesty favor, should you care to grace them with such.
Reine Charlotte : And why should I grace them with anything ?
Lady Danbury : Well, there is some anxiety amongst the mamas that you have not yet selected a diamond.
Reine Charlotte : A diamond is precious precisely because it is rare. I throw one diamond ball, and anxious mamas expect a diamond every year. Hmm. I threw a zebra ball once. Do they expect a new zebra each year ?
Lady Danbury : Mmm… Well, you are right. You have only named the diamond once. I believe it was lady Whistledown who named the diamond the first year. How right she was about the duchess.

Lord Barnell : Miss Francesca, tell us, what are your hobbies ?
Francesca : I play the pianoforte.
Lord Houghton : That is magnificent.
Lord Fife : And your other interests ?
Francesca : Pianoforte does take up a great deal of my time.
Lord Houghton : I think what lord Fife means to say is, who are you besides your hobbies ?.
Lord Fife : Yes. What do you desire ? What do you despise ?
Lord Barnell : What makes you, uh, tick ?
Francesca : I … I think my brother needs me. If you would excuse me one moment.

Francesca : Brother, I should like a moment alone.
Anthony : Of course.
Violet : Oh, dear. Is Francesca quite well ?
Anthony : She simply needed a moment, as do I. And I should like to use that moment to dance with my beautiful wife.
Violet : Please enjoy yourselves.
Kate : Interferece.

Francesca : Pénélope.
Pénélope : You ought to take to the floor.
Francesca : Ought I ?
Pénélope : One one finds oneself on the wall, it is difficult to come off it. No matter what one does.
Francesca : At least the wall is not asking what makes me tick.
Pénélope : Did you not enjoy conversing with those gentlemen ?
Francesca : I expected conversation. I did not expect to be inspected as if I were some rare insect writhing under a microscope.
Pénélope : You do not much like attracting notice, do you ?
Francesca : Not really. No.
Pénélope : Perhaps that does make you rare. It seems as though every Bridgerton was born to attract notice in one way or another. I am  … different from my siblings as well. It can be difficult, can it not ?
Francesca : But they are wonderful, each of them.
Pénélope : I know. You are lucky for that. And you are lucky to have so much notice. Even if it is trying. For some of us, notice is very slight.
Lord Cho : Miss Francesca. A dance ?
Francesca : Of course, my lord. (To Pénélope) : You really ought to take to the floor again. It’s difficult to come off the wall once you are on it..

Lord Debling : Are you well, miss Featherington ?
Pénélope : Yes. Forgive me. Cold headache.
Lord Debling : From the ice cream or the very congenial-looking miss with the sneer ?
Pénélope : Do not worry. I’ve been the recipient of an untold number of withering looks. Her was mediocre at best. Um, lord Debling, is it not ?
Lord Debling : And why do I have the feeling that you, in turn, know how to make one wither if you so choose ?
Pénélope : Me ? Well, I … I suppose … I do not. Uh … Excuse me. I … Oooh !
Cressida : How mortifying : I am so clumsy. My deepest spologies.
Lord Debling : Heavens. Well, accidents will happen. Miss Featherington, I shall find a maid to help you.
Cressida : It’d be most appreciated.
Lord Debling : Miss Cowper.
Cressida : It is a pity youd id cot choose something sturdier. Perhaps if you had not bought such cheap fabric, it would not have ripped.
Éloïse : Pen, I am … I’m so sorry.

Colin : There were perhaps some late nights. Oen ? She did not look well, did she ?
Lord Fife : The Featherington girl ? Why concern yourself with her ?
Lord Barnell : I want to know what happened on these late nights.
Lord Fife : Whatever happened to you, I must say, you are much more fun this season.
Colin : Do excuse me, just a moment.

Footman : Right away, miss. The carriage for miss Featherington !
Colin : Pen.
Pénélope : Colin. What are youd oing out here ?
Colin : I am just … getting some fresh air. Why are you leaving so soon ? Especially in such a charming dress.
Pénélope : Do not mock me, please.
Colin : Mock you ? I assure you I am quite serious. The color rather suits you.
Pénélope : Good night, mr Bridgerton.
Colin : Do you not need a chaperone ?
Pénélope : Spinsters don’t need  chaperones.
Colin : You are not a spinster.
Pénélope : I am in my third year on the marriage mart, with no prospects. What would you call that ?
Colin : Is something wrong, Pen ? Between us, I mean. I wrote to you this summer, as I always do. And … Well, you did not respond. Admittedly, very few did. But … If you are going to make me say it out loud, I miss you.
Pénélope : You miss me ? You miss me, but you’d never court me. Is that correct ?
Colin : Pen, I …
Pénélope : I overheard you … at my mama’s ball last season, telling everyone how you would never court Pénélope Featherington.
Colin : Perhaps we should talk somewhere more private ?
Pénélope : Because I embarass you ? Of course you would never court me. I am the laughingstock of the ton, even when I change my entire wardrobe. It never occurred to me that you, of all people, could be so cruel.

Featherington’s House.

Mme Varley : There is, um, a gentleman here to see you, ma’am.
Dundas : Lady Featherington, I am pleased to make your acquaintance.
Portia : Good day, mr …
Dundas : Walter Dundas, Esquire. I work for the Crown, responsible for ensuring the lines of succession run smoothly within our great families.
Portia : I see. And, uf, to what do we owe the visit ?
Dundas : I have been made aware that your cousin Jack Featherington recently left town with your entire fortune.
Portia : Yes, sir. My cousin, the swindler. That man was a terrible liar.
Dundas : I have in my possession a document he signed granting the estate to one of your daughters once she produces a male heir.
Portia : Ah yes, this document. That document is valid. Even a broken clock is right twice a day.
Dundas : It is a rather unusual situation. Are any of your daughters with child ?
Portia : Oh, I do hope to receive the news any day now.
Dundas : I see. Currently, the Crown is unaware of another living male heir. It would be quite a task transferring the estate to another family. A great deal of upheaval for the Featherington tenants and society, and frankly, me. But should I find that this rather convenient document is, in fact, forged before one of your girls has an heir, the upheaval may indeed be necessary.
Portia : Well, then, it is a good thing the document is not forged, and that my girls do so love their husbands.
Dundas : A very good thing indeed. I shall pay another visit to you very soon. Mmmm … Such a beautiful home. Good day.

Eloise and Cressida, followed by their governess, take a walk in the park.

Cressida : Thankfully ; I do not have much competition this season. Aside from Francesca, who stirred a good deal of interest, I suppose. But I do believe my handling of Penelope was a clear message. Would you agree ?
Éloïse : I believe the message was received by all with that particular trick.
Cressida : You disapprove ? I thought we did not like Penelope.
Éloïse : What youd id was cruel and unnecessary. You often talk of how difficult it has been for you to find a husband. But do you not think it might be easier if you displayed a bit less… frankness ?
Cressida : It has been difficult to find a husband. It has been more difficult still to find a friend. I’ve not had many since my début. Not real ones. I did as a girl. But the season has a way of coming between young ladies, pitting us against one another. I suppose I’ve fallen prey to it … once or twice.
Éloïse : Or thrice. But you are right. Society does not seek to forge affections amongst us. I … I thought I was the only one who noticed.
Cressida : I did try to befriend you in your first season out. But you rejected my suit. I actually do not blame you. I have not always been kind. But whatever Penelope did to lose your friendship … you are right. She is undeserving of my attention. And of yours. Let us think only of ourselves. We are far more interesting.
Éloïse : I’m inclined to agree with you.

Bridgerton’s House.

Kate : You are back. How were your meetings ?
Anthony : Not nearly as good as our bed. Shall we return to it ?
Kate : There is a matter I must discuss with you first. Your mother.
Anthony : I know. She’s doing everything she can to delay her move. I will speak with her today.
Kate : What if you did not ? Your mother enjoys being viscountess so much, while I have already spent years taking care of Edwina and running the Sharma household. And I’ve never seen you happier than when you were away from the duty of running this place. So why not put ourselves first for once and extend the honeymoon ?
Anthony : Are you quite sure ?
Kate : We have our lives to be viscount and viscountess. For now, the only duty that interests me is making an heir or two. Let your mother stay a little longer.
Anthony : I do not want to speak … of my mother a moment longer.

Violet : My dear. Tell me, how was last night ? Mm ? Did you enjoy your first ball ?
Francesca : It was … satisfactory.
Violet : My dear, think of the balls as playing a duet. When you play with another person, there is a certain vulnerability which can be quite frightening, I would imagine. But it is worth it once you find that person with whom you make an unexpected harmony.
Francesca : I’m not frightened of the balls, Mama. Or of finding a match. What you and Father, and Daphne and Anthony all have is enviable, but it is also rare. And I am not certain I need to feel butterflies or … unexpected harmony, per your metaphor.
Violet : But you will at least be open if love comes your way. Yes ?
Francesca : Let us see what happens.
Mme Wilson : Ma’am ? The viscountess is looking for you.

Featherington’s garden.

Rae : You have a visitor, miss.
Colin : I’m sorry for intruding.
Pénélope : It’s all right.
Colin : And I am very sorry for my callous comment here last year. It pains me to see you upset.
Pénélope : Then perhaps you should not have come.
Colin : I am not the man I was last season. And I’m most certainly not ashamed of you. The opposite is true, in fact. I seek you out at every social assembly because I know you will lift my spirits and make me see the world in ways I could not have imagined. You are clever and warm and … I am proud to call you my very good friend.
Pénélope : It has been vexing … watching you walk back into society with such ease. When every year, I pray I might finally feel that way amidst the marriage mart, and that comfort never materializes.
Colin : Well, if a husband is what you seek, then … let me help you.
Pénélope : Help me how ?
Colin : I was in 17 cities this summer, and what I have learned is that charm can be taught.
Pénélope : Colin, I cannot have you with me, whispering into my ear in every ballroom.
Colin : You will not need that. We will have lessons. And you will quickly master them, I am certain. There is nothing more I want than to earn back the favor of the one person who has always truly made me feel … appreciated.
Pénélope : What do you say ? You want me to shake your hand ?
Colin : It is perhaps unusual, but … are we not friends ?
Pénélope : Friends.
Colin : I shall see you soon.

Woman : Is that Whistledown ?

----------
Lady Whistledown : Dearest Gentle Reader, when the tide of change turns, it can be sudden, fierce, and deadly. Especially for the unprepared. It seems to this author that our bon ton is moving with the changing tide, to be sure.
----------

A carriage pulls up in front of a mansion. Servants line up on the steps. Will Mondrich's family gets out of a carriage. A butler steps forward and bows to young Nicholas.

Butler : Lord Kent. Welcome to your new home.

----------
Lady Whistledown : While others cling firmly to that which they already know. None more sot han our queen, who has still yet to choose a diamond. This author wonders if her hesitancy is a symptom of fortitude or fear. If it is the latter, pride in past achievements will not benefit her, as our debutantes are ready to play this season. Your serve, Your Majesty.
----------

Buckingham Palace.

Charlotte : It seems lady Whistledown is playing games again.
Brimsley : Ah. Are you going to play along, Your Majesty ?
Charlotte : I do love a game. Especially when I am so often the victor.

Featherington’s House.

Pénélope :  Whistledown has come early.
Prudence : I am reading it. Are you mad ?
Philippa : You of all people would be quite interested in today’s issue, Penelope. Lady Whistledoxn has a good deal to say about your precious Bridgertons. Colin, in fact.
Pénélope : Whatever she’s said about him ; she is wrong.

----------
Lady Whistledown : Dare I say, this author is ready to play as well. I do not fear change. I embrace it. And then there are some who take the embrace of change a step too far.
----------

Bridgerton’s House.

Colin : Good afternoon, sister.
Éloïse : Brother ! Afternoon. Where were you ?
Colin : Nowhere. What are you reading ?
Éloïse : Nothing. Whistledown. You are mentioned.

----------
Lady Whistledown : And then there are some who take the embrace of change a step too far, as with Mr Colin Bridgerton, who seems to have embraced a new personality entirely. But one must wonder, is this new character the real him, or simply a ploy for attention ? And does Mr Bridgerton even know ?
----------

Éloïse : How are you ?
Colin : I do not care what lady Whistledown writes about me. But ruining miss Thompson … I mean, lady Crane, and then nearly ruining you last season … I will never forgive her.
Éloïse : Do you … have any idea who she might be ?
Colin : I do not. But trust me, if I ever find out, I will make sure it is her life that is ruined.

 

Rédigé par Mamynicky

 

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AliM88 
21.01.2026 vers 21h

vampire141 
09.03.2025 vers 23h

Fuffy 
14.01.2025 vers 11h

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vampire141  (06.03.2025 à 09:27)

Francesca hate de la decouvrir, Eloise m'agace, Colin n'est plus le Colin d'avant le seul point positif est de retrouver Kate et Anthony heureux et amoureux 

mamynicky  (19.06.2024 à 19:19)

L'entrée de Pénélope en haut des marches dans sa nouvelle toilette m'a rappelé - mais est loin d'égaler - l'entrée éblouissante de Daphné en somptueuse robe blanche et une coiffure magnifique, lorsqu'elle descend l'escalier, fière et sure d'elle, sous les yeux de l'assistance figée par l'apparition, en vue de séduire le prince Friedrich. 

labelette  (14.06.2024 à 17:43)

J'ai attendu que toute la saison soit sortie avant de commencer à regarder les épisodes. Et honnêtement, j'y allais un peu à reculons car le fait que la saison soit centrée sur Colin et Penelope ne m'attire pas des masses et parce que les quelques commentaires que j'ai pu lire n'étaient pas terribles. Bref.

Je ne pensais pas que l'on verrait autant Francesca... et c'est plutôt une bonne surprise ! Même si je ne me souvenais absolument pas d'elle de cette manière, ce qui n'est pas étonnant car c'est une nouvelle actrice. C'est assez bizarre qu'ils aient choisi une atrice ne ressemblant pas du tout à l'ancienne. Mais cette Francesca est très belle et donne envie qu'on la découvre.

Toutes les filles semblent dingues de Colin. Ca ausi c'est étrange car ça ne semblait pas être le cas (ou du moins ça ne 'a pas marquée) avant.

Penelope n'est pas bien et ne peut plus compter sur sa grande (ex) amie Eloïse. Elle n'a pas le moral et revoir Colin n'aide pas. Même si en fin d'épisode, ils décident d'être encore amis. Toutefois, ça ne va sans doute pas durer, quand il se rendra compte de qui est Lady Whistledown car il a promis à Eloïse de lui faire payer ce qu'elle a écrit sur elle. Non seulement Penolope n'a pas le moal, mais elle n'aime pas ses tenues ni sa coiffure. Elle est nettement mieux lors du bal, lorsqu'elle décide d'opérer un changement et d'y aller avec les cheveux détachés et une robe plus sobre. 

La saison commence donc tranquillement. J'espère qu'on verra pas mal Francesca et que ce ne sera centré uniquement sur Colin et Penelope (que je vois assez mal ensemble à ce moment de la série).

cinto  (23.05.2024 à 17:41)

Qu'est-ce qu'elle est jolie, Francesca! 

Donc, si j'ai bien compris, Eloïse et Pénélope ont raté le fait d trouver un mari la saison de leur présentation. Si Eloîse s'en moque royalement , pas le cas de Penelope. 

Vu que Colin revient , on comprend tout dès le début! Aideu les surprises!

jptruelove  (16.05.2024 à 22:24)

Cela fait plaisir de retrouver les Bridgerton et les autres personnages...

C'est perturbant de voir Pénélope et Eloise aussi fâchées et éloignées (il faut dire que les choses se passent autrement dans les livres). 

C'est intéressant de voir les débuts de Franscesca car on n'y a pas droit dans les livres. J'espère qu'on verra la rencontre avec son premier mari. 

catgir2  (16.05.2024 à 21:23)

Colin, Colin, Colin et un peu Penelope entourés de (presque) tous les personnages  des S1 et S2....

 

Contributeurs

Merci aux 4 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

albi2302 
CastleBeck 
langedu74 
mamynicky 
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