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La Chronique des Bridgerton
#302 : Au clair de la lune

Pénélope suit les cours particuliers dispensés par Colin pour charmer des prétendants, mais les choses se compliquent rapidement.

Lady Danbury met en place un plan pour que la reine remarque Francesca et la déclare "brillante".

 

Popularité


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Titre VO
How Bright the Moon

Titre VF
Au clair de la lune

Première diffusion en France
16.05.2024

Plus de détails

Ecrit par : Jess Brownell
Réalisé par : Tricia Brock


  Musique par Kris Bower
Costume designer John Glaser
Coiffure et maquillage Erika Okvist
Choregraphe Sean Jack Murphy
Victor Alli … John Stirling
Adjoa Andoh … Lady Danbury
Lorraine Ashbourne … Mme Varmey
Simone Ashley … Kate Bridgerton
Jonathan Bailey … Anthony Bridgerton
Joanna Bobin … Lady Araminta Cowper
Harriet Cains … Philippa Finch
Bessie Carter … Prudence Dankworth
Dominic Coleman … Lord Cowper
Nicola Coughlan … Penelope Featherington
Hannah Dodd … Francesca Bridgerton
Kathryn Drysdale … Geneviève Delacroix
Daniel Francis
… Marcus Anderson
Ruth Gemmell … Violet Bridgerton
Florence Hunt … Hyacinthe Bridgerton
  Martins Imhangbe … Will Mondrich
Claudia Jessie … Eloïse Bridgerton
Lorn Macdonald … Albion Finch
Jessica Madsen
… Cressida Cowper
Emma Naomi … Alice Mondrich
Hannah New
… Lady Tilley Arnold
Luke Newton … Colin Bridgerton
Sam Phillips … Lord Debling
James Phoon ... Harry Dankworth
Golda Rosheuvel
… Reine Charlotte
Hugh Sachs … Brimsley
Luke Thompson
… Benedict Bridgerton
Will Tilston … Gregory Bridgerton
Polly Walker … Portia Featherington
Julie Andrews … Voix VO Lady Whistledown

3.02 – Au clair de la lune.

La reine Charlotte et Lady Danbury échangent leur point de vue sur le dernier Whistledown. Si la reine prend son temps pour désigner son diamant, miss Edwina, diamant de la saison précédente, a fait un merveilleux mariage à l’étranger. Par ailleurs elle n’a pour l’instant que peu vu des jeunes filles et elle désignera de ses faveurs, celle qui brillera le plus et fera le plus beau mariage de la saison. Ainsi Whistledown sera remise à sa place une bonne fois pour toutes.

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Charmant lecteur, On dit que l’idiot s’empresse de juger là où le sage observe et attend. Il y a des années, miss Henderson, qui s’imaginait écartée de la course au mariage, a triomphé d’une nuée de débutantes pour épouser le comte Fraser. Miss Dunham condamnée à une vie de vieille fille a fini par se marier avec le baron Ely. Et miss Kathani Sharma, à l’âge avancé de 26 ans, est parvenue à ravir le cœur du très convoité vicomte de Bridgerton.
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Aidée de sa femme de chambre, Rae, Penelope finit de se préparer, lorsque madame Varley entre dans sa chambre. Elle la complimente et apprécie ses toilettes depuis que sa mère lui en laisse le choix. Elle ajoute qu’un miroir ne ment jamais.

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En vérité, ce qui a pu être considéré comme un vulgaire caillou, peut avec le temps se révéler être une pierre précieuse.
Une réalité dont le nouveau baron de Kent et sa famille font l’expérience cette semaine.

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Madame Khanna, la gouvernante des Kent, fait visiter leur nouveau domaine aux Mondrich. Les enfants sont subjugués par les 27 pièces comprenant le quartier des domestiques. Alice leur demande de ne rien toucher, tout est trop beau. Un fois les enfants installés dans leur chambre, Madame Khanna montre à Alice et Will leurs chambres respectives. Devant leur étonnement, la gouvernante leur explique que c’est ainsi que le veut l’usage.

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Ce qui à d’autres moments semblait extrêmement précieux, indispensable, vole soudain en éclats.
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Choquée, Portia apprend que le domaine des Kent est tombé entre les mains d’un fils de boxeur. Elle ne peut imaginer qu’un simple boutiquier ou un ramoneur prenne la suite de leurs possessions. Madame Varley la rassure, l’une de ses filles va tout arranger. Pénélope vient prévenir sa mère qu’elle sort prendre l’air sur Rotten Row. Portia lui répond sèchement en montrant ses sœurs et leurs maris qui jouent avec des grains de raisin, qu’ils sont occupés. Pénélope sort avec un regard de mépris.

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Ce que votre chroniqueuse sait avec certitude, c’est qu’il n’y a pas que les diamants qui brillent parmi les pierres précieuses.
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Eloïse se promène sur Rotten Row, entre Benedict et Colin. Benedict est intrigué par sa nouvelle amitié avec Cressida et lui rappelle sa promesse à Anthony de faire un effort de mondanités. Colin aperçoit Pénélope et s’éloigne en leur assurant de les retrouver plus tard.

Colin craint que Pénélope ne veuille plus de son aide après ce qu’a écrit lady Whistledown. Pénélope affirme qu’elle s’est égarée et souhaite commencer sa première leçon. Colin veut avoir un aperçu de ses talents, elle sait agiter un éventail et battre des cils ce qui est suffisant, les hommes étant des êtres assez simples. Colin s’approche de trois gentlemen et leur présente Pénélope. Avec un grand sourire, Pénélope se montre maladroite avec son éventail tout en battant des cils. Dépitée par sa prestation, en entrant dans sa chambre elle lance son éventail et se jette sur son lit en cachant son visage dans ses mains.

Violet et Francesca reçoivent lady Danbury pour le thé. Lord Courtenay, arrivé en ville la veille, fait les frais de la conversation. Bel homme et grand amateur de musique, il pourrait être un bon parti pour la jeune fille. Lady Danbury ajoute que lord Petri et lord Goldwin sont tout aussi passionnés des arts et des lettres. Sans enthousiasme, Francesca remarque qu’il est intéressant d’avoir le choix. Lady Danbury les informe que la reine, indécise pour le moment, peut encore choisir son diamant.

A l’heure du thé chez les Featherington, Portia s’inquiète de savoir si ses filles se consacrent avec ardeur à certaines activités. Si Portia pense à la mise en route d’un héritier, Philippa et Prudence pensent plutôt à réorganiser la maison lorsque l’une d’elles sera la nouvelle lady Featherington. Portia conseille à Prudence, si elle veut battre sa sœur, de faire un effort et de profiter de la pleine lune, souvent gage de fertilité.

Colin retrouve Pénélope, plus très sure de vouloir poursuivre son apprentissage. Colin l’assure savoir déjà très bien se comporter. Elle n’a de leçon à recevoir de personne. Il se souvient de leur première rencontre. Il était à cheval lorsqu’il a été assailli par un diable en capuchon jaune. Le vent l’avait rabattu sur son visage et elle a bien ri quand il a atterri dans la boue. Elle semblait séduite par la situation même si elle était désolée. Ils étaient enfants, pas encore soumis aux convenances des adultes ni soucieux de ce qu’allaient penser les autres. Au cours de ses voyages, personne ne le connaissait. Dispensé d’être le Colin Bridgerton que les gens veulent voir en lui, il a pu ainsi devenir lui-même. En brisant ses chaines, le monde peut s’ouvrir devant soi. Pénélope veut trouver un mari pour être enfin libre et se sentir à l’aise dans le monde. Colin pense qu’elle y parviendra en trouvant cette satisfaction en elle et lui demande dans quelle circonstance elle se sent le plus à l’aise. Sans hésiter, Pénélope répond que c’était quand elle allait prendre le thé chez les Bridgerton, l’un des rares lieux où elle s’est rendue sans chaperon, mais c’est de l’histoire ancienne. Colin est désolé et la questionne sur leur différend. Sans répondre, avec un coup d’œil à Rae, elle part avant d’attirer l’attention.

En descendant de sa nouvelle Calèche, Alice pousse avec plaisir la porte de madame Delacroix dont elle admirait souvent la vitrine. Elle possède maintenant plus de trente robes de soirée à faire retoucher. Geneviève lui conseille d’en faire faire de nouvelles plus modernes, mais Alice préfère ne pas montrer trop de changement d’un coup à la haute société.

Violet pousse à son tour la porte de la modiste avec Francesca et Eloïse, satisfaite que sa jeune sœur prenne toute l’attention de leur mère, repoussant ainsi d’un an la valse des prétendants et peut être davantage si Francesca résiste tout autant. Mais c’est la perspective d’un mariage qui séduit Francesca dans cet événement. Elle a hâte de trouver quelqu’un qui lui convienne avant que leur mère n’attire l’attention de la reine sur elle.

Pénélope passe chez les Bridgerton pour chercher Colin. Ce dernier ne veut pas sortir, Violet, Eloise et Francesca ne sont pas à la maison. Ils vont répéter dans le salon puisqu’elle se sent à l’aise chez les Bridgerton. Colin campe le décor : une salle de bal, un orchestre joue, Pénélope est près d’un prétendant devant la table des rafraichissements. Il veut qu’elle lui dise quelque chose sans réfléchir et sans penser comment il pourrait le recevoir. Les yeux dans les yeux de Colin elle remarque qu’ils ont la plus remarquable nuance de bleu et brillent encore plus lorsqu’il est gentil. Troublés tous les deux, la voix de sa mère et ses sœurs les ramène à la réalité. Colin demande à Pénélope d’aller dans le bureau.

Elle s’avance dans la pièce, Colin a déposé son manteau qu’elle caresse et laissé ouvert son journal de voyage. Elle lit les quelques lignes qu’il était en train d’écrire sur les plus belles femmes du monde qu’il a rencontrées à Paris. Il la surprend dans sa lecture et en colère, veut reprendre le journal mais se blesse à la main en cassant une lampe. Pénélope l’oblige à lui donner sa main pour la bander. Elle le complimente sur ses écrits qu’elle trouve excellents. Puis elle le remercie pour la leçon et le laisse. Au moment de sortir de la maison, Eloïse passe dans le hall. Elles croisent leurs regards sans parler.

Chez les Kent, la femme de chambre d’Alice finit de la préparer. Bien qu’elle ait refusé un bijou, elle se laisse tenter lorsque la femme de chambre ouvre le meuble à bijoux.

Sur le chemin du bal, Eloïse avoue à Colin avoir croisé Pénélope chez eux dans la journée. Elle pense que Colin est son seul ami et elle préfèrerait qu’ils se voient hors de leur maison. Elle lui demande tout de même comment elle va, Eloïse ne voudrait pas qu’elle soit abattue. Colin répond qu’elle n’est pas abattue, elle souhaite trouver un mari cette saison. Eloïse espère qu’elle ne met pas ses espoirs en lui, il explique qu’il se contente de l’aider à en trouver un. Il n’y a pas d’homme dans sa famille pour l’épauler. Étant un prétendant très convoité, son rôle pourrait être mal perçu et restera donc secret.

Au bal du soir, la reine note que les jeunes filles font des efforts pour être remarquées. Violet avertit Eloïse qu’elle n’a pas l’intention de l’assiéger de soupirants cette saison mais lui conseille vivement de se rapprocher des autres jeunes filles afin de ne pas restreindre son cercle amical à Cressida Cowper. D’accord, Eloïse part faire le tour du bal avec Miss Hallewell et Miss Malhotra.

Violet voudrait entrainer Francesca pour aller saluer la reine, mais la jeune fille souhaite d’abord rencontrer l’un des gentlemen épris de musique dont parlait lady Danbury.

Devant la table des rafraichissements, Benedict et Colin sont assaillis par des jeunes filles. Miss Stowell s’enhardit à inviter Benedict pour une danse, qu’il ne peut refuser.

Portia demande à ses gendres où sont leurs dames. Harry Dankworth a perdu Prudence et Albion Finch a envoyé Philippa chercher des pâtisseries. Portia lui reproche d’avoir plus d’appétit pour la nourriture que pour sa femme, sinon elle aurait peut-être un enfant. Elle part les retrouver, Albion confie à Pénélope que sa mère est terrifiante. Pénélope rejoint Colin qui la remercie de s’être occupée de sa main qui va mieux. Pénélope s’excuse d’avoir lu son journal, mais il écrit très bien et elle serait heureuse d’en lire davantage un jour s’il le permet. Colin veut bien y consentir si elle parle à l’un des messieurs présents. Le vicomte Basilio s’approche de la table, Colin le désigne du regard. Il surveille leur conversation de loin. Soudain, il voit Lord Basilio s’éloigner avec son mouchoir à la main. En expliquant que son cheval, auquel il était très attaché, est mort il y a deux jours, ils rient tous les deux de bon cœur, observés plus loin par Eloïse. Elle confie à Cressida que Colin aide Pénélope dans sa quête d’un mari. Plusieurs jeunes filles se joignent à elles, trouvant qu’Eloïse est amusante et divertissante.

Alice et Will font leur entrée, Benedict les accueille. Devant la perspective de danser et jouer les mondains Will est plus stressé que lorsqu’il montait sur le ring affronter des hommes qui auraient pu le tuer. Benedict les rassure, ces soirées peuvent être très agréables. Will s’inquiète des signaux sociaux que leur attitude pourrait indument renvoyer. En lui indiquant des couples en exemple, Benedict lui fait comprendre que les couples mariés sont libres de vivre à leur manière ; toutes ces règles n’étant là que pour stimuler le marché du mariage.

Violet présente lord Petri, passionné de musique et excellent violoncelliste, à Francesca. Lord Petri engage la conversation, Violet disparait discrètement mais reste à proximité et contrariée lorsque lord Petri abandonne Francesca. Lady Danbury lui conseille de laisser Francesca évoluer dans son activité de prédilection et lui faisant signe d’approcher, elle emmène la jeune fille avec elle.

Portia a retrouvé ses filles, en train de se chamailler pour un biscuit et leur demande pourquoi elles ne sont pas aux côtés des maris qu’elle leur a procurés et les mettre de bonne humeur pour cette nuit. Philippa dit qu’elle a couché avec Albion avant de venir au bal. Prudence avoue avoir commencé mais n’aime pas du tout cela. Portia commence à leur expliquer que quand l’homme s’introduit, Philippa l’arrête pour demander où ça. Portia, inquiète, demande à sa fille ce qu’elle fait exactement avec son mari, Philippa explique qu’ils s’embrassent puis il fait un bruit bizarre et sort changer de pantalon. Portia est catastrophée.

Lady Danbury croise la reine, fatiguée de voir toutes les jeunes filles faire autant de courbettes devant elle et veut se retirer. Avec un sourire, lady Danbury lui conseille de passer dans le salon royal pour admirer un tableau qu’elle devrait trouver plutôt brillant.

Colin s’approche de Pénélope après l’avoir vue discuter avec lord Remington. Il lui a avoué adorer les potins et dévorer le Whistledown dès sa sortie. Elle a énormément apprécié le moment passé avec lui. Colin remarque des messes basses et des regards vers eux. Il se renseigne auprès de lady Livingston et lady Cowper qui se demandaient pourquoi un jeune homme aussi convoité que lui aidait une vieille fille à trouver un mari. Lady Hanbury ajoute qu’il s’agit d’une vieille fille dont les espérances sont proches de zéro. Pénélope pose son verre et s’en va, suivie de Colin et d’Eloïse.

Colin rattrape Eloïse qui avoue fait cette confidence à Cressida. En colère, Colin lui reproche d’être amie avec Cressida et ne comprend pas ce qu’à pu faire Pénélope pour mériter d’être aussi mal traitée.

Lady Danbury accompagne la reine, suivies par Brimsley, au salon royal. Francesca est au pianoforte et exécute un morceau que la reine applaudit. Francesca se lève vivement et en faisant la révérence, explique qu’elle se permettait une petite pause. La reine apprécie que quelqu’un ne joue pas pour elle mais pour son propre plaisir. Avant de sortir, la reine déclare Francesca brillante. Lady Danbury la suit avec un sourire triomphant.

Aidée de ses femmes de chambre, Alice est prête pour la nuit. Will entre en décrétant qu’il va dormir dans cette chambre avec sa merveilleuse épouse. Ils sont un couple de nobles mariés, ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Fini de dormir chacun dans sa chambre, Alice ajoute finies, les vieilles robes de lady Kent mais elle garde tous ses beaux bijoux.

Dans sa chambre, Pénélope essuie les larmes sur son visage et prend la plume de lady Whistledown.

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A la faveur du clair de lune, il est facile de croire que la nuit est un espace sans danger. C’est pour cela que les deux sœurs Featherington se sont éclipsées tôt la nuit dernière avec leur mari. Mais il ne faut jamais oublier que malgré le voile protecteur de la nuit, il y a encore des yeux qui nous observent à tout instant.
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Lady Danbury reçoit une lettre et demande à son majordome de prévenir madame Walsh qu’ils vont bientôt avoir de la visite.

 

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Nous savons qu’en ce moment, une demoiselle doit certainement regretter que ses projets ne soient pas restés dans l’ombre. Pénélope Featherington était tellement convaincue de ne pas se trouver un mari elle-même qu’elle avait sollicité l’aide de monsieur Colin Bridgerton. Et alors que nous savions que les perspectives de mariage de miss Featherington étaient tout au mieux très maigres, ce récent scandale ne peut à présent que briser ses derniers espoirs.
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Eloïse reproche à Cressida d’avoir colporté des ragots qui forcément finissent dans le Whistledown et concernent le secret qu’elle venait de lui confier. Cressida affirme ne pas avoir communiqué ce secret, elle a remarqué miss Livingston qui rôdait près d’elles et faisait des messes basses ensuite. C’est Eloïse elle-même qui a fait preuve d’indiscrétion en faisant des commérages au sujet de son ancienne amitié. Eloïse ne devrait pas s’en prendre à elle.

Portia rentre dans la chambre de Pénélope avec le Whistledown à la main. Elle veut croire que ce n’est pas vrai mais Pénélope ne le peut pas. Elle lui reproche cette imprudence alors que leur famille s’est souvent retrouvée publiquement exposée. Portia a pensé que commander ces nouvelles toilettes était un moyen de se divertir, pas de s’être mis en tête de se trouver un mari pour sa troisième saison. Elle essaie de la consoler en faisant valoir les avantages d’une vie sans mariage car les hommes peuvent causer bien plus d’ennuis qu’on ne le pense.

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Votre chroniqueuse ne serait pas surprise que miss Featherington souhaite se retirer et retourner dans l’ombre, une bonne fois pour toutes.
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Rae vient avertir Pénélope que Colin l’attend dans le jardin. Il voulait avoir de ses nouvelles et se montre en colère contre Whistledown. Pénélope répond que c’est son rôle de rapporter ce dont tout le monde parle, ne pas l’avoir fait aurait été mal perçu.

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Peut être que retourner dans l’ombre serait ce qu’il y a de mieux à faire. Après tout, un filet de lumière peut occasionner le mouvement de l’âme le plus dangereux, l’espoir. Et dès lors que l’espoir est perdu, une femme peut se montrer très imprudente.
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Très émue, Pénélope demande à Colin de lui donner un baiser qui ne portera pas à conséquence, elle n’aura aucune attente envers lui. Elle avance en âge, elle n’a jamais été embrassée et doute que cela arrive un jour. Elle ne veut pas mourir sans avoir jamais été embrassée. Colin s’approche et doucement l’embrasse. Puis ils s’approchent à nouveau et s’embrassent plus longuement.

Elle le remercie et s’enfuit.

 

Rédigé par Mamynicky

 

3.02 – Au clair de la lune.

Palais de Buckingham

Lady Danbury : La preuve que les diamants ne sont pas si rares, après tout.
Reine Charlotte : C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’en choisis aucun. Quel que soit le nombre de joyaux que ces mères fébriles peuvent présenter.
Lady Danbury : Vous restez donc de marbre face à ce qu’à écrit lady Whistledown ?
Charlotte : Quand elle dit que j’ai peur de choisir un diamant ? Pourquoi aurais-je peur ? Je sais que mon choix de l’an dernier, miss Edwina, a fait un merveilleux mariage à l’étranger.
Lady Danbury : Certainement, Votre Majesté. Aussi, pourquoi ne pas laisser s’exprimer votre grand talent ?
Charlotte : Et donner à Whistledown ce qu’elle veut ? Certes non. Par ailleurs, je n’ai à peu près rien vu des jeunes filles de cette année. Si je dois accorder mes faveurs à l’une d’elles, elle doit en faire plus pour les gagner.
Lady Danbury : Je vois.
Charlotte : C’est bien simple. Je choisirai un personne …
Lady Danbury : Euh … qui brille.
Charlotte : Absolument. Mon diamant fera le plus beau des mariages de la saison. Ainsi Whistledown sera remise à sa place une bonne fois pour toutes. C’est elle qui devrait avoir peur.

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Lady Whistledown : Charmant lecteur, On dit que l’idiot s’empresse de juger là où le sage observe et attend. Il y a des années, miss Henderson, qui s’imaginait écartée de la course au mariage, a triomphé d’une nuée de débutantes pour épouser le comte Fraser. Miss Dunham condamnée à une vie de vieille fille a fini par se marier avec le baron Ely. Et miss Kathani Sharma, à l’âge avancé de 26 ans, est parvenue à ravir le cœur du très convoité vicomte de Bridgerton.
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Maison Featherington.

Mme Varley : J’apprécie que votre maman vous laisse choisir vos toilettes. Un miroir ne ment jamais.

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Lady Whistledown : En vérité, ce qui a pu être considéré comme un vulgaire caillou, peut avec le temps se révéler être une pierre précieuse.
Une réalité dont le nouveau baron de Kent et sa famille font l’expérience cette semaine.

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Maison des Mondrich – Domaine des Kent

Mme Khanna : Vous accédez ici à l’aide droite. Ici, à l’aile gauche. Et si vous voulez bien me suivre.
Alice : Venez les garçons. Personne ne touche à rien !
Mme Khanna : A l’étage, vous trouverez la bibliothèque, ainsi que le salon de musique, votre cabinet de dessin privé, votre salle d’écriture et le bureau.
Nicholas : Combien y a-t’il de pièces ?
Mme Khanna : Il y a 27 pièces avec le quartier des domestiques.
Alice : Tachez d’être gentils avec madame Khanna ou elle vous laissera faire tout le ménage.
Mme Khanna : Et voici votre chambre, madame Mondrich, juste en face de celle de monsieur.
Will : Des chambres séparées ?
Mme Khanna : Naturellement. C’est ainsi que le veut l’usage.

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Lady Whistledown : Ce qui à d’autres moments semblait extrêmement précieux, indispensable, vole soudain en éclats.
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Maison des Featherington

Portia : C’est incroyable. Le domaine des Kent est tombé aux mains d’un fils de boxeur. Imaginez qu’un simple boutiquier ou qu’un ramoneur prenne la suite du nôtre ?
Mme Varley : Pourquoi vous inquiéter madame ? L’une des filles va tout arranger.
Portia : Srae m’accompagne sur eigneur Jésus.
Pénélope : Maman, Rae m’accompagne sur Rotten Row pour prendre un peu l’air.
Portia : Vous ne voyez pas que nous sommes occupés !
Philippa : attrapez !

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Lady Whistledown : Ce que votre chroniqueuse sait avec certitude, c’est qu’il n’y a pas que les diamants qui brillent parmi les pierres précieuses.
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Eloïse, accompagnée de Benedict et Colin, se promène sur Rotten Row

Benedict : Préfèrerais-tu te promener avec tes camarades débutantes ?
Éloïse : Aimerais-tu regarder le gazon pousser ? Et ce n’est pas moi qu’elles regardent.
Benedict : J’ai du mal à cerner les limites de ta nouvelle attitude ? Tu te rapproches de Cressida, mais néglige les autres débutantes. Tu as un ruban dans les cheveux mais pas d’éventail !
Éloïse : Pourquoi suis-je l’objet de votre curiosité, ce n’est pas mon attitude qui a le plus changé.
Colin : N’as-tu pas promis à Anthony de faire un effort de mondanités ? Je vous retrouve plus tard.
Benedict : Oh …
Éloïse : Peut-être auront-elles un éventail pour moi. La chaleur devient insupportable.

Pénélope : Alors, par quoi commencer ? Par un livre sur l’art d’exercer ses charmes ?
Colin : Etes-vous sûre de vouloir mon aide après ce qu’adit lady Whistledown ?
Pénélope : Je ne l’ai jamais vue se fourvoyer autant. Ne tenons pas compte d’elle.
Colin : Certes. Elle sera démasquée tôt ou tard, et ce jour-là, nous fêterons sa ruine en dansant. Alors, assez parlé de méthode. Pour trouver la bonne personne, vous devez vous lancer dans la vraie vie. J’aimerais déjà avoir un aperçu de vos talents.
Pénélope : Mais je n’en ai aucun.
Colin : Vous savez agiter un éventail, battre des cils. C’est souvent suffisant. Les hommes sont des êtres assez simples.
Pénélope : Bien, alors je vais vous montrer.
Colin : Pas à moi. A ces messieurs. Messieurs. Vous connaissez miss Featherington.
Pénélope : C’est une grande joie de vous rencontrer tous les trois. Quelle somptueuse journée ensoleillée. Quelle …
Lord Wilding : Miss Featherington, quelque chose vous perturbe ?
Pénélope : Non. Pardonnez-moi, je vais très bien, monsieur.

Maison des Bridgerton

Violet : Il parait que lord Courtenay est arrivé en ville, hier soir.
Lady Danbury : Absolument. C’est un très bel homme et grand amateur de musique parait-il.
Violet : Ah oui ? Peut être un bon parti pour Francesca ?
Lady Danbury : Ce n’est pas le seul. Lord Petri et lord Godwin se montrent tout aussi passionnés des arts et des lettres.
Hyacinthe : Sont-ils aussi bel homme ?
Violet : Vous devez parler à tous les trois.
Francesca : C’est intéressant d’avoir le choix.
Lady Danbury : Vous n’imaginez pas l’éventail de ce choix. Si je suis venue aujourd’hui prendre le thé, c’est pour vous informer que Sa Majesté n’a pas encore arrêté son choix. Elle est toujours en quête de ce fameux diamant pour cette nouvelle saison. Quoi qu’il en soit, elle désire en voir plus.
Violet : Vous êtes certaine ?
Lady Danbury : C’est une certitude. En conclusion, elle peut encore choisir n’importe qui.
Hyacinthe : N’importe qui ?
Lady Danbury : N'importe qui ayant déjà fait ses débuts, bien sûr.
Violet : Elle a du caractère.

Maison des Featherington

Prudence : (en baillant) C’est harassant de se projeter comme maîtresse de cette maison.
Portia : Dois-je interpréter cette fatigue comme un bon signe ? Que vous vous consacrez avec ardeur à certaines activités ?
Philippa : Avec Albion, nous avons pris le temps de régler trois affaires commerciales rien que ce matin.
Portia : Des affaires commerciales ? Mais enfin, quelles affaires commerciales ?
Philippa : Un marchand de soie, un tapissier et … Que Varley n’entende pas, mais nous avons rencontré une nouvelle servante. Je pourrai bien changer certaines habitudes lorsque je serai la nouvelle lady Featherington.
Prudence : Mais je tiens à garder Varley.
Portia : Ne pensez-vous pas que vous avez tendance à mettre la charrue avant les bœufs ? J’ai toutes les raisons de croire que d’ici peu, vous serez en mesure de pouvoir annoncer à la famille un petit héritier.
Philippa : Maman ! c’est d’un grossier ! Albion et moi sommes très épris l’un de l’autre. Naturellement.
Portia : Très bien, et vous ?
Prudence : Ce thé est d’une amertume.
Portia : Je ne parle pas du thé.
Prudence : Oui, maman. Nous avons fait connaissance l’un de l’autre.
Portia : J’ose l’espérer, oui. Combien de fois ?
Prudence : Euh   Une fois. A notre nuit de noces.
Portia : Hmmm. Pensez vous qu’un bébé va arriver par magie dans votre ventre ? Vous devez vous rencontrer de nombreuses fois pour avoir un enfant.
Prudence : Je veux bien parader avec mon mari, mais rester au lit, non merci. Et cela me décoiffe.
Portia : Si vous voulez battre votre sœur, vous devez faire un effort. C’est bientôt la pleine lune. Elle est souvent gage de fertilité. Je vous incite à en faire bon usage.

Entouré de deux jeunes femmes, Colin se livre a des activités libertines lorsqu’il remarque l’heure. Il rejoint Pénélope au maché.

Colin : Je suis à présent très en retard. C’était un moment merveilleux, mesdames.
Jeune femme : A demain à la même heure ?
Colin : Ce n’est pas impossible.

Pénélope retrouve Colin au marché.

Pénélope : Etes-vous sûr que je doive poursuivre cet apprentissage ? Vous avez le droit de considérer mon cas désespéré.
Colin : Ren vérité, vous n’avez pas besoin de leçon.
Pénélope : Vous convenez que je suis incorrigible.
Colin : Vous êtes une excellente élève et vous n’avez à recevoir de conseil de personne. Vous savez déjà très bien vous comporter.
Pénélope : Je vous assure que non.
Colin : Vous rappelez-vous notre première rencontre ? J’étais à cheval ne demandant rien à personne quand je fus assailli … par un diable en cape et capuchon jaune.
Pénélope : Le vent me l’avait ramené sur la tête.
Colin : Ho ! Vous avez bien ri quand j’ai atterri dans la boue.
Pénélope : J’en suis désolée.
Colin : Oui. Et vous étiez assez séduite par la situation. Vous moquant de moi, sans aucune pitié. Et je crois savoir pourquoi. Parce que nous étions enfants. Pas encore bridés par les convenances de l’âge adulte, pas encore soucieux de ce que vont penser les autres.
Pénélope : Colin, il est impossible de vivre en société sans se soucier des autres. La société s’appuie entièrement sur le jugement des autres.
Colin : Savez-vous ce que j’ai découvert à l’occasion de mon voyage ? Personne ne me connaissait, personne ne savait le rôle que j’étais censé tenir. J’étais dispensé d’être le Colin Bridgerton que les gens veulent voir en moi. J’ai pu ainsi devenir moi-même. Pénélope, vivre selon les attentes des autres est un piège. Quand vous brisez ces chaines, le monde peut s’ouvrir à vous.
Pénélope : Cela parait simple à vous entendre.
Colin : Pourquoi voulez-vous un mari ?
Pénélope : Pour être enfin libre. Et pour me sentir à l’aise dans le monde.
Colin : Je vois. Mais c’est en trouvant cette satisfaction en vous que vous y parviendrez. Dans quelle circonstance vous sentez-vous le plus en harmonie avec vous-même, le plus à l’aise ?
Pénélope : Quand j’allais prendre le thé chez les Bridgerton et l’un des rares lieux où j’allais sans chaperon, où je me sentais moi-même, mais c’est de l’histoire ancienne.
Colin : Quelque soit votre différend avec Eloïse, j’en suis désolé. Sue s’est-il passé ?
Pénélope : Je rentre à la maison. Je n’aime pas attirer l’attention.

Au domaine des Kent, Will Mondrich, seul dans sa chambre, regarde la place vide dans son lit à côté de lui. Alice fait de même, dans sa chambre de l’autre côté du couloir.

Le lendemain, Alice se rend chez madame Delacroix.

Alice : Je me suis souvent émerveillée devant votre vitrine, madame Delacroix, mais c’est un autre plaisir je l’avoue, de pousser la porte.
Geneviève : Ah. Ces derniers temps, vous devez connaître beaucoup de plaisirs nouveaux.
Alice : Plus de trente robes de soirée qui ont toutes besoin d’être retouchées.
Geneviève : J’ai pour ainsi dire supplié l’ancienne lady Kent de me laisser lui créer quelque chose de plu contemporain mais elle s’accrochait avec force à l’ancienne mode. Peut être aimeriez-vous dépenser un peu de cette nouvelle fortune d’une façon plus grandiose ?
Alice : Ils ont déjà la surprise d’un nouveau visage, il est préférable de ne pas montrer à la haute société que tout a changé.
Geneviève : Je comprends votre hésitation. Mais dites-vous bien que la société se nourrit de nouveautés et quand elle a faim, elle peut être colérique.

Violet : Oh, jeunes filles, regardez ce ravissant satin bleu français. Il ne peut qu’attirer le regard de la reine.
Éloïse : Je suis ravie que tu sois là pour retenir toute l’attention de maman. Je repousse ainsi d’un an la valse des prétendants. Et même davantage si tu résistes tout autant.
Francesca : Je regrette de te décevoir, Eloïse, mais la perspective d’un mariage est ce qui me séduit le plus dans cet événement. J’ai hâte de trouver quelqu’un qui me convienne et de passer à autre chose avant que mère n’attire l’attention de la reine sur moi.
Éloïse : Je croyais que la reine ne s’intéressait plus aux jeunes filles de la saison.
Francesca : Lady Danbury dit que la reine attend d’être fascinée.
Éloïse : Mais si vous êtes plusieurs à vous disputer les faveurs de la reine, ce que concocte maman n’aura pas d’importance. Miss Hartigan, miss Malhotra. J’ai appris quelque chose qui pourrait vous intéresser.

Dans le jardin des Bridgerton, Colin, Benedict, Gregory et Hyacinthe jouent aux cartes.

Colin : Tu hésites, Hyacinthe ?
Hyacinthe : Je n’ai aucune hésitation.
Gregory : Mais nous sommes en train d’attendre
Colin : C’est peut-être une chance pour toi, vu comme elle vient de te plumer.
Gregory : J’ai ma stratégie.
Hyacinthe : Mes cartes me conviennent.
Colin : Là c’est toi qui hésites.
Gregory : Je veux bien échanger.
Benedict : Ah.

Un valet fait un signe discret à Colin.

Colin : J’arrête. Je passe ce tour.
Gregory : Quelle lâcheté !
Benedict : Il avait une stratégie.
Colin : Vu comme joue Hyacinthe, on va bientôt manquer de pièces.
Gregory : Es-tu certaine de ne pas tricher ?
Hyacinthe : Me prends-tu pour une magicienne ?
Benedict : Si c’est le cas, je t’en prie, enseigne-nous quelques tours.

Pénélope attend Colin dans le hall d’entrée.

Pénélope : Non merci. Je peux attendre ici.
Colin : Pénélope. J’attendais votre venue avec impatience.
Pénélope : Pareillement. Mais peut être aurais-je du vous retrouver au marché au lieu de passer chez vous.
Colin : Nous n’irons pas au marché cette fois, nous irons dans le cabinet de dessin.
Pénélope : Mais pourquoi ?
Colin : Pour votre leçon, bien sûr.
Pénélope : Mais Colin, ma bonne est dehors et Eloïse …
Colin : Elle est sortie pour l’après midi chez la modiste avec Francesca et notre mère.
Pénélope : Et tout le reste de votre famille.
Colin : Ils jouent aux cartes dans le jardin. Vous connaissez notre esprit de compétition pour nous avoir vus jouer au croquet. Hyacinthe aime gagner, Grégory déteste perdre contre elle et Bénédict ne raterait ce spectacle pour rien au monde. Croyez-moi, aucun des trois ne songera à quitter la table de jeu dans l’immédiat. Vous avez dit vous sentir à l’aise dans la maison des Bridgerton, nous allons donc répéter ici.
Pénélope : Il fut un temps où je m’y sentais à l’aise mais ça a changé.
Colin : Nous cherchons un espace où être seuls. Votre bonne peut vous attendre dehors et nous pouvons imaginer que nous sommes au bal.
Pénélope : Seriez-vous malade ?
Colin : Imaginez avec moi. Le quarter se tient près du pianoforte et s’apprête à jouer le quadrille parisien. Ici, sur le sofa, un groupe de mères débat des mérites de la décoration. Au fond de la salle de jeunes hommes invitent des jeunes filles à danser. Et ici, il y a des boissons sur une table près de laquelle notre leçon va commencer.
Pénélope : Très bien. Dois je feindre de flirter avec le violoncelliste illusoire ?
Colin : Non. Avec l’élégant prétendant que vous rencontrez près des refraichissements. Moi.
Pénélope : Vous ?
Colin : Je suis la personne idéale pour vous entrainer. Ne soyez pas embarrassée. Vous me connaissez.
Pénélope : Justement, cette situation m’embarrasse encore plus, parce que je vous connais. Pardonnez-moi. La raison en est … J’ai bien conscience d’avoir de l’esprit et d’être assez divertissante, mais … c’est comme si ma personnalité s’égarait entre mon cœur et ma bouche et je me retrouve à dire des choses fausses ou plus souvent à ne rien dire du tout.
Colin : Oubliez ce qui est faux ou juste. Imaginez ce que vous souhaiteriez me dire si j’étais un soupirant, sans vous soucier un instant de comment je pourrais le recevoir.
Pénélope : Vos yeux sont de la plus remarquable nuance de bleu et ils brillent encore plus quand vous êtes gentil. C’est ce que je pourrais dire si vous étiez un soupirant.
Colin : Ma foi, c’était assez direct.

La voix d’Eloïse se fait entendre dans l’escalier.

Pénélope : Eloïse !
Colin : Cachez-vous dans le bureau.

Dans le bureau le journal de Colin est resté ouvert sur une table. Pénélope en lit un passage.

Pénélope : … Je peux dès lors affirmer avec certitude que Paris possède les plus belles femmes du monde. Quelle chance pour moi de les voir autour de moi, dans les rues arborées du Marais, dans les charmants cafés des bords de Seine, à des moments où je suis seul la nuit dans la ville silencieuse.
Colin : (voix) Dans ces moments de solitude, comme mes doigts glissent d’une joue vers une épaule, ou lorsque j’observe la lumière des étoiles danser sur la peau. Je m’émerveille qu’on puisse ressentir une intimité aussi forte en même temps qu’une aussi grands distance.
Colin : Pénélope ?  Étiez vous en train de lire ?
Pénélope : Ce n’était pas mon intention.
Colin : Vous ne vouliez pas prendre mon journal pour le lire ?
Pénélope : Écoutez, Je l’ai fait mais je n’aurais pas dû.
Colin : Non, vous n’auriez pas du. Quoi que vous ayez lu, personne n’avait à le lire. Diantre !
Pénélope : Colin ! votre main !
Colin : Ce n’est rien.
Pénélope : Ce n’est pas rien. Un instant. Permettez. Votre main.
Pénélope : Vos écrits sont excellents.
Colin : C’est suffisant pour aujourd’hui. Vous verrai-je ce soir ?
Pénélope : Euh … Oui. Merci pour la leçon.

Maison des Kent. La femme de chambre d’Alice l’aide à se préparer.

Femme de chambre : Voulez-vous une parure, madame ?
Alice : Peut-être que la sobriété est un meilleur choix ?
Femme de chambre : Ne seriez-vous pas tentée de regarder ?
Alice : Pour les vêtements, nous avions des goûts différents, mais lady Kent avait l’œil pour choisir ses bijoux.

Colin et Eloïse sont dans la voiture qui les conduit au bal.

Colin : Serais-tu perturbée ?
Éloïse : Pénélope est venue chez nous aujourd’hui.
Colin : J’en suis désolé. Mais cela reste difficile de savoir comment se comporter, je ne sais même pas ce qui s’est passé entre vous.
Éloïse : Nous nous sommes éloignées.
Colin : Oui, tu l’as dit déjà. Souhaites-tu que je ne la voie plus ?
Éloïse : Non. Je ne veux pas que tous ses amis la délaissent et il est possible qu’elle n’ait plus que toi. Mais peut-être ailleurs que chez nous ?
Colin : Je comprends.
Éloïse : Comment va-t-elle ?
Colin : Pénélope ?
Éloïse : Enfin, je n’ai pas besoin de détails. Mais je veux m’assurer qu’elle n’est pas en souffrance ou abattue.
Colin : Elle n’est ni en souffrance ni abattue. Le fait est qu’elle souhaite trouver un mari cette saison.
Éloïse : Un mari ? Pénélope ?
Colin : Mm-hmm.
Éloïse : Ca ne lui ressemble guère.
Colin : Peut-être a-t-elle changé.
Éloïse : Elle ne met pas ses espoirs en toi ?
Colin : Non. Je me contente de l’aider à en trouver un.
Éloïse : Est-ce bien sage ? Imagine qu’on apprenne que tu l’aides à trouver un mari.
Colin : Hé bien, qui pourrait donc l’épauler ? Tu sais qu’il n’y a pas d’homme dans sa famille.
Éloïse : Oui, mais tu es un prétendant convoité. Peut-être même le plus convoité de la saison d’ailleurs. Cela risque d’être mal perçu.
Colin : Très mal perçu. C’est pour cela que nous ne le dirons pas.

Au bal, la reine Charlotte observe les prétendantes la saluer, avec leurs mères.

Charlotte : Elles ont fini par déployer quelques efforts.
Brimsley : Oui, Votre Majesté.
Charlotte : Un peu trop peut-être.

Lady Cowper : Si seulement vous aviez fait une révérence bien basse à votre première saison.

Violet : Ma chère enfant, il faut que vous sachiez que je n’ai pas l’intention de vous assiéger de soupirants cette saison. Mais peut-être que vous pourriez faire connaissance avec d’autres jeunes filles, afin que votre cercle amical ne se restreigne pas à miss Cowper ?
Éloïse : C’est mon intention.
Violet : Sincèrement ?
Éloïse : Mais oui !
Miss Hallewell : Miss Bridgerton, voulez-vous faire quelques pas avec nous ?
Éloïse : Toujours partante pour faire un tour.
Violet : Ma foi. A nous, à présent. Si nous allions saluer la reine ?
Francesca : Un peu plus tard, peut-être ? A l’heure du thé, lady Danbury a parlé d’un jeune homme épris de musique.
Violet : De plusieurs, il me semble.
Francesca : Tâchons d’en rencontrer un, voyons où la soirée nous mène.

Benedict : J’hésite encore, qu’en penses-tu ?
Miss Kenworthy : Bonsoir, monsieur Bridgerton, monsieur Bridgerton.
Benedict : Jeunes filles ! Et un bouquet de jeunes filles !
Benedict : (à Colin) Elles viennent chasser en meute.
Miss Stowell : Monsieur Bridgerton, je ne vous ai pas encore vu danser.
Colin : Qu’en dis-tu mon frère ? Es-tu prêt à danser ?
Benedict : Certes ! Miss Stowell, puis-je avoir la prochaine danse ?

Portia : Monsieur Dankworth, Monsieur Finch, où sont vos dames ?
Dankworth : J’ai égaré la mienne quelque part dans cette somptueuse et riche demeure.
Finch : Et j’ai envoyé la mienne chercher des pâtisseries.
Portia : Votre épouse est une pâtisserie, Monsieur Finch. Si vous aviez autant d’appétit pour elle que pour la nourriture, elle aurait un enfant, aujourd’hui.
Dankworth : J’ai Je vois Prudence comme un bonbon. Tendre et tellement agréable.
Portia : Monsieur Dankworth, vous êtes tellement … mignon. Je vais vous les retrouver.
Finch : Vous a-t-on déjà dit que votre mère était terrifiante ?

Pénélope : Bonsoir. Alors, votre main ?
Colin : Elle va mieux. Grace à vous.
Pénélope : Je suis navrée d’avoir lu votre journal. Mais vous écrivez si bien. Quand on vous lit, c’est si naturel, c’est une grande prouesse. Je serais heureuse d’en lire davantage un jour. Si vous voulez bien.
Colin : Je vous propose un marché. Je veux bien y consentir, si vous parlez à l’un de ces messieurs, ce soir.
Pénélope : Très bien. Qui avez-vous choisi ?
Colin : Hmmm. Lui. Lord Basilio.
Pénélope : Lord Basilio est vicomte.
Colin : Et vous êtes Pénélope Featherington, ne l’oubliez pas. Il est à vous.

Lord Basilio : Bonsoir, Miss Featherington.
Pénélope : Oh. Lord Basilio. Je ne vous avais pas vu.
Lord Basilio : Ce n’est pas grave. J’ai un goût pour la réserve, ces temps-ci.
Pénélope : La vie est trop courte pour cela, non ? Lord Basilio, qu’y a-t-il ?
Lord Basilio :   … Il est parti si soudainement. Excusez-moi.
Colin : Que s’est-il passé ?
Pénélope : Son cheval est mort il y a deux jours.
Colin : Vous vous moquez de moi ?
Pénélope : Non. Pas du tout. Colin !
Colin : Pardonnez-moi. Je ne savais pas. Il y en a forcément un ici qui n’est pas en deuil. Sautons l’obstacle.
Pénélope : Colin !

Cressida : Voyez-vous, lorsqu’il m’arrive de me brouiller avec quelqu’un, je trouve que le mieux à faire est de se dire que cette personne est morte.
Éloïse : Je doute fort que ce soit possible avec Pénélope. Ou je me dis que c’est un fantôme. Elle était chez moi aujourd’hui.
Cressida : Pour quelle raison ?
Éloïse : Il semble que Colin aide Pénélope dans sa quête d’un mari. Nous qui disions finir vieilles filles ensemble.
Cressida : C’est très choquant venant de votre frère. Et qui plus est, venant de Pénélope.
Éloïse : Certes.
Cressida : Bien, elle ne pense pas que vous êtes morte, mais son affection pour vous est très altérée. Peut-être devez-vous, vous aussi renoncer à la vôtre.
Éloïse : Oui, vous avez raison.
Miss Livingston : Eloïse, avez-vous un talent particulier qui pourrait faire grande impression sur la reine ?
Éloïse : Un talent ? Non. Sauf si dire des bêtises au mauvais moment est un talent. J’ai voulu dire au professeur de français qu’il était chouette et je l’ai traité de hibou.
Miss Barragan : De hibou ? Oh non.
Cressida : Monsieur Beaufort ? Il est très poilu.
Éloïse : Malheureusement les hiboux ont des plumes, pas de fourrure, alors même si j’avais voulu insulter ce brave homme j’aurais échoué tout autant. Oui, je ne peux en vouloir à mes professeurs de mon manque de talent. Ce n’est pas leur faute. J’avoue ne pas être une élève facile.
Miss Livingston : Je crois que nous avons trouvé votre talent.
Miss Hallewell : C’est certain. Vous savez amuser votre auditoire. Continuez sur cette voie.

Miss Stowell : Monsieur Bridgerton, vous êtes un excellent danseur.
Benedict : C’était un plaisir, miss Stowell. Ah. Si vous voulez bien m‘excuser.

Alice : Je comprends mieux pourquoi notre bar est déserté depuis quelques temps.
Benedict : Monsieur et madame Mondrich, bienvenue dans le monde.
Mondrich : Je suis monté sur le ring affronter des hommes qui auraient pu me tuer et je me sens bien plus inquiet ici ce soir devant la perspective de devoir danser et jouer les mondains.
Alice : Toi au moins, tu peux agiter les bras, je peux à peine bouger dans cette tenue.
Benedict : Vous êtes tous les deux superbes. Ne soyez pas intimidés. Ces soirées peuvent être très agréables. Laissez vous porter.
Alice : Il semble que vous ayez eu plaisir à danser avec la demoiselle. Vous la courtisez ?
Benedict : Non. Non. Miss Stowell est charmante, il est vrai, mais j’ai joué à celui qui n’y résistait pas.
Alice : Je ne crois pas que miss Stowell prenne ce petit jeu avec votre légèreté.
Hmmm.
Alice : Excusez-moi. Je vais me chercher un ratafia. Votre situation me rend encore plus nerveuse.
Mondrich : Une danse et soudain vous venez de signaler que vous êtes disponible. Comment voulez-vous que l’on comprenne tous ces codes sociaux quand même quelqu’un qui est né dans ce monde ne sait s’y conformer ?
Benedict : Voyez-vous ces deux-là ? Lord and lady De Leon. On juge impoli de danser exclusivement avec le même partenaire, mais ils n’arrivent pas à s’arracher de la piste de danse. Et lord et lady Singer. L’usage veut que vous ne preniez pas plus d’un verre ou deux à ces bals et ils sont dans cet état à chaque fois. Ils sont saouls comme des grives. Et comblés. Savez-vous ce que ces couples ont en commun ? Ils sont mariés comme vous l’êtes. Toutes ces règles sont là pour stimuler le marché du mariage. Mais une fois que vous avez accompli votre tâche et votre âme sœur trouvée, vous êtes libre.

Violet : Francesca, très chère ? Lord Petri est passionné de musique et est par ailleurs un excellent violoncelliste.
Lord Petri : La vicomtesse douairière est trop bonne. Mon amour pour cet instrument est plus fort que mon talent.
Francesca : Le violoncelle est un instrument magnifique.
Lord Petri : Certes. Quelle musique aimez-vous le plus ?
Francesca : Ces temps-ci, j’apprécie beaucoup Ries. Son trio pour piano est merveilleux. Et l’Appassionata de Beethoven. Je l’écouterais indéfiniment.
Lord Petri : C’est une musique particulièrement expressive. Ries aurait, dit-on, composé son trio pour faire connaître ses sentiments à mademoiselle Ludwigs. Ne le sentez-vous pas dans sa musique ?
Francesca : J’aime beaucoup la progression harmonique.

Lady Danbury : Telle une maman dans son activité de prédilection, vous gardez toujours un œil en marge de la situation.
Violet : Lady Danbury, après les maladresses d’Eloïse l’an dernier, j’ai peur, j’appréhende beaucoup de forcer une autre de mes filles dans ses choix, mais j’ai peur aussi que Francesca n’épouse le premier assez bon parti.
Lady Danbury : Et ne sorte pas de son activité de prédilection. Un véritable casse-tête, sans aucun doute. De mon point de vue, la meilleure chose à faire serait de la laisser évoluer dans son activité de prédilection. Approchez. Venez avec moi.

Philippa : Qui sait, je suis peut-être déjà enceinte. Je dois manger pour deux.
Prudence : Ton arrogance ne doit pas pour autant doubler.
Portia : Non. Ça suffit. Pourquoi ne rejoignez-vous pas les maris que j’ai pris la peine de dénicher pour vous ? Il faut les mettre de bonne humeur pour cette nuit.
Philippa : Nous, on a couché ensemble avant le bal.
Portia : Ne parlez pas si fort, enfin ! Pas ici.

Portia : Et qu’en est-il de vous ? Avez-vous …
Prudence : On a commencé, sauf que … je n’aime pas cela.
Portia : Chez une femme, le plaisir est en quelque sorte plus délicat que chez un homme. Et lorsqu’il … Quand l’homme s’introduit …
Philippa : Quand il s’introduit dites-vous ? Quand il s’introduit, mais où ça ?
Portia : Que diable faites-vous au juste avec M. Finch ?
Philippa : On s’embrasse. Et soudain, il pousse un cri bizarre et il sort changer de pantalon.
Prudence : Il garde son pantalon ?
Philippa : Naturellement.
Portia : Qu’ai-je fait pour mériter ces épreuves, seigneur ?

Charlotte : Cela me fatigue de voir ces jouvencelles faire autant de courbettes devant moi. J’en ai assez vu. Il est temps pour moi de me retirer.
Lady Danbury : Avant que vous ne partiez, avez-vous vu le tableau de Gérard dans le salon royal, au moins ? Je crois que vous le trouverez, disons … plutôt brillant.
Miss Hallewell : La reine se retire. Elle ne s’est adressée à aucune de nous.
Éloïse : Oh, ce n’est pas trop tôt. Je vais pouvoir me gaver de chocolats sans avoir peur d’être impolie. Veuillez m’excuser.
Miss Malhotra : Mais nous n’avons guère eu le temps de lui montrer nos talents.
Miss Hallewell : Auriez-vous quelque savoureux ragot à nous apprendre ?
Cressida : Je n’ai absolument rien à dire pour le moment.

Pénélope : Bonsoir, lord Remington.
Lord Remington : Miss Featherington. Quelle belle soirée, n’est-ce pas ?
Pénélope : Oui, sans doute.
Lord Remington : Il parait que Sa Majesté n’a pas encore choisi son diamant et que cela sème la consternation parmi vos jeunes camarades.
Pénélope : Les ragots et les bruits qui courent ne m’intéressent pas.
Lord Remington : Vraiment ? Vous êtes bien plus raisonnable que je ne le suis. J’adore les potins. Peut être devrais je me modérer mais le jour où sort le Whistledown, je m’installe près de la porte et je le dévore d’une traite.
Pénélope : Ah oui ? Je reconnais que j’ai plaisir à lire le Whistledown.
Lord Remington : Avez-vous lu le passage sur la gouvernante de lady Carter que lady Houghton lui a volée ? C’est pour cela que lady Carter n’était pas sur la liste de ce soir.
Pénélope : Bonsoir, lord Remington.

Pénélope : Colin. Lord Remington veut me rendre visite demain.
Colin : Excellente nouvelle. Etes-vous charmée ?
Pénélope : J’ai apprécié ce moment. Énormément.
Colin : Tout comme lui, certainement.
Miss Malhotra : Dire que miss Featherington a accepté son aide.
Miss Livingston : Pitoyable, de mon point de vue.
Lady Cowper : Certes, c’est aimable de sa part, mais peut être exagéré.
Lady Hanbury : Il l’aide à trouver un mari.

Colin : Puis-je savoir quelles sont ces messes basses ?
Lady Livingston : Monsieur Bridgerton, nous nous demandions pourquoi un jeune homme aussi convoité que vous aide une vieille fille à trouver un mari.
Lady Hanbury : Qui plus est une jeune fille dont les espérances sont proches de zéro.
Lady Cowper : Tout cela est consternant.

Pénélope s’enfuit, Colin la suit ainsi qu’Eloïse en la voyant quitter précipitamment le bal.

Colin : Pénélope ! attendez !
Miss Goring : J’ai hate de savoir ce que lady Whistledown va écrire la-dessus.
Miss Barragan : Elle en fera surement le sujet majeur de sa prochaine édition.

Colin : Eloïse ! As-tu dit à quelqu’un que j’aidais Pénélope ?
Éloïse : Non. Je ne voulais … Mon intention n’était pas de …
Colin :  Tu as donc parlé ?
Éloïse : J’en ai fait la confidence à Cressida.
Colin :   Et tu as cru pouvoir lui faire confiance ? Pourquoi es-tu amie avec Cressida et pas avec Pénélope ? Je ne pourrai jamais le comprendre. Qu’a bien pu faire Pénélope pour mériter d’être aussi mal traitée ?

Lady Danbury entraine la reine vers le salon où elle a laissé Francesca, seule, pour lui permettre de se mettre au pianoforte.

Charlotte : Ma foi, c’était splendide !
Francesca :  Pardonnez moi Votre Majesté. Je me permettais une petite pause pendant le bal.
Charlotte :   Parce que votre talent vous met en joie. Voici quelqu’un qui ne joue pas pour moi, mais pour son propre plaisir. Bravo. Vous êtes brillante. Nous pouvons le dire.

La reine sort, lady Danbury la suit avec un sourire de triomphe pour Francesca.

Domaine des Kent. Will entre dans la chambre d’Alice, prête pour la nuit.

Mondrich : Ma chère et tendre.
Alice : Will, que fais-tu ici ? Ne devrais-tu pas dormir dans ta propre chambre ?
Mondrich : Je n’ai pas envie de dormir. Enfin, pas encore. Et le moment venu, hé bien, je dormirai ici avec ma merveilleuse épouse. Pas dans une chambre froide, seul dans mon lit.
Alice : Tu as entendu madame Khanna, c’est contraire à l’usage. On ne peut pas …
Mondrich : Bien sur que si. On peut faire ce qu’on veut, Alice. Une nouvelle vie commence pour nous. Nous sommes un couple marié, un couple de nobles.
Alice : Notre fils a été anobli.
Mondrich : Notre famille a été anoblie.
Alice : Je crois que … j’ai simplement peur de ne pas faire ce qu’il faut et qu’ils nous reprennent tout. Nous avons profité de nos privilèges, mais jusqu’alors, on avait toujours travaillé pour avoir ce qu’on a et je n’arrête pas de me dire … qu’avons-nous fait pour mériter ça ?
Mondrich : Rien du tout. Comme tous les vicomtes, les comtes et les barons que tu as vus. Absolument rien du tout. Mais c’est à nous aujourd’hui, alors tâchons d’en profiter. Fini de marcher sur la pointe des pieds, finies ces nuits à dormir chacun dans sa chambre.
Alice : Finies les vieilles robes de lady Kent.
Mondrich : Envolés les vêtements de lady Kent ! Envolés, tes vêtements.
Alice : Mais … tous ses beaux bijoux, je les garde.
Mondrich : C’est toi qui décides.

Dans sa chambre, Pénélope pleure tout en prenant la plume de lady Whistledown.

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A la faveur du clair de lune, il est facile de croire que la nuit est un espace sans danger. C’est peut-être pour cela que les deux sœurs Featherington se sont éclipsées tôt la nuit dernière avec leur mari. Mais il ne faut jamais oublier que malgré le voile protecteur de la nuit, il y a encore des yeux qui nous observent à tout instant.
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Oliver : Bonsoir lady Danbury. Une lettre pour vous, madame.
Lady Danbury : Merci.
Oliver : Pardonnez-moi de vous avoir dérangée.
Lady Danbury : Veuillez prévenir madame Walsh. Nous allons bientôt avoir de la visite.

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Nous savons qu’en ce moment, une demoiselle doit certainement regretter que ses projets ne soient pas restés dans l’ombre. Pénélope Featherington était tellement convaincue de ne pas se trouver un mari elle-même qu’elle avait sollicité l’aide de monsieur Colin Bridgerton. Et alors que nous savions que les perspectives de mariage de miss Featherington étaient tout au mieux très maigres, ce récent scandale ne peut à présent que briser ses derniers espoirs.
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Cressida : Eloïse. Vous êtes là.
Éloïse : C’est donc cela que vous vouliez ?
Cressida : Je ne comprends pas de quoi vous parlez.
Éloïse : Quand vous colportez des commérages sur une personne, ils finissent forcément dans le Whistledon. Vous devez le savoir. Mais votre but était peut être de communiquer le secret que je venais de vous confier ? Ou votre cruauté n’a-t-elle pas de limite ?
Cressida : Je n’ai pas communiqué votre secret. Mais j’ai remarqué miss Livingston faire des messes basses après avoir rodé à nos côtés. Vous avez fait preuve d’indiscrétion en me parlant de Pénélope. Il me semble que si vous aviez été plus claire sur cette ancienne amitié, vous n’auriez pas fait de commérage. Je comprends votre interrogation sur la cruauté, mais peut-être devriez-vous vous regarder dans une glace au lieu de vous en prendre à moi.

Maison des Featherington.

Portia : Avez-vous lu ceci ? Dites-moi que ce n’est pas vrai.
Pénélope : Je ne peux pas.
Portia : Oh, Pénélope. D’où vous vient tant d’imprudence ? Notre famille s’est tant de fois retrouvée publiquement exposée et maintenant, cette histoire ?
Pénélope : C’était ridicule de demander à un jeune homme …
Portia : Ce qui est ridicule, c’est de ne pas être plus raisonnable sur ce que vous êtes à même d’accomplir. Quand vous avez commandé ces toilettes, j’ai pensé que c’était un moyen de vous divertir, pas que vous vous étiez mise en tête de vous trouver un mari l’année de votre troisième saison ! Une vie sans le mariage a aussi des avantages. Croyez-moi, les hommes peuvent causer bien plus d’ennuis qu’on ne le pense.

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Votre chroniqueuse ne serait pas surprise que miss Featherington souhaite se retirer et retourner dans l’ombre, une bonne fois pour toutes.
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Rae : Mademoiselle, vous avez un visiteur.

Rae accompagne Pénélope dans le jardin.

Pénélope : Que faites-vous ici ?
Colin : Je l’ai soudoyée pour vous voir un moment. Je voulais avoir de vos nouvelles.
Pénélope : Vous avez lu le Whistledown.
Colin : Elle n’a pas de cœur pour écrire cela sur vous.
Pénélope : C’est son rôle de rapporter ce dont tout le monde parle. C’eut été mal perçu qu’elle ne dise rien. En vérité, j’ai provoqué cette situation. Une fille stupide et triste qui pensait bêtement avoir droit à l’amour.
Colin : Je vous interdis de dire cela.

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Peut être que retourner dans l’ombre serait ce qu’il y a de mieux à faire. Après tout, un filet de lumière peut occasionner le mouvement de l’âme le plus dangereux, l’espoir. Et dès lors que l’espoir est perdu, une femme peut se montrer très imprudente.
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Pénélope : Colin … Puis je vous poser une question ?
Colin : Naturellement.
Pénélope : Pouvez-vous … me donner un baiser ?
Colin : Pénélope …
Pénélope : Cela ne porterait pas à conséquence, je n’aurai aucune attente envers vous de l’avoir fait, mais j’avance en âge et non seulement je n’ai jamais été embrassée mais je doute que cela m’arrive un jour. Je pourrais mourir demain.
Colin : Vous n’allez pas mourir
Pénélope : Mais l’idée de ne pas connaitre ça me tue.
Colin : Mais vous seriez déjà morte.
Pénélope : Je ne veux pas mourir sans avoir été embrassée. Je vous en prie. Colin.

Colin s’approche et l’embrasse.

Pénélope : Merci.

Elle s’enfuit.

Rédigé par Mamynicky

 

3.02 – How Bright the Moon.

Buckingham Palace.

Lady Danbury : Evidently, diamonds are not so rare, after all.
Reine Charlotte : Which is exactly why I am not choosing one, no matter how many jewels anxious mamas might send.
Lady Danbury : So you are unperturbed by what Lady Whistledown has written ?
Charlotte : That she thinks I am afraid of choosing a diamond ? Why should I be ? I hear my choice last year, Miss Edwina, has made a splendid match abroad.
Lady Danbury : Certainly, Your Majesty, so why not continue with your success ?
Charlotte : And give Whistledown exactly what she wants ? I will not. Besides, I have not seen nearly enough from this year’s girls. If I am to grant someone my favor, she must do more to earn it.
Lady Danbury : I see..
Charlotte : I shall simply choose someone …
Lady Danbury : Who … sparkles ?
Charlotte : Precisely. My sparkler shall make the best match of the season, and then, Whistledown will be reminded once and for all. It is she who should be afraid.

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Lady Whistledown : Gentle reader, it is said that fools rush to judge while the wise watch and wait. Years ago, Miss Henderson, onte thought to be on the shelf, triumphed over many a deb to marry Earl Fraser. Miss Dunham had been doomed to spinsterhood until she married Baron Ely. And miss Kathani Sharma, at the ripe age of six and twenty, still managed to capture the heart of none other than the Viscount Bridgerton.
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Featherington’s house.

Mme Varley : I am glad your mama let you keep your dresses. A looking glass does not lie.

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Lady Whistledown : The truth is … that which some dismiss as common rock, time revels to be precious stone. A fact the new Baron of Kent and his family are learning this very week.
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Mondrich House – Kent Estate

Mme Khanna : Through that door is the east wing. The west wing. And if you’ll follow me …
Alice : Boys. No one touch anything.
Mme Khanna : Upstairs, you will find your library, as well as the music room, the private drawing room, your writing room, and the study.
Nicholas : How many rooms are there ?
Mme Khanna : Twenty-seven, including the servants » quarters.
Alice : Mind you do not bother Mrs. Khanna, or you’ll have to clean them all yourself.
Mme Khanna : And this is your bedchamber, Mrs. Mondrich, just opposite Mr. Mondrich’s.
Will : Separate rooms?
Mme Khanna : Of course. That is how it is done..

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Lady Whistledown : At other times, what appeared to be priceless, under pressure, shatters like glass.
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Featherington House

Portia : Unbelievable. The Kent estate has gone to the son of a boxer. What if some shopkeeper or … or … or chimney sweep is next in line for ours ?
Mme Varley : Why worry yourself, ma’am ? One of the girls will make good.
Portia : Oh, dear God.
Pénélope Can you not see we’re busy here ?
Philippa : Catch !

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Lady Whistledown : What this author knows to be true is that diamonds are not the only gems that sparkle.
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Eloise, accompanied by Benedict and Colin, walks along Rotten Row

Benedict : Oh. Would you prefer to be promenading with your fellow debutantes ?
Éloïse : Would you like to watch grass grow ? And it is not me they are eyeing.
Benedict : I do not understand the limits of your new outlook. You’re snug with Cressida but have no interest in other debutantes. You wear a ribbon in your hair, but where is your fan ?
Éloïse : Why must I be the object of your curiosity ? It is not me whose outlook has most changed.
Colin : Did you not promise Anthony you would give society a try ? I shall see you both later.
Benedict : Oh …
Éloïse : Perhaps one of those ladies has a fan I might borrow. Looks like it may become rather warm.

Pénélope : So … how do we begin ? Perhaps there is a book I might read on charm ?
Colin : Are you cetain you want my help after what Lady Whistledown wrote ?
Pénélope : She has never been more wrong about anyone. Let us pay her no heed.
Colin : Indeed. Sooner or later, she will be caught, and we shall dance on the day of her demise. Now, no more talk of books. If you are to secure a match, you must engage in real life. I should like to see your skills as they are first.
Pénélope : But I have none.
Colin : You know how to wave your fan. Flutter your lashes. Often, that is all it takes. Men are quite simple beings.
Pénélope : Well, I just suppose I can show you. I …
Colin : Not me. Them. Gentlemen. I believe you know Miss Featherington.
Pénélope : How delighjtful to see you all. Such splendid weather we are having. Such …
Lord Wilding : Miss Featherington, you seem discomposed.
Pénélope : No. And, if you forgive me, I am quite well, my lord..

Bridgerton House.

Violet : I hear Lord Courtenay arrived in town last night.
Lady Danbury : He did. He is rather handsome and a lover of music, I hear.
Violet : Is he ? Perhaps a good match for Francesca ?
Lady Danbury : Oh, he’s not the only one. Lords Petri and Godwin are both great supporters of the arts as well.
Hyacinthe : Are they also handsome ?
Violet : You must talk to all three.
Francesca : It is good to have options.
Lady Danbury : You may have more than you realize. The reason that I have come for tea today is to inform you that Her Majesty is not done with the season. She is still seeking her diamond by some other name. Nevertheless, she desires to see more.
Violet : Does she ?
Lady Danbury : I believe so. And it could be anyone.
Hyacinthe : Anyone ?
Lady Danbury : Anyone who has already made their début.
Violet : She is. She’s going to be a hand ….

Featherington House.

Prudence : (yawns exaggeratedly) It is fatiguing preparing to be lady of this house.
Portia : Shall I take your fatigue as a good sign ? That you have been engagins in the, uh, necessary activities ?
Philippa : Albion and myself have frequented three different places of business this morning.
Portia : Places of business ? What kind of places ?
Philippa : Uh, an upholsterer, a silk mercer, and …. (quietly) Do not let Varley hear, but a meeting with a new housekeeper. I might change some things when I become the new Lady Featherington.
Prudence : But I want to keep Varley.
Portia : Do you not think that you are both putting the, uh, cart somewhat before the horse ?
There is, I trust, every reason to hope both of you might, before long, be presenting the family with an heir.
Philippa : Mama ! How rude. Albion and I are very passionate. Of course.
Portia : Good. And you ?
Prudence : This te ais … it’s quite bitter..
Portia : Never mind the tea.
Prudence : Yes, Mama. We have been familiar with each other..
Portia : Well, I should hope you have. How often ?
Prudence : Uh … Once. On our wedding night..
Portia : Hmmm. Do you think babies simply appear in your womb ? You must be familiar with each other often to create one..
Prudence : But I want to be out with my husband, showing him off, not in bed. And it flattens my hair.
Portia : If you want to beat your sister, you must try harder. A full moon is on the rise. A harbinger of fertility. I suggest you make good use of it.

Colin is in bed with two young women. Later, he joins Penelope at the market..

Colin : I am decidedly late. It has been wonderful, ladies.
Young lady : Same time tomorrow ?
Colin : Perhaps.

Pénélope : Are you quite sure you wish to resume my lessons ? I would not be angry if you found me to be a lost cause..
Colin : The truth is, you do not need a lesson..
Pénélope : You agree. I am unteachable.
Colin : You are very teachable. You simply do not need to be taught. You already know how to do this.
Pénélope : I assure you, I do not.
Colin : Do you remember when we first met ? I was riding my horse, minding my own business,when I was assaulted … by a devilishly yellow head covering.
Pénélope : It was not my fault.The wind blew it off my head..
Colin : Wind or not, you certainly seemed pleased when I landed in the mud.
Pénélope : I apologized.
Colin : Yes. And you were so very charming about it. Teasing me. Mercilessly, in fact. And I think I know why. Because we were children. Before the self-consciousness of adulthood set in. Before we started caring what others think.
Pénélope : Colin, it is impossible to be in society and not care what others think. Society is entirely composed of the judgement of others.
Colin : Do you know what I discovered when I was abroad ? No one knew me. No one knew who I was supposed to be. I was entirely freed of being the Colin Bridgerton the ton knows me to be. Which is how I became myself. Pen, living for the estimation of others is a trap. Once you break free, the world opens up.
Pénélope : You make it sound so easy..
Colin : Why is it you want a husband ?
Pénélope : So that I may have my freedom. So I may feel comfortable in the world.
Colin : I see. And it will be finding that comfort in yourself will get you there. What is the one thing in the world that makes you feel most comfortable now ? Most at ease ?
Pénélope : It used to be Sunday teas at Bridgerton House. It was one of the few places I could go unchaperoned and truly be myself. But … that is no longer a possibility.
Colin : I am sorry about whatever might be coming between you and Eloise. What exactly happened ?
Pénélope : I should get back. Before we are noticed.

At the Kent estate, in his bedroom, Will Mondrich stares at the empty space in the bed next to him. Across the hall, Alice does the same.

The next day, Alice goes to see Madame Delacroix.

Alice : I have long marveled at your shop through the windows, Madame Delacroix, but it is another pleasure entirely to step inside.
Geneviève : Of late, there must be many new pleasures, I imagine.
Alice : Over 30 new gowns, all in desperate need of alteration..
Geneviève : I practically begged the last Lady Kent to let me craft her something more contemporary, but she insisted on the old fashions. Perhaps you might like to spend some of that new fortune on something more grand ?
Alice : With such an unexpected new face amongst them, I believe it best to show the ton that not everything has changed.
Geneviève : I understand your hesitation. But remember, the ton feeds on the nouveau, and it gets ill-tempered when it is hungry.

Violet : Girls, look at this lovely French-blue satin. Certainly this will catch the queen’s eye.
Éloïse : I am so grateful now that Mama has you to absorb her attention. I can delay dealing with suitors at least another year. Maybe longer if you hold out as well.
Francesca : I regret to disappoint you, but the prospect of marriage is the one aspect of the season that I welcome. I’m eager to find a suitable match and be done with it before Mother schemes to get the queen interested in me.
Éloïse : I thought the queen was uninterested in the season’s ladies..
Francesca : Lady Danbury says, « The queen only waits to be dazzled. »
Éloïse : Perhaps if there are others vying for the queen’s favor, i twill not matter what Mama is scheming. Miss Hartigan, Miss Malhotra. I have some information you might like to know.

Colin, Benedict, Gregory and Hyacinthe play cards in the Bridgerton garden.

Colin : Hesitating, Hyacinth ?
Hyacinthe : I do not hesitate.
Gregory : And yet, here we are waiting.
Colin : It is to your good fortune, as she fleeced you in the last hand.
Gregory : I play a long game..
Hyacinthe : I am pleased with my hand.
Colin : Now, you hesitate..
Gregory : I should like to trade.
Benedict : Ah.

A valet makes a discreet sign to Colin.

Colin : I am out of this round.
Gregory : Coward !
Benedict : He had a strategy.
Colin : We may need more coins, the way Hyacinth is playing.
Gregory : Are you certain you’re not cheatling ?
Hyacinthe : Do you think me a magician ?
Benedict : Well, if you are, please teach us come tricks..

Penelope is waiting for Colin in the entrance hall.

Pénélope : No, thank you. I am happy to wait here.
Colin : Pénélope. I’ve been eagerly awaiting your visit.
Pénélope : As have I. But it’d be better to meet you at the market instead of coming here first.
Colin : We are not going to the market this time. We are going to the Bridgerton drawing room.
Pénélope : Uh, but why ?
Colin : Your next lesson, of course.
Pénélope : Uh, but Colin, my maid is outside, and Eloïse …
Colin : Is out at the modiste with Francesca and our mother.
Pénélope : And the rest of your family ?
Colin : Playing cards in the garden. You’ve seen my family play pall-mall. You know how competitive we are. Hyacinth loves to win, Gregory hates to lose to her, while Benedict will refuse to miss the spectacle. Trust me, not one of them will be leaving that table in the immediate future. You mentioned you were comfortable at Bridgerton House, so we are going to practice here.
Pénélope : Uh, I was comfortable at Bridgerton House. Previously.
Colin : We needed a place to be alone. Here, your maid can wait outside, and we can pretend we are at a ball.
Pénélope : Are you gone mad ?
Colin : Imagine it with me, Pen. The quartet is by the pianoforte, preparing for the Parisian quadrille. Here, on the sofa, some mamas are debating the merits of the decoration. Across the room, gentlemen are asking a young lady to dance. And here, we have the lemonade table, which is where we shall begin.
Pénélope : Very well. Shall I pretend to flirt with the imaginary cellist ?
Colin : No. With the dashing suitor you just met by the refreshments. Me.
Pénélope :  You ?
Colin : I’m the perfect person to practice on. You don’t have to be embarrassed. You know me.
Pénélope : That is exactly why I will feel even more embarrassed. I know ou. Forgive me, it is only … Deep inside, I know I can be clever and amusing, but somehow, my character gets lost between my heart and my mouth, an I find myself saying the wrong thing or, more likely, nothing at all.
Colin : Forget what is wrong or right. Imagine what you would want to say to me if I were a suitor without concerning yourself with how I might receive it..
Pénélope : Your eyes … are the most remarkable shade of blue. Yet, somehow, they shine even brighter when you are kind. I might say something like that if you were a suitor.
Colin : Well, that was, uh, rather direct.

Eloise's voice is heard on the stairs.

Pénélope : Eloïse is here !
Colin : You can hide in the study.

In the office, Colin's diary is left open on a table. Penelope reads a passage from it.

Pénélope : … I can now declare with great certainty that Paris has some of the most beautiful women in the world. How lucky I am to be surrounded by them, on the tree-lined streets of Le Marais, in the charming cafés along the Seine at times when the city is still, alone at night. (inhales sharply).
Colin : (voice) In those moments alone, as my fingers trace freckles from cheek to collarbone, or as I watch the way starlight dances across skin, I marvel at how one can feel such intimacy, but also such great distance..
Colin : Pen ?  Were you reading that ?
Pénélope : No. I did not mean to.
Colin : Mean to pick up my journal and read it ?
Pénélope : No. I did, but I should not have..
Colin : No, you should not. Whatever you read was not meant for another’s eye. ! (glass shatters) Damn !
Pénélope : Colin ! your hand !
Colin : It is nothing.
Pénélope : It is not nothing. Stay there. Please, let me. … Your writing … it is very good.
Colin : Perhaps we should pause for the day. Will I see you tonight ?
Pénélope : Uh … Indeed. Thank you for the, um … lesson.

Kent's house. Alice's maid helps her get ready.

Maid : Any adotnmentds, ma’am ?
Alice : Perhaps simplicity is better ?
Femme de chambre : Would you not like to at least see ?
Alice : We way have had different taste in garments … but Lady Kenty certainly had an eye for jewels.

Colin and Eloise are in the car taking them to the ball.

Colin : Is something troubling you ?
Éloïse : Penelope was at our house today..
Colin : I am sorry for that. But it is difficult to know how to act when, still, I do not know what happened.
Éloïse : We simply grew apart.
Colin : Yes, you have said that. Do you wish for me to cast her out ?
Éloïse : No. I do not wish for her to be friendless, and you might be all she has now. Perhaps just not at the house ?
Colin : Off course.
Éloïse : How is she ?
Colin : Penelope ?
Éloïse : I mean …. I do not need to know details. But I only want to make sure she is not suffering or … despondent.
Colin : She is neither suffering nor despondent. In fact, she seeks to take a husband this season..
Éloïse : A husband ? Penelope ?
Colin : Mm-hmm.
Éloïse : That is … so unlike her.
Colin : Perhaps she has changed.
Éloïse : She is not seeking a husband in you ?
Colin : No. I’m only helping her find one.
Éloïse : Is that wise ? What if anyone were to find out about your helping her ?
Colin : Well, who should help her ? She does not have any male relatives..
Éloïse : Yes, but you are an eligible suitor. Perhaps the most eligible right now, strangely. It would not look right.
Colin : No, it would not. And that is why we are not telling anyone..

At the ball, Queen Charlotte observes the suitors.

Charlotte : Finally, they seem to be putting in some work.
Brimsley : Yes, your Majesty.
Charlotte : Perhaps a little too much.

Lady Cowper : If only your curtsy had been low enough in your first season out..

Violet : My dear … you should know it is not my intention to push suitors on you this season. But perhaps you might become acquainted with a few other young ladies so that your circle is wider than simply Miss Cowper ?
Éloïse : I plan to.
Violet : Do you mean it ?
Éloïse : Yes !
Miss Hallewell : Miss Bridgerton, would you like to take a turn about the room with us ?
Éloïse : I do enjoy a good turn.
Violet : Well. And then there were two. Shall we greet the queen ?
Francesca : Perhaps that could wait ? At tea, Lady Danbury mentioned a musically inclined suitor ?
Violet : Several, I believe.
Francesca : Let us start with one and see where the evening leads us..

Miss Kenworthy : Good evening, Mr. Bridgerton, Mr. Bridgerton.
Benedict : Ladies ! And more ladies !
Benedict : (to Colin) They’ve taken to hunting in packs.
Miss Stowell : Mr Bridgerton, I have yet to see you on the dance floor.
Colin : What say you, brother ? Time for you to dance ?
Benedict : Yes ! Miss Stowell, may I have the next dance ?

Portia : Mr Dankworth, Mr Finch, where are your ladies ?
Dankworth : I have lost mine somewhere in this splendid celestial display..
Finch : I sent mine to look for pastries.
Portia : Your wife is a pastry Mr Finch. Perhaps if you savored her as much as you do food,she would be with child by now.
Dankworth : I think of Prudence as a bonbon. Delicate and, oh, so agreeable.
Portia : Mr Dankworth, you are so … pretty. I shall find them for you.
Finch : Has anyone told you that your mother is rather terrifying ??

Pénélope : Good evening. How is your hand ?
Colin : Much better, thanks to you.
Pénélope : I’m sorry again for reading your writing. But you truly write so well. You make it seem effortless, which is so difficult to do. I’d very much like to read more one day if you would let me.
Colin : Should we make an agreement ? I will consider it if you speak to at least one lord tonight.
Pénélope : Very well. Whom do you suggest ?
Colin : Hmmm. Him. Lord Basilio.
Pénélope : Lord Basilio is a viscount
Colin : And you are Penelope Featherington. Do not forget that. He’s all yours.

Lord Basilio : Good evening, Miss Featherington.
Pénélope : Oh. Lord Basilio. I did not see you there.
Lord Basilio : No matter. I cultivate reserve these days anyway.
Pénélope : Life is too short for that, is it not ? Lord Basilio, are you quite well ?
Lord Basilio :   … He went quite quickly. Excuse me.

Colin : Um … what happened ?
Pénélope : His horse recently died.
Colin : You are joking ?
Pénélope : I am not. Colin !
Colin : Forgive me. Um, I did not know. Surely someone here is not in mourning. We shall gallop along.
Pénélope : Colin !

Cressida : You know, whenever I have a disagreement with an acquaintance, I find the best course of action is simply to pretend they are dead.
Éloïse : I do not think that will be possible with Penelope. Unless I pretend she is a ghost. She was at my house today.
Cressida : Whatever for ?
Éloïse : It seem Colin is helping her look for a husband. We used to say we’d be spinsters together.
Cressida : That is rather scandalous of your brother. And even more so for Penelope. Well, she may not think you dead, but her feelings forward you are clearly altered. Perhaps you ought to alter yours as well ?
Éloïse : Yes. You are right.

Miss Livingston :
Eloïse, do you have any special talents with which you hope to impress the queen ?
Éloïse : Talents ? No. Unless you consider a knack for saying the wrong thing at the wrong time. Like the time I tried to tell the French tutor he was nice, insteade, called him « une chouette »
Miss Barragan : An owl ! Oh no.
Cressida : Mr Beaufort ? He is rather furry.
Éloïse : Unfortunately, owls have feathers, not fur, so even if I had wanted to insult the poor fellow, I’d have failed at that as well. Yes. Well, in truth, I cannot blame my teachers for my lack of talent. It is not their fault I am such a troublesome student.
Miss Livingston : I think we have found your talent.
Miss Hallewell : Indeed. You are a most entertaining speaker. Do not stop.

Miss Stowell : Mr Bridgerton, you are an excellent dancer.
Benedict : The pleasure was mine, miss Stowell. Ah. Um, if you might excuse me.

Alice : Now I see why no one came to the bar for so long.
Benedict : Mr and mrs Mondrich, … welcome to the ton.
Mondrich : I’ve been up against men in the ring who could have killed me, and yet I somehow find myself more nervous about tonight’s program of dancing and socializing.
Alice : Well, at least you have your arms. I can barely move in this.
Benedict : You both look superb. And do not be intimidated. This can all be rather enjoyable if you do not resist.
Alice : You looked to be enjoying your time with the young lady. Are you courting ?
Benedict : No. No, no. Miss Stowell is lovely, but that was me doing the not-resisting bit.
Alice : I am not certain miss Stowell is taking your experiment so casually. Excuse me. I must find some ratafia. Your situation is making me all the more nervous.
Mondrich : One dance, and suddenly, you have signaled you are available. How are we expected to understand all these society rules when even someone born into this world cannot grasp them ?
Benedict : Do you see those two ? Lord and Lady De Leon. It is consideres impolite to dance as often as they do with the same partner, but they cannot keep themselves off the floor. And Lord and Lady Singer. The rule is you are not supposed to have more than one or two drinks at these events, and yet they are like that every time. Drunk as fiddlers. And happy. Do you know what both of these couples have in common ? They are married, like yourself. All these rules are to keep the marriage mart churning. But once you have performed your function and … found your match, you are free.


Violet :
Francesca, dearest ? Lord Petri is quite the music devotee and, I hear, accomplished on the cello as well.
Lord Petri : The dowager viscountess flatters me. My love for the instrument surpasses my ability, to be sure.
Francesca : The cello is sucj a beautiful instrument.
Lord Petri : Indeed. What music do you most love ?
Francesca : Lately, I have been enjoying Ries. His Piano Trios are quite beautiful. And Beethoven’s Appassionata. I could listen to it forever.
Lord Petri : That is quite … expressive music. I once heard a rumor the Trios were written to convey his feelings for Mademoiselle Ludwigs. Do you not think you feel it in the music ?
Francesca : I mostly enjoy the chord progressions..

Lady Danbury : A mother in her natural sphere, always watching from the sidelines.
Violet : Lady Danbury, after Eloise’s fumbles last season, I am fearful of pushing another daughter too hard, but also fearful that, without a push, Francesca will marry the first « good enough » match.
Lady Danbury : And never set foot out of her natural sphere. A conundrum, to be sure. Perhaps the best thing you can do is to let her be in her natural sphere, then. (to Francesca) Come. Come with me.

Philippa : I may be with child already. I must eat for two.
Prudence : Your arrogance does not count as two people.
Portia : No. That is enough. Why do you not stand with your husbands, whom I took pains to secure for you ? You could be setting the mood for later.
Philippa : Alby and I lay together before we arrived.
Portia : Just lower your voice ! Not here. And what about you ? Did you two …
Prudence : We began. I simply … I do not enjoy it.
Portia : A woman’s pleasure is somewhat more subtle than a man’s. You see, when he … insert himself …
Philippa : Insert himself ? Inserts himself where ?
Portia : What on earth do you and Mr. Finch do ?
Philippa : We kiss, and then he makes an odd sound, and he goes to change his breeches.
Prudence : His breeches remain on ?
Philippa : Of course.
Portia : Why must I be punished over and over ?

Charlotte : I am tired of these chits tripping over themselves the moment they see me. I have seen enough. It is time for me to retire.
Lady Danbury : Before you go. Have you seen the Gérard painting in the back room ? I think you might find it, well, rather brilliant.
Miss Hallewell : She is leaving. She has barely spoken to any of us.
Éloïse : Finbally. Now I can stuff my mouth with chocolates without fear of appearing impolite. Excuse me.
Miss Malhotra : But we’ve not nearly had enough time to show off our gifts.
Miss Hallewell : Does anyone at least have any good gossip ?
Cressida : I cannot think of anything at the moment.

Pénélope : Good evening, lord Remington.
Lord Remington : Miss Featherington. It is a fine evening, is it not ?
Pénélope : I suppose so.
Lord Remington : I heard Her Majesty has yet to choose a diamond and it has caused some consternation with your fellow young ladies.
Pénélope : I do not much care for idle gossip.
Lord Remington : Truly, you are a more resolute person than I. I love a bit of gossip. I should not be so eager, but on days Whistledown is delivered, I sit bu the door and read it as soon as it arrives.
Pénélope : Do you ? I must admit, I do quite enjoy Whistledown.
Lord Remington : Did you read the passage about Lady Carter’s housekeeper ? That Lady Houghton stole her, and that is why Lady Carter fell off tonight’s guest list ?.
Pénélope : Good evening, lord Remington.

Pénélope : Colin. Lord Remington has asked to call on me tomorrow.
Colin : Well, that is excellent. Do you like him ?
Pénélope : I did enjoy myself.Very much..
Colin : I am certain he did as well.
Miss Malhotra : It is rather unseemly that Miss Featherington took his help
Miss Livingston : Pitiable, I think.
Lady Cowper : It is kind of him, but perhaps overly so..
Lady Hanbury : I would believe ….She’s done for …

Colin : Pardon me, what are you whispering about ?
Lady Livingston : Mr Bridgerton, we were wondering why an eligible gentleman such as yourself would help a spinster find a husband.
Lady Hanbury : Especially someone who is so beyond hope of success.
Lady Cowper : Mmmm… it’s actually all rather sad.

Penelope runs away, Colin and Eloise follow her.

Colin : Pen, wait ! !
Miss Goring : I cannot wait to know what Lady Whistledown’ll write about this.
Miss Barragan : It will surely be the main interest of her next edition.

Colin : Eloïse ! Did you tell anyone of my helping Penelope ?
Eloise : No. I did … I did not mean to …
Colin : Which means you did ?
Eloise : I confided in Cressida.
Colin : Because you thought you could trust her ? Why you are friends with Cressida in place of Penelope, I will never understand. What could Penelope possibly have done to warrant such maltreatment ?

Lady Danbury entraine la reine vers le salon où elle a laissé Francesca, seule, pour lui permettre de se mettre au pianoforte.

Charlotte : That was splendid !
Francesca : Forgive me, Your Majesty. I was taking a small pause from the ball.
Charlotte : Because you delight in your endeavors. Someone who performs not for me but for themselves. Brava. « Sparkling », one might say.

The Queen leaves, Lady Danbury follows her with a triumphant smile for Francesca.

Kent Estate. Will enters Alice's room, ready for bed.

Mondrich : My lady.
Alice : Will, what are you doing ? Should you not be sleeping in your own bedchamber ?
Mondrich : I do not wish to sleep. At least, not yet. And when I do, I will sleep here with my beautiful wife. Not in a cold, lonely room by myself.
Alice : You heard Mrs. Khanna. That is not how it is done. We cannot …
Mondrich : Yes, we can. We can do whatever we want, Alice. This is our life now. We are a married, noble couple.
Alice : Our son is noble.
Mondrich : Our family is noble.
Alice : I think … I am somehow afraid I will do something wrong, and they will take it all away. We’ve made use of our advantages, but everything up until now, we have worked for. And … I cannot stop thinking … What have we done to earn this ?
Mondrich : Nothing. The same as every viscount and earl and baron out there. Absolutely nothing. But it is ours, so let us enjoy it. No more tiptoeing around. No more sleeping in separate bedrooms.
Alice : No more old Lady Kent clothes.
Mondrich : Away with Lady Kent’s clothes. Away with clothes.
Alice : But … I am keeping all the jewelry.
Mondrich : There you go.

In her room, Penelope tearfully takes Lady Whistledown's quill.

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By the light of the moon, it is easy for one to mistake the night as a place of safety. Which is why, perhaps, both Featherington sisters snuck away early last night with their husbands. But one must never forget that, despite the cover of night, there are still eyes upon us all at all times.
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Lady Danbury House.

Oliver : Good evening Lady Danbury. A letter for you, ma’am ;
Lady Danbury : Thank you.
Oliver :Apologies for the disturbance.
Lady Danbury : Please alert Mrs. Walsh. We shall be having a visitor..

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We know there is one young lady who most certainly wishes her plans had remained in the dark. Penelope Featherington, who was so certain that she would not find a husband on her own, that she had to enlist the help of Mr. Colin Bridgerton. And while we knew Miss Featherington’s marital prospects were slim at best, this recent scandal will certainly make any further hopes disappear.
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Cressida : Eloïse. There you are
Éloïse : Is this that you wanted to happen ?
Cressida : I do not know of what you’re speaking.
Éloïse : When you spread gossip about someone, i twill inevitably end up in Whistledown. You must know that. But perhaps that was your goal in communicating the secret I told you in confidence. Otr can you really just not help being cruel ?
Cressida : I did not communicate your secret. But I did notice Miss Livingston whispering around the room after hovering nearby. You were rather indiscreet when you told me about Penelope. Perhaps if you were more decided about your former friendship, you would not have felt the need to gossip. I do appreciate your concern about cruelty, but perhaps you should like to find a looking glass … rather than looking at me.

Featherington House.

Portia : Have you seen this ? Tell me it is not true.
Pénélope : I cannot.
Portia : Oh, Pénélope. How could you be so reckless ? This family has already endured so much public scrutiny, and now this ?
Pénélope : It was foolish to ask …
Portia : No, what is foolish is being unreasonable about what you can achieve. I thought when you bought those dresses, it was only for your amusement, not that you earnestly believed you might find a husband in your third year out. A life unmarried is not all bad. Trust me, men can often cause much more trouble than they are worth.

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This author would not be surprised if Miss Featherington should wish to return to her familiar shadows once and for all.
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Rae : Miss. You have a visitor.

Penelope goes down to the garden. Colin is waiting for her.

Pénélope : What are youd oing here ?
Colin : I bribed her to give us a moment alone. I had to see how you were.
Pénélope : You read Whistledown.
Colin : She is beastly to write such things.
Pénélope : It’s her job to report what everyone is talking about. It would have been suspicious if she had not. In truth, I brought this on myself. A sad, stupid girl who believed she might possibly have a chance of lobe.
Colin : You must not say such things..

----------
Perhaps a return to the shadows is for the best. After all, a small taste of the light can lead to that most dangerous of émotions. Hope. And once hope is lost, a lady may become reckless.
----------

Pénélope : Colin … Could I ask you something ?
Colin : Of course.
Pénélope : Would … would kiss me ?
Colin : Pénélope …
Pénélope : It would not have to mean anything. And I would never expect anything from you because of it, but I’m nearly on the shelf and never been kissed, and I am not certain I ever will be. I could die tomorrow …
Colin : You are not going to die tomorrow.
Pénélope : But I could, and it would kill me.
Colin : But you’d already be dead.
Pénélope : I do not wish to die without ever having been kissed. Please. Colin.

Colin comes up and kisses her.

Pénélope : Thank you.

She runs away.

 

Rédigé par Mamynicky 

 

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sossodu42 
05.03.2026 vers 22h

mowgli1984 
04.02.2026 vers 09h

Mel3450 
22.01.2026 vers 17h

AliM88 
21.01.2026 vers 21h

vampire141 
09.03.2025 vers 23h

Fuffy 
15.02.2025 vers 10h

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vampire141  (06.03.2025 à 09:24)

Certes je rejoins tout le monde que l'intrique est plate mais j'ai etait mort de rire avec les 2 soeurs de Penelope et leurs maris, je ne sais pas des 4 qui est le/la plus idiot/e "s'introduire mais ou ?" 

mamynicky  (22.06.2024 à 21:43)
Message édité : 22.06.2024 à 22:13

Au début de l'épisode, Charlotte et Lady Danbury parlent d'Edwina, vite fait. Il semble qu'elle a fait un merveilleux mariage à l'étranger.Serait-ce avec le prince Friedrich ? Puisque Charlotte voulait le lui présenter.

J'avais commencé les livres il y a longtemps, et apparamment heureusement, je ne m'en souviens pas.

J'ai quand même du mal avec Pénélope, je ne trouve pas sa transformation si flagrante et je n'aime pas du tout sa coiffure à la Loren Bacall. Pour moi, rien ne l'avantage.

J'espère quand même que c'est elle qui aura un fils en premier. Colin a l'air de savoir mieux s'y prendre que les benêts de mari de ses soeurs.

labelette  (14.06.2024 à 22:14)

Qu'elles sont insupportables et cruches les soeurs de Pénélope ! On dirait les filles de la belle-mère de Cendrillon (aussi bien physiquement que par leur comportement) ;-)

Penelope fait vraiment désespérée dans cet épisode et le pompon c'est quand elle demande à Colin de l'embrasser.

Eloïse et Cressida j'ai beaucoup de mal à accrocher. J'espère qu'elle va se rabibocher avec Penelope !

En lisant ton message jptruelove, je me dis que je suis bien contente de ne pas avoir lu les livres. Généralement, j'évite de lire les livres d'une série que je regarde ou si c'est déjà fait, je suis souvent déçue par la série (comme ça a par exemple été le cas avec Big Little Lies).

cinto  (23.05.2024 à 17:44)

Oui, jptruelove, heureusement que les déors et les costumes sont magnifiques, rutilants, super travaillés; Parce que l'intrigue, c'est assez plat quand même.

Je n'ai pas lu les livres, je vais dire "ouf! "

catgir2  (17.05.2024 à 21:47)
Message édité : 13.06.2024 à 23:24

Difficile de passer après Daphné et Kate Sharma ; Colin s'en sort mieux mais l'acteur, Luke Newton, n'a pas l'air "d'y croire"....

Dommage que l'histoire de Francesca ne soit pas plus développée d'autant plus que le jeune actrice est ravissante.
On ne retrouve pas l'humour de Benedict et l'amitié soudaine d'Eloïse pour Cressida est curieuse.

Bref, je suis déçue car où est passé la défense des femmes comme dans la S1 et la S2 et Penelope qui  "chouine" en permanence  et qui quémande un baiser !

 

 

jptruelove  (16.05.2024 à 22:28)

Le scénario est vraiment perturbant pour quelqu'un qui a lu les livres...

- l'amitié entre Eloise et l'autre peste...

- les débuts de Franscesca (j'avoue que ça, j'adore! donc perturbant mais plaisant)

- le baiser entre Colin et Pénélope, il me semblait que cela n'arrivait pas aussi vite...

- l'absence de la femme de Bénédicte (celui ci est censé déjà être marié)

Mais les personnages sont toujours aussi bien travaillés et les décors superbes. 

Contributeurs

Merci au rédacteur qui a contribué à la rédaction de cette fiche épisode

mamynicky 
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