3.03 – Forces de la nature.
Dans la nuit, Pénélope sort dans le jardin et se dirige vers la porte de la rue où Colin la rejoint. Il la remercie d’être là et lui avoue qu’il ne pense plus qu’au baiser qu’ils ont échangé. A son tour Pénélope admet qu’il occupe toutes ses pensées. Ils se rapprochent et s’embrassent. Colin se réveille en sursaut.
Dans le salon, Bénédict taquine Gregory qui a le bras en écharpe. En effet, le jeune garçon a glissé du toit sur lequel il avait grimpé pour voir le ballon de la montgolfière exposé par monsieur H et prêt à s’envoler. Violet, quant à elle, ne se lasse pas d’entendre l’appréciation de la Reine pour Francesca lors de sa présentation la veille. Hyacinthe félicite Colin pour sa gentillesse envers Pénélope, quoi qu’en dise lady Whistledown. En bredouillant, Colin explique qu’effectivement, Pénélope est une excellente relation de la famille, ce qui permet à Benedict de taquiner un autre frère.
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Lady Whistledown : Chers amis lecteurs, l’humanité a accompli d’extraordinaires prouesses dans ses velléités de se mesurer à la nature. Eller a conçu des navires pour parcourir le globe, des châteaux presque aussi hauts que les nuages, et aujourd’hui, de grands ballons pour sillonner les cieux. Mais en dépit de tous les efforts déployés par nos débutantes devant la reine Charlotte, il semble que Sa Majesté ne soit intéressée que par l’une d’entre elles.
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La Reine a réuni les cartes des gentlemen susceptibles d’épouser son diamant. Elle souhaite pour Francesca un bel homme, riche et de haut rang. Lady Danbury propose lord Debling, rejeté par la Reine car trop ennuyeux, trop occupé à observer et parler de la nature.
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Lady Whistledown : Même si d’autres jeunes filles pourraient se précipiter sur les restes de Miss Francesca, elles seraient bien avisées de se rappeler que plus on vise haut, et plus dure sera la chute.
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Au petit déjeuner, Pénélope écoute ses sœurs parler de leur éventuelle grossesse. Madame Varley vient la prévenir qu’elle a une visite. Eloïse l’attend dans l’entrée. Elle a remarqué que Pénélope n’a pas été vue en société depuis la diffusion de la chronique de Whistledown. Eloïse pense que ce qui a été écrit était inutilement dur mais Pénélope explique qu’il aurait paru étrange qu’elle n’ait pas fait de commentaire. Eloïse l’assure que répandre la rumeur sur Pénélope et Colin n’était pas intentionnel et avant de partir, souhaite à son ancienne amie de trouver ce qu’elle cherche, avec ou sans l’aide de Colin.
Accompagnée de Rae, Pénélope se promène dans le parc et subit les chuchotements des autres promeneurs. Elle aperçoit Colin qui se dirige vers elle, ils s’isolent-derrière un arbre.
Maladroitement, Colin s’excuse de ne pas être passé voir Pénélope plus tôt. Ils conviennent ensemble qu’il devient plus raisonnable de renoncer aux leçons. Ils se séparent, Colin lui souhaite beaucoup de bonheur, Pénélope répond que si elle reçoit une demande ce sera uniquement grâce à lui.
Le soir au bal, les mères s’intéressent à lord Debling qui a annoncé son intention de se marier cette saison. Lady Cowper incite Cressida à se rapprocher du célibataire qui de plus possède un vaste domaine.
Les Bridgerton entrent dans la salle, Bénédict se sent ciblé par les mères et part se dissimuler. Eloïse confie à Colin qu’elle a parlé à Pénélope mais Colin s’éloigne sans répondre. Lady Danbury et Violet constatent que les faveurs de la reine opèrent leur magie, Francesca est le point de mire des prétendants de la saison. Lady Danbury prévient Violet que les lords de rangs inférieurs se manifestent en premier, les lords de rangs supérieurs prenant la suite. Toutefois, la Reine réservera certainement à son diamant un lord du rang le plus élevé de tous, peut être même comme pour Daphné, un ami proche de la famille. Violet rassure Francesca, elle n’aura pas à épouser celui que la reine lui choisira. Mais Francesca souhaite faire confiance à la Reine qui lui présentera le meilleur parti pour elle.
Pénélope, quant à elle, essaie de mettre en pratique les leçons de Colin mais reçoit de lord Stanton et lord Wilding, une réponse ironique sur sa recherche de mari.
Les Mondrich entrent à leur tour, attirant curiosité et jalousie du groupe de ladies autour de lady Cowper. Ils se dirigent vers Colin qui les complimente sur le splendide et noble couple qu’ils forment. Voyant Colin regarder Pénélope, Alice lui demande s’il est en train d’évaluer sa petite élève. Vexé, Colin remarque qu’avec la fortune et le bon goût, les commérages sont arrivés jusqu’aux Mondrich. Alice lui demande de ne pas lui en vouloir, la lecture du Whistledown s’avère édifiante et contrairement à la majorité, elle ne trouve pas ce qu’il a fait choquant mais plutôt attentionné, voire galant. Elle est persuadée que grâce à sa gentillesse elle trouvera rapidement un mari.
Pour éviter les jeunes filles candidates au mariage, qui se précipitent vers lui, Bénédict s’incruste auprès de Lady Danbury qui comprend et joue le jeu en se servant de lui à son tour pour faire le tour de la salle de bal à son bras.
Lord Debling retrouve Pénélope dans le coin où elle s’est retirée. Il explique s’être senti traqué comme une proie ; Pénélope lui souhaite bienvenue bien que seuls les parias et les cas désespérés soient autorisés à la rejoindre dans sa retraite. Debling imagine qu’elle a du faire quelque chose d’atroce car lui a renoncé à manger des animaux morts et il est tout de même encore toléré malgré cette hérésie. Pénélope avoue que Whistledown, que Debling ne lit pas, a appris à la société l’aide que lui a apporté Colin pour trouver un mari. Contre toute attente, Debling la félicite de s’être écartée du troupeau, au risque d’être prise pour cible comme le cerf dont la tête se dresse sur le mur au-dessus d’eux.
Alors que Colin surveille de loin la conversation de Pénélope et lord Debling, ce dernier trouve que la franchise de Pénélope est rafraichissante.
Le lendemain, en promenade, Cressida informe Eloïse, surprise, qu’elle a décidé d’épouser lord Debling. Eloïse conseille à son amie de cacher à Debling qu’elle adore les fourrures. Certaine que Debling ne voit en Pénélope qu’une créature blessée et sans défense, Cressida pense avoir trouvé un mari doux et attentionné qui lui apportera le soutien que sa famille lui refuse. Elle demande de l’aide à Eloïse qui lui propose des ouvrages d’histoire naturelle.
Plus tard, une foule se presse autour de l’exposition organisée par lord Hawkins pour présenter une nouveauté : une nacelle retenue par de gros cordages et fixée à un ballon.
Colin rejoint Pénélope, heureuse de lui annoncer que lord Debling a manifesté de l’intérêt pour elle. Les leçons de Colin ont porté leurs fruits, elle a pu être simplement elle-même. Colin s’inquiète de ses sentiments, Pénélope pense qu’il est encore trop tôt mais lord Debling n’est pas déplaisant. Avant de le quitter elle lui demande de lui souhaiter bonne chance.
Quelques temps après, Pénélope se détourne du petit groupe formé par lord Debling, Eloïse et Cressida. Debling l’aperçoit et l’appelle pour qu’elle vienne se joindre à eux. Aussitôt en compétition, Cressida lance la conversation sur le grand pingouin, menacé d’extinction dont elle a lu l’histoire dans le livre, prêté par Eloïse et écrit par Debling. Ne voulant pas être en reste, Pénélope affirme, aimer elle aussi les oiseaux. Mais selon elle, les plus magnifiques d’entre eux sont parfois parmi les plus communs. Le moineau n’est pas à sous-estimer, ce qu’approuve Debling.
Les curieux et férus de techniques nouvelles se pressent sous la tente de Hawkins qui explique comment son ballon est gonflé. Il vante l’étoffe légère et résistante qui lui permettra de rester dans les airs plus de deux heures. Pour Lord Remington, incrédule, un navire peut faire toute la route jusqu’aux Amériques. Lord Stanton ajoute qu’il dispose de plus d’un gouvernail. Facétieux, Bénédict remarque qu’avec ou sans gouvernail, ce serait un bon véhicule pour échapper aux griffes des matrones, à l’extérieur. Il s’excuse en s’apercevant qu’il s’est adressé à une lady alors qu’il croyait parler à lord Remington. Elle demande pourquoi il pensait s’adresser à un homme, parce qu’une femme ne peut pas s’intéresser à la technique ? Bénédict n’a pas le temps de répondre, un nouveau sceptique demande à quoi peut servir un tel ballon. En colère, la jeune femme s’écrie que la tente est un ballon rempli d’air par les personnes présentes. L’ingéniosité de lord Hawkins fait avancer le progrès technique. Elle était venue écouter des idées nouvelles et non entendre l’habituel concert de remarques incrédules et moqueuses. Se tournant vers Bénédict elle demande s’il a des commentaires à faire. Penaud, il répond qu’il n’a rien à ajouter ; il a simplement hâte d’entendre ce qui va être dit et ravi de découvrir ce qui passionne les autres. Lord Hawkins remercie la jeune femme pour son intervention et s’apprête à reprendre la présentation de sa réalisation.
Pendant ce temps, Brimsley a convoqué Francesca auprès de la Reine. Charlotte a prié l’un de ses grands amis de venir de Vienne à Londres spécifiquement pour Francesca. Elle lui présente lord Samadani, marquis. Sous les yeux de lady Danbury et Violet émues, Samadani et Francesca commencent à faire connaissance.
Tandis que Cressida et Pénélope essaient d’attirer sur elles l’attention de Debling, Colin se renseigne sur lui. Wilding et Stanton conviennent qu’il a des passions surprenantes, mais il n’y a rien de répréhensible chez lui si ce n’est son goût pour les légumes, et vu l’étendue de sa fortune, il peut se permettre toutes les excentricités.
A ce moment, le vent souffle plus fort et les assistants ont du mal à stabiliser la nacelle retenue par de gros cordages. Hawkins s’inquiète, le vent se lève dangereusement.
Dankworth entraîne sa femme à l’écart pour l’embrasser. Surprise par un promeneur qui s’approche, Prudence pousse son mari qui tombe sur l’un des piquets qui s’arrache du sol, entrainant la corde. Les piquets s‘arrachent ensuite les uns après les autres. L’un des cordages s’élance en sifflant entrainant la nacelle, vers le groupe de Debling qui fait fuir les jeunes filles, mais Pénélope est tétanisée et reste sur place. Debling revient vers Pénélope tombéeau sol et la protège de son corps.
Colin s’est aperçu de la catastrophe, il arrache sa veste et tout en se jetant sur l’une des cordes, entraîne les hommes autour de lui. Bénédict et Mondrich sont les premiers à réagir puis Wilding et Stanton s’arcboutent à leur tour pour retenir chacun des cordages. Pénélope est sauvée et Hawkins grimpe dans la nacelle. Les hommes lâchent les cordes, la nacelle et Hawkins s’envolent.
Debling s’inquiète pour Pénélope, mais Cressida fait mine de s’être blessée à la cheville et reprend l’attention de Debling. Colin reçoit les félicitations de l’assistance et montré comme un héros.
Le soir, toute la société se retrouve chez lady et lord Hawkins qui ont organisé un bal des innovations. Bénédict se sert d’Eloïse comme bouclier, Portia est satisfaite que l’attention ne soit plus fixée sur Pénélope et Colin, mais plutôt Colin et le ballon. Violet laisse tomber l’un de ses gants, un gentilhomme le ramasse, elle le remercie non sans remarquer sa belle prestance. Lady Cowper exhorte Cressida à obtenir une danse avec lord Debling. Colin est accueilli en héros par un essaim de jeunes filles, mais il cherche Pénélope. Cette dernière et Cressida aperçoivent lord Debling au même instant et se toisant du regard, essaient d’arriver la première sur leur cible. Cressida remercie Debling de s’être si bien occupé d’elle, Pénélope se détourne, toisée par Cressida.
Eloïse, abandonnée par Cressida, se rapproche d’un groupe de jeunes filles mais en entendant leur conversation qui tourne autour du mariage de miss Kenworthy s’éloigne rapidement.
Lord Samadani se félicite d’avoir été présenté à Francesca, car ils ont une chose rare en commun, sept frères et sœurs. Francesca approuve, mais constate qu’il n’a pas dû avoir non plus une minute de tranquillité, car il lui est arrivé de se sentir seule au milieu de cette agitation. Samadani est d’avis contraire et souhaite avoir huit enfants lui aussi pour que sa maison ne soit jamais silencieuse. Francesca se force à sourire et lui demande de l’excuser pour s’éloigner.
Violet ne voit plus Francesca et la cherche. Elle se heurte au gentleman qu’elle remercie à nouveau pour avoir ramassé son gant et explique qu’elle cherche sa fille. Il répond que les siennes ont toutes quitté le nid. Lady Danbury s’approche et présente son frère, Marcus Anderson à Violet, surprise. Lady Danbury précise que Marcus vient d’arriver à Londres et n’est que de passage. Violet lui souhaite bienvenue à Mayfair.
Francesca sort dans le jardin et apprécie le calme. Un jeune lord la rejoint et comprend qu’elle avait besoin de tranquillité, ce qu’il a lui-même cherché toute la soirée. Il espère pouvoir savourer le silence ensemble. Elle acquiesce avec un sourire puis après l’avoir salué, retourne vers la salle de bal.
Bénédict, en voulant se mettre à l’écart, tombe nez à nez avec la jeune femme étonnée der le rencontrer sur le terrain de chasse préféré des matrones. Il avoue avoir bravé ce nid de vipères pour la retrouver en espérant des présentations en bonne et due forme. Il se présente, inutilement, elle connait son nom, les deux frères Bridgerton figurant parmi les héros du jour. Elle se présente à son tour, Lady Tilley Arnold. Veuve, elle ne cherche pas un autre mari, il n’a donc pas à craindre qu’elle tente de le séduire. Bénédict répond qu’il n’a pas peur d’elle ce qu’elle estime être une erreur. Plus tard, sur la piste de danse, un jeu de séduction s’installe entre eux.
Will Mondrich et Alice avaient décidé de ne pas se rendre au bal, Mondrich voulant reprendre sa place à son club et Alice souhaitant passer une soirée avec ses enfants à la maison. Mondrich a été heureux d’être invité par les membres de la société à participer à une chasse. Lord Garret s’approche et demande à Mondrich si l’établissement lui appartient toujours. Mondrich porte un toast à leur future partie de chasse à laquelle il a hâte de participer. Garret ne suit pas et l’avertit qu’il ne peut pas rester derrière son bar, les membres de l’aristocratie ne travaillent pas. Mondrich pensait que faire partie de ce monde signifiait la liberté de faire ce qu’il souhaite. Garret affirme qu’il y a des limites et si Mondrich tire aussi bien que ce qu’il sert les verres, il espère le voir à la chasse.
Chez les Hawkins, Pénélope est seule, elle regarde Colin entouré de jeunes filles qui le félicitent et Debling discute avec Cressida. Pénélope profite d’un moment où Debling va chercher deux verres de limonade pour s’approcher de lui et lui avouer ne pas avoir été honnête avec lui. Elle ne déteste pas la nature mais préfère être à l’intérieur. Intéressé, il oublie Cressida et l’écoute. Elle continue, elle a fait semblant mais ne le veut plus. Elle est en réalité quelqu’un qui apprécie la compagnie des autres et les commérages, même s’il lui arrive de se cacher aux soirées. Quelqu’un qui apprécie un bon livre plutôt qu’explorer la nature sauvage, quelqu’un qui aime regarder les oiseaux, mais par la fenêtre. En plaisantant, Debling lui demande où elle cache toutes ses personnalités. Qu’elle n’ait nulle envie de passer son temps à explorer la nature ne le gêne pas, il ne serait plus invité nulle part s’il parlait uniquement de la nature. Il ne tient pas à courtiser quelqu’un qui serait exactement comme lui. Il veut être avec une personne qui sait qui elle est et accepte ses propres particularités, comme il le fait et comme elle le fait aussi. De loin, Cressida voit Debling offrir à Pénélope le verre qui lui était destiné.
Eloïse essaie de tempérer la déception de Cressida en lui démontrant qu’un régime à base de légumes ne lui conviendrait pas.
Colin surveille de loin Pénélope en discussion avec Debling. Violet cherche toujours Francesca et s’approche de Colin. Ce dernier en profite pour lui demander ce qu’elle espère pour Francesca dans sa recherche d’un mari. Violet souhaite pour ses enfants ce qu’elle avait ambitionné pour elle-même. De la passion, de l’exaltation, l’amour avec un grand A. Colin pensait que pour sa mère, la base d’un grand amour était l’amitié. Violet le croit, c’est ainsi que tout a commencé pour elle. Mais il est plutôt rare de commencer en tant qu’amis, et d’évoluer ensuite ensemble vers d’autres sentiments. Edmund a eu le courage de lui demander si c’était réciproque.
Colin se dirige vers Pénélope pour lui poser une question, mais Debling vient réclamer la danse réservée.
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Lady Whistledown : …Votre chroniqueuse est convaincue que toutes les grandes inventions de l’homme ne sont rien d’autre qu’une diversion à ce qui lui est le plus naturel. Son instinct. La pulsion animale innée qui existe en chacun d’entre nous même le plus raffiné. Car au bout du compte … notre nature triomphe toujours. Apparemment, l’instinct de lord Debling a conduit cet amoureux de la nature au choix le plus surprenant de la saison en la personne de miss Pénélope Featherington. Il va sans dire que votre chroniqueuse est captivée. Car dans la bataille qui oppose l’homme à la nature, il est assez évident que la lutte se livre en réalité entre l’homme et lui-même.
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Prudence et Philippa réalisent que les maux dont elles souffrent sont les signes de leur grossesse tant espérée.
Rédigé par Mamynicky









