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La Chronique des Bridgerton
#304 : Vieux amis

 

Une visite place Pénélope devant un choix délicat. Pour d'autres, les occasions de prendre un nouveau départ, et de trouver l'amour, ne manquent pas.

Popularité


3.63 - 8 votes

Titre VO
Old Friends

Titre VF
Vieux amis

Première diffusion en France
16.05.2024

Plus de détails

Ecrit par : Jess Brownell
Réalisé par : Tricia Brock


  Musique par Kris Bower
Costume designer John Glaser
Coiffure et maquillage Erika Okvist
Choregraphe Sean Jack Murphy
Victor Alli … John Stirling
Adjoa Andoh … Lady Danbury
Lorraine Ashbourne … Mme Varmey
Simone Ashley … Kate Bridgerton
Jonathan Bailey … Anthony Bridgerton
Joanna Bobin … Lady Araminta Cowper
Harriet Cains … Philippa Finch
Bessie Carter … Prudence Dankworth
Dominic Coleman … Lord Cowper
Nicola Coughlan … Penelope Featherington
Hannah Dodd … Francesca Bridgerton
Kathryn Drysdale … Geneviève Delacroix
Daniel Francis
… Marcus Anderson
Ruth Gemmell … Violet Bridgerton
Florence Hunt … Hyacinthe Bridgerton
  Martins Imhangbe … Will Mondrich
Claudia Jessie … Eloïse Bridgerton
Lorn Macdonald … Albion Finch
Jessica Madsen
… Cressida Cowper
Emma Naomi … Alice Mondrich
Hannah New
… Lady Tilley Arnold
Luke Newton … Colin Bridgerton
Sam Phillips … Lord Debling
James Phoon ... Harry Dankworth
Golda Rosheuvel
… Reine Charlotte
Hugh Sachs … Brimsley
Luke Thompson
… Benedict Bridgerton
Will Tilston … Gregory Bridgerton
Polly Walker … Portia Featherington
Julie Andrews … Voix VO Lady Whistledown

3.04 – Vieux amis.

Madame Varley a fait demander à Prudence et Philippa de venir rapidement chez leur mère. Portia les attend avec impatience pour leur montrer par la porte du salon entr’ouverte, la visite que reçoit Pénélope. Lord Debling offre une plante à Pénélope pour qu’elle puisse profiter de la nature sans sortir de chez elle. Comme d’habitude, Prudence et Philippa se montrent jalouse de leur sœur. Portia les fait taire, Pénélope a demandé à Colin de l’aider, elle va reprendre là où il s’est arrêté. Elle entre dans le salon et présente ses deux ainées. Portia se montre ravie de sa visite qui évite à Pénélope de rester assise à lire à la fenêtre. Debling pense que la banquette doit être confortable, mais Pénélope préférait la vue dont elle avoue commencer à se lasser.  Elle est donc enchantée de sa visite.

Violet avertit Colin, en train de travailler à son journal, que les Bridgerton attendent la visite du marquis Samadani pour Francesca. Colin préfère être absent en prenant pour prétexte de manger tous les biscuits sans en laisser aucun au marquis. Violet souhaite revenir sur leur conversation sur l’amitié et de la possibilité que cela se change en amour, Colin la remercie mais c’était purement une question rhétorique, il veut ce qu’il y a de mieux pour Francesca.

Bénédict se présente, un bouquet de fleurs à la main, chez lady Tilley Arnold.

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Lady Whistledown : Très cher lecteur. Une question. Quelle est la force fondamentale qui nous guide sur notre route ? Est-ce notre esprit … ou notre cœur ?
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Dans l’escalier, Tilley est en conversation avec son avoué dont elle menace de se séparer. Il promet de revenir quand tout sera en ordre. Se tournant vers Benedict, elle lui demande s’il est venu lui soutirer de l’argent. En riant, il répond qu’il s’agit d’une visite de courtoisie, mais Tilley ne souhaite pas ce genre de visite. Quelques minutes plus tard, ils s’embrassent dans la chambre de Tilley.

Chez lady Danbury Marcus plaisante, ce qui fait rire les domestiques. Sur un regard de lady Danbury, ils reprennent vite leur sérieux. Puis elle demande la raison de son retour à Londres. Le personnel de son domaine à la campagne est sa seule compagnie et cette absence de vie sociale ainsi que le manque de dames l’a conduit à revenir en ville. Pour sa part, lady Danbury est très occupée et il est par conséquent libre de fréquenter autant de charmantes londoniennes qu’il le souhaitera.
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Lady Whistledown : 
Quand le cœur et la tête entrent en conflit, le moindre choix devient un supplice. S’il y a une personne chez qui raison et sentiments ne font qu’un, c’est Sa Majesté la reine Charlotte. Après leur rencontre au bal des Hawkins, il semblerait que le diamant de la reine, miss Francesca Bridgerton, soit bel et bien en passe de devenir la nouvelle marquise Samadani.
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Au palais, la Reine lit la chronique de Whistledown. Comme toujours Brimsley, près de sa Reine, sait qu’elle est satisfaite des louanges de la chroniqueuse. Il sait aussi que la Reine a en vue les fiançailles de Francesca et le marquis lors de la fête qu’elle souhaite organiser. Choquée de constater que Brimsley la connait aussi bien, elle lui demande comme d’habitude dans ce cas, de reculer d’un pas.
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Lady Whistledown : 
Naturellement, ce qui nous met à tous le cœur en joie peut malheureusement aussi le briser. La saison ne fait que commencer et n’en fait bien souvent qu’à sa tête.
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En prévision de la visite de lord Samadani, la cuisinière des Bridgerton s’est renseigné sur ses préférences et confectionné des mille feuilles. Francesca pense qu’il est possible que le marquis ne vienne pas, mais Humboldt vient annoncer un visiteur. Francesca est heureuse de constater qu’il s’agit du jeune lord avec qui elle a partagé un moment de silence au bal des innovations. Hyacinthe pense voir le marquis et souhaite bienvenue à Samadani. Violet la détrompe et le nouveau venu se présente, il s’agit de John Stirling, comte de Kilmartin. Eloïse craint qu’il vienne pour elle et se cache derrière Gregory mais elle est bien vite rassurée, Kilmartin est le prétendant de Francesca. Ils s’installent dans un coin du salon, côte à côte sans parler, savourant le silence à la stupéfaction de la famille. Quelques temps après, Humboldt revient annoncer un second visiteur. Il s’agit de lord Samadani qui salue tous les membres de la famille avec aisance. John Stirling se présente et prend congé pour ne pas s’imposer.

Chez les Mondrich, Alice voudrait que son mari vende le Club après que plusieurs membres de la haute société ont exprimé leur avis sur la question, mais Mondrich ne veut pas renoncer à ce qu’ils ont construit.

Lord Fuller reçoit les membres de la société dans sa bibliothèque. Il est fier de leur présenter sa collection constituée depuis 1790. Pénélope se plonge avec plaisir dans l’un des ouvrages sur des expéditions dans le Nord, où Debling veut se rendre. Portia ferme son livre et lui demande de laisser Debling lui en parler, les hommes adorent expliquer le monde aux femmes. Si elles sont déjà informées par leurs lectures, ils se sentent superflus et dévalorisés. Lord Debling s’approche d’elles et remarque que Pénélope s’intéresse au mythique passage du Nord-Ouest. Portia interrompt Pénélope pour répondre qu’en fait, elles n’y comprennent strictement rien et ont besoin de ses explications.

Les Bridgerton entrent à leur tour, accompagnés de lord Samadani qui se vante de posséder lui-même une collection de plus de mille titres. Eloïse remarque qu’il n’est rien de mieux pour un livre que d’être collectionné ce qu’approuve Francesca. Colin repère Pénélope en pleine conversation avec Debling.

Eloïse se rapproche de Cressida, doutant que quiconque dans cette bibliothèque ait déjà lu un livre du début à la fin. Triste, Cressida pense que le sien rejoindra bientôt la collection, la tragédie d’une vieille fille, promise par son père à l’un de ses vieux amis.

Colin accepte l’offre de Wilding et Stanton pour les rejoindre le lendemain soir en quête de réjouissances. Debling remarque que Pénélope est distraite mais elle se dit fascinée par tous les ouvrages. Elle n’a rien contre les récits d’aventures ni les encyclopédies, mais elle revient inévitablement aux histoires d’amour où Il est question de lien et d’entente et d’espoir d’une vie meilleure. Débling apprécie que Pénélope ait une passion qui lui procure autant de joie qu’à lui, ses recherches. Il se demande s’il existe dans les romans un héros qui part pour un très long voyage alors que son épouse est heureuse de rester au foyer et tenir la maison. Il imagine qu’un tel livre ne serait pas très sentimental, mais Pénélope pense qu’ils pourraient être très heureux si la femme avait ses propres sujets d’intérêt dans la vie. L’idée d’un mariage pragmatique mais néanmoins heureux plait à Debling et se demande comment dans ce cas la demande devrait être faite à la jeune fille en l’absence d’homme dans sa famille. Hésitante, Pénélope répond qu’il devrait s’adresser à sa mère, mais devrait lire le livre pour connaître la réponse de la jeune fille.

Le lendemain, Colin a suivi Wilding et Stanton dans une maison close mais n’arrive pas à prendre part aux réjouissances promises.

Au cours d’une promenade en ville, Violet imagine que le marquis invitera Francesca pour une danse au bal de la reine, ce qui signifierait son intérêt pour elle. Sentant sa fille peu enthousiaste, Violet lui rappelle que cet intérêt peut ne pas être partagé, mais Francesca n’écoute pas, elle a vu John Stirling et demande à sa mère ce qu’elle sait sur sa famille. Violet ne connait pas les Kilmartin qui sont des personnes réservées et se mêlent peu aux autres. Elle se demande si Francesca est intéressée par le jeune homme.

Abordé par Francesca, John Stirling explique qu’il est parti de chez elle assez brusquement car elle avait un autre visiteur. Francesca espérait le rencontrer à l’inauguration de la collection de lord Fuller, mais John n’assiste aux événements mondains que contraint par les règles du savoir-vivre, ce qui vexe Francesca, d’autant qu’après avoir discuté de la musique dispensée par quatre musiciens, John s’excuse et s’éloigne. Francesca affirme à sa mère que Kilmartin ne l’intéresse pas du tout.

Sans nouvelle de son amie, Eloïse rend visite à Cressida. Elle trouve sa maison triste comme un musée. Cressida réalise qu’Eloïse est la première amie qu’elle reçoit. Lord Cowper se montre désagréable ce qui oblige Eloïse à partir. Puis il intime l’ordre à sa fille de ne plus être vue en compagnie de cette demoiselle Bridgerton.

Au club de Mondrich, lord Wilding, lord Stanton et Colin, se remémorent leurs rencontres et conquêtes féminines lors de leurs nombreux voyages. Conscient que leurs propos ne font pas d’eux des gentlemen, Colin est fatigué de se montrer désinvolte à propos de la seule chose qui a un vrai sens dans la vie. De son côté, Alice essaie de persuader son mari de l’accompagner pour la soirée. Mais Mondrich refuse, de nombreux lords ont clôturé leur compte et il n’a pas les moyens d’embaucher un serveur. A regret, elle s’en va seule.

Lord Debling a requis la permission de courtiser Pénélope et Portia l’a lui a naturellement donnée, trop heureuse pour sa fille. Pénélope lui rappelle qu’elle n’a pas encore donné son accord. Portia l’exhorte à être raisonnable et elle le sera pour elle si besoin, lord Debling étant propriétaire de l’une des plus grandes demeures de Mayfair. Il possède de plus 24 domestiques, une flotte de voitures et comme il voyage souvent elle devra gérer ses domaines et ses affaires ce qui lui donnera une influence qui rejaillira sur les Featherington. Portia sent l’hésitation de sa fille, elle espère qu’elle n’attend pas le grand amour qui n’existe que dans ses romans.

Madame Wilson donne ses gants à Violet, prête pour le bal de la reine. Benedict, Eloïse et Francesca sont déjà dans la voiture et Violet s’inquiète pour Colin qui préfère rester se reposer. Elle l’a entendu rentrer tard la veille. De tous ses enfants, Colin est le plus sensible, il aide toujours ceux qui en ont besoin. Elle est fière de cette sensibilité mais elle ne veut pas qu’il continue à vivre pour faire plaisir aux autres. Il lui parait dommage qu’il ne récolte pas le fruit de son travail. Lady Featherington répète à qui veut l’entendre que Pénélope pourrait recevoir une demande en mariage au bal de la reine le soir même. Puis elle le quitte en espérant qu’il ira mieux.

Au palais royal, la Reine arbore une perruque dans laquelle a été aménagée une grotte, et cache un mécanisme actionnant deux cygnes en cristal. La Reine offre un ballet à ses invités, espérant que cet intermède inspirera le couple de son diamant. Lord Samadani regarde Francesca, dont le regard est inévitablement attiré par John Stirling.

Tandis que lord Debling s’inscrit dans le carnet de bal de Pénélope, lord Anderson s’approche de Violet. Après l’avoir saluée, il lui confie ne pas être revenu à Mayfair depuis les toutes premières années de son mariage. S’il sait s’occuper à la campagne, il se demande comment passer son temps à la ville. Violet avoue s’occuper, avec lady Danbury, à se mêler de la vie de leurs jeunes gens. Marcus est étonné du passe-temps choisi par sa sœur mais ils apprennent à nouveau à se connaître. Pensive, Violet regarde Francesca danser avec lord Samadani ; elle craint que sa fille n’ait pas ressenti l’étincelle requise. Marcus explique qu’il n’a pas fait un mariage d’amour mais ils se sont beaucoup attachés l’un à l’autre et ont été très heureux. Pourtant il appelle de ses vœux de trouver l’amour dans sa seconde vie.

Alice est près de lady Danbury et la remercie de l’avoir accompagnée au bal, qu’elle ne voulait pas manquer bien que son mari n’ait pas souhaité y assister pour rester à son club. Lady Danbury la met en garde car la reine pourrait prendre ombrage qu’un homme de son rang travaille dans un club. Elle lui conseille de persuader Will que leur nouvelle vie vaut largement le sacrifice de son bar.

Bénédict retrouve lady Arnold en conversation avec lord et lady Fuller.

Accueilli froidement par Francesca après sa danse avec lord Samadani, lord Kilmartin vient s’excuser de l’avoir quittée brusquement la dernière fois et lui offre un petit rouleau de papier. Il sait ne pas être quelqu’un de bavard mais croit profondément en l’éloquence d’un geste. Lord Samadani revient avec deux verres de citronnade, mais Francesca prétexte vouloir rentrer de bonne heure et rejoint Violet.

Contrariée, Charlotte note que Francesca ne boit pas la citronnade rapportée par lord Samadani.

Après réflexion, Colin a décidé de se rendre au bal. Lord Fife l’accueille et veut l’entrainer pour boire un verre au White. Dédaignant l’interdit de son père, Cressida rejoint Eloïse qu’elle trouve courageuse d’être différente. Eloïse ne comprend pas être la seule à imaginer tout le temps libre à pouvoir lire ou échanger des idées plutôt que d’aller à la chasse au mari. Cressida pense plus intéressant d’observer Colin qui fonce droit sur Pénélope et lord Debling. Pénélope comprend que Debling cherche à faire un mariage pragmatique, mais elle espère qu’avec le temps, l’amour puisse un jour grandir. Debling pense difficile de faire plus de place dans son cœur, occupé par son travail. Colin les interrompt, Debling les laisse discuter puisqu’apparemment, ils ont des choses à régler. Cressida s’approche de Debling en l‘invitant à finir la danse en cours.

Pénélope craint que Colin gâche tout entre Debling et elle. Colin refuse qu’elle épouse Debling mais Pénélope insiste, elle le connait suffisamment et sait que son voyage durera une année. En paix avec ce qu’il a à lui offrir, elle va accepter sa demande.

Pendant qu’ils dansent, Debling apprend de Cressida que Colin et Pénélope sont de vieux amis, depuis que les Featherington ont emménagé juste en face des Bridgerton.

Lorsque Pénélope veut reprendre sa conversation avec lord Debling, ce dernier lui rappelle qu’il est essentiel, dans la mesure où il sera souvent absent, qu’il épouse une personne dont l’affection n’est pas déjà engagée par ailleurs. Il a compris les sentiments de Pénélope pour Colin. Il la quitte en lui souhaitant de trouver ce qu’elle cherche, au grand désespoir de Portia.

Francesca découvre que John Stirling lui a offert la mélodie qu’ils avaient entendue, réarrangée comme elle l’imaginait et s’empresse de se mettre au piano forte.

Lady Arnold a invité Benedict à la suivre et ils terminent la soirée dans la chambre à coucher de Tilley.

Pénélope s’enfuit du bal et monte dans sa voiture. Colin l’a suivie et monte à sa suite en l’assurant qu’elle ne doit pas épouser Debling qui n’est pas du tout celui qu’il lui faut. Pénélope veut rentrer en silence, la scène qu’il vient de lui faire a amené Debling à croire que Colin l’aimait, ce qui est absurde.

Adouci, Colin avoue que ces dernières semaines, il a été envahi d’émotions déconcertantes. Il ne pouvait cesser de penser à elle et au baiser qu’ils ont échangé. Il se penche vers elle et l’embrasse puis s’écarte, hésitant mais elle l’embrasse à son tour. Avec son accord, il la caresse puis passe sa main le long de la jambe de Pénélope et pousse la caresse plus loin. Pénélope gémit de plaisir.

Arrivés devant la maison des Bridgerton, il l’aide à remettre de l’ordre dans sa toilette. Il descend de voiture et lui tend la main en lui demandant si elle accepte enfin de l’épouser.

 

Rédigé par Mamynicky

 

3.04 – Vieux amis.

Maison des Featherington

Philippa : Moins vite, s’il te plait ! Je ne dois pas courir, je suis enceinte.
Prudence : Ça, ça reste à vérifier.
Philippa : J’ai vomi toute la nuit.
Prudence : Les nausées des femmes enceintes ne sont-elles pas censées être matinales ?
Philippa : Qu’y a-t-il ? Ma gouvernante m’a dit que Varley a dit que c’était urgent.
Prudence : Je dormais.
Portia : Chut. Regardez. Votre sœur a de la visite.

Lord Debling : Je vous ai apporté une plante, pour que vous puissiez profiter de la nature sans sortir de chez vous.
Pénélope : Merci. Qu’est-ce que c’est ? Une sorte de fougère ?

Prudence : Pourquoi elle ?
Philippa : Elle le fait sûrement chanter.
Prudence : Ou alors, elle l’a séquestré dans un placard.
Philippa : A-t-elle utilisé une potion, comme celle de Varley ?
Portia : Nous savons ce qu’elle a fait. Elle a demandé à Colin de l’aider un peu. Beaucoup feraient bien pire pour se rapprocher des Bridgerton. Il va falloir que je reprenne là où M. Bridgerton a bien voulu s’arrêter.

Portia : Lord Debling, mes autres filles sont justement de passage et souhaitent vous dire bonjour.
Lord Debling : Bonjour.
Pénélope : Bonjour.
Portia : Nous sommes ravies de votre visite. Si souvent, ma Pénélope reste assise à lire à cette fenêtre. Et regardez-la maintenant ! Cela, c’est à vous que nous le devons.
Lord Debling : Est-ce vrai ? Cette fenêtre vous plait-elle pour une raison précise ? La banquette est-elle particulièrement confortable ?
Pénélope : Pas tant que ça. J’apprécie surtout la vue, je crois. Mais je l’avoue, je commençais à m’en lasser. Et je suis enchantée d’avoir votre visite.

Maison des Bridgerton.

Colin travaille sur son journal.

Violet : Ha. J’espérais bien vous trouver ici.
Colin : Et vous m’avez trouvé.
Violet : Nous attendons la visite du marquis Samadani qui vient voir Francesca ce matin. Puis-je compter sur votre présence ?
Colin : Il est sans doute préférable que je passe mon tour cette fois. Sinon, il y a de bonnes chances que je mange tous les biscuits sans en laisser aucun au marquis.
Violet : Colin, hier soir, au bal, quand nous avons parlé de l’amitié et de la possibilité que cela se change en amour, y avait-il quelque chose dont vous souhaitiez discuter avec moi ?
Colin : I C’est très aimable à vous, mère, mais c’était purement une question rhétorique. Je veux ce qu’il y a de mieux pour Francesca. Je descendrai tout à l’heure.
Violet :  Très bien.

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Lady Whistledown : Très cher lecteur. Une question. Quelle est la force fondamentale qui nous guide sur notre route ?
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Maison de Tilley Arnold.

Bénédict se présente avec un bouquet de fleurs.

Lady Tilley : Vous êtes mon avoué. Si vous souhaitez le rester, attention à ce que vous allez dire
Avoué : Je reviendrai une fois que tout sera en ordre.
Lady Tilley : Etes-vous également venu me soutirer de l’argent ?
Benedict : Pas du tout. Je suis là pour une visite de courtoisie.
Lady Tilley : Monsieur Bridgerton. Je ne souhaite pas ce genre de visite

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Lady Whistledown :
Est-ce notre esprit … ou notre cœur ?
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Maison des Danbury

Lord Anderson : Et là, le malheureux cousin répond : « Je ne me risquerai pas à le contester car vous n’en démordez pas depuis dix ans. »
Lady Danbury : Merveilleux. Mais avant d’avoir épuisé toute l’hilarité dans la pièce, explique-nous. A quoi devons-nous le plaisir de ton retour à Londres ?
Lord Anderson : Oui, pardonne-moi, je fais mon numéro devant tout le monde. Je suis un peu trop habitué à ce que le personnel de mon domaine à la campagne soit ma seule compagnie. C’est justement ce manque de vie sociale qui m’a ramené ici.  Et l’absence de dames, je dois dire.
Lady Danbury : Dans ce cas, tout se passera à la perfection. J’ai pour ma part fort à faire. Par conséquent, tu es libre de fréquenter autant de charmantes londoniennes que tu le souhaites.

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Lady Whistledown :
Quand le cœur et la tête entrent en conflit, le moindre choix devient un supplice. S’il y a une personne chez qui raison et sentiments ne font qu’un, c’est Sa Majesté la reine Charlotte. Après leur rencontre au bal des Hawkins, il semblerait que le diamant de la reine, miss Francesca Bridgerton, soit bel et bien en passe de devenir la nouvelle marquise Samadani.
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Palais de Buckingham.

Brimsley : Elle vous couvre de louanges, Votre Majesté.
Charlotte : Vous arrivez à lire d’aussi loin ?
Brimsley : Avec beaucoup d’entraînement, tout est possible.
Charlotte : Alors je suis ravie que nous soyons aussi bien entraînés à organiser les fêtes les plus exquises qui soient. Nous allons sans délai en programmer une. Une célébration de notre prestige.
Brimsley : Et l’occasion, éventuellement, de garantir le mariage de miss Francesca ?
Charlotte : Reculez d’un pas, je vous prie. Vous lisez trop bien en moi

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Lady Whistledown :
Naturellement, ce qui nous met à tous le cœur en joie peut malheureusement aussi le briser. La saison ne fait que commencer et n’en fait bien souvent qu’à sa tête.
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Maison des Bridgerton.

Violet : C’est le gâteau ?
Domestique : Oui tout-à-fait, madame, c’est un mille-feuilles. Notre cuisinière s’est entretenue avec celle de lord Samadani. Ceci devrait pouvoir répondre à toutes ses attentes.
Francesca : J’espère qu’elle ne s’est pas donnée autant de mal pour rien. Il est possible que lord Samadani ne vienne pas.
Violet : Oh, chut …
Humboldt : Un visiteur est là.
Violet : Oui ! Faites-le entrer.
Hyacinthe : Lord Samadani, soyez le bienvenu. Notre cuisinière a préparé un mille-feuilles en prévision de votre visite.
Violet : Hyacinthe, ce n’est pas lord Samadani.
Hyacinthe : Oh.
Violet : Veuillez lui pardonner cette méprise.
Lord Stirling : J’en suis responsable, à n’en pas douter. Je suis venu voir l’une de vos filles, si vous le permettez.
Violet : Ma fille, Francesca ?
Lord Stirling : Miss Francesca. John Stirling, comte de Kilmartin.
Francesca : C’est un plaisir de vous recevoir.
Lord Stirling : Tout le plaisir est pour moi.
Francesca : Lord Kilmartin et moi nous sommes brièvement croisés au bal des Hawkins, mais nous n’avons pas eu l’occasion de présentations officielles.
Violet : Je vois.
Lord Stirling : Puis-je me joindre à vous ?
Francesca : J’en serais enchantée.
Gregory : Elle ne lui dit pas un mot.
Éloïse : Stupéfiant. Je croyais qu’il fallait du sarcasme pour décourager un soupirant. Mais le simple silence est nettement plus efficace.
Gregory :  Peut-être qu’ils passent un bon moment.
Violet : Comment feront-ils connaissance s’ils ne se parlent pas ? Et il lui rend visite avant qu’ils aient été officiellement présentés.
Humboldt : Un autre visiteur est là, madame. Lord Samadani, pour miss Francesca.
Lord Samadani : Lady Bridgerton, je vous salue.
Violet : Bonjour, lord Samadani. Je vais vous chercher une pâtisserie.
Lord Samadani : M. Bridgerton, miss Bridgerton. Et vous devez être miss Hyacinthe, je présume ?
Hyacinthe : Quelle allure !
Éloïse : Chut.
Lord Samadani : Miss Francesca. C’est un plaisir de vous voir.
Francesca : Bonjour, lord Samadani.
Lord Samadani : Je ne crois pas que nous nous connaissions, lord …
Lord Stirling :  Kilmartin. Mais j’allais partir. Je ne voudrais pas m’imposer. Au revoir.

Domaine des Kent.

Alice : C’est le troisième lord à te dire que tu devrais renoncer au club.
Mondrich : Il semblerait que tous les membres de la haute société aient un avis sur la question, sous couvert d’inquiétude à mon égard.
Alice : Leur inquiétude est au mieux hypocrite. Mais quand ceci sera fini, je parie que leur esprit se fixera sur autre chose.
Mondrich : Tu penses que je devrais faire ce qu’ils veulent ? Renoncer à tout ce que nous avons construit ?
Alice :  N’est-ce pas toi qui as dit que nous devions accepter tout ce nous avons aujourd’hui ? Pourquoi t’encombrer d’un commerce qui ne fera qu’aggraver la confusion ?
Mondrich :  Ce n’est pas moi qui suis dans la confusion. Je ne renoncerai pas à mon club.

Maison Fuller.

Lord Fuller a ouvert sa bibliothèque à toute la haute société.

Lord Fuller ; Soyez les bienvenus ! J’ai commencé à constituer ma collection en 1790, et jugé tout à fait opportun de la partager après toutes ces années.

Pénélope : Nous sommes dans une bibliothèque. Permettez-moi de regarder un livre.
Portia : Hors de question que vous vous laissiez distraire. Vous devez penser uniquement à lord Debling aujourd’hui.
Pénélope : Ce livre parle d’expéditions dans le Nord, où lord Debling à l’intention de voyager.
Portia : Alors laissez-le vous en parler. Les hommes adorent nous expliquer le monde. Si nous nous le sommes déjà expliqué par nos lectures, ils se sentent superflus et dévalorisés.
Lord Debling : Bonjour mesdames. Miss Featherington, vous lisez sur le mythique passage du Nord-Ouest ?
Pénélope : En effet, je trouve cela …
Portia : Terriblement compliqué. Pour tout vous dire, nous n’y comprenons strictement rien. Auriez-vous la gentillesse de nous expliquer ?

Lord Samadani : Je trouve les livres captivants. J’ai moi-même une collection de plus de mille titres.
Éloïse : Quoi de mieux pour un livre que d’être collectionné ?
Francesca : Oui, c’est vrai.

Éloïse : Je doute fort que quiconque dans cette bibliothèque ait déjà lu un livre du début à la fin.
Cressida : Le mien rejoindra peut-être bientôt la collection. La tragédie d’une vieille fille dont le père lui promet maintenant de la marier à l’un de ses vieux amis.
Éloïse : On dirait un roman allemand.

Lord Wilding : Je vous ai aidé à retenir le ballon et tous les battements d’éventail semblent pourtant aller dans votre direction.
Lord Stanton : Peut-être nous honorerez-vous de votre présence demain soir, si vous n’êtes pas trop pris à repousser toutes vos admiratrices ? Nous sommes en quête de réjouissances.
Colin : Je crois que je vais vous accompagner. Quelques réjouissances ne me feront pas de mal.

Lord Debling : Vous cherchez quelqu’un miss Featherington ?
Pénélope : Non. Je suis fascinée par tous ces ouvrages.
Lord Debling : Que préférez-vous lire ?
Pénélope : Je n’ai rien contre les récits d’aventures ni les encyclopédies, mais … à la vérité, j’en reviens toujours et inévitablement aux histoires d’amour.
Lord Debling : Et qu’y a-t-il dans ces histoires qui vous plaît tant ?
Pénélope : Il y est question de lien et d’entente, et d’espoir d’une vie meilleure. Je dois vous paraître terriblement mièvre.
Lord Debling : Miss Featherington, je me réjouis que vous ayez une passion qui vous procure autant de joie que moi, mes recherches. Nous sommes pareils, dans un sens. Y a-t-il des romans dans lesquels le héros part pour un très long voyage tandis que son épouse est heureuse de rester au foyer et de tenir la maison ? J’imagine qu’un tel livre ne serait pas très sentimental.
Pénélope : Non, sans doute. Mais si la femme avait ses propres sujets d’intérêt dans la vie, ils pourraient être très heureux.
Lord Debling : Un mariage pragmatique mais néanmoins heureux ? L’idée me plaît assez. Et comment, oserai-je vous demander, ce personnage fictif ferait-il sa demande à la jeune fille ? En particulier, en l’absence d’homme dans sa famille. Si c’était vous qui écriviez ce roman, je veux dire.
Pénélope : Eh bien, j’imagine qu’il s’adresserait à sa mère
Lord Debling : Je vois. Si sa mère donnait sa bénédiction, croyez-vous que la jeune fille dirait oui ?
Pénélope : Il vous faudrait lire le livre pour le savoir.

Colin essaie sans conviction, de participer aux réjouissances prévues par lord Stanton et lord Wilding.

Courtisane : Vous allez bien ? Vous semblez …
Colin : J’ai bien peur que mon enthousiasme ne soit ailleurs ce soir.
Courtisane : Voulez-vous plutôt regarder, dans ce cas ? Voua avez déjà payé.
Colin : Entendu.

En promenade en ville.
Violet :
Si le marquis vous invite encore à danser au bal de la reine, ce sera le signe qu’il s’intéresse à vous.
Francesca : Nous verrons déjà s’il m’invite pour une première danse cette fois.
Violet : Quelque chose me dit qu’il le fera. Mais si cet intérêt n’est pas partagé …
Francesca : C’est lord Kilmartin. Vous connaissez sa famille ?
Violet : Pas très bien. Ce sont des gens relativement réservés, qui se mêlent peu aux autres. Vous vous intéressez à lui ?
Francesca : Bonjour, lord Kilmartin.
Lord Stirling : Miss Francesca. Lady Bridgerton.
Francesca : Vous êtes parti assez brusquement l’autre matin.
Lord Stirling : Oui, vous aviez un autre visiteur.
Francesca : J’espérais vous voir hier à l’inauguration de la collection de lord Fuller.
Lord Stirling : Non. Il est rare que j’assiste aux événements mondains, à moins d’y être contraint par les règles du savoir-vivre.
Francesca : Je vois. Et donc, si vous vous arrêtez pour nous parler, c’est … par politesse ?
Lord Stirling : C’est vous qui m’avez abordé, je crois. Agréable musique, non ?
Francesca : En fait pour être honnête, non. Je trouve que la cadence est trop fluctuante. A l’instant où vous commencez à saisir la mélodie, le morceau est fini. Un tel air serait plus attrayant joué en ¾ de façon à ce qu’on puisse sentir la musique.
Lord Stirling : Oui. C’est très parlant. Veuillez m’excuser, je vous prie.
Francesca : Pour répondre à votre question, non. Il ne m’intéresse absolument pas.

Maison des Cowper.

Valet : Une visite pour miss Cowper, madame.
Cressida : Eloïse !
Éloïse : Cressida. Lady Cowper. Quelle demeure accueillante. On dirait un musée, pour ainsi dire.
Lady Cowper : C’est l’heure des visites, miss Bridgerton.
Éloïse : Et je me permets justement d’en faire une à miss Cowper, si c’est autorisé ?

Éloïse : Tout va bien ? Je viens prendre de vos nouvelles. Vous n’étiez pas dans votre adresse hier.
Cressida : Je ne crois pas avoir jamais eu la visite d’une amie à la maison.
Éloïse : Vraiment ?
Cressida : Je ne peux pas leur en vouloir. C’est plus un genre de mausolée qu’autre chose, ici, non ?
Éloïse : Vous allez bien ?
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Lady Cowper : J’ai été claire sur l’heure des visites.
Lord Cowper : Pas assez claire visiblement.
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Lord Cowper : Miss Bridgerton, vous permettez que je parle à ma fille ? Seul à seul ?
Naturellement.

Lord Cowper : Vous ne devez plus être vue en compagnie de cette demoiselle Bridgerton. Est-ce que c’est bien clair ?

Club de Will Mondrich

Alice : Es-tu certain de ne pas pouvoir venir dîner avec nous ce soir ?
Mondrich : Les deux-tiers des lords ont clôturé leur compte. Je n’ai pas les moyens d’embaucher un serveur avant d’avoir résolu ce problème. Peut-être un nouveau décorateur ou un cuisinier.
Alice : Je suis sûre que tu trouveras les réponses.

Lord Stanton : Pendant mon tour de l’Europe, j’ai rencontré une Grecque dans les Balkans. Mon accompagnateur a détourné le regard pendant que nous faisions plus ample connaissance pendant six mois d’affilée sur toute la péninsule.
Lord Wilding : Elle me rappelle la jeune femme du Carré Français de la Nouvelle-Orléans qui m’a fait oublier la longueur du voyage. Beaucoup à offrir à l’étage, et je ne parle pas de son esprit. Et vous, Bridgerton ? Vous êtes parti un moment. Je suis sûr que la gent féminine a du rendre votre périple très enrichissant ?
Colin : Je vous ai déjà parlé de la comtesse si je ne m’abuse ?
Lord Stanton : Oui, mais sans nous dévoiler les détails.
Colin : C’est qu’un gentleman se doit de garder certaines choses pour lui.
Lord Fife : Allons ! Je ne vois aucun gentleman parmi nous.
Colin : Je suis d’accord avec vous. Ha, pardonnez-moi. Mais c’est fatigant, non ? Cette nécessité qui nous est imposée de demeurer désinvolte à propos de la seule chose dans la vie qui ait un véritable sens. C’est triste, vous ne trouvez pas ?

Maison des Featherington.

Lord Debling : Miss Featherington.
Pénélope : Maman !
Portia : Lord Debling a requis ma permission de demander votre main.
Pénélope : La lui avez-vous donnée ?
Portia : Oui, naturellement. Vous vous en êtes magnifiquement sortie. J’ai entendu dire que lord Debling possède l’une des plus grandes demeures de Mayfair. 24 domestiques, une flotte de voitures. Et à ce qu’il m’a dit, il voyage souvent, ce qui veut dire que ce sera à vous de gérer ses domaines et ses affaires. Vous imaginez l’influence que cela vous donnera ? L’influence que cela donnera aux Featherington ?
Pénélope : Maman, je n’ai pas encore dit oui.
Portia : Mais vous allez le faire, bien sûr.
Pénélope : Ses voyages ont certes des avantages. Je tiens à conserver mon intimité, mais …
Portia : Mais quoi ? Pénélope vous avez dépensé votre argent de poche en nouvelles toilettes, en coiffeur et cela a eu l’effet escompté. Lord Debling est une prise assurée et une prise de premier choix, qui plus est. Ne soyez pas trop gourmande du fait de votre succès. Que pourriez-vous vouloir de plus ?  Ne me dites pas que vous attendez l’amour ? Oh ! c’est pour cela que je vous ai toujours déconseillé la lecture. L’amour est une illusion. Il n’existe que dans vos romans. Savez-vous ce qui est romantique ? La sécurité. Pénélope, soyez maligne. Et si vous ne l’êtes pas, je le serai pour vous.

Le soir, dans sa chambre, Pénélope se prépare pour la nuit.

Rae : Vous êtes prête, mademoiselle ?
Pénélope : Oui.

Maison des Bridgerton.

Mme Wilson : Vos gants, madame.
Violet : Merci, Mme Wilson. Ho, Colin, tout le monte est dans la calèche et vous n’êtes pas habillé ?
Colin : Non, j’aimerais rester à la maison, ce soir.
Violet : Vous n’avez pas l’air bien. Est-ce vous que j’ai entendu tituber dans le vestibule tard hier soir ?
Colin : Je vais bien.
Violet : Vous savez, vous avez toujours été un de mes enfants les plus sensibles. Toujours attentif aux besoins des autres. Toujours prêt à apporter ou bien son aide, ou bien une plaisanterie pour détendre l’humeur. Vous ne vous faites jamais passer avant les autres. Je suis fière de votre sensibilité. Mais vivre pour faire plaisir aux autres ? J’imagine que cela peut être fatigant, parfois. Douloureux, peut-être. Alors je ne vous reproche pas d’avoir enfilé une armure ces derniers temps. Mais vous devez faire attention à ce que l’armure ne rouille et ne se coince à tel point que vous ne puissiez la retirer.
Colin : Ma tête est pleine de tumulte. Pardonnez-moi de m’être emporté. Je voudrais simplement pouvoir me reposer ce soir.
Violet : Il est seulement dommage que vous ne récoltiez pas le fruit de votre labeur. Il paraît que Pénélope pourrait recevoir une demande en mariage ce soir. Lady Featherington le répète à tous ceux qui veulent bien écouter.
Colin : Ce soir ? C’est plutôt rapide.
Violet : Grâce à votre aide, je suppose. J’espère de tout cœur que vous irez mieux.

Palais royal Saint James

Le bal, organisé par la reine, offre un ballet comme attraction aux invités.

Charlotte : Peut-être que ce voluptueux petit intermède saura inspirer mes tourtereaux ce soir.

Portia : C’était magnifique.
Lord Debling : Miss Featherington. Lady Featherington.
Pénélope : Bonsoir.
Portia : Êtes-vous venue m’enlever ma fille pour une danse, lord Debling ? Il me semble qu’il reste un peu de place sur son carnet de bal.
Pénélope : Beaucoup, en fait.
Lord Debling : Dans ce cas, me ferez-vous l’honneur de bien vouloir y inscrire mon nom ?

Lord Anderson : Lady Bridgerton.
Violet : Lord Anderson. Je vous remercie, mais je n’ai aucun appétit. Vous passez une bonne soirée ?
Lord Anderson : Oui, excellente. Je n’étais pas revenu à Mayfair depuis les toutes premières années de mon mariage. A la campagne, on peut se promener, regarder les arbres et tranquillement se prélasser chez soi. Eclairez-moi. A quoi passe-t-on son temps en ville ?
Violet : Je crains que la plupart d’entre nous s’occupe à se mêler de la vie de nos jeunes gens. C’est notre passe-temps favori, à votre sœur et moi.
Lord Anderson : Ma sœur, une entremetteuse ?
Violet : A la vérité, ce mot ne lui rend pas justice. Elle modèle la société selon sa volonté et j’avoue qu’elle est plutôt douée. Vous ignoriez cet aspect de sa personnalité ?
Lord Anderson : Disons que nous apprenons à nouveau à nous connaître. Et sur qui ses talents se déploient-ils en ce moment ?
Violet : Oh, ma fille, Francesca. Je ne suis pas certaine que l’étincelle requise soit présente.
Lord Anderson : Ma foi, pour ce que cela vaut … Il peut arriver que le feu couve avant de brûler. Je n’ai pas fait un mariage d’amour et au début ce ne fut certes pas une union très passionnée. Mais je me suis beaucoup attaché à elle. Jusqu’à sa mort, nous avons été très heureux.
Violet : Toutes mes condoléances, je suis vraiment navrée. Peut-être y a-t-il de l’espoir. J’avais pour ma part fait un mariage d’amour, alors je ne connais que ça.
Lord Anderson : Vous avez toute ma sympathie. Mais je suis jaloux. Que vous ayez eu la chance de faire un mariage d’amour. C’est une chose que je continue à appeler de mes vœux dans ma seconde vie.

Lady Danbury : Il semble que votre diamant brille de mille feux pour vous.
Charlotte : En effet, elle étincelle. Lady Whistledown elle-même n’a pu que s’incliner devant la brillance extrême de mon choix.
Lady Danbury : Peut-être cela a-t-il ouvert la porte à une alliance plus amicale entre la commère et la Couronne.
Charlotte : J’ose dire que c’est effectivement le cas.
Alice : Je vous remercie d’avoir bien voulu me tenir compagnie. Je ne voulais pas manquer un autre bal, mais je n’avais aucune envie de me présenter seule ici.
Lady Danbury : Votre époux devrait être ici avec vous.
Alice : Monsieur Mondrich semble éprouver quelques difficultés à faire le deuil de notre ancienne vie. J’ai beau insister, rien n’y fait. Il est très attaché à son bar.
Lady Danbury : La reine risque de prendre ombrage qu’un homme de son rang travaille dans un club. Vous devez persuader monsieur Mondrich que cette nouvelle vie vaut largement son sacrifice. Les précédentes vies sont des lieux périlleux à revisiter.

Lady Fuller : Avez-vous apprécié le spectacle monsieur Bridgerton ?
Benedict : Énormément. A tel point que je me demande si je n’ai pas raté ma vocation. De danseur.
Lady Fuller : Oh.
Lord Fuller ; Ah. Lady Arnold, joignez-vous à nous.
Lady Tilley : Lord Fuller. Lady Fuller. Quel plaisir de vous voir parmi nous.
Lady Fuller : Vous connaissez monsieur Bridgerton ?
Benedict : On s’est rencontrés.
Lady Tilley  : Brièvement.
Benedict : Oui, tout à fait. C’est un plaisir, néanmoins. Nous échangions nos points de vue sur le spectacle.
Lady Fuller : Tout à fait. Je dois dire que je ne comprends pas pourquoi le danseur avait besoin d’être aussi dévêtu.
Lord Fuller ; Il est certain qu’il aurait pu mettre une chemise.
Lady Tilley  : Totalement d’accord. Être ainsi dévêtu, c’est une hérésie.

Cressida : Eloïse, vous voilà. Je vous ai cherchée toute la soirée.
Éloïse : Ne deviez-vous pas éviter de me parler ? Je suis cette « demoiselle Bridgerton » après tout.
Cressida : Vous avez entendu. Je suis désolée qu’il ait dit ça.
Éloïse : Et je suis désolée que ce soit un parfait imbécile.
Cressida : Eloïse !
Éloïse : Si vous devez garder vos distances quelque temps, je le comprendrai.
Cressida : Non. Mon père devra l’endurer. D’autant que c’est un imbécile. Vous ne ressemblez à personne, Eloïse. Comment trouvez-vous le courage d’être si différente ?
Éloïse : Ce n’est pas du courage. Je ne comprends pas que les gens ne voient pas les choses comme moi.
Cressida : Et comment au juste voyez-vous les choses ?
Éloïse : Ma foi … si vous tenez à le savoir.

Lord Anderson : Chère sœur, où vas-tu donc ?
Lady Danbury : Je me retire de bonne heure. Le spectacle de danse est terminé, la reine est comblée par son diamant et je souhaite prendre du temps pour moi. J’ai besoin de tranquillité.
Lord Anderson : Si tu as fini ton travail d’entremetteuse ici, je pourrais peut-être m’offrir comme nouveau sujet. Tu serais à ce qu’on m’a dit une modeleuse de la société. Et je n’arrête pas de croiser une femme fascinante.
Lady Danbury : J’ignore de que tu as entendu dire, mais je te demande de me laisser en dehors de tes marivaudages. Je ne suis pas du tout intéressée.
Lord Anderson : Oui, je conçois que mes activités puissent te paraitre assez dissolues, mais je te l’assure, j’ai le cœur pur.
Lady Danbury : Et ton cœur se situe-t-il dans ton pantalon ?

Lord Stirling : Miss Francesca.
Francesca : Lord Kilmartin. J’ai peur d’être déshydratée après cette danse avec lord Samadani. A tel point que je n’ai guère envie de parler.
Lord Stirling : Le silence n’est-il pas notre mode de communication préféré ? Pardonnez-moi de vous avoir quittée si brusquement la dernière fois. Je voulais seulement vous offrir ceci. Je ne suis pas quelqu’un de très bavard. Et les quelques mots que j’emploie ne sont pas toujours les bons. Mais je crois profondément en l’éloquence d’un geste.
Lord Samadani : Miss Francesca, je vous ai apporté de la citronnade.
Francesca : Pardonnez-moi lord Samadani. Maman, j’aimerais rentrer de bonne heure, si vous le voulez bien.
Violet : Ma foi … Trouvons tout d’abord votre frère et votre sœur.
Francesca : Bien sûr. Lord Samadani. Lord Kilmartin.

Charlotte : Qu’est-ce qui se passe ?
Brimsley : Lord Samadani est allé chercher de la citronnade pour miss Francesca, et là, elle …
Charlotte : Elle ne boit pas sa citronnade.
Brimsley : En effet, Votre Majesté, vous avez raison, elle ne boit pas sa citronnade.

Dankworth : C’est peut-être mieux comme ça. Les enfants accaparent tellement de notre temps, sans parler des ravages sur notre beauté. Mais bien sûr nous avons beaucoup d’avance.
Prudence : Vous voudriez que nous renoncions ? Vous me donnez mal à la poitrine.
Dankworth : Ha mon Dieu. Pardonnez-moi.
Prudence : D’ailleurs elle a été sensible toute la semaine.
Philippa : Tu te moques de moi ? J’ai mal à la poitrine en continu. Et ce n’est pas un œdème du pancréas. Maman dit que c’est un signe manifeste de grossesse.
Prudence : Elle dit ça ?

Colin arrive au bal.

Lord Fife : Bridgerton. Élégamment en retard ? A vrai dire, ça n’en vaut pas la peine. Venez plutôt avec nous. Mais cette fois nous allons boire au White et non à l’abominable bar de Mondrich.
Colin : Excusez-moi.

Lord Debling : Tout va bien, miss Featherington ?
Pénélope : Oui. Tout va à la perfection.
Lord Debling : Vous m’en voyez ravi.
Pénélope : Puis je vous poser une question, monsieur ?
Lord Debling : Ce que vous voulez.
Pénélope : Compte tenu de la fréquence de vos voyages, je comprends que vous cherchiez à faire un mariage pragmatique, mais, croyez-vous malgré tout, qu’avec le temps, peut-être, l’amour puisse un jour grandir ?
Lord Debling : Je n’en sais rien. Honnêtement, le travail occupe tant mon cœur qu’il me paraît difficile d’y faire plus de place. Mais je me réjouis que vous soyez quelqu’un avec une vie aussi bien remplie. Vous êtes particulièrement en beauté, ce soir, miss Featherington.

Éloïse : … Et vous imaginez tout le temps libre que nous aurions si nous ne devions pas toujours penser au mariage. Le temps que nous aurions pour lire ou échanger des idées, ou faire n’importe quoi d’autre que d’aller à la chasse au mari.
Cressida : C’est intéressant.
Éloïse : Oui, n’est-ce pas ?
Cressida : Non, je parle de votre frère qui marche droit sur Pénélope et lord Debling.

Colin : Puis-je vous interrompre ?
Pénélope : Colin.
Colin : J’en ai pour une minute.
Lord Debling : Apparemment, vous avez des choses à régler. Je vais donc vous laisser.

Cressida : Nous reprendrons cette conversation ultérieurement, d’accord ?
Éloïse : Euh …

Cressida : Lord Debling. Vous êtes trop séduisant pour être mis à l’écart. Je serais ravie de finir cette danse avec vous si vous cherchez une cavalière.

Pénélope : Colin, vous allez tout gâcher entre Debling et moi.
Colin : C’est peut être aussi bien.
Pénélope : Qu’est-ce que ça veut dire ?
Colin : Pen, vous ne pouvez pas l’épouser. Vous le connaissez à peine.
Pénélope : Je le connais suffisamment.
Colin : Il va quitter le pays. Pour trois ans.
Pénélope : Je suis déjà au courant, Colin. Son voyage lui prendra déjà une année.

Cressida : Ha ! Ils ont l’air plutôt contrariés, non ? Eros et Psyché en plein affrontement.
Lord Debling : Qu’essayez-vous de dire, miss Cowper ? Ne sont-ils pas de vieux amis ?
Cressida : De très vieux amis, en effet. Depuis que les Featherington ont emménagé en face de chez eux.
Lord Debling : En face de chez les Bridgerton, c’est ça ?
Cressida : Juste en face.
Lord Debling : Je vois.

Pénélope : Je suis en paix avec ce que lord Debling a à m’offrir. Je vais accepter sa demande.

Lord Debling : Merci pour cette danse, miss Cowper.

Colin : J’ai promis de vous aider à trouver un mari mais je ne vous laisserai pas commettre une telle erreur.
Pénélope : Si j’ai commis une erreur, c’est en vous demandant de m’aider au départ.

Pénélope : Lord Debling ! Nous avons été interrompus. Je sais que le bal se termine, mais si nous reprenions notre conversation.
Lord Debling : Pourquoi vous asseyez-vous si souvent à votre fenêtre ? Vous avez cherché quelqu’un toute la semaine. J’ai cru que vous aviez eu un différend avec monsieur Bridgerton. Mais je crains fort maintenant que vous le cherchiez pour une tout autre raison. Celle qui vous fait tant aimer la fenêtre de votre salon et la vue qu’elle offre sur la maison qui lui fait face.
Pénélope : Je ne comprends pas du tout de quoi vous parlez.
Lord Debling : Je vous parle de monsieur Bridgerton et des sentiments que vous partagez.
Pénélope : Je vous l’assure. Colin Bridgerton ne pourrait jamais avoir des sentiments pour moi. Il est risible de l’imaginer. Nous sommes amis, rien de plus.
Lord Debling : Mais vous voudriez être plus ?
Pénélope : Ce n’est … Ce n’est de toute façon … nullement possible.
Lord Debling : Je ne vous demande pas si c’est possible, mais si cela vous plairait. Miss Featherington, dans la mesure où je serai souvent absent, il est essentiel que j’épouse une personne dont l’affection n’est pas déjà engagée autre part. Quoique vous cherchiez, je vous souhaite de le trouver. Bonsoir.
Portia : Mais où va-t-il ? Qu’avez-vous fait ?
Pénélope : C’est là votre question ? Pas si je vais bien ? Je ne compte pour vous que si je porte au doigt la bague d’un lord ?
Prudence : Maman, je suis enceinte. Je crois. Alors ? Vous n’êtes pas contente ?

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Lady Whistledown :
On dit que le cœur fait à jamais de la tête sa dupe.
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Colin court derrière Pénélope qui monte dans une voiture.
Maison des Bridgerton.

Violet : Francesca.
Francesca : Lord Kilmartin a fait réarranger la mélodie que nous avons entendue l’autre jour exactement comme je l’imaginais.

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Lady Whistledown :
Et lorsque l’on fait passer le cœur avant la tête, souvent, toute raison s’envole par la fenêtre. Mais à sa manière, le corps sait ce dont il a le plus besoin. Et votre chroniqueuse n’est pas de ceux qui contestent la sagesse séculaire d’un cœur qui bat.
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Colin : Attendez !

Colin monte dans la voiture de Pénélope

Colin : Pénélope !
Pénélope : Je ne souhaite pas vous parler.
Colin : Je vous en prie ! Puis-je ?
Pénélope : Arrêtez-vous d’abord chez les Bridgerton.
Valet de pied : Entendu !
Pénélope : Que voulez-vous ?
Colin : Lord Debling a-t-il fait sa demande ?
Pénélope : En quoi cela vous regarde-t-il ?
Colin : Il faut que je le sache. Vous a-t-il fait sa demande ?
Pénélope : C’est drôle. Quand je vous ai demandé de m’aider à trouver un mari, je ne me suis pas rendu compte que vous pourriez du même coup émettre des objections.
Colin : C’est uniquement parce que vous m’êtes chère. Vous ne pouvez pas l’épouser. Il vous abandonnera et c’est un homme trop particulier. Et il n’est pas du tout celui qu’il vous faut, Pen.
Pénélope : Il n’a pas fait sa demande. En fait il m’a rejetée à cause de vous. La scène que vous m’avez faite l’a amené à croire que vous m’aimiez. Une idée tellement absurde que je ne sais qu’en faire si ce n’est en rire. Alors maintenant, rentrons je vous en prie en silence et laissez-moi tranquille.
Colin : Je ne peux pas.
Pénélope : Colin !
Colin : Je ne peux pas. Parce que … Et si en effet, je vous aimais ?
Pénélope : Quoi ?
Colin : J’ai passé tant de temps à essayer de faire taire mon cœur, d’assumer … le rôle prévu d’avance que la société attend de moi. Et très brièvement, j’ai cru avoir réussi. Mais toutes ces dernières semaines, j’ai été envahi d’émotions déconcertantes. Je me suis retrouvé totalement incapable de cesser de penser à vous. Au baiser que nous avons échangé. Je me suis retrouvé rêvant de vous dans mon sommeil. Et à vrai dire, préférant le sommeil parce que je pouvais vous y retrouver. Des émotions qui ont tout de la torture. Mais des émotions et des sentiments que je ne peux en aucun cas ni ne veux en aucun cas faire taire en moi.
Pénélope : Arrêtez. Ne dites rien que vous ne pensez pas.
Colin : Mais je le pense. Ce que je vous dis là, j’attends de pouvoir vous le dire depuis des semaines.
Pénélope : Mais … Colin, nous sommes amis.
Colin :  Oui, mais … Pardonnez-moi. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Navré.
Pénélope : Mais j’aimerais beaucoup qu’on soit plus que des amis. Tellement plus.

Il l’embrasse. Il la caresse et avec son accord, prolonge avec une caresse plus osée.

Le valet de pied signale qu’ils sont arrivés.

Pénélope : Colin ! Nous sommes chez vous.
Colin : Quoi ? Seigneur. Le cocher peut-il continuer à rouler ?
Pénélope : Croyez-vous qu’on nous ait vus ? Je n’ai pas fait attention à quoi que ce soit. Qu’est-ce que vous faites ?

Colin l’embrasse puis remet de l’ordre dans sa robe. Il descend de voiture et lui tend la main.

Colin : Vous venez avec moi ?
Pénélope : Quoi ? Mais votre famille me verra.
Colin : Pour l’amour du ciel, Pénélope Featherington. Allez-vous m’épouser, oui ou non ?

Rédigé par Mamynicky

 

3.04 – Old friends

Featherington House

Philippa : Move more slowly ! I must not rush as I am with child..
Prudence : Pfft. You do not know that for certain.
Philippa : Uh, I threw up all night.
Prudence :Is pregnancy sickness not associated with the morning ?
Philippa : What is it ? My housekeeper said that Varley said it was urgent.
Prudence : I was sleeping.
Portia : Shh. (whispering) Look. Your sister has a caller.

Lord Debling : I have brought you a plant so that you might continue to enjoy nature from your windowsill.
Pénélope : Thank you. What it is ?

Prudence : Why her ?
Philippa : She must have blackmailed him.
Prudence : Or trapped him in a closet.
Philippa : Think she used a potion like the one Varley gave us ?
Portia : We know what she did. She used Colin Bridgerton’s help. Many people would do much worse to be connected to the Bridgertons. I shall have to pick up Mr. Bridgerton’s mantle of assistance.

Portia : Lord Debling, my other daughters just happened to drop by, and they wish to say good day.
Lord Debling : Good day.
Pénélope : Good day.
Portia : We are so pleased to have you. So often, my Penelope is sat at that window, reading. And now, here she is, in the room. And we have you to thank for that.
Lord Debling : Is that so ? Is there a reason you like that window so much ? Is the settee particularly comfortable ?
Pénélope : Not particularly. I suppose I mostly just enjoy the view. But I have grown rather tired of it. And I am very glad to be here with you.

Bridgerton House. Colin writes in his journal.

Violet : (knocking at door) Oh, I thought I might find you in here.
Colin : I am found.
Violet : We are expecting the Marquess Samadani to call on Francesca this morning. Can I count on your presence ?
Colin : I think it may be best if I absent myself from this round. Well, if I am there, I will surely eat all of the biscuits and leave none for the marquess.
Violet : Dear … at last night’s ball, when you were asking about friendship and whether it can blossom into love, is there something you wished to discuss with me ?
Colin : That is kind of you, Mother, but itw as purely a speculative question. I simply want the best for Francesca. I shall come down later.
Violet : Very well.

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Lady Whistledown : Dearest Gentle Reader. A question. What is the primary force that guides us along our paths ?
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Tilley Arnold House. Benedict presents himself with a bouquet of flowers.

Lady Tilley : You are my solicitor. Although, whether you remain so depends on what you say next.
Solicitor : I Shall return with things in order.

Lady Tilley :
Are you here to overcharge me as well ?
Benedict : I am not. Ihave come to call on you.
Lady Tilley : Mr. Bridgerton. I do not wish to be called on.

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Lady Whistledown :
Is it our minds … or our hearts ?
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Danbury House.

Lord Anderson : The poor cousin says : « Well, I ought not dispute it, for I have heard you claim so these past ten years. »
Lady Danbury : Splendid. But before you consume all the mirth in the room, you mus tell us, to what do we owe the pleasure of your return to London ?
Lord Anderson : You must forgive me for performing for the room. I am accustomed to the staff at my country estate being my only company. It is that very lack of society that has brought me back. Not to mention a lack of ladies.
Lady Danbury : Well, then, all shall work out perfectly. I am occupied a good while. And thus, you are free to meet with as many ladies … as you might like.

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Lady Whistledown :
When heart and head are in conflict, every choice may feel like agony. One person in whom thought and feeling are united is Her Majesty Queen Charlotte. After their meeting at the Hawkins ball, it seems the queen’s sparkler, Miss Francesca Bridgerton, may indeed be poised to become the new Marquess Samadani.
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Palais de Buckingham.

Brimsley : She lavishes you with praise, Your Majesty.
Charlotte : You can read from all the way back there ?
Brimsley : With much practice, anything is possible.
Charlotte : Then I am pleased we are so well-practiced in hosting the most exquisite gatherings. We shall arrange one promptly. A celebration of our good standing.
Brimsley : And a chance, perhaps, to secure our match for Miss Francesca ?
Charlotte : Step another pace backwards. You read me too well.

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Lady Whistledown :
Of course, whatever maketh our collective hearts swell may yet make them break. The season is still early and oft has a mind of its own.
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Bridgerton House.

Violet : That is the cake ? I believe it is called mille-feuille.
Domestique : Oh, our cook has spoken with Lord Samadani’s kitchen. This should be exactly to his standard.
Francesca : I hope we have not put our cook to too much trouble for nothing. Lord Samadani may not choose to call upon me.
Violet : Oh, shttt…
Humboldt : There is a caller here.
Violet : Yes ! Bring him in.
Hyacinthe : Lord Samadani, welcome. Our cook has prepared somme mille-feuille in anticipation of your arrival.
Violet : Hyacinth, this is not Lord Samadani.
Hyacinthe : Oh.
Violet : Please, forgive us for the error.
Lord Stirling : Oh, the error is mine, I am certain. I am here to call upon one of your daughters, if I may.
Violet : My daughter, Francesca ?
Lord Stirling : Miss Francesca. John Stirling, Earl of Kilmartin.
Francesca : It is a pleasure to meet you.
Lord Stirling : The pleasure is mine.
Francesca : Lord Kilmartin and I met briefly at the Hawkins ball but have not had the opportunity for a formal introduction.
Violet : I see..
Lord Stirling : May I join you a moment ?
Francesca : I should like that.

Gregory :
She does not speak to him..
Éloïse : I am in ware. I thought one had to use wit or banter to dissuade a suitor. But simple silence is radically more effective.
Gregory :  Perhaps they are enjoying themselves.
Violet : But how will they know each other if they do not speak ? And he comes to call without having had a formal introduction first ?
Humboldt : Uh, there is another caller here, my lady. Lord Samadani, for Miss Francesca.
Lord Samadani : Lady Bridgerton, good day.
Violet : Good day, Lord Samadani. I shall fetch you a pastry.
Lord Samadani : Mr. Bridgerton, miss Bridgerton. And you must be Miss Hyacinth, I presume ?
Hyacinthe : How dashing !
Lord Samadani : Miss Francesca. It is a pleasure to seeyou.
Francesca : Good day, lord Samadani.
Lord Samadani : I do not believe we are known to each other, Lord …
Lord Stirling :  Kilmartin. But I was just leaving. I do not wish to interfere. Good day.

Kent Estate.

Alice : And he is the third lord to suggest you must give up the club ?
Mondrich : It seems that every member of the ton has had something to say on the matter, all out of … alleged concern.
Alice : Their concern is insincere at best. But once it is done, they will surely find something else on which to fixate.
Mondrich : You believe I should do as they would wish ? Give up all that we have built ?
Alice :  Was it not you who proclaimed that we should embrace all that we have now ? Why burden yourself with a business that will only cause further confusion ?
Mondrich :  I am not the one who is confused. I am keeping my club.

Fuller House. Lord Fuller opened his library to all of high society.

Lord Fuller ; I have been building my collection since 1790 and thought it only fitting to share it after all these years.

Pénélope : Mama, we are in a library. For once, you must allow me to look at a book.
Portia : I cannot have you growing distracted. You must think only of Lord Debling today.
Pénélope : This book is on voyages to the North, where Lord Debling intends to travel.
Portia : Well, let him tell you about it. Men love to explain the world to us. If we have already explained it to ourselves through reading, then they will feel superfluous and unmanned.
Lord Debling : Good afternoon, ladies. Miss Featherington, are you reading about the fabled Northwest Passage ?
Pénélope : I was. I fin dit so … …
Portia : Terribly confusing. We cannot make head nor tail of it. Would you be so kind as to explain ?

Lord Samadani : I find books so captivating. I have a collection of over 1.000 myself.
Éloïse : Nothing a book loves more than to be collected.
Francesca : Yes, quite.

Éloïse : I do not know that anyone in this library has in fact read a book through to the end.
Cressida : Perhaps mine will be in the collection soon. The tragedy of a spinster whose father is now promising to marry her to one of his aged friends.
Éloïse : Sounds like German literature..

Lord Wilding : I aided you with that balloon, and yet all the fan-fluttering seems to be markedly in your direction.
Lord Stanton : Perhaps you might grace us tomorrow night with your presence if you are not busy fending off admirers ? We are in pursuit of some revelry.
Colin : I think I shall accompany you. I could use a little revelry myself.

Lord Debling : Are you looking for someone, Miss Featherington ?
Pénélope : No. Only … taking in all the books.
Lord Debling : What is it you prefer to read ?
Pénélope : I do not mind a stirring tale or a book of fact. But, in truth, I find myself drawn back time and time again to stories of … love.
Lord Debling : And what is it about those stories that interests you ?
Pénélope : They are histories of connection, of hope for a better life. Does that make me sound terribly vapid ?
Lord Debling : Miss Featherington, I am happy to learn you have a passion. One that brings you such joy as my research brings me. We are alike in that way. Are there any novels in which the man goes traveling for a very long time, and his wife is happy to stay behind, tending the estate ? I suppose that would not be a book with much sentiment, would it ?
Pénélope : Not necessarily. But if the wife did have her own interests in life, then perhaps they could both be very happy.
Lord Debling : A practical match … but a happy one ? I like the sound of that. And how, dare I ask, might this fictional gentleman ask for the young lady’s hand ? Especially if she had no male relative. If … If you wera writing the book, that is.
Pénélope : Well, I suppose he would have to ask her mother.
Lord Debling : I see. And if her mother gave her blessing, do you think she would say yes ?
Pénélope : I think you would have to read the book..

Colin takes no pleasure in the festivities planned by Lord Stanton and Lord Wilding.

Woman : Are you quite well ? You appear …
Colin : I am afraid my enthusiasm is elsewhere this evening.
Courtisane : So you would prefer to watch ? You have already paid.
Colin : Fine..

Violet and Francesca walk around town.

Violet : If the martquess asks you to dance a second time at the queen’s ball, it is a clear declaration of interest.
Francesca :We shall see if he even asks me for a first dance this time..
Violet : Oh, something tells me he will. But is that interest is not shared, and …
Francesca : There is Lord Kilmartin. Uh … do you know his family ?
Violet : Oh, not well. They’re a rather reserved bunch, known to keep to themselves. Are you interested in him ?
Francesca : Good day, Lord Kilmartin.
Lord Stirling : Miss Francesca. Lady Bridgerton.
Francesca : You left quite abruptly the other morning.
Lord Stirling : Well … you had another caller.
Francesca : I hoped I might see you at the opening of Lord Fuller’s collection yesterday.
Lord Stirling : No. I do not often attend society events unless I am required to by the rules of good manners.
Francesca : I see. And so, are you stopping to speak with us just to … be polite ?
Lord Stirling : I … believe you stopped me. … Enjoyable music, yes ?
Francesca : If I am being honest, no. The pace is too fickle. Just as you think you are starting to comprehend the melody, the song is over. A song like this would be sweeter if it were played in ¾ so one could, in fact, feel … the music.
Lord Stirling : That is helpful. Uh … If you’ll excuse me.
Francesca : To answer your question, no, I ma not interested in him.

Cowper House.

Valet : A visitor for Miss Cowper, my Lady.
Cressida : Eloïse !
Éloïse : Cressida. Lady Cowper. What a welcoming home you have. It is like … a museum in here.
Lady Cowper : It is calling hour, Miss Bridgerton.
Éloïse : And I should like to call on Miss Cowper a moment if that is allowed.

Éloïse : Is everything all right ? I came to see that you are well. You did not seem yourself yesterday.
Cressida : I do not believe I have ever had a friend call to the house before.
Éloïse : Truly ?
Cressida : I cannot blame anyone. It is more like a … mausoleum in here. Isn’t it ?
Éloïse : Are you all right ?
------------
Lady Cowper : I did make it clear it was calling hour.
Lord Cowper : Certainly, you were not clear enough.
------------
Lord Cowper : Miss Bridgerton, if I may speak to my daughter. Alone.
Éloïse : Of course.

Lord Cowper : You are not to be seen with that Bridgerton girl any longer.

Will Mondrich Club.

Alice : Are you certain you cannot come with us to dinner tonight ?
Mondrich : Two-thirds of the lords have closed their accounts. I cannit afford to bring an outside bartender in until I solve this problem. Perhaps a new … decorator or a cook.
Alice : I am sure the answers will come to you.

Lord Stanton : On my Grand Tour, I encountered this Greek girl in the Balkans. My bear leader looked the other way while we became acquainted for six months straight, all over the peninsula.
Lord Wilding : She sounds like the young woman who made my time in the French Quarter worth the length of the voyage. Much to offer upstairs, and I do not mean her mind.
Lord Fife : What about you, Bridgerton ? You were gone for quite a while. I am sure the girls of summer made your trip quite fulfilling ?
Colin : I did tell you my story of the contessa, did I not ?
Lord Stanton : Yes, but you did not give details.
Colin : Well, a gentleman must keep some things to himself.
Lord Fife : Oh, come now. I do not see a gentleman amongst us.
Colin : And I concur with you there. Oh, forgive me. But it is tiring, is it not ? The necessity imposed on us to remain cavalier about the one thing in life that holds genuine meaning. Do you not find it lonely ?

Featherington House. Penelope waits outside the living room door. Lord Debling comes out

Lord Debling : Miss Featherington.
Pénélope : Mama !
Portia : Lord Debling has requested my permission to propose.
Pénélope : Did you give it ?
Portia : Of course I did. You have done very well. You know, I’ve heard that Lord Debling has one of the largest homes in Mayfair, 24 staff, a fleet of curricles. And he tells me he travels often, which means it will be up to you to manage his estate. Can you imagine the kind of influence that will give you ? The kind of influence i twill give … all of us ?
Pénélope : Mama, I have not said yes yet.
Portia : But of course you will..
Pénélope : His traveling does have its advantages. I do enjoy my privacy, but  …
Portia : But what ? Penelope … you have spent your pin money changing your clothes, your hair, and it has had the desired effect. Lord Debling is a bird in the hand, and a very fine bird at that. Do not become greedy in your success. What more could you want ? Oh, do not tell me you’re holding out for love. Ugh ! This is the very reason why I discouraged you from reading. Love is make-believe. It is only in your storybooks. Do you know what is romantic ? Security. And if you will not be, then I will be for you.

Later.

Rae : Are you ready for me, miss ?
Pénélope : Yes.

Bridgerton House.

Mme Wilson : Your gloves, ma’am..
Violet : Thank you Mrs. Wilson. Colin, everyone is in the carriage. Are you not dressed ?
Colin : No. I wanted to tell you I should like to stay home tonight.
Violet : Oh, you do not look well. Was it you I heard lumbering in the hallway late last night ?
Colin : I am … well..
Violet : You know … you have always been one of my most sensitive children. Always aware of what others need. Always trying to be helpful or offering a joke to lighten the mood. You so rarely put yourself first. I am proud of your sensitivity. But living to please others ? I imagine it can be wearying at times. Painful, perhaps. So, I do not blame you for putting on armor lately. But you must be careful that the armor does not rust and set so that you might never be able to take it off.
Colin : My head is bottle-weary. Forgive me for lashing out. I should simply like to rest this evening.
Violet : It is only a shame … that you might miss the fruits of your labors. I hear Penelope may be getting a proposal tonbight. Lady Featherington will not stop telling anyone who will listen.
Colin : Tonight ? That is rather quick.
Violet : Likely because of your help. I do hope you feel better.

Saint James's Palace. The Queen offers a ballet as an attraction for the guests of the royal ball.

Charlotte : Perhaps this little love play will inspire my lovers tonight.

Lord Debling : Miss Featherington. Lady Featherington.
Pénélope : Good evening.
Portia : Have you come to steal away my daughter for a dance, Lord Debling ? I do believe she has at least one spot left on her dance card.
Pénélope : Many, in fact.
Lord Debling : In that case, may I have the honor of taking one of your spots ?

Lord Anderson : Lady Bridgerton.
Violet : Lord Anderson. Oh, thank you, but I have no appetite. Are you enjoying your evening ?
Lord Anderson : Oh, very much. I have not spent much time in Mayfair since the early days of my marriage. In the countryside, one can walk and look at trees and lounge about one’s house. Enlighten me. However does one pass the time here in the city ?
Violet : I am afraid most of us spend our time meddling in the lives of our young. At least, that is my and your sister’s favorite pastime.
Lord Anderson : My sister likes to meddle ?
Violet : Well, that word does not do her justice. She molds society to her will, and she is rather good at it. You do not know that about her ?
Lord Anderson : We are … becoming reacquainted. And who is the target of her molding at the moment ?
Violet : Oh, my daughter, Francesca. Though, I am not certain she has yet found that spark.
Lord Anderson : Well, for what it is worth … sometimes a fire is slow to burn. My own marriage was not a love match, and admittedly not very passionate in the beginning. But I became very fond of her. We were happy until the day she died.
Violet : I am so sorry for your loss. Maybe there is hope, then. I, myself, had a love match, so that is all I know.
Lord Anderson : You have my deepest sympathies. But I am envious. You had the chance to experience a love match. That is something I, myself, have not given up on finding in my second act.

Lady Danbury : It looks as if your sparkler is shining brightly for you.
Charlotte : Indeed, she is. Even Lady Whistledown could not disagree with the brilliance of my match.
Lady Danbury : Perhaps this has opened the door to a friendlier alliance between the gossiper and the Crown.
Charlotte : I daresay it very much has.

Alice : I am grateful to you for keeping me company. I did not want to miss another ball, but I also was not looking forward to coming here alone.
Lady Danbury : Your husband should be here with you.
Alice : Mr Mondrich seems to be having a difficult time relinquishing our old life, no matter how hard I tug at him. He’s quite attached to his bar.
Lady Danbury : The queen will not smile favorably on a man of rank working in a club. You must show Mr. Mondrich that this new life is worth his sacrifice. Past lives are dangerous places to revisit.

Lady Fuller : Did you enjoy the ballet, Mr. Bridgerton ?
Benedict : Very much. So much so I wonder if I have missed my calling. As a dancer.
Lady Fuller : Oh.
Lord Fuller ; Ah. Lady Arnold, you must join us.
Lady Tilley : Lord Fuller. Lady Fuller. A pleasure seeing you both..
Lady Fuller : Have you met Mr. Bridgerton ?
Benedict : Indeed.
Lady Tilley  : Briefly.
Benedict : Quite so. It is a pleasure, though. We were just sharing our thoughts on the ballet.
Lady Fuller : I must say, I do not know that the male dancer needed to be in such a state of undress.
Lord Fuller : He certainly could have put on a shirt.
Lady Tilley  : Could not agree more. Nothing worse than a state of undress.

Cressida : Eloïse, there you are. I’ve been searching for you all evening. Should you not be careful talking to me ?
Éloïse : I am « that Bridgerton girl », after all.
Cressida : You heard that. I apologize for my father.
Éloïse : And I apologize that he is a bloody fool.
Cressida : Eloïse !
Éloïse : If you need to keep your distance from me a while … I understand.
Cressida : No. My father will have to endure it. Besides … he is a fool. You are unlike many people, Eloise. How is it you have the courage to be so different ?
Éloïse : It is not courage. I simply cannot understand why others do not see things the way I do.
Cressida : And how do you see things exactly ?
Éloïse : Well … since you have asked …

Lord Anderson : Sister, where are you off to ?
Lady Danbury : I am retiring early. The ballet has been danced, the queen is satisfied by her sparkler, and I should like to take a little time for myself.
Lord Anderson : If you’re finished your meddling elsewhere, perhaps I can offer myself as your new target. I hear you are something of a molder of society. And I keep meeting the most intriguing woman.
Lady Danbury : I do not know what you have heard, but I ask that you leave me out of your raking about town. I am not interested.
Lord Anderson : I understand how my activities may appear rather rakish, but I assure you, they are pure of heart.
Lady Danbury : And is your heart located in your breeches ?

Lord Stirling : Miss Francesca.
Francesca : Lord Kilmartin. I am afraid I am rather parched from dancing with Lord Samadani. So much so that I do not feel much like talking.
Lord Stirling : Ah, is that not, in fact, our preferred form of communication ? You must forgive me for rushing off abruptly last time we met. It is only that I wanted to get you this. I am not a man of many words. And the words I do have, I am afraid they are not very good. But I do velieve in the power of a gesture.
Lord Samadani : Miss Francesca, I’ve brought you some lemonade.
Francesca : Forgive me, Lord Samadani. Mama ; I am keen to return home early, if that is all right ?
Violet : Well, I … Let us find your brother and your sister first.
Francesca : Of course. Lord Samadani. Lord Kilmartin.

Charlotte : What is happening ?
Brimsley : I believe Lord Samadani was fetching Miss Francesca lemonade, and now she is …
Charlotte : Not drinking the lemonade.
Brimsley : Precisely, Your Majesty, she is not drinking the lemonade.

Dankworth : Perhaps it is for the best. Uh, children do take up so much time and drain one’s beauty. Though, of course, we both have much to spare.
Prudence : Are you suggesting we give up ? Ow ! You are giving me a pain in my chest.
Dankworth : Oh, no. Uh … For … Forgive me.
Prudence : In fact, I have been tender all week..
Philippa : Are you mocking me ? My chest has been sore nonstop. And that is not dropsy of the pancreas. Mama said it’s a clear pregnancy sign.
Prudence : Is it ?

Colin changes his mind and arrives at the ball.

Lord Fife : Bridgerton. Fashionably late ? In truth, it is not worth it. Come out with us. Though, this time, we are drinking at White’s instead of that dreadful Mondrich bar.
Colin : Excuse me.

Lord Debling : Is everything all right, Miss Featherington ?
Pénélope : Everything is wonderful..
Lord Debling : I am glad to hear it.
Pénélope : May I ask you a question, my lord ?
Lord Debling : Anything.
Pénélope : Considering how often you travel, it makes sense to me that you seek a practical match. But … do you imagine that, with time … love may one day grow ?
Lord Debling : I don’t know. To be honest, my work has such a large portion of my heart, it may be difficult to make more space. But I am very glad that you are someone who seems to have such a full life. You look especially beautiful tonight, Miss Featherington.

Éloïse : … And you can imagine the spare time there’d be if we did not always have to think about marriage ? The time we would have to read or exchange ideas or do anything that isn’t entirely for the purpose of ensnaring a husband.
Cressida : That is interesting.
Éloïse : Isn’t it ?
Cressida : No. I meant, your brother is walking right up to Penelope and Lord Debling..

Colin : Do you mind if I interrupt ?
Pénélope : Colin.
Colin : It should only take a moment.
Lord Debling : It appears you two have something to resolve. I shall leave you to it.

Cressida : We shall return to this conversation another time, yes ?
Éloïse : Uh …

Cressida : Lord Debling. You are much too handsome for social ruin. I’d be more than happy to finish your dance with you if you need a partner.

Pénélope : Colin, you’ll ruin things between me and Debling.
Colin : Perhaps that is for the best.
Pénélope : What do you mean ?
Colin : Pen … you cannot marry him. You hardly know him.
Pénélope : I know him well enough.
Colin : I hear he is leaving. For three years.
Pénélope : I know that already, Colin. It takes a year alone to get where he is going.


Cressida :
They do seem upset, do they not ? Eros and Psyche battling it out.
Lord Debling : What you are trying to say, Miss Cowper ? Are they not old friends ?
Cressida : The oldest of friends, really. Ever since the Featheringtons moved in across the street.
Lord Debling : Across the street from the Bridgerton house ?
Cressida : Directly.
Lord Debling : I see.

Pénélope : I have made my peace with what Lord Debling has to offer. I am going to accept his proposal.

Lord Debling : Thank you for the dance, Miss Cowper.

Colin : I said I’d hekp you find a husband, but I cannot watch you make a mistake.
Pénélope : The only mistake was me ever asking for your help in the first place.

Pénélope : Lord Debling ! I’m sorry we were interrupted. I know the bal lis ending, but … shall we return to our conversation ?
Lord Debling : Why is it you sit at your drawing-room window so often ? All week, I’ve watched yuou search for someone. I thought you might have had a falling out with Mr. Bridgerton. But now I suspect you may have been searching for him for a différant reason. For the same reason you prefer your drawing-room window and the view it affords out towards the house across the square.
Pénélope : Ii donot know of what you speak.
Lord Debling : I am speaking of Mr. Bridgerton … and the feelings between the two of you.
Pénélope : I can assure you, Colin Bridgerton would never have feelings for me. It is laughable to think as much. We are friends, nothing more.
Lord Debling : Would you like it to be more ?
Pénélope : I do not … That is not even … That is not a possibility.
Lord Debling : I did not ask if it was a possibility. I asked if you’d like it to be. Miss Featherington, with the amount of time I will be gone, it is essential I make a match with someone whose affections are not already engaged elsewhere. Whatever it is you are searching for, I do hope you find it. Good evening.
Portia : Where is he going ? What have youd one ?
Pénélope : That is your question ? Not am I well ? Do I only matter to you if I have a lord’s engagement ring on my finger ?
Prudence : Mama, I am pregnant. I think. Hello ? Are you not excited ?

----------
Lady Whistledown :
It is said that the heart is forever making the head its fool.
----------

Penelope runs away and gets into the car. Colin catches up with he.

Bridgerton house. Penelope runs away and gets into the car. Colin catches up with he.

Violet : Francesca.
Francesca : Lord Kilmartin, he had the music we heard earlier this week rearranged … exactly as I imagined it.

----------
Lady Whistledown :
And when one chooses the heart over the head, often, all reason goes out of the window. But the body has a way, indeed, or knowing most what it needs. And this author is not one to deny the age-old wisdom of a beating heart.
----------

Colin : Wait !

Colin gets in the car.

Colin : Pénélope !
Pénélope : I do not wish to speak with you.
Colin : Please ! Let me in.
Pénélope : We will stop at Bridgerton House first.
Footman : Yes, miss. !
Pénélope : What do you want ?
Colin : Did Lord Debling propose ?
Pénélope : Whar business is that of yours ?
Colin : I need to know. Did he propose ?
Pénélope : It is odd. When I asked for your help in finding a husband, I did not realize that also meant you might try to deny me one as well.
Colin : It is my business because I care about you. You cannot marry that man. He will leave you, and he is too particular. And he si … He is just not right for you, Pen.
Pénélope : He did not propose. In fact, he rejected me because of you. The scene you caused led him to believe you have feelings for me. An idea so preposterous, I do not know what to do besides laugh. Now, will you please let us ride home in silence and leave me alone.
Colin : I cannot.
Pénélope : Please !
Colin : I cannot. Because … What if I did have feelings for you ?
Pénélope : What ?
Colin : I have spent so long trying to feel less, trying to be the kind of man society expects me to be. And for a moment, I thought I had succeeded. But these past few weeks have been full of confounding feelings. Feelings like a total inability to stop thinking about you. About that kiss. Feelings like dreaming of you when I’m asleep. And in fact preferring sleep because that is where I might find you. A feeling that is like torture. But one which I cannot, will not, do not want to give up.
Pénélope : Please. Do not say things you do not mean.
Colin : But I do mean it. It is everything I have wanted to say to you … for weeks.
Pénélope : But … Colin, we are friends.
Colin :  Yes, but we … Forgive me. Um … I do not know what I was thinking.
Pénélope : But I’d very much like to be more than friends. So such more.

He kisses her. He caresses her and, with her consent, continues with a more daring caress. The footman signals that they have arrived.

Pénélope : Colin ! We are at your house.
Colin : Of God. Could the carriage driver not keep on driving ? (both laughling)
Pénélope : Do you think anyone saw us ? I was not paying much attention to anything.

Colin kisses her and then straightens her dress. He gets out of the car and offers her his hand.

Colin : Are you coming with me ?
Pénélope : What ? Your family will see me.
Colin : For God’s sake, Pénélope Featherington. Are you going to marry me or not ?

 

Rédigé par Mamynicky

 

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labelette  (18.06.2024 à 21:21)

J'ai aussi du mal à croire que Colin craque comme ça sur Pénélope alors que c'était loin d'être le cas lors de la saison précédente et en début de saison. Et surtout qu'il se jette sur elle dans la calèche alors que dans la société, c'est à peine si on peut s'embrasser avant le mariage (comme la saison 1 nous l'avait montré avec Daphné et Simon et comme Lord je-ne-sais-quoi qui allait demander Pénélope en mariage sans jamais l'avoir embrassée). Bref, je trouve que ça ne colle pas avec les personnages.

L'intrigue de Francesca est mignonne même si j'ai toujours du mal à me faire à la nouvelle actrice (qui joue très bien mais ne colle pas du tout avec celle d'avant), d'autant plus que je trouve qu'elle paraît plus âgée qu'Eloise.

Sinon je trouve que c'est très bien d'avoir fait le hiatus de mi-saison après cette fin d'épisode et la demande de Colin !

cinto  (23.05.2024 à 17:50)

J'ai un peu de mal avec cet assault soudain de Colin sur Pénélope; ça arrive un peu bizarrement, je trouve. Et puis, il n'y a aucune alchimie entre les acteurs, quel dommage! Il faut y croire un peu quand il s'agit d'une histoire d'amour...

jptruelove  (17.05.2024 à 22:12)

Je préfère vraiment la manière dont l'histoire entre Colin et Pénélope se passe dans le livre. Ce que j'aime dans la série, c'est de voir l'évolution du regard de Colin sur Pénélope et ses discussions sur l'amour avec Violet. 

Ce qui me plait le plus dans cette saison, c'est le centrage sur Franscesca et sa rencontre avec son premier mari. J'adore comment cela est pensé. Je préfère l'originalité de la série dans le fait d'aborder des parties peu présentes dans les livres plutôt que la déformation des histoires existantes. 

Je suis curieuse de voir la suite de la saison. Verra-t-on enfin Sophie ? Aura-t-on droit au mariage de Colin et Pénélope ? Le comte de Kilmartin va-t-il faire sa demande ? 

Contributeurs

Merci au rédacteur qui a contribué à la rédaction de cette fiche épisode

mamynicky 
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