3.04 – Vieux amis.
Maison des Featherington
Philippa : Moins vite, s’il te plait ! Je ne dois pas courir, je suis enceinte.
Prudence : Ça, ça reste à vérifier.
Philippa : J’ai vomi toute la nuit.
Prudence : Les nausées des femmes enceintes ne sont-elles pas censées être matinales ?
Philippa : Qu’y a-t-il ? Ma gouvernante m’a dit que Varley a dit que c’était urgent.
Prudence : Je dormais.
Portia : Chut. Regardez. Votre sœur a de la visite.
Lord Debling : Je vous ai apporté une plante, pour que vous puissiez profiter de la nature sans sortir de chez vous.
Pénélope : Merci. Qu’est-ce que c’est ? Une sorte de fougère ?
Prudence : Pourquoi elle ?
Philippa : Elle le fait sûrement chanter.
Prudence : Ou alors, elle l’a séquestré dans un placard.
Philippa : A-t-elle utilisé une potion, comme celle de Varley ?
Portia : Nous savons ce qu’elle a fait. Elle a demandé à Colin de l’aider un peu. Beaucoup feraient bien pire pour se rapprocher des Bridgerton. Il va falloir que je reprenne là où M. Bridgerton a bien voulu s’arrêter.
Portia : Lord Debling, mes autres filles sont justement de passage et souhaitent vous dire bonjour.
Lord Debling : Bonjour.
Pénélope : Bonjour.
Portia : Nous sommes ravies de votre visite. Si souvent, ma Pénélope reste assise à lire à cette fenêtre. Et regardez-la maintenant ! Cela, c’est à vous que nous le devons.
Lord Debling : Est-ce vrai ? Cette fenêtre vous plait-elle pour une raison précise ? La banquette est-elle particulièrement confortable ?
Pénélope : Pas tant que ça. J’apprécie surtout la vue, je crois. Mais je l’avoue, je commençais à m’en lasser. Et je suis enchantée d’avoir votre visite.
Maison des Bridgerton.
Colin travaille sur son journal.
Violet : Ha. J’espérais bien vous trouver ici.
Colin : Et vous m’avez trouvé.
Violet : Nous attendons la visite du marquis Samadani qui vient voir Francesca ce matin. Puis-je compter sur votre présence ?
Colin : Il est sans doute préférable que je passe mon tour cette fois. Sinon, il y a de bonnes chances que je mange tous les biscuits sans en laisser aucun au marquis.
Violet : Colin, hier soir, au bal, quand nous avons parlé de l’amitié et de la possibilité que cela se change en amour, y avait-il quelque chose dont vous souhaitiez discuter avec moi ?
Colin : I C’est très aimable à vous, mère, mais c’était purement une question rhétorique. Je veux ce qu’il y a de mieux pour Francesca. Je descendrai tout à l’heure.
Violet : Très bien.
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Lady Whistledown : Très cher lecteur. Une question. Quelle est la force fondamentale qui nous guide sur notre route ?
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Maison de Tilley Arnold.
Bénédict se présente avec un bouquet de fleurs.
Lady Tilley : Vous êtes mon avoué. Si vous souhaitez le rester, attention à ce que vous allez dire
Avoué : Je reviendrai une fois que tout sera en ordre.
Lady Tilley : Etes-vous également venu me soutirer de l’argent ?
Benedict : Pas du tout. Je suis là pour une visite de courtoisie.
Lady Tilley : Monsieur Bridgerton. Je ne souhaite pas ce genre de visite
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Lady Whistledown : Est-ce notre esprit … ou notre cœur ?
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Maison des Danbury
Lord Anderson : Et là, le malheureux cousin répond : « Je ne me risquerai pas à le contester car vous n’en démordez pas depuis dix ans. »
Lady Danbury : Merveilleux. Mais avant d’avoir épuisé toute l’hilarité dans la pièce, explique-nous. A quoi devons-nous le plaisir de ton retour à Londres ?
Lord Anderson : Oui, pardonne-moi, je fais mon numéro devant tout le monde. Je suis un peu trop habitué à ce que le personnel de mon domaine à la campagne soit ma seule compagnie. C’est justement ce manque de vie sociale qui m’a ramené ici. Et l’absence de dames, je dois dire.
Lady Danbury : Dans ce cas, tout se passera à la perfection. J’ai pour ma part fort à faire. Par conséquent, tu es libre de fréquenter autant de charmantes londoniennes que tu le souhaites.
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Lady Whistledown : Quand le cœur et la tête entrent en conflit, le moindre choix devient un supplice. S’il y a une personne chez qui raison et sentiments ne font qu’un, c’est Sa Majesté la reine Charlotte. Après leur rencontre au bal des Hawkins, il semblerait que le diamant de la reine, miss Francesca Bridgerton, soit bel et bien en passe de devenir la nouvelle marquise Samadani.
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Palais de Buckingham.
Brimsley : Elle vous couvre de louanges, Votre Majesté.
Charlotte : Vous arrivez à lire d’aussi loin ?
Brimsley : Avec beaucoup d’entraînement, tout est possible.
Charlotte : Alors je suis ravie que nous soyons aussi bien entraînés à organiser les fêtes les plus exquises qui soient. Nous allons sans délai en programmer une. Une célébration de notre prestige.
Brimsley : Et l’occasion, éventuellement, de garantir le mariage de miss Francesca ?
Charlotte : Reculez d’un pas, je vous prie. Vous lisez trop bien en moi
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Lady Whistledown : Naturellement, ce qui nous met à tous le cœur en joie peut malheureusement aussi le briser. La saison ne fait que commencer et n’en fait bien souvent qu’à sa tête.
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Maison des Bridgerton.
Violet : C’est le gâteau ?
Domestique : Oui tout-à-fait, madame, c’est un mille-feuilles. Notre cuisinière s’est entretenue avec celle de lord Samadani. Ceci devrait pouvoir répondre à toutes ses attentes.
Francesca : J’espère qu’elle ne s’est pas donnée autant de mal pour rien. Il est possible que lord Samadani ne vienne pas.
Violet : Oh, chut …
Humboldt : Un visiteur est là.
Violet : Oui ! Faites-le entrer.
Hyacinthe : Lord Samadani, soyez le bienvenu. Notre cuisinière a préparé un mille-feuilles en prévision de votre visite.
Violet : Hyacinthe, ce n’est pas lord Samadani.
Hyacinthe : Oh.
Violet : Veuillez lui pardonner cette méprise.
Lord Stirling : J’en suis responsable, à n’en pas douter. Je suis venu voir l’une de vos filles, si vous le permettez.
Violet : Ma fille, Francesca ?
Lord Stirling : Miss Francesca. John Stirling, comte de Kilmartin.
Francesca : C’est un plaisir de vous recevoir.
Lord Stirling : Tout le plaisir est pour moi.
Francesca : Lord Kilmartin et moi nous sommes brièvement croisés au bal des Hawkins, mais nous n’avons pas eu l’occasion de présentations officielles.
Violet : Je vois.
Lord Stirling : Puis-je me joindre à vous ?
Francesca : J’en serais enchantée.
Gregory : Elle ne lui dit pas un mot.
Éloïse : Stupéfiant. Je croyais qu’il fallait du sarcasme pour décourager un soupirant. Mais le simple silence est nettement plus efficace.
Gregory : Peut-être qu’ils passent un bon moment.
Violet : Comment feront-ils connaissance s’ils ne se parlent pas ? Et il lui rend visite avant qu’ils aient été officiellement présentés.
Humboldt : Un autre visiteur est là, madame. Lord Samadani, pour miss Francesca.
Lord Samadani : Lady Bridgerton, je vous salue.
Violet : Bonjour, lord Samadani. Je vais vous chercher une pâtisserie.
Lord Samadani : M. Bridgerton, miss Bridgerton. Et vous devez être miss Hyacinthe, je présume ?
Hyacinthe : Quelle allure !
Éloïse : Chut.
Lord Samadani : Miss Francesca. C’est un plaisir de vous voir.
Francesca : Bonjour, lord Samadani.
Lord Samadani : Je ne crois pas que nous nous connaissions, lord …
Lord Stirling : Kilmartin. Mais j’allais partir. Je ne voudrais pas m’imposer. Au revoir.
Domaine des Kent.
Alice : C’est le troisième lord à te dire que tu devrais renoncer au club.
Mondrich : Il semblerait que tous les membres de la haute société aient un avis sur la question, sous couvert d’inquiétude à mon égard.
Alice : Leur inquiétude est au mieux hypocrite. Mais quand ceci sera fini, je parie que leur esprit se fixera sur autre chose.
Mondrich : Tu penses que je devrais faire ce qu’ils veulent ? Renoncer à tout ce que nous avons construit ?
Alice : N’est-ce pas toi qui as dit que nous devions accepter tout ce nous avons aujourd’hui ? Pourquoi t’encombrer d’un commerce qui ne fera qu’aggraver la confusion ?
Mondrich : Ce n’est pas moi qui suis dans la confusion. Je ne renoncerai pas à mon club.
Maison Fuller.
Lord Fuller a ouvert sa bibliothèque à toute la haute société.
Lord Fuller ; Soyez les bienvenus ! J’ai commencé à constituer ma collection en 1790, et jugé tout à fait opportun de la partager après toutes ces années.
Pénélope : Nous sommes dans une bibliothèque. Permettez-moi de regarder un livre.
Portia : Hors de question que vous vous laissiez distraire. Vous devez penser uniquement à lord Debling aujourd’hui.
Pénélope : Ce livre parle d’expéditions dans le Nord, où lord Debling à l’intention de voyager.
Portia : Alors laissez-le vous en parler. Les hommes adorent nous expliquer le monde. Si nous nous le sommes déjà expliqué par nos lectures, ils se sentent superflus et dévalorisés.
Lord Debling : Bonjour mesdames. Miss Featherington, vous lisez sur le mythique passage du Nord-Ouest ?
Pénélope : En effet, je trouve cela …
Portia : Terriblement compliqué. Pour tout vous dire, nous n’y comprenons strictement rien. Auriez-vous la gentillesse de nous expliquer ?
Lord Samadani : Je trouve les livres captivants. J’ai moi-même une collection de plus de mille titres.
Éloïse : Quoi de mieux pour un livre que d’être collectionné ?
Francesca : Oui, c’est vrai.
Éloïse : Je doute fort que quiconque dans cette bibliothèque ait déjà lu un livre du début à la fin.
Cressida : Le mien rejoindra peut-être bientôt la collection. La tragédie d’une vieille fille dont le père lui promet maintenant de la marier à l’un de ses vieux amis.
Éloïse : On dirait un roman allemand.
Lord Wilding : Je vous ai aidé à retenir le ballon et tous les battements d’éventail semblent pourtant aller dans votre direction.
Lord Stanton : Peut-être nous honorerez-vous de votre présence demain soir, si vous n’êtes pas trop pris à repousser toutes vos admiratrices ? Nous sommes en quête de réjouissances.
Colin : Je crois que je vais vous accompagner. Quelques réjouissances ne me feront pas de mal.
Lord Debling : Vous cherchez quelqu’un miss Featherington ?
Pénélope : Non. Je suis fascinée par tous ces ouvrages.
Lord Debling : Que préférez-vous lire ?
Pénélope : Je n’ai rien contre les récits d’aventures ni les encyclopédies, mais … à la vérité, j’en reviens toujours et inévitablement aux histoires d’amour.
Lord Debling : Et qu’y a-t-il dans ces histoires qui vous plaît tant ?
Pénélope : Il y est question de lien et d’entente, et d’espoir d’une vie meilleure. Je dois vous paraître terriblement mièvre.
Lord Debling : Miss Featherington, je me réjouis que vous ayez une passion qui vous procure autant de joie que moi, mes recherches. Nous sommes pareils, dans un sens. Y a-t-il des romans dans lesquels le héros part pour un très long voyage tandis que son épouse est heureuse de rester au foyer et de tenir la maison ? J’imagine qu’un tel livre ne serait pas très sentimental.
Pénélope : Non, sans doute. Mais si la femme avait ses propres sujets d’intérêt dans la vie, ils pourraient être très heureux.
Lord Debling : Un mariage pragmatique mais néanmoins heureux ? L’idée me plaît assez. Et comment, oserai-je vous demander, ce personnage fictif ferait-il sa demande à la jeune fille ? En particulier, en l’absence d’homme dans sa famille. Si c’était vous qui écriviez ce roman, je veux dire.
Pénélope : Eh bien, j’imagine qu’il s’adresserait à sa mère
Lord Debling : Je vois. Si sa mère donnait sa bénédiction, croyez-vous que la jeune fille dirait oui ?
Pénélope : Il vous faudrait lire le livre pour le savoir.
Colin essaie sans conviction, de participer aux réjouissances prévues par lord Stanton et lord Wilding.
Courtisane : Vous allez bien ? Vous semblez …
Colin : J’ai bien peur que mon enthousiasme ne soit ailleurs ce soir.
Courtisane : Voulez-vous plutôt regarder, dans ce cas ? Voua avez déjà payé.
Colin : Entendu.
En promenade en ville.
Violet : Si le marquis vous invite encore à danser au bal de la reine, ce sera le signe qu’il s’intéresse à vous.
Francesca : Nous verrons déjà s’il m’invite pour une première danse cette fois.
Violet : Quelque chose me dit qu’il le fera. Mais si cet intérêt n’est pas partagé …
Francesca : C’est lord Kilmartin. Vous connaissez sa famille ?
Violet : Pas très bien. Ce sont des gens relativement réservés, qui se mêlent peu aux autres. Vous vous intéressez à lui ?
Francesca : Bonjour, lord Kilmartin.
Lord Stirling : Miss Francesca. Lady Bridgerton.
Francesca : Vous êtes parti assez brusquement l’autre matin.
Lord Stirling : Oui, vous aviez un autre visiteur.
Francesca : J’espérais vous voir hier à l’inauguration de la collection de lord Fuller.
Lord Stirling : Non. Il est rare que j’assiste aux événements mondains, à moins d’y être contraint par les règles du savoir-vivre.
Francesca : Je vois. Et donc, si vous vous arrêtez pour nous parler, c’est … par politesse ?
Lord Stirling : C’est vous qui m’avez abordé, je crois. Agréable musique, non ?
Francesca : En fait pour être honnête, non. Je trouve que la cadence est trop fluctuante. A l’instant où vous commencez à saisir la mélodie, le morceau est fini. Un tel air serait plus attrayant joué en ¾ de façon à ce qu’on puisse sentir la musique.
Lord Stirling : Oui. C’est très parlant. Veuillez m’excuser, je vous prie.
Francesca : Pour répondre à votre question, non. Il ne m’intéresse absolument pas.
Maison des Cowper.
Valet : Une visite pour miss Cowper, madame.
Cressida : Eloïse !
Éloïse : Cressida. Lady Cowper. Quelle demeure accueillante. On dirait un musée, pour ainsi dire.
Lady Cowper : C’est l’heure des visites, miss Bridgerton.
Éloïse : Et je me permets justement d’en faire une à miss Cowper, si c’est autorisé ?
Éloïse : Tout va bien ? Je viens prendre de vos nouvelles. Vous n’étiez pas dans votre adresse hier.
Cressida : Je ne crois pas avoir jamais eu la visite d’une amie à la maison.
Éloïse : Vraiment ?
Cressida : Je ne peux pas leur en vouloir. C’est plus un genre de mausolée qu’autre chose, ici, non ?
Éloïse : Vous allez bien ?
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Lady Cowper : J’ai été claire sur l’heure des visites.
Lord Cowper : Pas assez claire visiblement.
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Lord Cowper : Miss Bridgerton, vous permettez que je parle à ma fille ? Seul à seul ?
Naturellement.
Lord Cowper : Vous ne devez plus être vue en compagnie de cette demoiselle Bridgerton. Est-ce que c’est bien clair ?
Club de Will Mondrich
Alice : Es-tu certain de ne pas pouvoir venir dîner avec nous ce soir ?
Mondrich : Les deux-tiers des lords ont clôturé leur compte. Je n’ai pas les moyens d’embaucher un serveur avant d’avoir résolu ce problème. Peut-être un nouveau décorateur ou un cuisinier.
Alice : Je suis sûre que tu trouveras les réponses.
Lord Stanton : Pendant mon tour de l’Europe, j’ai rencontré une Grecque dans les Balkans. Mon accompagnateur a détourné le regard pendant que nous faisions plus ample connaissance pendant six mois d’affilée sur toute la péninsule.
Lord Wilding : Elle me rappelle la jeune femme du Carré Français de la Nouvelle-Orléans qui m’a fait oublier la longueur du voyage. Beaucoup à offrir à l’étage, et je ne parle pas de son esprit. Et vous, Bridgerton ? Vous êtes parti un moment. Je suis sûr que la gent féminine a du rendre votre périple très enrichissant ?
Colin : Je vous ai déjà parlé de la comtesse si je ne m’abuse ?
Lord Stanton : Oui, mais sans nous dévoiler les détails.
Colin : C’est qu’un gentleman se doit de garder certaines choses pour lui.
Lord Fife : Allons ! Je ne vois aucun gentleman parmi nous.
Colin : Je suis d’accord avec vous. Ha, pardonnez-moi. Mais c’est fatigant, non ? Cette nécessité qui nous est imposée de demeurer désinvolte à propos de la seule chose dans la vie qui ait un véritable sens. C’est triste, vous ne trouvez pas ?
Maison des Featherington.
Lord Debling : Miss Featherington.
Pénélope : Maman !
Portia : Lord Debling a requis ma permission de demander votre main.
Pénélope : La lui avez-vous donnée ?
Portia : Oui, naturellement. Vous vous en êtes magnifiquement sortie. J’ai entendu dire que lord Debling possède l’une des plus grandes demeures de Mayfair. 24 domestiques, une flotte de voitures. Et à ce qu’il m’a dit, il voyage souvent, ce qui veut dire que ce sera à vous de gérer ses domaines et ses affaires. Vous imaginez l’influence que cela vous donnera ? L’influence que cela donnera aux Featherington ?
Pénélope : Maman, je n’ai pas encore dit oui.
Portia : Mais vous allez le faire, bien sûr.
Pénélope : Ses voyages ont certes des avantages. Je tiens à conserver mon intimité, mais …
Portia : Mais quoi ? Pénélope vous avez dépensé votre argent de poche en nouvelles toilettes, en coiffeur et cela a eu l’effet escompté. Lord Debling est une prise assurée et une prise de premier choix, qui plus est. Ne soyez pas trop gourmande du fait de votre succès. Que pourriez-vous vouloir de plus ? Ne me dites pas que vous attendez l’amour ? Oh ! c’est pour cela que je vous ai toujours déconseillé la lecture. L’amour est une illusion. Il n’existe que dans vos romans. Savez-vous ce qui est romantique ? La sécurité. Pénélope, soyez maligne. Et si vous ne l’êtes pas, je le serai pour vous.
Le soir, dans sa chambre, Pénélope se prépare pour la nuit.
Rae : Vous êtes prête, mademoiselle ?
Pénélope : Oui.
Maison des Bridgerton.
Mme Wilson : Vos gants, madame.
Violet : Merci, Mme Wilson. Ho, Colin, tout le monte est dans la calèche et vous n’êtes pas habillé ?
Colin : Non, j’aimerais rester à la maison, ce soir.
Violet : Vous n’avez pas l’air bien. Est-ce vous que j’ai entendu tituber dans le vestibule tard hier soir ?
Colin : Je vais bien.
Violet : Vous savez, vous avez toujours été un de mes enfants les plus sensibles. Toujours attentif aux besoins des autres. Toujours prêt à apporter ou bien son aide, ou bien une plaisanterie pour détendre l’humeur. Vous ne vous faites jamais passer avant les autres. Je suis fière de votre sensibilité. Mais vivre pour faire plaisir aux autres ? J’imagine que cela peut être fatigant, parfois. Douloureux, peut-être. Alors je ne vous reproche pas d’avoir enfilé une armure ces derniers temps. Mais vous devez faire attention à ce que l’armure ne rouille et ne se coince à tel point que vous ne puissiez la retirer.
Colin : Ma tête est pleine de tumulte. Pardonnez-moi de m’être emporté. Je voudrais simplement pouvoir me reposer ce soir.
Violet : Il est seulement dommage que vous ne récoltiez pas le fruit de votre labeur. Il paraît que Pénélope pourrait recevoir une demande en mariage ce soir. Lady Featherington le répète à tous ceux qui veulent bien écouter.
Colin : Ce soir ? C’est plutôt rapide.
Violet : Grâce à votre aide, je suppose. J’espère de tout cœur que vous irez mieux.
Palais royal Saint James
Le bal, organisé par la reine, offre un ballet comme attraction aux invités.
Charlotte : Peut-être que ce voluptueux petit intermède saura inspirer mes tourtereaux ce soir.
Portia : C’était magnifique.
Lord Debling : Miss Featherington. Lady Featherington.
Pénélope : Bonsoir.
Portia : Êtes-vous venue m’enlever ma fille pour une danse, lord Debling ? Il me semble qu’il reste un peu de place sur son carnet de bal.
Pénélope : Beaucoup, en fait.
Lord Debling : Dans ce cas, me ferez-vous l’honneur de bien vouloir y inscrire mon nom ?
Lord Anderson : Lady Bridgerton.
Violet : Lord Anderson. Je vous remercie, mais je n’ai aucun appétit. Vous passez une bonne soirée ?
Lord Anderson : Oui, excellente. Je n’étais pas revenu à Mayfair depuis les toutes premières années de mon mariage. A la campagne, on peut se promener, regarder les arbres et tranquillement se prélasser chez soi. Eclairez-moi. A quoi passe-t-on son temps en ville ?
Violet : Je crains que la plupart d’entre nous s’occupe à se mêler de la vie de nos jeunes gens. C’est notre passe-temps favori, à votre sœur et moi.
Lord Anderson : Ma sœur, une entremetteuse ?
Violet : A la vérité, ce mot ne lui rend pas justice. Elle modèle la société selon sa volonté et j’avoue qu’elle est plutôt douée. Vous ignoriez cet aspect de sa personnalité ?
Lord Anderson : Disons que nous apprenons à nouveau à nous connaître. Et sur qui ses talents se déploient-ils en ce moment ?
Violet : Oh, ma fille, Francesca. Je ne suis pas certaine que l’étincelle requise soit présente.
Lord Anderson : Ma foi, pour ce que cela vaut … Il peut arriver que le feu couve avant de brûler. Je n’ai pas fait un mariage d’amour et au début ce ne fut certes pas une union très passionnée. Mais je me suis beaucoup attaché à elle. Jusqu’à sa mort, nous avons été très heureux.
Violet : Toutes mes condoléances, je suis vraiment navrée. Peut-être y a-t-il de l’espoir. J’avais pour ma part fait un mariage d’amour, alors je ne connais que ça.
Lord Anderson : Vous avez toute ma sympathie. Mais je suis jaloux. Que vous ayez eu la chance de faire un mariage d’amour. C’est une chose que je continue à appeler de mes vœux dans ma seconde vie.
Lady Danbury : Il semble que votre diamant brille de mille feux pour vous.
Charlotte : En effet, elle étincelle. Lady Whistledown elle-même n’a pu que s’incliner devant la brillance extrême de mon choix.
Lady Danbury : Peut-être cela a-t-il ouvert la porte à une alliance plus amicale entre la commère et la Couronne.
Charlotte : J’ose dire que c’est effectivement le cas.
Alice : Je vous remercie d’avoir bien voulu me tenir compagnie. Je ne voulais pas manquer un autre bal, mais je n’avais aucune envie de me présenter seule ici.
Lady Danbury : Votre époux devrait être ici avec vous.
Alice : Monsieur Mondrich semble éprouver quelques difficultés à faire le deuil de notre ancienne vie. J’ai beau insister, rien n’y fait. Il est très attaché à son bar.
Lady Danbury : La reine risque de prendre ombrage qu’un homme de son rang travaille dans un club. Vous devez persuader monsieur Mondrich que cette nouvelle vie vaut largement son sacrifice. Les précédentes vies sont des lieux périlleux à revisiter.
Lady Fuller : Avez-vous apprécié le spectacle monsieur Bridgerton ?
Benedict : Énormément. A tel point que je me demande si je n’ai pas raté ma vocation. De danseur.
Lady Fuller : Oh.
Lord Fuller ; Ah. Lady Arnold, joignez-vous à nous.
Lady Tilley : Lord Fuller. Lady Fuller. Quel plaisir de vous voir parmi nous.
Lady Fuller : Vous connaissez monsieur Bridgerton ?
Benedict : On s’est rencontrés.
Lady Tilley : Brièvement.
Benedict : Oui, tout à fait. C’est un plaisir, néanmoins. Nous échangions nos points de vue sur le spectacle.
Lady Fuller : Tout à fait. Je dois dire que je ne comprends pas pourquoi le danseur avait besoin d’être aussi dévêtu.
Lord Fuller ; Il est certain qu’il aurait pu mettre une chemise.
Lady Tilley : Totalement d’accord. Être ainsi dévêtu, c’est une hérésie.
Cressida : Eloïse, vous voilà. Je vous ai cherchée toute la soirée.
Éloïse : Ne deviez-vous pas éviter de me parler ? Je suis cette « demoiselle Bridgerton » après tout.
Cressida : Vous avez entendu. Je suis désolée qu’il ait dit ça.
Éloïse : Et je suis désolée que ce soit un parfait imbécile.
Cressida : Eloïse !
Éloïse : Si vous devez garder vos distances quelque temps, je le comprendrai.
Cressida : Non. Mon père devra l’endurer. D’autant que c’est un imbécile. Vous ne ressemblez à personne, Eloïse. Comment trouvez-vous le courage d’être si différente ?
Éloïse : Ce n’est pas du courage. Je ne comprends pas que les gens ne voient pas les choses comme moi.
Cressida : Et comment au juste voyez-vous les choses ?
Éloïse : Ma foi … si vous tenez à le savoir.
Lord Anderson : Chère sœur, où vas-tu donc ?
Lady Danbury : Je me retire de bonne heure. Le spectacle de danse est terminé, la reine est comblée par son diamant et je souhaite prendre du temps pour moi. J’ai besoin de tranquillité.
Lord Anderson : Si tu as fini ton travail d’entremetteuse ici, je pourrais peut-être m’offrir comme nouveau sujet. Tu serais à ce qu’on m’a dit une modeleuse de la société. Et je n’arrête pas de croiser une femme fascinante.
Lady Danbury : J’ignore de que tu as entendu dire, mais je te demande de me laisser en dehors de tes marivaudages. Je ne suis pas du tout intéressée.
Lord Anderson : Oui, je conçois que mes activités puissent te paraitre assez dissolues, mais je te l’assure, j’ai le cœur pur.
Lady Danbury : Et ton cœur se situe-t-il dans ton pantalon ?
Lord Stirling : Miss Francesca.
Francesca : Lord Kilmartin. J’ai peur d’être déshydratée après cette danse avec lord Samadani. A tel point que je n’ai guère envie de parler.
Lord Stirling : Le silence n’est-il pas notre mode de communication préféré ? Pardonnez-moi de vous avoir quittée si brusquement la dernière fois. Je voulais seulement vous offrir ceci. Je ne suis pas quelqu’un de très bavard. Et les quelques mots que j’emploie ne sont pas toujours les bons. Mais je crois profondément en l’éloquence d’un geste.
Lord Samadani : Miss Francesca, je vous ai apporté de la citronnade.
Francesca : Pardonnez-moi lord Samadani. Maman, j’aimerais rentrer de bonne heure, si vous le voulez bien.
Violet : Ma foi … Trouvons tout d’abord votre frère et votre sœur.
Francesca : Bien sûr. Lord Samadani. Lord Kilmartin.
Charlotte : Qu’est-ce qui se passe ?
Brimsley : Lord Samadani est allé chercher de la citronnade pour miss Francesca, et là, elle …
Charlotte : Elle ne boit pas sa citronnade.
Brimsley : En effet, Votre Majesté, vous avez raison, elle ne boit pas sa citronnade.
Dankworth : C’est peut-être mieux comme ça. Les enfants accaparent tellement de notre temps, sans parler des ravages sur notre beauté. Mais bien sûr nous avons beaucoup d’avance.
Prudence : Vous voudriez que nous renoncions ? Vous me donnez mal à la poitrine.
Dankworth : Ha mon Dieu. Pardonnez-moi.
Prudence : D’ailleurs elle a été sensible toute la semaine.
Philippa : Tu te moques de moi ? J’ai mal à la poitrine en continu. Et ce n’est pas un œdème du pancréas. Maman dit que c’est un signe manifeste de grossesse.
Prudence : Elle dit ça ?
Colin arrive au bal.
Lord Fife : Bridgerton. Élégamment en retard ? A vrai dire, ça n’en vaut pas la peine. Venez plutôt avec nous. Mais cette fois nous allons boire au White et non à l’abominable bar de Mondrich.
Colin : Excusez-moi.
Lord Debling : Tout va bien, miss Featherington ?
Pénélope : Oui. Tout va à la perfection.
Lord Debling : Vous m’en voyez ravi.
Pénélope : Puis je vous poser une question, monsieur ?
Lord Debling : Ce que vous voulez.
Pénélope : Compte tenu de la fréquence de vos voyages, je comprends que vous cherchiez à faire un mariage pragmatique, mais, croyez-vous malgré tout, qu’avec le temps, peut-être, l’amour puisse un jour grandir ?
Lord Debling : Je n’en sais rien. Honnêtement, le travail occupe tant mon cœur qu’il me paraît difficile d’y faire plus de place. Mais je me réjouis que vous soyez quelqu’un avec une vie aussi bien remplie. Vous êtes particulièrement en beauté, ce soir, miss Featherington.
Éloïse : … Et vous imaginez tout le temps libre que nous aurions si nous ne devions pas toujours penser au mariage. Le temps que nous aurions pour lire ou échanger des idées, ou faire n’importe quoi d’autre que d’aller à la chasse au mari.
Cressida : C’est intéressant.
Éloïse : Oui, n’est-ce pas ?
Cressida : Non, je parle de votre frère qui marche droit sur Pénélope et lord Debling.
Colin : Puis-je vous interrompre ?
Pénélope : Colin.
Colin : J’en ai pour une minute.
Lord Debling : Apparemment, vous avez des choses à régler. Je vais donc vous laisser.
Cressida : Nous reprendrons cette conversation ultérieurement, d’accord ?
Éloïse : Euh …
Cressida : Lord Debling. Vous êtes trop séduisant pour être mis à l’écart. Je serais ravie de finir cette danse avec vous si vous cherchez une cavalière.
Pénélope : Colin, vous allez tout gâcher entre Debling et moi.
Colin : C’est peut être aussi bien.
Pénélope : Qu’est-ce que ça veut dire ?
Colin : Pen, vous ne pouvez pas l’épouser. Vous le connaissez à peine.
Pénélope : Je le connais suffisamment.
Colin : Il va quitter le pays. Pour trois ans.
Pénélope : Je suis déjà au courant, Colin. Son voyage lui prendra déjà une année.
Cressida : Ha ! Ils ont l’air plutôt contrariés, non ? Eros et Psyché en plein affrontement.
Lord Debling : Qu’essayez-vous de dire, miss Cowper ? Ne sont-ils pas de vieux amis ?
Cressida : De très vieux amis, en effet. Depuis que les Featherington ont emménagé en face de chez eux.
Lord Debling : En face de chez les Bridgerton, c’est ça ?
Cressida : Juste en face.
Lord Debling : Je vois.
Pénélope : Je suis en paix avec ce que lord Debling a à m’offrir. Je vais accepter sa demande.
Lord Debling : Merci pour cette danse, miss Cowper.
Colin : J’ai promis de vous aider à trouver un mari mais je ne vous laisserai pas commettre une telle erreur.
Pénélope : Si j’ai commis une erreur, c’est en vous demandant de m’aider au départ.
Pénélope : Lord Debling ! Nous avons été interrompus. Je sais que le bal se termine, mais si nous reprenions notre conversation.
Lord Debling : Pourquoi vous asseyez-vous si souvent à votre fenêtre ? Vous avez cherché quelqu’un toute la semaine. J’ai cru que vous aviez eu un différend avec monsieur Bridgerton. Mais je crains fort maintenant que vous le cherchiez pour une tout autre raison. Celle qui vous fait tant aimer la fenêtre de votre salon et la vue qu’elle offre sur la maison qui lui fait face.
Pénélope : Je ne comprends pas du tout de quoi vous parlez.
Lord Debling : Je vous parle de monsieur Bridgerton et des sentiments que vous partagez.
Pénélope : Je vous l’assure. Colin Bridgerton ne pourrait jamais avoir des sentiments pour moi. Il est risible de l’imaginer. Nous sommes amis, rien de plus.
Lord Debling : Mais vous voudriez être plus ?
Pénélope : Ce n’est … Ce n’est de toute façon … nullement possible.
Lord Debling : Je ne vous demande pas si c’est possible, mais si cela vous plairait. Miss Featherington, dans la mesure où je serai souvent absent, il est essentiel que j’épouse une personne dont l’affection n’est pas déjà engagée autre part. Quoique vous cherchiez, je vous souhaite de le trouver. Bonsoir.
Portia : Mais où va-t-il ? Qu’avez-vous fait ?
Pénélope : C’est là votre question ? Pas si je vais bien ? Je ne compte pour vous que si je porte au doigt la bague d’un lord ?
Prudence : Maman, je suis enceinte. Je crois. Alors ? Vous n’êtes pas contente ?
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Lady Whistledown : On dit que le cœur fait à jamais de la tête sa dupe.
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Colin court derrière Pénélope qui monte dans une voiture.
Maison des Bridgerton.
Violet : Francesca.
Francesca : Lord Kilmartin a fait réarranger la mélodie que nous avons entendue l’autre jour exactement comme je l’imaginais.
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Lady Whistledown : Et lorsque l’on fait passer le cœur avant la tête, souvent, toute raison s’envole par la fenêtre. Mais à sa manière, le corps sait ce dont il a le plus besoin. Et votre chroniqueuse n’est pas de ceux qui contestent la sagesse séculaire d’un cœur qui bat.
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Colin : Attendez !
Colin monte dans la voiture de Pénélope
Colin : Pénélope !
Pénélope : Je ne souhaite pas vous parler.
Colin : Je vous en prie ! Puis-je ?
Pénélope : Arrêtez-vous d’abord chez les Bridgerton.
Valet de pied : Entendu !
Pénélope : Que voulez-vous ?
Colin : Lord Debling a-t-il fait sa demande ?
Pénélope : En quoi cela vous regarde-t-il ?
Colin : Il faut que je le sache. Vous a-t-il fait sa demande ?
Pénélope : C’est drôle. Quand je vous ai demandé de m’aider à trouver un mari, je ne me suis pas rendu compte que vous pourriez du même coup émettre des objections.
Colin : C’est uniquement parce que vous m’êtes chère. Vous ne pouvez pas l’épouser. Il vous abandonnera et c’est un homme trop particulier. Et il n’est pas du tout celui qu’il vous faut, Pen.
Pénélope : Il n’a pas fait sa demande. En fait il m’a rejetée à cause de vous. La scène que vous m’avez faite l’a amené à croire que vous m’aimiez. Une idée tellement absurde que je ne sais qu’en faire si ce n’est en rire. Alors maintenant, rentrons je vous en prie en silence et laissez-moi tranquille.
Colin : Je ne peux pas.
Pénélope : Colin !
Colin : Je ne peux pas. Parce que … Et si en effet, je vous aimais ?
Pénélope : Quoi ?
Colin : J’ai passé tant de temps à essayer de faire taire mon cœur, d’assumer … le rôle prévu d’avance que la société attend de moi. Et très brièvement, j’ai cru avoir réussi. Mais toutes ces dernières semaines, j’ai été envahi d’émotions déconcertantes. Je me suis retrouvé totalement incapable de cesser de penser à vous. Au baiser que nous avons échangé. Je me suis retrouvé rêvant de vous dans mon sommeil. Et à vrai dire, préférant le sommeil parce que je pouvais vous y retrouver. Des émotions qui ont tout de la torture. Mais des émotions et des sentiments que je ne peux en aucun cas ni ne veux en aucun cas faire taire en moi.
Pénélope : Arrêtez. Ne dites rien que vous ne pensez pas.
Colin : Mais je le pense. Ce que je vous dis là, j’attends de pouvoir vous le dire depuis des semaines.
Pénélope : Mais … Colin, nous sommes amis.
Colin : Oui, mais … Pardonnez-moi. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Navré.
Pénélope : Mais j’aimerais beaucoup qu’on soit plus que des amis. Tellement plus.
Il l’embrasse. Il la caresse et avec son accord, prolonge avec une caresse plus osée.
Le valet de pied signale qu’ils sont arrivés.
Pénélope : Colin ! Nous sommes chez vous.
Colin : Quoi ? Seigneur. Le cocher peut-il continuer à rouler ?
Pénélope : Croyez-vous qu’on nous ait vus ? Je n’ai pas fait attention à quoi que ce soit. Qu’est-ce que vous faites ?
Colin l’embrasse puis remet de l’ordre dans sa robe. Il descend de voiture et lui tend la main.
Colin : Vous venez avec moi ?
Pénélope : Quoi ? Mais votre famille me verra.
Colin : Pour l’amour du ciel, Pénélope Featherington. Allez-vous m’épouser, oui ou non ?
Rédigé par Mamynicky