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La Chronique des Bridgerton
#306 : Courtiser monsieur Bridgerton

Cressida avoue être lady Whistledown pour réclamer l'argent de la récompense promise par la reine. Elle espère pouvoir s'enfuir et ainsi échapper au mariage organisé pour elle par ses parents avec le vieux lord Greer.

Pénélope publie une chronique en urgence... mais le mal serait-il déjà fait ?

Popularité


3.17 - 6 votes

Titre VO
Romancing Mister Bridgerton

Titre VF
Courtiser monsieur Bridgerton

Première diffusion
13.06.2024

Première diffusion en France
13.06.2024

Plus de détails

Ecrit par : Jess Brownell
Réalisé par : Tricia Brock


Musique par Kris Bower
Costume designer John Glaser
Coiffure et maquillage Erika Okvist
Choregraphe Sean Jack Murphy
Victor Alli … John Stirling
Adjoa Andoh … Lady Danbury
Lorraine Ashbourne … Mme Varley
Simone Ashley … Kate Bridgerton
Jonathan Bailey … Anthony Bridgerton
Joanna Bobin … Lady Araminta Cowper
Harriet Cains … Philippa Finch
Bessie Carter … Prudence Dankworth
Dominic Coleman … Lord Cowper
Nicola Coughlan … Penelope Featherington
Hannah Dodd … Francesca Bridgerton
Kathryn Drysdale … Geneviève Delacroix
Richard Durden ... Lord Greer
Daniel Francis
 … Marcus Anderson
Ruth Gemmell … Violet Bridgerton
Florence Hunt … Hyacinthe Bridgerton
Martins Imhangbe
 … Will Mondrich
Claudia Jessie … Eloïse Bridgerton
Lorn Macdonald … Albion Finch
Jessica Madsen
 … Cressida Cowper
Emma Naomi … Alice Mondrich
Hannah New 
… Lady Tilley Arnold
Luke Newton … Colin Bridgerton
James Phoon ... Harry Dankworth
Golda Rosheuvel 
… Reine Charlotte
Hugh Sachs … Brimsley
Luke Thompson 
… Benedict Bridgerton
Will Tilston … Gregory Bridgerton
Polly Walker … Portia Featherington
Julie Andrews … Voix VO Lady Whistledown

 

3.06 – Courtiser monsieur Bridgerton

Sur la place du marché, les conversations vont bon train, pas de Whistledown distribué ce matin !

Cependant un nom fait sensation : miss Cowper, qui circule entre les lords incrédules, les ladies qui la trouvent mal élevée et la puniraient sévèrement si elles étaient sa mère et les miss qui la traitent de génie et ont hâte de savourer sa prochaine édition.

Pénélope est dans sa chambre et travaille pour sa chronique sur son écritoire.

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Lady Whistledown : 
Je ne voudrais pas insulter le diable en livrant un parallèle entre lui et Cressida Cowper. Car l’un n’est que mensonge, fourberie, un succube de la pire espèce, et l’autre n’est pas connu de cette chroniqueuse. …
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Pénélope arrache la feuille et la froisse. Portia passe la tête par la porte et avertit sa fille qu’un visiteur l’attend.

C’est Colin, inquiet, qui vient prendre de ses nouvelles. Pénélope le rassure, la cause de sa perte de connaissance est Cressida qui, dans un accès de folie, s’est dénoncée comme Whistledown. Et justement le jour de leurs fiançailles. Colin est sceptique, il imaginait Whistledown intelligente et perspicace. Puis, avant de se retirer, il sort un écrin de sa poche et passe au doigt de Pénélope la bague de fiançailles que le bijoutier vient d’ajuster. Portia, qui faisait mine de s’occuper dans le salon pour jouer son rôle de chaperon, est satisfaite que la demande devienne officielle.

Lord Greer a reconsidéré sa demande en mariage suite à la révélation de Cressida. Lord Cowper a donc décidé d’envoyer sa fille chez sa sœur Joanna qui vit au Pays de Galles. Lady Cowper connait bien sa fille, elle ne peut être Whistledown qui est un écrivain intelligent et Cressida n’a pas reçu l’intelligence parmi les dons qu’elle a reçu à sa naissance. Des gardes royaux convoquent Cressida au palais, au nom de la reine.

Lady Danbury apprend avec plaisir que Will Mondrich a décidé de vendre son club. Elle ajoute qu’il est important de suivre les règles et leur conseille d’organiser un bal. Will accepte, divertir les autres est leur seconde nature.

Sous prétexte de récupérer son chapeau oublié, lord Anderson se présente chez les Bridgerton. Il remercie Violet de l’agréable soirée de la veille et avant de la quitter, espère vivement la revoir très bientôt.

Francesca et John regardent Benedict, Gregory et Hyacinthe se disputer à propos de macarons. Pour attirer leur attention sans succès, John lance à la cantonade qu’il est malade de la peste et qu’ils sont tous condamnés par la contamination. Francesca arrive à capter leur intérêt en prévenant que John a une courte annonce à faire. Un peu gêné, John déclare alors qu’ils vont se marier. Ils se précipitent sur eux pour les féliciter. Hyacinthe assure que sa sœur sera une belle mariée, à l’égal de Daphné, Kate et Pénélope. Violet est heureuse de cette merveilleuse nouvelle et trouve qu’ils forment un très beau couple.

Dans le bureau de Colin, Eloïse comprend que son frère n’a toujours pas été mis au courant par Pénélope. Il imagine que sa sœur aurait trouvé aberrant de se lier d’amitié avec Cressida si elle avait su qu’elle était Whistledown. Eloïse confirme que sa révélation a porté un coup fatal à leur amitié. Colin avoue qu’une part de lui-même voudrait se présenter chez Cressida une fourche à la main, mais depuis qu’il a réalisé qu’une seule personne peut soudain compter plus que tout, il s’est beaucoup adouci. Tout ce qui compte maintenant est veiller au bien être de Pénélope, ainsi qu’à leur avenir. Eloïse se propose d’essayer de convaincre Whistledown de partir afin qu’elle ne puisse plus leur nuire.

Eloïse rend visite à Pénélope, elle a échoué elle aussi à mettre son frère au courant, la vérité le détruirait. Elle lui conseille de ne pas lui en parler, il suffirait de poser sa plume. Pénélope pense que c’est impossible à présent. Au contraire, pour Eloïse, en se donnant bêtement en spectacle, Cressida lui laisse une porte de sortie idéale. Il suffit de laisser mourir la gazette sous sa plume. Pénélope ne peut pas admettre que Cressida prenne son nom, elle a mis tout son être et depuis si longtemps dans cette chronique, son cœur serait brisé. Eloïse lui rappelle que son nom sera bientôt Bridgerton, il lui est impossible de porter les deux noms et elle lui conseille de tourner la page.

Cressida est reçue au palais, accompagnée de sa mère. Charlotte lui demande pourquoi elle a décidé de lever le secret. Cressida réclame la récompense pour que personne ne puisse s’attribuer ce qui lui revient. Méfiante, Charlotte promet de tenir sa parole dès qu’elle lui aura présenté sa dernière chronique, celle qui aurait dû paraitre le matin même. Cressida évoque une défaillance de l’imprimeur mais assure que la prochaine gazette ne saurait tarder. Charlotte conclut en affirmant qu’à moins qu’elle n’arrive à la convaincre qu’elle est bien Whistledown en publiant une chronique éloquente, elle ne souhaite plus la revoir à sa cour désormais.

Lady Cowper interdit à sa fille de publier une chronique. Cressida répond qu’elle n’a pas le choix, elle ne veut pas aller chez la tante Joanna et publier une gazette sera sa seule chance de regagner les faveurs de la reine. Et de toute façon personne ne veut et ne voudra l’épouser.

Pendant ce temps, Francesca et John pressent Violet pour parler à la reine de leur prochain mariage. Violet, qui pense que ce mariage est trop précipité, ne promet rien.

Chez les Featherington, Portia prépare activement le mariage. Philippa et Prudence sont jalouses du faste réservé à Pénélope, alors qu’elles n’ont pas pu en bénéficier pour leurs propres mariages. Portia leur fait remarquer qu’elles n’ont pas épousé un homme doté d’une fortune illimitée. Prudence estime qu’un mariage n’est certainement pas aussi important qu’une grossesse. Portia rejoint Pénélope dans sa chambre pour l’inciter à œuvrer pour que, tant qu’elle ne sera pas conduite à l’autel, son futur mari ait le sentiment d’être la personne la plus importante du monde. Elle se doit de se consacrer entièrement à son mari, à ses rêves et ses désirs. Une dame n’a pas de rêves.

Bénédict et Colin ont entrainé John pour fêter avec Mondrich la fermeture de son club. Colin porte un toast à John qui rejoint leur famille, puis se plaint que l’amour le rende si léger qu’il n’a pas pu écrire une ligne des récits de ses voyages. Benedict lève son verre et remarque que son frère a un objectif alors que lui flotte sans but. Puis ils lèvent leur verre au club et à Mondrich.

Les fiançailles de Pénélope et Colin sont annoncées par le prêtre Hughes au cours de la messe dominicale. Leur mariage est prévu dans trois semaines. Ils se sourient de loin et se rejoignent à la fin de la messe, après que tous les assistants soient sortis. Il sait qu’elle a quelque chose à lui dire mais il attendra qu’elle soit prête. Pénélope avoue qu’elle l’aime depuis le moment où ils se sont rencontrés même si elle prétendait n’être que son amie. En lui demandant pardon de ne pas s’en être rendu compte plus tôt, il l’enlace et danse avec elle.

Sur la place devant l’église, les familles s’attardent et se saluent. Lady Danbury qui a surpris un regard entre son frère Marcus et Violet, lui présente une veuve, lady Keswick, puis elle les laisse en tête à tête pour qu’ils fassent connaissance et se dirige vers Violet. Cette dernière confie à lady Danbury que ses doutes ne sont pas importants si Francesca est heureuse mais elle craint que la reine ne remarque son hésitation.

Cressida fait un signe à Eloïse pour qu’elle s’approche d’elle. Cressida ne veut pas attirer l’attention, elle est venue lui demander de l’aider à écrire une chronique, elle qui aime tant les mots. Eloïse lui rappelle le mal qu’elle a fait à sa famille avec la plume de Whistledown avant de décliner l’offre, d’autant qu’elle ne peut rester son amie. Vexée, Cressida estime qu’elle est envieuse de ce qu’elle a accompli. Eloïse admet qu’elle est peut être envieuse de Whistledown qui a réalisé un véritable exploit. Elle la quitte en la félicitant pour ce succès arraché avec les dents.

Lord Cowper s’est vu refuser l’entrée de son club. Furieux, il retire sa dot à sa fille. Cressida a fait un essai pour sa chronique, lady Cowper est déçue par ce qu’elle lit et décide de l’écrire elle-même pour la reine.

Pendant qu’Alice prépare activement le bal donné au domaine des Kent, Bénédict fait la connaissance de Paul Suarez au cours du diner donné par lady Tilley. Paul est un protecteur des arts et soutient le monde du théâtre. Il a d’ailleurs rencontré Tilley au théâtre après une représentation. Plus tard, Benedict surprend Paul et Tilley enlacés. Comme Paul lui propose de se joindre à eux dans la chambre de Tilley, Bénédict s’excuse en prétextant qu’on l’attend ailleurs et se retire précipitamment.

Au cours du bal des Mondrich, lady Danbury présente plusieurs veuves à son frère pour tenter de l’éloigner de Violet. Lorsque la reine arrive, Alice fait lancer l’attraction de la soirée. Un valet actionne le mécanisme d’une pièce installée au centre de la salle de bal. Celle-ci s’ouvre comme un bouton de fleur révélant une exposition florale qui émerveille l’assistance et remporte l’approbation de la reine.

Francesca demande à sa mère de parler à la reine pendant qu’elle assiste au bal. Violet préfère obtenir une audience par l’entremise de lady Danbury. Francesca lui reproche de ne pas croire en son mariage, pourtant le lien qui la lie à John lui convient et elle l’aime, même si ce n’est pas cet amour que Violet souhaite pour elle.

Violet sort de la salle de bal, Marcus veut la suivre mais lady Danbury l‘arrête, elle lui demande de ne pas s’occuper de Violet qui est son amie et donc lui prendre tout ce qui lui appartient. Marcus décide de crever l’abcès et veut connaître la raison de la colère de sa sœur. Il apprend ainsi qu’elle lui reproche de l'avoir empêchée de s’enfuir la veille de son mariage en la dénonçant à leur père.

Lady Cowper escortée de Cressida entre dans la salle de bal, la tête haute. Un murmure parcourt la salle, la reine s’amuse et les laisse parader un moment avant de les faire appeler.

Sur la piste de danse, Colin apprend à Pénélope qu’il a l’intention de publier ses carnets de voyage. Puis voyant les autres couples arrêter leur danse, il s’aperçoit que la reine a convoqué Cressida. La reine lui rappelle qu’elle avait été exclue de l’entourage royal. Cressida avoue ne pas avoir été invitée mais elle est venue lui offrir un exemplaire de sa chronique.

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Lady Whistledown : 
Très cher ami lecteur. On dit qu’il n’y a pas de repos pour les méchants. Si cela est vrai, cette chroniqueuse doit être très vertueuse, car en cessant quelques temps de vous observer, j’ai joui pleinement d’un repos bien mérité. Mais soyez sans inquiétude, me revoici, et je reviendrai assez vite avec une chronique complète. Vous connaissez maintenant mon identité, mais soyez en sûrs, je vous connais bien davantage. Cordialement, votre lady Whistledown. Ou devrais-je dire : à vous pour la vie, Cressida Cowper.
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Avant de parler de la récompense, la reine veut encore attendre la chronique du lendemain dans laquelle elle compte lire quelques ragots.

Eloïse entraine Pénélope dans un coin. Elle craint que sa famille soit mise en danger par son choix de laisser Cressida s’octroyer l'identité de Whistledown. Pénélope décide de reprendre sa plume pour discréditer Cressida. Elle estime qu’elle aurait dû utiliser Whistledown pour donner une voix à toutes celles réduites au silence, comme elle l’était lorsqu’elle a commencé avec son premier texte.

Pénélope livre dans la soirée sa dernière chronique, écrite dans la calèche qui la conduit chez l’imprimeur. Lorsqu’elle ressort de la boutique, elle se heurte à Colin qui l’a suivie.

 

Rédigé par Mamynicky

 

3.06 – Courtiser monsieur Bridgerton

Sur la place du marché, les conversations vont bon train.

Lady Malhorta : La gazette n’a pas été livrée. Personne ne l’a.
Lady Barragan : La Reine a peut être levé l’identité de la commère.

Miss Kenworthy : J’aurais aimé qu’elle commente mes fiançailles.
Miss Barragan : J’aurais aimé qu’elle commente ma nouvelle toilette.

Passant : Je comprends votre déconvenue.

Miss Malhotra : Cressida Cowper ?
Miss Barragan : Cette méchante mordeuse de mollets !

Miss Stowell : Sommes-nous sûres que ce soit elle ?
Miss Goring : Cela est parfaitement cohérent.
Miss Livingston : Je tremperais aussi ma plume dans le vitriol si je devais me retrouve vieille fille comme cette miss Cowper.
Miss Hartigan : C’est un être cruel.

Lady Keswick : La pauvre enfant est terriblement mal élevée.
Lady Livingston : Si j’étais sa mère, je la punirais sévèrement.

Lord Garret : C’est de naissance, bien sûr.

Miss Kenworthy : Je dirais que c’est un génie.
Miss Stowell : J’ai hâte de savourer sa prochaine édition.

Maison Featherington

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Lady Whistledown :
Je ne voudrais pas insulter le diable en livrant un parallèle entre lui et Cressida Cowper. Car l’un n’est que mensonge, fourberie, un succube de la pire espèce, et l’autre n’est pas connu de cette chroniqueuse. …
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Pénélope arrache la feuille et la froisse.

Portia : Vous avez de la visite.

Colin : Pen !
Pénélope : Colin.
Colin : Comment vous sentez-vous ? Je me suis inquiété.
Pénélope : Je vais assez bien. Mais vous n’auriez peut être pas dû venir. Et si c’était contagieux ?
Colin : Il n’y a pas d’autre endroit où j’aimerais être. Je sais que vous avez quelque chose à me dire. Mais je ferai preuve de patience tant que vous ne souhaiterez pas me confier vos tourments.
Pénélope : Je ne peux pas en parler pour l’instant. Mais ce n’est certainement pas à cause de vous que je me suis évanouie. C’est à cause de Cressida Cowper qui a dit dans un accès de folie être Whistledown.
Colin : C’est pour le moins incroyable. Quand on sait les horreurs qu’elle a écrites sur vous, sur moi, sur nos familles. Et qu’elle ait pu choisir le jour de nos fiançailles pour tomber le masque.
Pénélope : Cressida a toujours eu l’art de tirer la couverture à elle.
Colin : Pensez-vous vraiment que ce soit elle ? J’avoue avoir imaginé lady Whistledown un peu plus intelligente, perspicace. Je vous laisse vous reposer. Mais avant de me retirer, j’ai quelque chose pour vous. Le bijoutier a tout juste fini de l’ajuster.
Pénélope : Ho, Colin, elle est magnifique !
Colin : Et pourtant, deux fois moins que vous ne l’êtes. D’où vient cette encre ? Étiez-vous en train d’écrire ?
Pénélope : Oui. Essentiellement des lettres. J’ai à cœur de partager notre belle nouvelle.
Colin : Naturellement. Je vous laisse à vos écritures. Bonne journée, miss Featherington. Plus pour longtemps.

Maison des Cowper

Lord Cowper : J’ai promis à lord Greer une jeune mariée, pas une chroniqueuse de potins. Il a reconsidéré sa demande en mariage.
Cressida : Vraiment ?
Lord Cowper : Inutile d’afficher ce sourire béat, mademoiselle. Si vous pensez poursuivre cette activité sous mon toit et ternir la réputation de mon nom vous vous fourvoyez ! Je vous envoie vivre chez votre tante Joanna.
Cressida : Papa, vous ne pouvez pas. Elle vit au Pays de Galles !
Lord Cowper :  C’est bien cela. Vous ragoterez tranquillement en vous moquant des moutons !
Lady Cowper :    Cressida, il faut revenir sur votre déclaration. Nous pourrons dire que lady Bridgerton vous a servi trop de vin et que vous avez divagué.
Cressida :  Vous ne croyez pas ce que j’ai dit ?
Lady Cowper :   Je connais bien ma fille. Lady Whistledown est un écrivain intelligent. Vous avez reçu de nombreux dons mais l’intelligence n’en fait pas partie.

Des gardes de la Reine sont introduits par le majordome.

Un garde : Miss Cressida Cowper, vous êtes convoquée au palais sur ordre de Sa Majesté la Reine.

Domaine de Kent

Alice : Nous avons une nouvelle que nous souhaitons partager avec vous, lady Danbury.
Lady Danbury : Oh.
Mondrich : Nous allons vendre le club.
Lady Danbury : Ah. En voilà une bonne nouvelle ! J’ai toujours plaisir à voir les gens suivre mes conseils. Et c’est la bonne décision, monsieur Mondrich. La colère de Sa Majesté se porte ailleurs aujourd’hui, mais cela peut changer à tout moment.
Alice : Évidemment, nous ne souhaitons pas attirer l’attention sur nous en bouleversant les usages.
Lady Danbury : Sottises ! Vous devez attirer l’attention sur votre famille et de la meilleure façon possible, en organisant un bal. C’est important de suivre les règles, mais si vous voulez gagner la partie, vous êtes obligés d’avoir le dessus. Sans cela, vous serez toujours sur la défensive.
Alice : Eh bien …
Mondrich : Divertir les autres est notre seconde nature.

Maison des Bridgerton.

Violet : Lord Anderson ?
Lord Anderson : Lady Bridgerton. Pardonnez mon intrusion. Il se trouve que j’ai oublié mon chapeau.
Violet : Vous ne faisiez donc … qu’un passage furtif ?
Lord Anderson : Oui, certes, et j’imagine que j’aurais pu envoyer un valet, je vous l’accorde. Mais alors, je n’aurais pas eu l’occasion de vous revoir, madame. Afin de vous remercier pour cette agréable soirée.
Violet : Je dois reconnaitre que cette soirée fut particulière.
Lord Anderson : Comment allez-vous ?
Violet : Euh … Hormis une légère migraine, je vais bien. Comment allez-vous ?
Lord Anderson : Vous avez du sentir un certain froid entre ma sœur et moi, n’est-ce pas ?
Violet : C’est possible. Mais cela ne me regarde pas.
Lord Anderson : Je sais que nous nous réconcilierons. Les griefs liés à l’enfance ont souvent la vie dure. Ma sœur est la première née de la famille.
Violet : Et vous étiez le premier garçon.
Lord Anderson : Mais nous voilà adultes. Nous trouverons le moyen de passer ce cap.
Violet : J’ai confiance en vous pour le trouver.
Lord Anderson : Merci. Je vous laisse soulager votre migraine. Mais j’espère vivement vous revoir très bientôt.
Violet : Moi de même.

Benedict : Tu adores les macarons,
Hyacinthe : J’aime le rose, mais j’adore les macarons au chocolat. Benedict. Je veux ces deux-là.
Benedict : Non, non, pas les deux. Tu en as déjà pris trois ce matin.
Hyacinthe : C’est entièrement faux !
Benedict : Tu es descendue, je t’ai vue.
Hyacinthe : J’en ai pris un.
Benedict : Bien sûr que c’est vrai, Gregory t'a vue. Tu es une petite menteuse.
Hyacinthe : Je ne mens pas.
Benedict : Bien sûr que tu mens. Oh !
Hyacinthe : Gregory !
Gregory : Quoi, moi aussi, J’aime ceux au chocolat.
Benedict : Je n’en ai pas eu un seul ! J’ai la solution.

Francesca : Rien n’est mieux que le présent.
Lord Stirling : Votre famille est visiblement très occupée.

Benedict : Laisse-nous régler cela entre nous.

Francesca : Vous devez les interrompre.
Lord Stirling : Je ne pense pas qu’ils m’écouteront. Regardez. S’il vous plait ! Je suis malade de la peste et vous êtes tous condamnés à l’attraper par contamination.

Benedict : Trois macarons banane contre un au chocolat.
Hyacinthe : Jamais de la vie !
Gregory : Sournois.
Benedict : C’est surtout déraisonnable !
Hyacinthe : Allez !

Francesca : Très bien ! Votre attention ! Merci. John ici présent a une très courte annonce à vous faire.
Lord Stirling : Ce sera rapide, en effet. Euh … Nous allons nous marier.
Violet : Oh, Seigneur.
Colin : Félicitations !
Benedict : Bravo. Bravo. Félicitations. Vous méritez un macaron.
Francesca : Ta joie m’enchante, Eloïse.
Violet : Félicitations.
Hyacinthe : Chère Francesca, tu seras la plus belle des mariées. Enfin, à l’égal de Daphné, de Kate et de Pénélope.
Violet : Quelle merveilleuse nouvelle. Vous formez un très beau couple.
Francesca : Merci, maman.
Hyacinthe : Nous devons aller dès aujourd’hui chez la modiste pour votre robe.
Violet : Chaque chose en son temps.

A son bureau, Colin écrit mais rature beaucoup.

Éloïse : Bouderais-tu d’avoir été privé de macaron au chocolat ?
Colin : Savais-tu que c’était lady Whistledown ?
Éloïse : Tu as parlé à Pénélope, ce matin ?
Colin : Oui. Elle est dévastée par les révélations de miss Cowper. Dis-moi que tu n’étais pas au courant.
Éloïse : Non. Je ne savais pas concernant Cressida. Notre amitié était déjà chancelante, mais cet événement y porte un coup fatal.
Colin : J’ose l’espérer. J’imagine que tu aurais trouvé aberrant de te lier d’amitié avec elle si tu l’avais su, compte tenu de tout ce qu’elle a écrit.
Éloïse : Tu as exprimé tellement de colère envers Whistledown. Que comptes-tu faire ?
Colin : Il y a une part de moi qui voudrait se présenter chez elle une fourche à la main. Et si tu me le demandais, je le ferais. Mais en vérité, tout ce qui s’offre à moi depuis quelques temps m’a pour ainsi dire adouci.
Éloïse : Tu penses à Pénélope.
Colin : Je sais que tu ne souhaites pas que j’en parle, mais c’est surprenant de voir la rapidité avec laquelle une seule personne peut soudain compter plus que tout. Veiller sur son bien-être, c’est la seule chose à laquelle je pense. Ainsi qu’à notre avenir à tous les deux.
Éloïse : Peut-être puis-je convaincre lady Whistledown de partir. Afin qu’elle ne puisse plus jamais nous nuire.
Colin : Tu veux aller parler à miss Cowper ?
Éloïse : Avec la chroniqueuse en personne.

Maison Featheringtn.

Eloïse entre dans la chambre de Pénélope, en train d’écrire.

Pénélope : J’ai voulu le lui dire, mais …
Éloïse : Mais vous avez échoué. Et quand l’occasion s’est présentée, j’ai échoué aussi. Parce que je sais maintenant que la vérité détruirait Colin.
Pénélope : Dès que je saurai comment, j’ai toujours le projet de le lui dire.
Éloïse : Non. Pour je ne sais quelle raison, mon frère est convaincu qu’il vous aime. Et s’il savait que vous étiez l’auteur de ces propos calomnieux sur moi, sur notre famille, sur Marina, s’il savait que moi aussi, je me suis tue pour … Ne lui en parlez pas. Pourquoi le faire quand il suffirait de poser votre plume ?
Pénélope : C’est impossible. Qui plus est à présent.
Éloïse : Au contraire, vous avez une porte de sortie idéale, Pénélope.
Pénélope : Vous ne pensez pas …
Éloïse : En se donnant bêtement en spectacle hier soir, Cressida vous a fait un cadeau. Elle ne saura jamais capter ses lecteurs. Laissons cette gazette mourir sous sa plume et personne ne saura rien.
Pénélope : Eloïse, j’y ai mis tout mon être, et depuis si longtemps. Cela représente tant de travail. Je refuse de laisser Cressida Cowper dire cela. Mon cœur serait brisé.
Éloïse : Et le cœur de Colin ? Il sera brisé en apprenant la vérité.
Pénélope : Mais … Lady Whistledown, c’est moi, c’est mon nom. Ce n’est pas le sien !
Éloïse : Votre nom sera bientôt Bridgerton. Impossible de porter les deux noms.
Pénélope : Aussi loin que je me souvienne, mon plus grand souhait était de faire partie des vôtres.
Éloïse : A l’époque j’aurais tout donné pour connaître lady Whistledown. Vous en avez bien profité. Mais ce ne sont que des potins. Tournez la page.

Palais de Buckingham.

Brimsley : Sa Majesté peut vous recevoir.
Charlotte : Alors … c’est donc la demoiselle qui prétend être lady Whistledown.
Brimsley : Oui, Votre Majesté.
Charlotte : Et pourquoi décider de lever le secret ?
Cressida : Je suis là pour recevoir ma récompense, Votre Majesté.
Charlotte : 5000 livres ne doivent pas être une forte somme pour la grande lady Whistledown. Vous êtes rémunérée, il me semble, non ?
Cressida : Mais je suis venue afin que personne ne s’attribue ce qui me revient.
Charlotte : Eh bien, sachez que je suis une femme de parole. Je vous remettrai votre récompense dès que vous m’aurez présenté votre dernière chronique. Celle qui aurait dû être distribuée ce matin.
Cressida : Pardonnez-moi, Votre Majesté. Voyez vous … depuis que cette récompense est lancée, mon imprimeur est sur ses gardes. Mais la prochaine gazette devrait arriver dans peu de temps.
Charlotte : Connaissez votre ennemi, miss Cowper. Je connais lady Whistledown aussi bien que je me connais moi-même. Sa plus grande force réside dans ses talents d’observatrice. Qu’avez-vous observé dans votre vie en dehors de vous-même ?
Cressida : J’observe, oui. Ne serait-ce qu’hier soir, j’ai observé miss Francesca et lord Kilmartin. Tous les deux, toute la soirée à la maison Bridgerton. Mais je suis sûre qu’il est encore temps d’infléchir le choix de miss Francesca vers le marquis.
Charlotte : Hm. Miss Cowper, jamais la véritable lady Whistledown ne proposerait une offre d’assistance aussi sommaire. Sans un rival plus exaltant. Et il m’est bien égal que miss Francesca fasse le choix d’un partenaire médiocre. A moins que vous n’arriviez à publier une chronique convaincante, je ne souhaite plus vous revoir à ma cour, désormais.

Lady Cowper : Cressida, je vous défends de publier la moindre chronique.
Cressida : Je n’ai pas le choix, maman. Elle va me bannir de la société.
Lady Cowper : Votre père vous a déjà bannie de la société.
Cressida : Je n’irai pas vivre chez tante Joanna.
Lady Cowper : Et le jour où la véritable lady Whistledown décidera de reprendre sa plume ?
Cressida : Elle n’a rien publié ce matin. Peut-être l’ai-je découragée ? Que puis-je faire d’autre ? Livrer une chronique pour la Reine est la seule solution si je veux regagner ses faveurs.
Lady Cowper : Si vous publiez et alimentez votre réputation de Whistledown, personne ne vous épousera.
Cressida : Personne, personne ne veut m’épouser.

Maison des Bridgerton

Violet : Je serais ravie d’organiser le petit déjeuner du mariage ici. A moins que votre mère souhaite en être l’hôtesse, lord Kilmartin. Si je n’avais qu’un seul enfant, je pourrais lui disputer cet honneur.
Francesca : Nous devons déjà annoncer nos fiançailles, maman. Chaque chose en son temps.
Lord Stirling : En admettant que ma mère veuille se battre, ce serait surtout pour ne pas être l’hôtesse.
Violet : Nous devrions parler de l’annonce de vos fiançailles. Il me semble qu’en ce qui concerne …
Francesca : Nous avons eu une discussion à ce sujet.
Lord Stirling : J’ai assez vite compris que je n’étais pas son premier choix pour votre fille.
Violet : Uniquement parce que la Reine accorde beaucoup d’attention à Francesca. Et il semble simplement plus sage de … disons, d’attendre les derniers jours de la saison avant d’annoncer vos intentions. Ainsi, nous pourrons tous nous retirer à la campagne pour le mariage et la Reine pourra choisir un nouveau diamant au début de la prochaine saison.
Francesca : Sachez néanmoins que … nous ne souhaitons pas attendre tant. Nous aimerions préparer notre futur foyer.
Lord Stirling : Nous pensons qu’un entretien avec la Reine serait la plus sage des décisions.
Violet : Eh bien, si vous vous en sentez capable.
Francesca : Nous aimerions compter sur vous pour parler à la Reine.
Violet : Oh. Mmh-mmm …

Maison des Featherington.

Portia : J’imagine très bien des rubans jaunes le long de toutes les rampes d’escalier et des fleurs dorées sur la voiture qui parcourt le chemin de l’église jusqu’à la réception.
Mme Varley : C’est d’un chic, madame.
Philippa : Et dans quoi monterons-nous ? Une charrette ?
Prudence : Je n’ai pas eu droit aux fleurs dorées à mon mariage.
Portia : Vous n’épousiez pas un homme doté d’une fortune illimitée.
Finch : Je vous conduirai mon amour.
Philippa : Oh, je préfèrerais un carrosse doré.
Prudence : Je ne vois pas pourquoi Pénélope mérite un tel traitement. Un mariage n’est certainement pas aussi important qu’une grossesse.
Portia : Où est Pénélope ? Elle ne peut pas être encore malade ! Pénélope ?
Philippa : « Pénélope »

Pénélope est dans sa chambre.

Portia : Que faites-vous, seule ici ? Oh, vous lisez de vieilles chroniques de Whistledown.
Pénélope : Je ne me sens pas encore très bien.
Portia : Pénélope. Vous êtes parvenue à conquérir l’affection d’un homme issu d’une grande famille fortunée. Vous disposez de toute votre vie pour ne rien faire. Mais pour l’heure, tant que vous ne serez pas conduite à l’autel pour sceller ce mariage, votre tâche est d’œuvrer pour que monsieur Bridgerton ait le sentiment d’être la personne la plus importante au monde. Vous devez vous consacrer entièrement à votre mari. A ses rêves, ses désirs. Au début, du moins.
Pénélope : Que deviennent mes rêves ?
Portia : Quels rêves ? Une dame n’a pas de rêves. Une dame a un mari. Et si vous avez de la chance et remplissez votre rôle, parfois les rêves que vous caressez prendront forme à travers lui. Votre père a pu se montrer cruel. C’était un homme faible. J’ai accepté de l’épouser par sécurité. Et il ne m’a pas plus offert cela que le reste. Mais il m’a donné trois filles. Et mon plus grand souhait a toujours été de vous voir poursuivre un meilleur destin. Et vous y êtes arrivée. Vous avez de la chance, Pénélope. Ne la prenez pas pour acquise.

Chez lady Tilley Arnold

Lady Tilley : J’ai plaisir à partager une collation avec vous.
Benedict : C’est notre premier repas.
Lady Tilley : Si les scones de ma cuisinière vous plaisent, vous serez conquis par tout un repas.
Benedict : Me poussez-vous dans les bras de votre cuisinière ?
Lady Tilley : Je donne un dîner un soir de cette semaine. Pour vous et moi et mon cher ami Paul. Viendrez-vous ?
Benedict : Mes intentions à votre égard seront évaluées par vos proches ?
Lady Tilley : Il y a peut-être un peu de ça. Après tout, j’ai rencontré votre famille. A votre tour de rencontrer ceux qui me sont chers.
Benedict : Mmmm. Merveilleux.
Lady Tilley : Vous alors.

Benedict et Colin ont emmené lord Stirling au Club de Mondrich.

Colin : A votre santé, lord Kilmartin ! A la joie de vous voir rejoindre bientôt notre famille, je l’espère.
Benedict : Au plaisir de vous avoir parmi nous.
Lord Stirling : Le plaisir est pour moi.
Benedict : Tu es en verve ce soir, dis-moi. C’est l‘amour qui t’apporte cette légèreté ?
Mondrich : Messieurs ! L’une de mes plus fameuses bouteilles de brandy.
Benedict et Colin : Ha !
Mondrich : Je ne peux pas la laisser au nouveau propriétaire.
Benedict : Encore une ? On va souhaiter la fermeture du club toutes les semaines.
Mondrich : Malheureusement, c’est la toute dernière bouteille. Mince ! Je croyais qu’il y avait de quoi servir tout le monde.
Benedict : Allons, ce verre est pour vous, pour fêter votre dernière soirée à la tête de cette noble institution.
Mondrich : Vous voulez dire pour pleurer sur ma dernière soirée. Je refuse votre verre de la plainte.
Colin : Bien. Si c’est le verre de la plainte, il est possible qu’il soit pour moi.
Benedict : Pour toi ?
Colin : Tu as raison. L’amour m’a rendu si léger, si simple que je n’ai pas pu écrire une ligne de la semaine. C’est une torture, un enfer.
Benedict : Mais que dois-tu écrire ?
Colin : Je reprends un manuscrit, mon frère.
Benedict : Oh. Un livre ?
Colin : Oui.
Mondrich : Et quel est le propos ?
Colin : Je vais éditer les récits de mes voyages ou j’aspire à le faire, surtout.
Benedict : Non, non, non, non !
Colin : Pourquoi penses-tu le mériter ?
Benedict : Toi, au moins, tu as une direction dans ta vie, Pendant que moi, je flotte. Sans but. Sans chemin à suivre devant moi.
Colin : Et n’es-tu pas plus heureux que tu ne l’as jamais été ?
Benedict : Ha oui, c’est exact.
Lord Stirling : Je crois que ce verre est à moi. Alors, si j’ai bien compris la règle du jeu, le gagnant est celui qui a le plus de chance ?
Benedict : Non, pitié, épargnez-nous tout récit sentimental sur notre sœur.
Lord Stirling : J’allais vous dire que j’étais de loin le plus chanceux de nous tous car j’ai repéré une autre bouteille.
Benedict : Il a raison !
Colin : C’est exact !
Benedict : Quelle chance incroyable ! Œil de lynx.
Lord Stirling : Oui.
Mondrich : Magnifique. Merci.
Lord Stirling : A monsieur Mondrich et son excellent club !
Benedict : Au club !
Colin : Au club !
Benedict : Parfait !
Colin : Nous devons finir la bouteille. C’est une obligation.
Benedict : Vous êtes notre frère.
Lord Stirling : Non, j’ai assez largement assez bu.
Colin : Il en reste encore assez pour un dernier.
Benedict : A votre santé, Mondrich.

Mélancolique, Mondrich fait du regard un tour de son club.

Devant leur église, les paroissiens discutent avant d’entrer pour la messe.

Paroissien : Ce serait lady Whistledown.

Prêtre : Ce sont les mots du Seigneur. Que Dieu en soit remercié. A présent, j’ai l’honneur de publier les bans du mariage entre monsieur Colin Bridgerton et miss Pénélope Featherington. Il s’agit d’une première demande. Si quelqu’un parmi vous a quelque raison de devoir s’opposer à ce que ces deux personnes se retrouvent unies par les liens sacrés du mariage … qu’il le dise ou se taise à jamais. Très bien. Monsieur Bridgerton et miss Featherington se marieront en ces lieux dans trois semaines. Ce jour, j’ai également l’honneur de publier les bans de lord Charles Cho et miss Emma Kenworthy. Il s’agit de la deuxième demande. Si quelqu’un parmi vous a quelque raison de devoir s’opposer à ce que ces deux personnes soient unies par les liens sacrés du mariage … qu’il le dise ou se taise à jamais. Très bien. Lord Cho et miss Kenworthy se marieront en ces lieux dans deux semaines. C’est avec ces mots que je terminerai aujourd’hui. A présent, allez tous en paix et servez notre Seigneur avec tout votre cœur.

Pénélope : Je vous rejoins dans un moment.

Colin : Je vois que vous avez bonne mine.
Pénélope : Je me sens beaucoup mieux.
Colin : Et bientôt, nous serons officiellement mariés. Si vous voulez toujours de moi.
Pénélope : Colin, comment pourrais-je renoncer ?
Colin : Je sens bien que vous voulez me dire quelque chose.
Pénélope : J’avoue que depuis très longtemps, quelque chose me brûle les lèvres. Je vous ai aimé dès le premier jour. Depuis un temps long et embarrassant. Toutes ces années où je prétendais être votre amie, je l’étais, mais … je vous aimais en secret. Et je vous ai toujours aimé, Colin.
Colin : Je renouvellerai toute ma vie mes excuses de ne pas vous avoir vue plut tôt.
Pénélope : C’est inutile. Il n’y a rien qui puisse me combler davantage que d’être à vos côtés. Colin, que faites-vous ?
Colin : Je danse avec ma future épouse dans l’église où nous allons nous marier.
Pénélope : Vous a-t-on déjà puni dans votre enfance ?

A la sortie de l’église,

Lady Danbury : Mon frère ?
Lord Anderson : Ma sœur ?
Lady Danbury : Puis-je te présenter lady Keswick ? Vous a-t-on déjà présentés ?
Lord Anderson : Non, je ne crois pas que cela a été fait.  Lord Anderson. Enchanté. Je me dirigeais vers quelqu’un …
Lady Keswick : C’est moi qui suis ravie. Votre nom est sur toutes les lèvres en ville. J’avais hâte de vous rencontrer.
Lady Danbury : Je vous laisse en tête-à-tête. Faites connaissance.
Lady Keswick : Votre sœur m’a dit que vous étiez veuf, comme moi.
Lord Anderson : Eh bien …

Lady Danbury : Bonjour Eloïse .

Plus loin, Cressida appelle Eloïse d’un geste.

Éloïse : Si vous souhaitez vous repentir, il vous faut entrer dans l’église.
Cressida : Éloïse, j’ai pu m’échapper. Ne dites à personne que je suis là.
Éloïse : J’aurais pensé que vous vouliez attirer l’attention, non ?
Cressida : Je ne suis pas venue pour leur attention.
Éloïse : Pourquoi alors ?
Cressida : Peut être parce que vivre dans le secret condamne à la solitude et je me demandais si vous pouviez vous associer à moi. Vous aimez tant les mots, la lecture du moins, alors pourquoi ne pas m’aider à écrire une chronique ?
Éloïse : Cressida, vous rappelez-vous ce qui a été écrit à mon sujet l’an dernier ? Sous votre plume dans le Whistledown ?
Cressida : Oui, bien sûr. Pardonnez-moi. Je ne sais pas pourquoi j’ai écrit cela. Vraiment. Mais ensemble nous allons réparer ce tort en faisant votre éloge dès notre première chronique.
Éloïse : Je ne souhaite pas être votre collaboratrice. Et je ne peux rester votre amie. Je suis désolée.
Cressida : Est-ce vraiment à cause de Whistledown ? Ce n’est pas surprenant que Pénélope vous ait abandonnée. Vous ne savez qu’agiter votre langue. Vous êtes clairement envieuse de ce que je viens d’accomplir pour moi-même.
Éloïse : Peut-être suis-je envieuse de Whistledown. C’est un sacré exploit. Et après avoir passé une saison à se sentir invisible, je comprends que l’on puisse même être amené à l’écrire. Félicitations pour ce succès arraché avec les dents.

Prudence : Toi, c’est une fille que tu attends. C’est sans doute pourquoi cela ne pétille plus du tout dans tes yeux ces temps-ci.
Philippa : Quoi ? Comment ça ?
Prudence : On dit des bébés filles qu’ils volent la beauté de leur mère. Vous ne le voyez pas, maman ?
Portia : Non, mais regardez comme ils forment un couple des plus charmants !
Finch : Je vous trouve autant de charmes qu’à une boite de chocolats.

Lady Danbury : Je suppose que vous reviendrez pour la prochaine lecture des bans.
Violet : Certes, certes. Ils m’ont demandé de parler à Sa Majesté en leur nom.
Lady Danbury : C’est sans doute préférable. La Reine est friande de divertissement. Et avec ces deux-là … Sont-ils toujours coutumiers des silences prolongés ?
Violet : Ma foi, ils parlent plus à présent. J’ai évolué et j’accepte leur mariage, même si j’ai peur que la Reine me presse de questions.
Lady Danbury : Et comprenne assez vite que vous éprouvez vous-même des doutes.
Violet : Oh mes doutes ne comptent pas si Francesca est comblée.
Lady Danbury : Mais ceux de la Reine comptent plus que tout. Elle peut alors se sentir le droit de s’opposer à leur mariage.
Violet : Ah ! Pénélope, ma chère.
Colin : Lady Danbury.
Violet : Exquise. Vous êtes en beauté. C’était tellement exaltant.
Lady Danbury : Quelle merveille.

Lord Stirling : D’une certaine manière, le portique ferme la vue depuis le square, ce qui est plutôt astucieux.

Le soir, Pénélope range son écritoire avec tout ce qui concerne Whistledown dans sa cachette sous le plancher. Elle brûle toute les anciennes chroniques.

A son bureau, Colin a repris le récit de ses voyages.

Au domaine des Kent, les préparatifs du bal donné par les Mondrich vont bon train.

Alice : Le siège de la Reine devrait être placé plus haut, au milieu de la baie vitrée. Oh, veillez à ce que rien ne masque sa vue quand elle entrera.
Mondrich : Est-ce que tu t’amuses bien ?
Alice :  Je me réjouis d’accueillir ici le plus beau bal jamais donné à Mayfair.

Maison des Featherington.

Portia : Des serviettes vert pomme sont d’un bel effet, mais la teinte reste assez discrète, alors j’avoue préférer les argentées. Elles ne peuvent que se marier avec nos serviettes en argent, ou croyez-vous que cela fasse trop ?
Pénélope :
Jamais. Offrons le mariage le plus grandiose jamais donné à Mayfair.
Portia : Mmmm ! J’aime vous entendre parler ainsi. Ensuite, la pièce montée. Varley suggérait quatre étages, mais avec tous les invités, il faudra en prévoir cinq.

Chez la modiste, madame Delacroix.

Cliente ; Merci, madame Delacroix.
Mme Delacroix : C’est aimable à vous vu le délai.
Cliente ; Merci encore
Mme Delacroix : Je vous en prie.

Mme Delacroix : Oh ! miss Pénélope ! Cela faisait trop longtemps ! Il a fallu que j’attende que votre coursier dépose votre dernière édition pour apprendre que vous étiez fiancée !
Pénélope : Oui. Je nage dans le bonheur. Pardonnez-moi les dernières semaines sont passées si vite.
Mme Delacroix : Cela me réjouit pour vous. Et en écrivant en cachette la prochaine édition, j’imagine que vous révèlerez à monsieur Bridgerton …
Pénélope : C’est le motif de ma venue. Je laisse miss Cowper s’attribuer le crédit du Whistledown. La chronique annonçant mes fiançailles est ma dernière.
Mme Delacroix : Vous avez travaillé des années à cette gazette.
Pénélope : Je ne peux plus continuer. J’épouse l’homme que j’aime, Geneviève. Je ne laisserai pas passer cette chance. Ma mère m’envoie chercher des échantillons de tissu pour ma robe de mariée.
Mme Delacroix : Vous savez ce que j’aime par-dessus tout dans ce métier ? C’est cet éclat de gloire sur le visage des femmes le jour où elles essaient leur robe. Je ne m’imagine pas arrêter de leur donner ce sentiment. Voyons voir. Nous allons vous confectionner la plus belle des robes de mariée.

Maison des Cowper.

Lord Cowper : J’ai été littéralement jeté à la porte de mon club !
Lady Cowper : Pourquoi ?
Lord Cowper : Pour quelle raison d’après vous ?  A cause de votre fille ! Je lui retire sa dot.
Lady Cowper : Monsieur, c’est la priver de toute espérance.
Lord Cowper : Cela m’est bien égal. Quel homme à Londres voudrait d’elle ? Aucun !

Cressida : Maman, que se passe-t-il ?
Lady Cowper : Que faites-vous ici ? Pourquoi n’êtes-vous pas dans votre chambre ?
Cressida : Il n’y a pas d’écritoire dans ma chambre. J’écris pour le Whistledown.
Lady Cowper : Bien. Votre père m’annonçait avoir été jeté hors de son club à cause de tout cela. Et il vous retire votre dot. Cinq mille livres ne constituent pas une somme confortable, mais pour une dot, cela peut suffire à attirer un mari en provenance d’Europe continentale ou de la campagne. Un mari. Nous devons récupérer cette récompense avant que la vraie Whistledown ne se remette à écrire. Veuillez me lire ce que vous avez écrit.
Cressida : « Cher lecteur, c’est moi, lady Whistledown. Aujourd’hui, je vous apporte de nombreux potins de pays du monde entier. Proches ou lointains, de partout. »
Lady Cowper : C’est tout ?
Cressida :  Pour l’instant.
Lady Cowper :  Oh, seigneur.
Cressida :   Maman … cela me terrorise.

Maison des Bridgerton

Éloïse lit un passage de l’une des chroniques de Whistledown qui trainent sur le bureau : « De toutes les garces, mortes ou vivantes, il n’y a pas plus féroce qu’une chroniqueuse. Si c’était possible, cette auteure aimerait bien vous montrer ses dents.» Très malin

Chez lady Tilley  Arnold 

Paul : Alors, vous êtes le deuxième fils ?
Benedict : Et je fais de mon mieux pour tenir la réputation du mauvais garçon.
Paul : Consacrez-vous du temps à un domaine artistique ? Écrivez-vous ? Aimez-vous le dessin ? Ou la peinture ?
Benedict : Non. Rien de tout cela. Il m’arrive … de danser parfois au bal, oui.
Paul : Ah.
Lady Tilley : Paul est un grand protecteur des arts. Il passe tout son temps à soutenir le monde du théâtre.
Benedict : Je vois
Paul : Nous nous sommes rencontrés au théâtre. Vous savez qu’elle est dans sa loge toutes les semaines ?
Benedict : Non. Je l’ignorais.
Paul : Je n’oublierai jamais notre première rencontre. Après une représentation de «Beaucoup de bruit pour rien», je suis allé dans les coulisses, et là, je l’ai vue sermonner le metteur en scène qui avait, je cite, «éhontément édulcoré la pièce».
Lady Tilley : Devais-je supporter sans rien dire une version abâtardie, aseptisée, du chef-d’œuvre d’un génie ?
Benedict : Mais dites-moi, vous a-t-elle dit qu’il fallait avoir extrêmement peur d’elle ?
Paul : Oui, en ces termes !
Lady Tilley : Méfiez-vous, vous êtes tous les deux prévenus.
Paul : Monsieur Bridgerton a soif.
Benedict : Oh, Bénédict.
Paul : Bénédict. Alors, Bénédict, qui Tilley sermonnait quand vous l’avez rencontrée ?
Benedict : Si je me souviens bien, c’était un aéronaute. Ou plutôt la foule qui interpellait un aéronaute.

Au domaine des Kent.

Francesca : N’est-ce pas que la musique est plaisante, ce soir ?
Lord Stirling : Bonsoir.
Colin : Lord Kilmartin.
Lord Stirling : Eloïse.

Violet et Lord Anderson se cherchent du regard et se saluent.

Lady Danbury : Ah ! Marcus. Voici d’autres charmantes amies que je souhaiterais te présenter.
Lord Anderson : Bonsoir, mesdames. Enchanté.
Lady Danbury : Lady Keswick, lady Gloucester, lady Vikaspuri.

Portia : Je n’ai jamais aimé cette couleur, mais vous la portez avec talent.
Pénélope : Merci, maman.
Philippa : Pleures-tu Prudence ?
Dankworth : Oh, ma chère et tendre.
Prudence : Non. Je suis enceinte. Chacun sait qu’un bébé peut vous faire monter l’eau dans les yeux.
Portia : Où est votre fringant fiancé ?

Mondrich : Monsieur Bridgerton
Colin : Monsieur et Madame Mondrich. J’ai été réconforté d’apprendre que si vous n’aviez plus votre club, vous alliez sans doute accueillir les plus belles fêtes de la saison.

Majordome : Sa Majesté la Reine !
Alice : La voilà !
Charlotte : Aucune surprise. Au mieux, c’est un peu terne.

Alice fait un signe à un valet qui vient mettre en marche un mécanisme. Une colonne placée au centre le la pièce s’ouvre pour révéler une exposition florale. Les invités sont émerveillés.

Lady Danbury : Quelle splendeur !
Charlotte : Pas si mal. Je dirais même pas mal du tout.

Francesca : Maman ?
Violet : Mm ?
Francesca : N’est-ce pas la moment de parler à la Reine ?
Violet : Peut être faut-il lui laisser le temps de se poser.
Francesca : Peut-être faut-il l’aborder maintenant, au cas où elle déciderait soudain de partir.
Violet : Je suis … je suggère d’attendre Francesca.
Francesca : Attendre ! Mais elle n’assiste pas à tous les bals. Si nous ne lui parlons pas ce soir…
Violet : Je parlerai à lady Danbury afin d’obtenir une audience. La situation est suffisamment agitée pour le moment.
Francesca : La Reine n’a-t-elle pas le goût de l’effervescence ?
Violet : Certes, mais il est important qu’elle soit de bonne humeur.
Francesca : Maman, je ne souhaite pas attendre.
Violet : Je le sais, mais je ne veux pas vous causer du tort.
Francesca : En quoi nous causeriez-vous du tort ? Doutez-vous qu’elle approuve notre union ?
Lord Stirling : Je vais regarder de plus près les magnifiques lambris du salon.
Violet : Ce n’est pas cela, Francesca. C’est très intimidant, même pour moi.
Francesca : La Reine vous a reçue plusieurs fois. Vous avez peur de tout gâcher parce que vous ne croyez toujours pas en ce mariage.
Violet : J’ai toujours soutenu votre choix.
Francesca : D’une façon peu enthousiaste, maman.
Violet : Lord Kilmartin est adorable. Mais j’ai quelque …
Francesca : Vous avez quelque quoi, maman ? Tout lien affectif ne doit pas être vécu de façon dramatique ou conquis de haute lutte. Le lien qui nous unit John et moi est aisé. Je l’aime, maman. Même si ce n’est pas l’amour que vous voulez pour moi.

Violet sort de la salle de bal, lord Anderson la suit, mais lady Danbury l’arrête.

Lady Danbury : Laisse ! Je m’occupe d’elle.
Lord Anderson : Je ne tiens pas la conversation à d’autres veuves.
Lady Danbury : Tu es libre de parler à qui te chante. Mais ce n’est pas à toi de courir après mon amie.
Lord Anderson : Tu n’es pas la seule à avoir des sentiments pour lady Bridgerton.
Lady Danbury : Marcus, dois-tu me prendre tout ce qui m’appartient ?
Lord Anderson : Ma sœur, c’en est trop. Quoi que j’aie fait pour déchaîner cette colère, dis-le-moi, que l’on puisse avancer apaisés. Est-ce à cause de père ?
Lady Danbury : La cause est liée à beaucoup de choses.
Lord Anderson : Est-ce parce que père me traitait comme son préféré ? Si c’est pour cela, je n’y pouvais rien.
Lady Danbury : Je me moque éperdument de cela ! Ce qui compte pour moi, c’est que j’avais eu une chance de connaître le bonheur, et qu’à cause de toi, je l’ai perdue.
Lord Anderson : Mais en quoi ai-je contrarié ce bonheur ?
Lady Danbury : La nuit avant le jour de mon mariage, j’avais décidé de m’enfuir pour gagner ma liberté. Crois-tu que je ne sais pas que c’est toi qui m’as trahie en me dénonçant à notre père ? Je l’ai entendu te remercier.
Lord Anderson : Soma …
Lady Danbury : Soma ! … Tu crois que m’appeler par mon nom de jeune fille pour réparer ta faute ? Ton charme peut bien agir sur toutes les veuves de la société, mais sache qu’il me laisse de marbre. Maintenant, si tu veux bien m’excuser, je te prie, j’aimerais rejoindre mon amie.

Chez lady Tilley. Paul et Bénédict discutent sur un balcon.

Paul : Je fréquente peu la société. Tilley, en revanche, aime beaucoup sortir. Je trouve tout ce petit monde très prétentieux. Moralisateur, vraiment.
Benedict : Je n’imagine pas quiconque vous juger pour quoi que ce soit.
Paul : C’est que Tilley n’a pas dû s’étendre sur notre vie.
Benedict : Tenterais-je une question personnelle ?
Paul : Y en a-t-il d’autres dignes d’intérêt ?
Benedict : Eh bien … vous semblez tous deux être assez proches. Je suis surpris que vous n’ayez jamais … Je vous dispense d’y répondre. Visiblement, le vin me rend très grossier.
Paul : Eh bien, le vin vous rend également très charmant. Je devrais aller m’assurer que Tilley n’est pas en train de dévorer tout le dessert.
Benedict : Naturellement.

Bénédict rentre à son tour dans la maison. Il voit Paul et lady Tilley s’embrasser.

Lady Tilley : Le dessert est prêt.

Benedict : Mmm
Lady Tilley : Pardonnez-nous. Nous étions juste …
Paul : Nous parlions de vous, le fait est. Seriez-vous enclin à vous joindre à nous ? A l’étage.
Benedict : Euh … J’oubliais que l’on m’attend quelque part. Veuillez m’excuser.

Bénédict se retire précipitamment.

Le domaine des Kent.

Pénélope : Ce pas de danse est d’une grande platitude comparé à notre valse dans l’église de notre mariage.
Colin : Eh bien, peut être pouvons-nous lui apporter un peu de fantaisie ?

Lady Cowper et Cressida entrent dans la salle de bal, fièrement.

Lady Barragan : Voici lady Whistledown.
Lady Stowell : C’est le diable. Interdiction de lui parler.
Portia : Avoir une fille écrivain à scandales. Vous vous rendez compte ?

Charlotte : C’est l’une des fêtes les plus amusantes à laquelle j’ai assisté.
Brimsley : Dois-je l’amener à Sa Majesté ?
Charlotte : Non. Laissons-la un instant parader.

Colin : Hors de question qu’elle nous gâche la soirée.
Pénélope : Vous avez raison.

Cressida : Que faisons-nous ?
Lady Cowper : Nous attendons. Nous attendons que la Reine nous convoque et gardons un port altier.

Lady Barragan : Devons-nous rentrer et amener nos filles ?
Lady Malhorta : Ma foi, je suis curieuse de voir ce qui va se passer.

Miss Kenworthy : Comprenez-vous maintenant pourquoi je l’aime tant ?
Lord Cho : Je déteste Cressida Cowper, même si en tant que lady Whistledown, c’est un écrivain talentueux.

Colin : Aie
Pénélope : Toutes mes excuses. Je n’ai pas l’habitude de danser autant.
Colin : Ce n’est rien. Je tenais à vous dire que j’ai l’intention de publier mes carnets de voyages. Si vous m’y encouragez.
Pénélope : Quand donc ?
Colin : Très bientôt. Je dois encore retirer certains passages plus personnels.
Pénélope : Pourquoi ? De ce que j’ai lu, ce sont mes passages préférés.
Colin : Eh bien, ces passages seront pour vous.
Pénélope : Peut-être puis-je corriger votre manuscrit ? Si vous le souhaitez. Avant de l’envoyer à un éditeur. J’ai grand bonheur à écrire. Des lettres. D’ailleurs, vous en avez lu.
Colin : Oui, vous écrivez de belles lettres. Mais j’aimerais me prouver que je suis capable d’y arriver seul. Ainsi qu’à vous. J’espère être digne de vous Pen.
Pénélope : Bien sûr que vous l’êtes. Oh !
Colin : Pardonnez-moi. Je m’aperçois que la Reine a convoqué miss Cowper. Le moment semble venu pour lady Whistledown d’assumer ses actes.

Charlotte :  Miss Cowper, peut-être n’ai-je pas été assez claire dans mon refus de vous voir à ma cour ou même ailleurs.
Cressida : Votre Majesté …
Charlotte : Étiez-vous invitée ce soir ?
Cressida : Non, Votre Majesté. Je suis venue vous offrir un cadeau.
Charlotte : Mmmm

Des valets entrent et distribuent un exemplaire de la chronique.

Miss Stowell : Elle est de retour !

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Lady Whistledown :
Très cher ami lecteur. On dit qu’il n’y a pas de repos pour les méchants. Si cela est vrai, cette chroniqueuse doit être très vertueuse, car en cessant quelques temps de vous observer, j’ai joui pleinement d’un repos bien mérité. Mais soyez sans inquiétude, me revoici, et je reviendrai assez vite avec une chronique complète. Vous connaissez maintenant mon identité, mais soyez en sûrs, je vous connais bien davantage. Cordialement, votre lady Whistledown. Ou devrais-je dire : à vous pour la vie, Cressida Cowper.
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Charlotte : Eh bien, miss Cowper, je suis intriguée. Surprise, mais toujours intriguée.
Cressida : Pouvons-nous parler de …
Charlotte : J’attends avec impatience la chronique de demain. Je compte bien y lire quelques ragots. Nous reparlerons alors de votre récompense.

Pénélope : Elle est …
Éloïse : Nous devons …
Pénélope : Venez avec moi.

Éloïse : Tout est ma faute. Je vous ai convaincue de la laisser s’octroyer le nom de Whistledown, et voilà qu’elle écrit quelque chose de lisible, de cohérent. Et qu’elle l’a même publié.
Pénélope : Calmez-vous.
Éloïse : Nous avons créé un monstre Pénélope. Un monstre qui semble être en guerre avec moi et par extension, avec ma famille. Je les ai mis à nouveau en danger comme l’an dernier.
Pénélope : C’était ma faute.
Éloïse : C’est moi qui ai été imprudente. Comme je l’ai été en invitant cette vipère dans ma demeure familiale. Une vipère qui a presque autant de pouvoir que la Reine. Je n’aurais pas dû me lier d’amitié avec elle.
Pénélope : Eloïse … tout va s’arranger.
Éloïse : Comment ?
Pénélope : Il suffit que je reprenne ma plume. Avec une seule chronique, je peux discréditer Cressida. Ce n’est pas qu’une liste de potins. Whistledown est puissante. Vous rappelez-vous le premier texte que j’ai écrit ?
Éloïse : Vous aviez cité Byron.
Pénélope : Pas celui-là. Celui sur mes sœurs et moi. « Trois demoiselles mises sur le marché du mariage comme de tristes truies par leur mère dépourvue de goût. ». L’allitération était un peu excessive, je l’admets, mais … tout a commencé, parce que je me sentais paralysée, impuissante dans ma maison. On m’a forcée à devancer la saison d’un an et je n’avais qu’à me taire et serrer les dents. L’écriture était le seul moyen de faire entendre ma voix. J’aurais dû utiliser le Whistledown pour donner une voix à toutes celles réduites au silence. J’ai occasionné des dégâts effroyables avec ma plume. S’il vous plait. Laissez-moi la reprendre pour faire le bien.
Éloïse :  Vous devez sans attendre sortir une chronique complète. Avant que Cressida ne le fasse.

Pénélope a repris la plume de Whistledown et écrit sa chronique dans une calèche qui la conduit chez l’imprimeur.

Valet de pied : Plus vite.
Cocher : Oh !

Pénélope réveille l’imprimeur.

Pénélope : Mes excuses pour la commande de dernière minute. Il y a eu erreur avec la livraison de soie. Vous aurez une belle somme pour l’urgence.
Imprimeur : On ne refuse rien à lady Whistledown.

Colin a vu Eloïse et Pénélope partir du bal, il les a suivies. Il est devant Pénélope lorsqu’elle sort de l’imprimerie.

Pénélope : Colin.
Colin : Vous êtes … lady Whistledown ?

Rédigé par Mamynicky

 

3.06 - Romancing Mister Bridgerton

The conversations in the market square are going well.

Lady Malhorta : My dear, I can’t say I am surprised. It was not been delivered. No one has it.
Lady Barragan : Perhaps the queen has finally discovered her..

Miss Kenworthy : I had hoped she’d report on my betrothal.
Miss Barragan : I had hoped she’d report on my new dress.

Miss Malhotra : Cressida Cowper ?
Miss Barragan : That blonde backbiter !

Miss Stowell : Do we really believe it is her ?
Miss Goring : It makes perfect sense..
Miss Livingston : I, too, might turn to writing vicious slander if I were practically an old maid like Miss Cowper.
Miss Hartigan : She is cruel.

Lady Keswick : The poor child has clearly been badly brought up.
Lady Livingston : I would cast her out if I were her mama.

Lord Garret : She is hell-born.

Miss Kenworthy : I think she is a genius.
Miss Stowell : I cannot wait for her next issue..

Featherington House

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Lady Whistledown :
I will not insult the devil by drawing parallels between him and Cressida Cowper. For one is a liar, a fraud, a succubus of the first water, and the other is not known to this author. …
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Penelope tears off the sheet and crumples it. The door to her room opens.

Portia : You have a visitor.

Colin : Pen !
Pénélope : Colin.
Colin : Are you well ? I have been worried.
Pénélope : I am well enough, Colin. But perhaps you should not be here, in case it is catching.
Colin : There is nowhere else I would rather be. I know there is something you wish to tell me. But I am happy to be patient until you are ready to unfold whatever it is you are feeling.
Pénélope : I cannot speak about it now. But I certainly did not swoon because of anything you did. Because of Cressida Cowper and her insane claims to be Whistledown.
Colin : It is rather remarkable. All the unkindnesses she has written about you and me and our families, and then to unmask herself at our engagement party.
Pénélope : It’s just like Cressida to take that which is not hers.
Colin : Do you think it is really her ? I always imagined Lady Whistledown might be more … clever, perhaps. I shall let you rest. But before I go, I have something for you. The jeweler has just finished setting it.
Pénélope : Ho, Colin, it is beautiful !
Colin : And yet, still only half as beautiful as you. What is all this ink ? Have you been writing ?
Pénélope : Yes. Um … Letters. To, uh … to share our happy news.
Colin : Of course. I shall leave you to it. Good day, Miss Featherington. For now.

Cowper House.

Lord Cowper : I promised Lord Greer a debutante bride, not a gossip writer. He has rescinded his offer of marriage.
Cressida : Truly ?
Lord Cowper : This is no occasion to smile, girl. If you think you can keep working under my roof and tarnishing my good name, you are sorely mistaken ! I am sending you to live with your Aunt Jo.
Cressida : Papa, you cannot do that. Aunt Joanna lives in Wales.
Lord Cowper :  Precisely. You can write gossip about the sheep !

Lady Cowper :    Cressida, you must take back your statement. We can say the Lady Bridgertons gave you too much wine, and you were overcome.
Cressida :  You do not believe me ?
Lady Cowper :   I know my daughter. Lady Whistledown is an astute writer. You have many gifts, but cleverness is not amongst them.

The Queen's guards are brought in by the butler.

A guard : Miss Cressida Cowper, you are summoned to the palace at the behest of Her Majesty the Queen.

Kent Estate.

Alice : We have some news we’d like to share with you, Lady Danbury.
Lady Danbury : Oh.
Mondrich : We are selling the club.
Lady Danbury : Ah. That is good news. I am always pleased when people take my advice. And it is the right decision, Mr. Mondrich. Her Majesty’s ire is directed elsewhere, but it can turn at any moment.
Alice : Of course. We do not wish to draw attention to ourselves by breaking the rules..
Lady Danbury : Nonsense ! You must draw attention to yourselves, and in the best way possible, by throwing a ball. It is one thing to follow the rules. But if you want to win the game, you must lead it. Otherwise, you will always be on the defensive.
Alice : Wh … Um …
Mondrich : We do have a way with entertaining.

Bridgerton House.

Violet : Lord Anderson ?
Lord Anderson : Lady Bridgerton. Forgive my intrusion. I simply forgot my, uh … hat.
Violet : Were you just, um … passing by ?
Lord Anderson : Yes, I suppose I could’ve sent a footman to fetch this, could I not ? But then I would not have been able to see you again. Well, to thank you for such an enjoyable evening.
Violet : Well, I was quite a night. Was is not ?
Lord Anderson : How are you faring ?
Violet : Uh … Beside a bit of a headache, I am well. How are you ?
Lord Anderson : I take it you sensed a chilly departure between my sister and me ?
Violet : Perhaps. Though it is none of my business.
Lord Anderson : I do believe we will work it out. Childhood grievances have a way of lingering. Hm. My sister was the firstborn.
Violet : But you were the first boy.
Lord Anderson : But we are adults now. Surelty there is a way forward.
Violet : I have faith you will find a way.
Lord Anderson : Thank you. I shall let you nurse your headache in peace. But I do hope to see you soon.
Violet : As do I.

Benedict : You love the pink ones.
Hyacinthe : I love the color pink. But I like the chocolate macarons. Benedict !.
Benedict : I’ve already said I wanted these two. No. You can’t have two. You had three this morning.
Hyacinthe : I have not !
Benedict : Downstairs. I saw you.
Hyacinthe : I’ve had one.
Benedict : Not true. Gregory saw you. You are lying. Why are you lying ?
Hyacinthe : I am not lying.
Benedict : You are.  
Hyacinthe : Gregory !
Gregory : What ? I like the chocolate ones as well.
Benedict : I have not had …
Hyacinthe : I wanted them !
Benedict : I have the solution.

Francesca : There is no time like the present.
Lord Stirling : Your family is clearly occupied.

Violet : Put them back. Stop.

Francesca : They are always like this. You must interrupt.
Lord Stirling : I do not believe they’ll hear me. Watch. Excuse me ! I have been taken ill of the plague, and you are all doomed by association.

Benedict : Three banana macrons for the one chocolate.
Hyacinthe : Not a chance !
Gregory : That is devious.
Benedict : That’s very unreasonable.
Gregory : Please !
Benedict : Why not ? Gregory, you cannot … Why are you getting involved ?

Francesca :Very well. Family ! Thank you. John has a small announcement to make on our behalf.
Lord Stirling : Very small, indeed. Um … We are to marry.
Violet : Oh, my …
Colin : Congratulations !
Benedict : Very good. Well done. The last macaron for you.
Violet :Congratulations  .
Hyacinthe : You shall be the most beautiful bride. Well, equal to Daphne. And Kate. And Penelope.
Violet : I am so pleased. You make a beautiful pair.
Francesca : Thank you, Mama
Hyacinthe : We must go to the modiste today for your dress.
Violet : Everything in its time..

At his desk, Colin writes but crosses out a lot.

Éloïse : Are you moping about the chocolate macaron ?
Colin : Did you know she was Lady Whistledown ?
Éloïse : You spoke with Penelope this morning ?
Colin : Yes. She is devastated about Miss Cowper coming forward. Tell me you did not know.
Éloïse : No. Not about Cressida. The friendship was already souring, but this caper may be the final straw.
Colin : I should hope so. I suppose it would be nonsensical for you to have befriended her if you knew, considering everything she’s written.
Éloïse : You have been so angry with Whistledown. What will you do ?
Colin : There is a part of me that should like to march to her house with a pitchfork. And if you wished me to, I still would. But in truth, everything that has happened of late has softened me, I suppose.
Éloïse : You mean everything with Penelope.
Colin : I know you do not wish to hear it, but it is truly bewildering how quickly one person can become all that matters. My only concern now is with her well-being. And our future together.
Éloïse : Perhaps I can make Lady Whistledown go away so she shall not be able to harm any of us again.
Colin : You will speak with Miss Cowper ?
Éloïse : With the scribe herself.

Featherington House. (knocking at door. Door opens) Eloise enters Penelope's room, where she is writing

Pénélope : I was going to tell him. I …
Éloïse : But you did not. And when the time came, neither did I. Because I see now that the truth would destroy Colin.
Pénélope : Once I get this issue out, I do still plan to tell him.
Éloïse : No. For whatever reason, my brother truly believes … he loves you. And if he knew itw as you all along, writing about me, our family, Marina, if he knew how long I too have kept this secret from him … Why tell him when the better thing is for you to put down your pen ?
Pénélope : But I cannot stop. Especially now.
Éloïse : Yes, you can. Now you have the perfect escape, Penelope.
Pénélope : You dont’ mean …
Éloïse : Oh, as harebrained as her display last night was, Cressida has done you a favor. She will never write a convincing issue. Let the column die with her name, and no one will be the wiser.
Pénélope : Eloïse, I have worked too hard for too long. Of all people, I refuse to let Cressida Cowper take credit ! It’d break my heart !
Éloïse : And what of Colin’s heart ? It’d break his to find out the truth.
Pénélope : But … Lady Whistledown, is my name, not hers.
Éloïse : Your name is about to be Bridgerton. You cannot be both.
Pénélope : For much of my life … being a part of your family is all I have wanted.
Éloïse : And there was a time I’d’ve given anything to know Lady Whistledown. You had a good run for a while. But it is just fossip. Let it go.

Buckingham Palace.

Brimsley : Her Majesty will see you now.
Charlotte : So … This is the young lady claiming to be Lady Whistledown.
Brimsley : Yes, Your Majesty.
Charlotte : And why have you come forward now ?
Cressida : I … I should like to claim my reward, Your Majesty.
Charlotte : A measly £5.000 should be nothing to the great grande Lady Whistledown. You do charge, do you not ?
Cressida : I claim it so no one else can take what is rightfully mine.
Charlotte : Well, I am a woman of my word. I will give you your reward as soon as you give me your latest issue. The one that should’ve been published this morning.
Cressida : Forgive me, Your Majesty. You see … with the bounty on my head, my publisher has grown wary. But I should have an issue forthcoming … very soon.
Charlotte : « Know thine enemy », Miss Cowper. I know Lady Whistledown as well as I know myself. Her greatest strength is that she is an observer. What have you observed in your life other than yourself ?
Cressida : I observe. Just last night, I observed Miss Francesca and Lord Kilmartin. Together all night at Bridgerton House. But I am sure there is still time to sway Miss Francesca towards the marquess.
Charlotte : Hm. Miss Cowper, the real Lady Whistledown would never make such an easy offer of assistance. Without a worthy opponent, I no longer care what mediocre match Miss Francesca chooses to make. Unless you can print a convincing issue, I do not wish to see you in my court again.

Lady Cowper : Cressida, I forbid you from attempting to publish.
Cressida : I do not have a choice, Mama. She’ll cast me out of society.
Lady Cowper : Your father has already cast you out of society.
Cressida : I will not live with Aunt Joanna.
Lady Cowper : And when the real … Lady Whistledown decides to publish again ?
Cressida : Well, she did not publish this morning. Perhaps I have scared her away. What else am I to do ? Printing an issue may be my only chance of winning back the queen’s favor.
Lady Cowper : If you publish and cement your reputation as Whistledown, no one will marry you.
Cressida : No one will marry me now.

Bridgerton House.

Violet : Well, I should love to have the wedding breakfast here. Unless your mother wishes to host it, Lord Kilmartin. If I had an only child, I might fight for my chance.
Francesca : We are yet to announce the betrothal, Mama. Let us settle on that first.
Lord Stirling : The only thing my mother might fight for is the chance never to be hostess.
Violet : We should talk about announcing your betrothal. As far as the queen is conc…
Francesca : In fact, we have discussed this.
Lord Stirling : I realize I was not the queen’s first choice for your daughter.
Violet : Well, only because she gave so much attention to Francesca. I simply think it might be wise to, uh, wait until nearer the end of the season before announcing your intentions. That way, we can all slink off to our country homes for the wedding, and the queen can pick a fresh diamond at the start of next season.
Francesca : It is only that … we do not wish to wait that long. We should like to start setting up a home together.
Lord Stirling : We think speaking to the queen may be the wisest decision.
Violet : Well, if you think you are up to it.
Francesca : We would like you to speak to the queen.
Violet : Oh. Mmh-mmm …

Featherington House.

Portia : I am thinking yellow ribbons across all of the banisters and … gilt flowers covering the carriage from the church to the reception.
Mrs Varley : Very tasteful, my lady.
Philippa : And what shall we ride in ? A cart ? ?
Prudence : I did not get gilt flowers when I was wed..
Portia : Because you were not marrying a man with unlimited funds.
Finch : I will carry you, my love..
Philippa : No. I’d rather a gilt carriage..
Prudence : I do not see why Penelope should get such treatment. Weddings are surely not as important as pregnancies.
Portia : Were is Penelope ? She cannot still be unwell. Penelope ?
Philippa : (mocking) « Pénélope »

Penelope is in her room.

Portia : What are you doing up here ? Oh. Reading old issues of Whistledown.
Pénélope : I am still not feeling well.
Portia : Penelope. You have managed to capture the affections of a man of great name and means. You’ve the rest of your life to lie around and do nothing. But for now, until you walk down the aisle and settle into this marriage, your duty is to make Mr. Bridgerton feel as if he is the most important person in the world. To cater entirely to your husband. His dreams, his wishes. At least in the beginning.
Pénélope : What about mu dreams ?
Portia : What dreams ? Ladies do not have dreams. They have husbands. And if you are lucky and you fulfill your rôle, sometimes what you wish for may come true … through him. Your father could be cruel. A weak man. I chose a match for security, and he could not even provide that. But he gave me you girls. And my greatest wish has always been for you three to do better than I did. And you have. You are lucky, Penelope. Do not take that for granted.

Lady Tilley Arnold House.

Lady Tilley : It is pleasant sharing a meal with you.
Benedict : Our first, I believe.
Lady Tilley : Well, if you like my cook’s scones, Ido think you’d love her whole spread.
Benedict : And you trying to push me off onto your cook ?
Lady Tilley : I am hosting a dinner party later this week. For you and me and my dear friend Paul. Will you come ?
Benedict : Are my intentions towards you being peer-reviewed ?
Lady Tilley : Something like that. After all, I met your family. It is only fair you meet those dear to me.
Benedict : Mmmm. Wonderful.
Lady Tilley : (laughing) You ….

Benedict and Colin took Lord Stirling to the Mondrich Club.

Colin : Cheers, Lord Kilmartin ! To having you join our family very, very soon, I hope.
Benedict : The poleasure is mine.
Lord Stirling : The pleasure is mine.
Benedict : Ah. Your spirits seem high tonight. Have you gone all simple with love ?
Mondrich : Gentlemen ! One of my finest bottles of brandy.
Benedict et Colin : Ha !
Mondrich : I cannot have it going to the new proprietor.
Benedict : Another ? You’ll have us wish you closed the club every week..
Mondrich : Sadly, this is the very last bottle. Damn. I thought there were at least a few more pours.
Benedict : Surely the drink is yours, to celebrate your last night owning this fine institution.
Mondrich : You mean to mourn my last night. I refuse your pity drink.
Colin : Well, if it is a pity drink, then perhaps I deserve it.
Benedict : What ?
Colin : You are right. Love has made me so simple I cannot even write a sentence this week. It is torture, really.
Benedict : What do you need to write ?
Colin : I am writing a manuscript, in fact..
Benedict : Oh. Are you ?
Colin : Yeah.
Mondrich : What is it about ?
Colin : I am editing the story of my travels. Or, in principle, I am.
Benedict : No ! NO, no, no, no, no. No.
Colin : Why ? You think you deserve it ?
Benedict : You at least have a direction for your life while I am floating, purposeless, with no discernible path forward.
Colin : What ? And are you not the happiest you have ever been ?
Benedict : Oh, right. That is true, yes.
Lord Stirling : I think the drink is mine. If I am correct in reading that the winner of this game is whoever is the most fortunate. ?
Benedict : No ! Please do not start saying sentimental things about our sister.
Lord Stirling : I was going to say I am the most fortunate amongst us because I have spotted another bottle.
Benedict : He has !
Colin : He has !
Benedict : Fortunate, indeed ! Hawkeye.
Lord Stirling : Yeah
Mondrich : Wonderful. Thank you.
Lord Stirling : To Mr. Mondrich’s fine club.
Benedict : To the club !
Colin : To the club !
Benedict : Wow. Another !
Colin : We must finish it. You have to.
Benedict : You are in the family.
Lord Stirling : No. I’ll say no.
Benedict : One for you, Mondrich.
Colin : There’s enough for one more.

Melancholy, Mondrich takes a look around his club.
In front of their church, the parishioners chat before entering for mass.

Priest :  This is the Word of the Lord. Thanks be to God. Now, today, I publish the banns of marriage between Mr. Colin Bridgerton and Miss Penelope Featherington. This is the first time of asking. If any of you know cause or just impediment why these two persons should not be joined together in Holy Matrimony … ye are to declare it. Very well. Mr. Bridgerton and Miss Featherington shall be married here in three week’s time. Today, I also publish the banns for Lord Charles Cho and Miss Emma Kenworthy. This is the second time of asking. If any of you know cause or just impediment why these two persons should not be joined together in Holy Matrimony, ye are to declare it. Very well. Lord Cho and Miss Kenworthy shall be married here in two week’s time. That brings me to the end of my words today. Now, go forth in peace to love and serve the Lord.

Pénélope : (to Portia) I will join you in a moment.

Colin : It is good to see you looking well.
Pénélope : I am feeling much better.
Colin : And soon, we shall officially be married. If you will still have me ?
Pénélope : Colin, in what world would I not ?
Colin : I know there is something you have been meaning to tell me..
Pénélope : There is something I’ve been meaning to tell you for a very long time. That I have loved you since the moment we met. An embarrassingly long time, really. Even the years I pretended to be your friend, I was, but … I loved you in secret. I have always loved you, Colin.
Colin : I will spend a lifetime begging your forgiveness for not seeing you sooner.
Pénélope : There is no need. There is nothing in the world that makes me happier than being with you. Colin, what are you doing ?
Colin : Mm, dancing with ma future wife in the church where we will be married.
Pénélope : Were you ever punished as a child ? ?

At the exit of the church.

Lady Danbury : Uh … Brother ?
Lord Anderson : Sister.
Lady Danbury : May I present Lady Keswick. Have you two met before ?
Lord Anderson : I do not believe we have. Lord Anderson. A pleasure. I was about to speak with someone …
Lady Keswick : The pleasure is all mine. Your arrival has been the talk of the town. I have been so eager to meet you.
Lady Danbury : I’ll let the two of you … get acquainted.
Lady Keswick : Your sister tells me you are widowed, like me.
Lord Anderson : Ha … Well.

Lady Danbury : Hello Eloïse .

Further on, Cressida calls Eloise with a gesture.

Éloïse : You know, if you wish to repent, you must go inside the church.
Cressida : Éloïse, I’ve slipped out. Do not tell anyone I am here.
Éloïse : I’d think you’d relish the attention.
Cressida : I did not come forward for attention..
Éloïse : Why, then ?
Cressida : Perhaps because … it is a lonely life, living in secret. And I wondered if, possibly, you would like to join me. You do so enjoy words. Reading, at least, and perhaps you might like to help me write the column ?
Éloïse : Cressida, do you not remember what was written about me last year ? What you wrote in Whistledown ?
Cressida : Of course. Forgive me. I do not know why I wrote it, really. But, together, we can right the wrong, with high praise of your character in our very first issue.
Éloïse : I do not wish to be your collaborator. And I cannot be your friend any longer. I am sorry.
Cressida : Is this truly about Whistledown ? It is no wonder Penelope abandoned you. All you ever do is talk. You are clearly just envious that I have made something of myself.
Éloïse : Perhaps I am envious of Whistledown. It is quite a feat. And after spending a season feeling nearly invisible, I almost understand why one might be driven to write it. Congratulations on your hard-earned success.

Prudence : Clearly you are having a girl. That is the reason you are so lacking in sparkle lately
Philippa : What do you mean ?
Prudence : It is said baby girls steal one’s beauty. Can you not see it, Mama ?
Portia : They make such a charming couple, do they not ?
Finch : I think you look as charming as a chocolate box.

Lady Danbury : I suppose you will be back for the next reading of the banns.
Violet : Yes. They wish for me to speak to the queen on their behalf.
Lady Danbury : Yes, better you than them. The queen will expect a performance. And wih these two … Do they still sit in prolonged silences ?
Violet : Well, they do talk more now. I have grown to respect their match. I am simply worried if the queen presses too much, then ….
Lady Danbury : She way see that you still have some doubts.
Violet : Oh my doubts do not matter if Francesca is happy.
Lady Danbury : But they do if the queen suspects them. She may feel emboldened to oppose their match.
Violet : Ah ! Pénélope, Come here. Ohn, my dear.
Colin : Lady Danbury.
Violet : Wasn’t that wonderful ?.
Lady Danbury : Oh, marvelous !

Lord Stirling : In a way, the portico seals the vista from the square, which is rather clever.

That evening, Penelope puts her writing desk with everything about Whistledown away in its hiding place under the floorboards. She burns all the old chronicles.

At his desk, Colin resumed his travels. At the Kent estate, preparations for the Mondrich ball are well underway.

Alice : The queen’s seat should be raised higher, right in the center of the windows. Oh. And make sure nothing hinders her view as she comes in.
Mondrich : Are you enjoying yourself ?
Alice :  I am enjoying the idea of giving the best ball Mayfair has ever seen.

Maison des Featherington.

Portia : The green napkins are rather fine but a little understated, so I am learning towards the silver. A very nice pairing with our cake plates. Or do you think they’re too much ?
Pénélope :
Never. Let us plan the greatest wedding Mayfair has ever seen.
Portia : Mmmm ! That is music to my ears. Now, for the cake, Varley suggested four tiers, but with our guest list, we shall have to have five.

At the milliner's, Madame Delacroix.

Mme Delacroix : Oh ! miss Pénélope ! It has been too long. I was not until your delivery boy dropped off your last column that I learned you are engaged.
Pénélope : Yes. I am very happy. Forgive me. These last weeks have been a whirlwind.
Mme Delacroix : I am happy for you. And when you sneak out to write your column, I assume you will tell Mr. Bridgerton …
Pénélope : That is what I’ve come to tell you. I am letting Miss Cowper take credit for the column. The issue about my engagement will be my last.
Mme Delacroix : Penelope, that column’s your life’s work.
Pénélope : I cannot continue writing. I’ve found a love match, Genevieve. I do not wish to take that for granted. My Mama has sent me for some fabric samples for my wedding dress.
Mme Delacroix : You know my favorite part about dressmaking ….is seeing the glow on a woman’s face when she puts the dress on. I can’t imagine ever giving that feeling up. At any rate, we will make you the most beautiful dress.

Cowper House.

Lord Cowper : I was just ousted from my club.
Lady Cowper : Why?
Lord Cowper : Because of your daughter ! Why else do you think ? I am pulling her dowry..
Lady Cowper : My Lord, she will lose all prospects..
Lord Cowper : I do not care. Clearly, no man in London will have her now !

Cressida : Mama, what is wrong ?
Lady Cowper : What are youd oing in here ? Why are you not in your room ?
Cressida : There is no desk in my room. I am writing a Whistledown.
Lady Cowper : Good. Your father was just ousted from his club because of all of this. He is withdrawing your dowry. £ 5,000 may not be much to live on, but as a dowry, it may be enough to help lure you a husband from the continent. Or the countryside. Someone. We must get that reward before the real Whistledown decides to publish again. Read me what you have written.
Cressida : « Dear Reader, it is I, Lady Whistledown, Today, I bring you much gossip from about the many lands. Near and far … far and wide.. »
Lady Cowper : Is that all ?
Cressida :  So far.
Lady Cowper :  Oh, dear.
Cressida :   Mama … I am frightened..

Bridgerton House. 

Éloïse (reads a passage from one of the Whistledown chronicles lying around on the desk) : « Of all bitches, dead or alive, a scribbling woman is the most canine. If that should bet rue, then this author would like to show you her teeth.» Clever.

Lady Tilley  Arnold House.

Paul : So, you are second son ?
Benedict : And trying my best to fit the ne’er-do-well reputation..
Paul : Do you fill your time with any creative pursuits ? Do you write ? Or draw ? Or … paint ?
Benedict : No. I … Uh … I … dance sometimes at parties.
Paul : Ah.
Lady Tilley : Uh, Paul is a patron of the arts. He spends his time supporting the theater.
Benedict : I see.
Paul : It is how Tilley ant I met. You know she is at her box every week.
Benedict : I did not know that.
Paul : I shall never forget the firs day I saw her. After a performance of «Much Ado About Nothing», I walked backstage, and there she was, ripping into the director for, «bowdlerizing» the play.
Lady Tilley : Am I to stand for a lesser mind’s sanitized bastardization of a genius’s great work ?
Benedict : Let me guess. Did she tell you to be « very, very afraid of her » ? ?
Paul : Exactly that. !
Lady Tilley : And so you should be, both of you.
Paul : Mr Bridgerton is dry.
Benedict : Oh, Bénédict.
Paul : Bénédict. So, Bénédict, who was Tilley lecturing when you first met her ?
Lady Tilley : Oh, come on.
Benedict : I believe itw as an aeronaut. Or rather, the crowd heckling him.

Ball at the Kent estate.

Francesca : The music is quite pleasant tonight, is it not ?
Lord Stirling : Ah. Good evening.
Colin : Lord Kilmartin.
Lord Stirling : Eloïse.

Violet and Lord Anderson look at each other and greet each other.

Lady Danbury : Ah ! Marcus. A few more friends I should like you to meet.
Lord Anderson : Ladies, good evening.
Lady Danbury : Lady Keswick, lady Gloucester, lady Vikaspuri.

Portia : I have never liked that comlor, but it is winning on you.
Pénélope : Thank you, Mama.
Philippa : Are you crying ?
Dankworth : Oh, my sweet..
Prudence : No. I am pregnant. Every one knows a baby can push water up into one’s eyes..
Portia : Where is your dashing fiancé ?

Mondrich : Mr Bridgerton
Colin : Mr et Mrs. Mondrich. I take comfort in knowing that if we no longer have your club, you shall at least host the season’s most exquisite parties..

Butler : Her Majesty The Queen !
Alice : She is here !

Charlotte : As I assumed … lackluster at best..

Alice signals to a servant who comes to set a mechanism in motion. A column in the center of the room opens to reveal a floral display. The guests are amazed. (crank clinking – guests exclaiming)

Charlotte : Not bad. Not bad at all.

Francesca : Mama ?
Violet : Mm ?
Francesca : Shall you try to speak to the queen now ?
Violet : Perhaps we should let her settle in a little more.
Francesca : Perhaps we should try to approach the queen now, in case she departs early.
Violet : I … We should wait, Francesca.
Francesca : Wait ? She does not attend every ball. If we do not speak to her tonight …
Violet : I will speak to Lady Danbury about securing an audience. It is all simply a little chaotic at the moment.
Francesca : Does the queen not love a little chaos ? 
Violet : Yes, but it is important that we find her in good humpor.
Francesca : Mama, I … I do not wish to wait.
Violet : I know, but I do not wish to ruin things for you. Uh ...
Francesca : How would you ruin things ? Do you not think our match would cheer her ?
Lord Stirling : I am going to look at the very fine wainscoting.
Violet : It is not that, Francesca. It is rather daunting, even for me..
Francesca : You have gone in front of the queen before. You are afraid you’ll ruin things because … you still do not believe in this match, do you ?
Violet : I have supported you.
Francesca : You have been perfunctory in your support.
Violet : Lord Kilmartin is delightful. But I just…
Francesca : You just what, Mama ? Not every attachment must be dramatic and hard-fought. What … What John and I have is easy, and … I love him, Mama. Even if it is not the love that you want for me.

Violet leaves the ballroom, followed by Lord Anderson, but Lady Danbury stops her brother.

Lady Danbury : I … will go after her.
Lord Anderson : Oh … I do not wish to speak to any more eligible widows.
Lady Danbury : Speak to whomever you like, but it is not for you to go after my friend.
Lord Anderson : You are not the only one who cares for Lady Bridgerton.
Lady Danbury : Marcus, Must you take everything from me ?
Lord Anderson : Sister … enough. Whatever I have done to deserve this ire, tell me so that we might be done with it. Is this about many a yhing.
Lady Danbury : Oh, it is about many a thing.
Lord Anderson : It is about Father treating me as the favorite, over which I had no power.
Lady Danbury : I do not care about that ! What I care about is that I had a chance of happiness, and you took it from me.
Lord Anderson : How did I take your chance at happiness ?
Lady Danbury : The night before I was to be married, I very nearly escaped to freedom. Do you think I do not know that itw as you who betrayed me to our father ? I heard him thank you.
Lord Anderson : Soma …
Lady Danbury : Soma ! … You think you can call me by my born name and right the wrong ? Your charm may work on every widow in the ton, but I am unmoved. Now if you will excuse me … I must find my friend.

At Lady Tilley's. Paul and Benedict are talking on a balcony.

Paul : I do not spend much time in society. Tilley enjoys coming and going. I find the entire thing much too pretentious. Judgmental, really.
Benedict : I cannot imagine what anyone would judge you for.
Paul : Then Tilley has not told you all of our stories..
Benedict : Can I ask you a personal question ?
Paul : Is there any other kind worth asking ?
Benedict : You and Lady Arnold have quite a rapport. I am surprised you two have never … In fact, do not answer that. Apparently, the wine has made me rather rude.
Paul : Well, the wine has also made you rather charming. I should go ensure Tilley has not worked herself into a frenzy over dessert.
Benedict : Of course.

Benedict then enters the house. Paul and Lady Tilley embrace.

Lady Tilley : Dessert is ready.
Paul : I believe my suspicions are true.
Lady Tilley : You are sure ?
Paul : Yes

Benedict : Hmm
Lady Tilley : Forgive us. We were just …
Paul : Talking about you … in fact. Would you perkaps like to join us ? Upstairs.
Benedict : Uh, I’ve forgotten, I am supposed to be somewhere. Uh, forgive me.

Benedict withdraws hastily.

Ball at the Kents.

Pénélope : I must say. This dance does not compare to a private waltz in the church where we’ll be married.
Colin : Well, perhaps we shall have to add some flourish.

Lady Cowper and Cressida enter the ballroom, proudly.

Lady Barragan : It is Lady Whistledown.
Lady Stowell : She is the Devil. Do not speak to her.
Portia : A scandal writer for a daughter. Can you imagine ?

Charlotte : Well, this is one of the more amusing parties I have been to.
Brimsley : Shall I bring her to you, Your Majesty ?
Charlotte : No ? Let her squirm a little..

Colin : I will not let her ruin our night.
Pénélope : Yes, you are right.

Cressida : But what do we do ?
Lady Cowper : We wait … for the queen to summon us, and we hold our heads high.

Lady Barragan : Shall we take our girls and go ?
Lady Malhorta : Well, I do wish to see what happens.

Miss Kenworthy : Do you now understand why I so adore her ?
Lord Cho : Cressida Cowper, I detest. Though, as Lady Whistledown, she is a rather clever writer..

Colin : Ow.
Pénélope : Oh ! Apologies. I’m not used to dancing so much.
Colin : That is all right. I’ve been meaning to tell you. I’ve been editing my travel diary into a munuscript. With your encouragement.
Pénélope : Have you ?
Colin : Very nearly. I am still removing some of the more … personal passages.
Pénélope : Why ? That is what I so enjoyed about the part that I read..
Colin : Well ; those parts are onluy for you.
Pénélope : Perhaps I could edit them for you. If you wish. Before you send them to a book seller. I do so enjoy writing letters and what have you.
Colin : Well, you do write the very best letters. But I might like to prove to myself that I can do it on my own. And to you. I want to be worthy of you, Pen.
Pénélope : Of course you are worthy. Oh !
Colin : Uh … Forgive me. It seems the queen has summoned Miss Cowper. It may finally be time for Lady Whistledown to meet her consequences.

Charlotte :  Miss Cowper, perhaps I should have clarified that I do not wish to see you in my court or out of it.
Cressida : Your Majesty …
Charlotte : Were you invited here tonight ?
Cressida : No, Your Majesty. I simply wanted to give you a gift.
Charlotte : Mmmm

Servants enter and distribute a copy of the column.

Miss Stowell : She has returned !

----------
Lady Whistledown :
Dearest Gentle Reader, it is said that there is no rest for the wicked. If that true, this author must be rather virtuous, for I have been enjoying a much-needed respite from observing all of you. Not to worry, I am back and shall return soon enough with a full issue. You may now know my name, but have no doubt, I know you even better. Yours Truly, Lady Whistledown. Or forever now, Cressida Cowper.
----------

Charlotte : Well, Miss Cowper, I am intrigued. Surprised but still intrigued.
Cressida : May we discuss …
Charlotte : I shall look forward to tomorrow’s issue. I wish to see some gossip. Then we might discuss your reward.

Pénélope : She is … we have …
Éloïse : And … and now … …
Pénélope : Come with me.

Éloïse : It is all my fault. I convinced you to let her take Whistledown’s name. And now she has somehow written something coherent, not to mention published.
Pénélope : Eloise, breathe.
Éloïse : We have created a monster, Pen. A monster who seems to have a feud with me and, by extension, my family. I’ve put them all in danger, like last year.
Pénélope : That was my fault.
Éloïse : Bo. I was reckless. As I have been now, inviting that viper into my family’s home. A viper who now has nearly as much power as the queen. I never should’ve befriended her.
Pénélope : Eloïse … i twill be all right.
Éloïse : How ?
Pénélope : Because I’m going to publish again. With one issue, I can discredit Cressida. It is not just gossip. Whistledown is power. Remember my first issue ? What I wrote ?
Éloïse : Yeah … You quoted Byron.
Pénélope : No that. The part about me and my sisters. « Three misses foisted upon the marriage market like sorrowful sows by their tasteless, tactless mama. ». The allitération was a little overdone, I admit, but … the column began because I felt powerless in my own home. I was forced to début a year early, and I had no say in anything. Writing was the only way I felt I could have a voice. And I should’ve been using the column to give to the other voiceless. I have done plenty of damage with my pen. Please … let me use it now to do some good.
Éloïse :  You must get a full issue out right away. Before Cressida does.

Penelope has taken up Whistledown's pen and is writing her column in a carriage that is taking her to the printer. She wakes up the printer

Pénélope : Apologies for the late order. There’s been some confusion with the silk delivery. You’ll be paid handsomely for your rushed service.

Printer : Anything for Lady Whistledown.

Colin saw Eloise and Penelope leave the ball, he followed them. He is in front of Penelope when she leaves the printing house.

Pénélope : Colin.
Colin : You are … Lady Whistledown ?

 

Rédigé par Mamynicky

 

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Fuffy 
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Derniers commentaires

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mamynicky  (27.06.2024 à 18:21)

Il lui a peut-être répondu non, parce qu'il était déçu d'avoir été admis à l'académie parce quAnthony avait fait un don.

Je pense qu'il ne veut plus parler de cette période. C'est dommage, j'aimais bien, comme Eloïse qui se plonge dans des romans au lieu de continuer dans sa voie de suffragette. C'était plus intéressant.

labelette  (26.06.2024 à 22:14)

Concernant Benedict, j'ai trouvé étrange qu'il réponde ne pas aimer les arts quand Paul le lui a demandé, car ce n'est pas l'image qu'il donnait dans les saisons précédentes. On le voyait dessiner (ou poser je ne sais plus) et surtout entouré d'artistes. 

mamynicky  (26.06.2024 à 20:37)

Francesca est pressée de quitter la maison familiale. Elle veut le calme et jouer du pianoforte. Elle ne veut pas de l'attention de la reine, qui la mettrait en avant. J'ai souri quand les Bridgerton n'entendent même pas  John Stirling leur annoncer qu'il a la peste et qu'ils sont tous contaminés. C'est tellement eux quand ils sont ensemble  :D

Je suis d'accord avec vous, Pénélope ne pourra pas s'empêcher d'écrire. Je regrette seulement qu'elle se cantonne dans les ragots et qu'elle ne parle pas plus de la condition féminine ; Eloïse n'a pas réussi à lui monter la tête avec toutes ses idées débitées à longueur de promenade. Je trouverais intéressant qu'elle se groupe avec Eloïse et Cressida (qui a l'air pas si mauvaise après tout, elle est simplement une vieille fille un peu aigrie) pour souffler un vent d'émancipation, tout aussi scandaleux que certains ragots. Mais comme le dit Pénélope, Cressida lui prend ce qui ne lui appartient pas : Eloïse et Whistledown.

Quant à Bénédict on le montrait déjà libertin dans la saison 2. Je n'ai pas compris qu'il ait refusé la proposition de lady Tilley et son ami Paul et presque contente qu'il revienne sur sa décision. Cette saison on ne l'a pas trop vu, il semble avoir abandonné le dessin, c'est dommage.

Les "deux imposteurs" se sont fondus dans le moule des usages de la société et montrent un coté "oisif" et donc passif, cette saison.

cinto  (26.06.2024 à 18:03)

Merci du compliment, labelette!

labelette  (25.06.2024 à 22:13)
Message édité : 26.06.2024 à 18:21

J'ai bien aimé pas mal de choses dans cet épisode et tu les as parfaitement décrites cinto ;-)

Pénélope veut écrire car c'est ce qui la définit. Et si elle ne peut pas le faire sous le pseudo de lady Whistledown, elle cherche à le faire autrement. 

Finalement avec Éloïse elles semblent se rabibocher grâce à (ou à cause de) Cressida. J'ai hâte de lire le futur numéro des Chroniques ! Va-t-elle discréditer Cressida ?

Colin découvre le pot aux roses... Bonne fin d'épisode !

Je trouve aussi très étrange que Francesca veuille se marier si rapidement. Et a priori elle n'est pas enceinte car elle n'a jamais été seule avec son futur mari. J'ai aussi du mal avec le personnage qui prend beaucoup de place et ose dire très clairement ce qu'elle pense alors qu'elle était transparente dans les saisons précédentes. Même sa petite soeur était plus visible...

cinto  (15.06.2024 à 15:05)

Je répète:  je n'ai pas lu les livres, donc je découvre tout.

J'aime bien le petit soupçon d'émancipation de Pénélope qui veut écrire; c'est sa voie, elle est faite pour ça, c'est son domaine. Et on lui dit de ne plus le faire.Du coup, elle demande même à Colin de corriger éventuellement son bouquin. Elle m'a fait penser à Jo March , des "4 filles du Dr March", qui a une vocation d'écrivaine.

Pénélope reprend son activité mais il semble que Colin la surprenne. Clifhanger.

Enfin, j'ai été moyennement étonnée de la proposition faite à Bénédict par sa conquète (je n'imprime pas son nom, désolée!)  et l'ami de ladite conquête. On sentait comme un vent de trivialité dans cette relation.

Enfin, contente qu'Eloise et Pénélope se rapprochent. 

Francesca est pressée. Pourquoi? Elle semble jalouse aussi de l'attention portée à Pénélope. Je suis un peu déçue de son immaturité.

 

jptruelove  (14.06.2024 à 22:48)

On se rapproche vraiment du livre, pour ce qui est de l'histoire entre Pénélope et Colin, dans cette deuxième partie de saison.

Franscesca, elle est pressée... 

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

langedu74 
mamynicky 
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