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La Chronique des Bridgerton
#308 : En pleine lumière

Cressida revoit à la hausse le prix de son silence, alors que son départ en exil est imminent.

En danger, Pénélope en appelle à la miséricorde de la Reine et décide de dévoiler son identité, en espérant pouvoir retrouver son amour.

Popularité


3.14 - 7 votes

Titre VO
Into the Light

Titre VF
En pleine lumière

Première diffusion
13.06.2024

Première diffusion en France
13.06.2024

Plus de détails

Ecrit par : Jess Brownell
Réalisé par : Tricia Brock


Musique par Kris Bower
Costume designer John Glaser
Coiffure et maquillage Erika Okvist
Choregraphe Sean Jack Murphy
Victor Alli … John Stirling
Adjoa Andoh … Lady Danbury
Lorraine Ashbourne … Mme Varley
Simone Ashley … Kate Bridgerton
Jonathan Bailey … Anthony Bridgerton
Joanna Bobin … Lady Araminta Cowper
Harriet Cains … Philippa Finch
Bessie Carter … Prudence Dankworth
Dominic Coleman … Lord Cowper
Nicola Coughlan … Penelope Featherington
Hannah Dodd … Francesca Bridgerton
Hugh Sachs … Brimsley
Lucas Aurelio ... Paul Suarez
Daniel Francis
 … Marcus Anderson
Ruth Gemmell … Violet Bridgerton
Joanne Henry ... Lady Keswick
Florence Hunt … Hyacinthe Bridgerton
Martins Imhangbe … Will Mondrich
Claudia Jessie … Eloïse Bridgerton
Lorn Macdonald … Albion Finch
Jessica Madsen
 … Cressida Cowper
Emma Naomi … Alice Mondrich
Hannah New 
… Lady Tilley Arnold
Luke Newton … Colin Bridgerton
James Phoon ... Harry Dankworth
Golda Rosheuvel 
… Reine Charlotte
Luke Thompson … Benedict Bridgerton
Will Tilston … Gregory Bridgerton
Polly Walker … Portia Featherington
Masali Baduza ... Michaela Stirling
Edward Bennett ... Walter Dundas
Rosa Hesmondhalgh ... Rae
James Duke ... Prêtre Hughes
Julie Andrews … Voix VO Lady Whistledown

3.08 – En pleine lumière

Le lendemain, Pénélope sort de sa chambre et trouve Colin déjà prêt. Il a décidé de prendre le petit déjeuner chez les Bridgerton pour laisser sa femme seule avec sa mère. Rae vient la prévenir qu’elle est attendue dans le petit salon. Ce n’est pas Portia mais Cressida qui l’attend. Cressida connait son secret et réclame le double de la récompense de la reine pour lui permettre de commencer une nouvelle vie à l’étranger, à défaut elle révèlera sa véritable identité. Pénélope affirme que personne ne croira Cressida, vu sa réputation. Portia entre dans le salon, avant de partir, Cressida l’informe de sa revendication et lui demande comment elle a pu ne pas se rendre compte que sa fille était Whistledown.

Pénélope est obligée d’avouer la vérité et contre l’avis de Portia décide de tout dire à Colin.

Au palais de Buckingham, lady Danbury dispute une partie d’échecs avec la reine Charlotte. Cette dernière se sent proche de démasquer lady Whistledown et sait que son amie essaie de protéger les Bridgerton. Elle remarque qu’elle aurait pu la mettre échec et mat ; lady Danbury explique qu’elle en a conscience mais cette partie serait vite terminée et il n’y aurait aucun plaisir à jouer.

Les sœurs Featherington envisagent d’organiser un bal avant que leur grossesse ne leur interdise de paraitre dans le monde. Prudence souhaite des fleurs par centaines et Philippa des bestioles.

Pendant ce temps, Violet, Francesca et John prennent le thé en savourant une glace et en faisant des projets de mariage comme n’importe quelle famille. Francesca souhaite une cérémonie simple à la maison avant de se retirer sur les terres de la famille des Sterling en Ecosse dans les Highlands. Violet réalise avec effroi que sa fille part à plus de deux semaines de voiture à cheval.

Eloïse trouve Colin pensif dans le salon des Bridgerton. Elle lui promet que tout ira bien pour leur famille et lui rappelle qu’elle a survécu après que la reine l’ait accusée d’être Whistledown. Elle lui conseille de ne pas laisser son mariage souffrir de cette histoire. Pénélope et Portia font irruption dans le salon. Portia constate qu’Eloïse était également au courant avant elle. Pénélope vient mettre son mari au courant de la dernière demande de Cressida par honnêteté, elle peut payer pour acheter son silence. Si Cressida colporte ce ragot, le nom des Bridgerton sera sali et Colin ne tolèrera pas que l’on exerce un chantage sur son épouse. Il va rendre visite à Cressida pour lui faire comprendre que sa conduite est désastreuse pour tous ceux impliqués dans cette affaire, Pénélope ne lui donnera pas un penny.

Colin se rend chez les Cowper. Cressida ne veut pas entendre les explications de Colin. Cressida sait que contrairement à Colin, elle n’aura pas le soutien de sa famille et se demande si la somme réclamée est assez suffisante. Colin assure que personne ne la croira s’ils affirment qu’elle ment. Cressida rétorque qu’un apprenti imprimeur est disposé à corroborer ses allégations.

Pénélope et Éloïse attendent le retour de Colin. Colin a échoué et Cressida exige désormais le double et que sa réputation soit restaurée dans une prochaine chronique. Pénélope n’a pas cette somme. Colin envisage un mensonge pour demander la signature de Bénédict pour une dépense aussi lourde. Il doit protéger l’identité de Pénélope. Cette dernière se montre reconnaissante de ses conseils.

Violet s’est rendu chez lady Danbury. Elle se confie sur son inquiétude quant à Francesca qui s’emploie à s’éloigner le plus possible de sa mère. Lady Danbury l’assure de son soutien ainsi que de celui de son frère si elle le souhaite. Violet reconnait que lord Anderson se montre un gentleman exemplaire et sollicite la bénédiction de lady Danbury. Cette dernière ne pense pas avoir à donner ou retirer une bénédiction, qu’elle n’a jamais demandée à Violet. Violet sait que son père était quelqu’un de bien et que lady Danbury a toujours été une excellente amie. Elle n’a besoin de savoir rien d’autre. Lady Danbury ajoute qu’elle sera toujours de son côté si les choses tournent au vinaigre à cause des bêtises de son frère.

Colin passe une seconde nuit sur le sofa du salon. Pénélope vient l’avertir qu’elle part chez sa mère et ainsi lui épargner de voyager dans la même voiture pour le mariage de Francesca. Colin se lève, se met à son bureau et relit les lettres de Pénélope.

En arrivant chez sa mère, Pénélope entend les derniers mots de Walter Dundas venu informer Portia des résultats de son enquête. Il sait que sa fortune provient des activités frauduleuses de Jack Featherington et entend soumettre ses découvertes aux autorités royales. Pénélope est choquée d’apprendre que leur argent est celui volé par son cousin à l’aristocratie. Portia explique que comme lady Whistledown, elle a fait de son mieux pour protéger leur famille avec les opportunités que la société acceptait de lui offrir. Elle n’a pas su faire autrement. Portia félicite sa fille de ce qu’elle a accompli pour elle-même. Pénélope réalise qu’elles se ressemblent et devront se rapprocher si elles se relèvent de cette épreuve.

Violet aide Francesca à se préparer. Voir partir sa fille si loin lui donne l’impression de la perdre pour de bon. Elle trouve sa fille courageuse et intelligente. Par ailleurs, John est un homme bien et un excellent choix. Francesca assure qu’elle reviendra.

Le prêtre Hughes déclare John et Francesca unis en mariage, devant la famille, les Mondrich et Marcus Anderson accompagné de lady Danbury.

Eloïse, Colin, Benedict et Francesca ont remarqué l’intérêt de lord Anderson pour leur mère. Bénédict la trouve heureuse et estime qu’ils n’ont pas à juger. Colin pense qu’il a l’air d’un homme bien qui a beaucoup de chance qu’Anthony soit déjà reparti. Francesca remarque que maintenant mariée, l’attention de leur mère pourrait à nouveau se tourner vers Eloïse, à moins qu’elle soit distraite par quelqu’un.

Plus loin, Lord Anderson demande à Violet de lui faire la grâce de réserver une danse pour lui au prochain bal des Dankworth-Finch, ce qui parait parfaitement adéquat à Violet, un peu gênée.

John souhaite porter un toast pour sa ravissante épouse et à la femme remarquable qui l’a élevée. Puis il remercie tous les présents.

Pénélope entraine Colin à part. Il a prévu de parler à Bénédict après le mariage mais Pénélope ne veut pas qu’il mente à sa famille pour elle. Elle l’aime pour sa gentillesse et son immense sollicitude. Elle n’a pas besoin qu’il la sauve, seulement de l’avoir près d’elle et être dans ses bras. Colin en a envie aussi mais Cressida continue de les menacer. Ce secret a créé un obstacle entre eux. Pénélope pense que c’est peut être la clé. Elle laisse Colin, s’installe au bureau et écrit une lettre.

Brimsley apporte une lettre à Charlotte. Au même moment, Violet apprend à Colin que Pénélope lui a adressé une lettre.

Pénélope sort quelques billets de leur cachette sous le plancher de sa chambre de jeune fille et les glisse dans une pochette qu’elle donne à madame Varley, étonnée de la somme.

La tante Joanna est arrivée chez les Cowper. Lady Cowper avait oublié qu’elle pouvait se montrer abominable. Cressida se dit qu’à partir du lendemain, cela n’aura plus d’importance.

Bénédict est introduit dans l’appartement de lady Tilley, étonné de l’absence de Paul. Tilley explique que sa relation avec Paul n’est qu’amicale alors qu’elle commence à s’attacher à lui et désirerait que leur relation devienne plus sérieuse. Bénédict n’est pas sûr qu’une telle relation soit ce qu’il souhaite. Ce qu’il s’est passé entre eux trois a ouvert un monde qu’il n’a pas envie de déjà refermer. Il trouve cette liberté merveilleuse et pensait qu’elle voulait la même chose. Tilley avoue que c’était ce qu’elle voulait jusqu’à ce qu’elle doive le partager. Elle le remercie de lui avoir rappelé qu’il était possible de vouloir un vrai engagement.

Plus tard, Bénédict retrouve Eloïse sur sa balançoire dans le jardin. Elle regrette de se balancer sans prendre une direction particulière. Son frère lui demande où elle aimerait aller, Eloïse veut rester avec la famille jusqu’à ce que l’affaire Whistledown soit réglée, puis si elle espère changer un jour le monde, il va lui falloir le découvrir. Bénédict ne veut surtout pas laisser passer trop de temps avant qu’ils se retrouvent sur ces balançoires.

Prudence et Philippa entrent dans la salle de bal, impatientes de voir ce que madame Varley leur a réservé. Elles sont éblouies par ce qu’elles découvrent, tous leurs souhaits ont été réalisés et il y a même huit musiciens. Elles remercient Portia qui comprend que Pénélope a tout payé. Pénélope dit à ses sœurs que leur mère voulait qu’elles donnent le plus grand bal que Mayfair ait jamais vu.

Plus tard, les danseurs ont envahi la piste de danse, lady Danbury discute avec les Mondrich, Violet entre au bras de Marcus Anderson, Eloïse, Bénédict, Colin, Francesca et son mari les suivent.

Soudain, Brimsley entre, précèdant la reine et ses suivantes. Charlotte ordonne aux musiciens d’arrêter et informe l’assemblée qu’elle a reçu une lettre de lady Whistledown lui demandant miséricorde et l’autorisation de s’adresser en personne à l’assistance pour plaider sa cause publiquement avant qu’elle ne rende son jugement. En désignant Pénélope elle lui laisse la place. Tremblante, Pénélope s’avance au centre de la piste de danse. Elle commence son plaidoyer sous les regards étonnés et incrédules de tous, ou anxieux de Colin, Portia et Eloïse.

Pénélope explique qu’elle était une jeune fille que personne ne prenait jamais au sérieux et pensait que ses écrits ne le seraient pas non plus. En écrivant sur chacun d’eux, qu’elle trouvait captivants, elle avait soudain la sensation d’être en vie, d’avoir du pouvoir. Mais elle ne peut plus cacher son identité. Elle est reconnaissante envers la reine de l'avoir forcée à sortir de l'ombre grâce à son plan astucieux. Si elle permet à Pénélope de continuer, elle compte bien se servir de sa plume avec plus de discernement. La reine reconnait qu’elle est pleine d’humilité et ne manquera pas de veiller à ce qu’elle le demeure à l’avenir. Que serait la vie sans un ragot ou une rumeur ?

La reine se retire, Colin regarde sa femme avec fierté. Pour briser la stupeur qui fige l’assistance, Philippa a la présence d’esprit de demander à madame Varley de libérer les bestioles. Une nuée de papillons envahit la salle de bal, les invités oublient Pénélope et lady Whistledown et reprennent possession de la piste de danse.

Lady Danbury s’approche de Pénélope et lui confie qu’elle connait assez les Bridgerton pour savoir que Whistledown n’était aucune d’entre eux mais elle savait qu’il n’existait qu’une seule personne qui aime les Bridgerton autant qu’elle pour les protéger. Lady Danbury ajoute avoir hâte de lire sa prochaine chronique. A son tour Portia vient féliciter Pénélope, soulagée de pouvoir dire à Walter Dundas que sa fortune vient du travail de Whistledown. Il n’aura aucun recours. Portia serre Pénélope dans ses bras.

Colin avoue à Pénélope qu’il a relu ses lettres, qu’il était toujours impatient de recevoir et lire. Il s’est rendu compte que Whistledown et elle n’ont qu’une seule voix et sont indissociables. Il la félicite pour son intervention et n’arrive toujours pas à croire qu’une femme aussi extraordinaire l’aime, ni à sa chance de se tenir à ses cotés et absorber ainsi un peu de sa lumière. Pénélope le rassure, elle l’aime aussi. Il l’entraine sur la piste de danse.

Eloïse vient d’avoir une idée géniale et présente une requête à Francesca : la laisser l’accompagner en Ecosse. Leur mère adorera l’idée qu’elle veille sur sa sœur. Elle a envie de vivre des aventures, elle ne pourra jamais changer le monde si elle reste dans sa toute petite bulle. John Stirling accueille la nouvelle avec enthousiasme, d’autant que sa cousine, Michaela Stirling vient d’arriver pour faire le voyage avec eux.

Bénédict confie à Éloïse qu’elle va lui manquer. Eloïse lui rappelle que leur mère ne lui laisserait jamais rater son bal masqué, elle ne sera donc absente que le temps d’une année. Bénédict confirme, il sera quant à lui, caché derrière un masque évitant les jeunes filles à marier, comme la peste. Eloïse promet de le rejoindre dans son petit coin. Ils se serrent dans les bras l’un de l’autre.

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Lady Whistledown :
Très cher ami lecteur, tout à coup les mots me manquent. Ma retenue ne découle pas d’un désir de protéger quelques ébats osés. Bien que la rumeur m’en ait rapporté quelques-uns. Ma retenue tire son origine de la joie. A tous ceux qui considèrent avoir été offensés par cette humble chroniqueuse, mes excuses les plus sincères. Je ne vous souhaite que le meilleur.
Il est temps maintenant de regarder vers l’avenir, quoiqu’il puisse nous apporter. Votre chroniqueuse ne se risquerait pas à faire des prédictions sur ce que l’avenir nous réserve. Mais avec chaque chapitre qui se ferme, l’histoire est sûre de s’enrichir et de s’approfondir.
C’est un sacré voyage que nous avons accompli ensemble. Et c’est donc avec le cœur lourd que j’écris cette dernière phrase, incroyablement courte en tant que … lady Whistledown. Au revoir.

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Les Featherington et les Bridgerton sont réunis autour de trois beaux bébés. Prudence et Philippa se félicitent d’avoir eu des filles. Pénélope est fière de son petit garçon, héritier en titre, le nouveau lord Featherington. Dans un coin, Grégory referme le livre de Colin, enfin terminé grâce à Pénélope.  

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Lady Whistledown :
Et avec le retrait de mon double littéraire, j’aimerais me présenter officiellement. Anciennement habituée à faire tapisserie, actuellement chroniqueuse, observatrice, toujours armée d’une plume. Je n’ai rien d’exceptionnel, et cependant, j’ai quelques fulgurances.
Et j’espère, cher lecteur, que vous resterez pour les partager avec moi au moment où nous entamons la suite de notre voyage.
Sincèrement vôtre. Pénélope Bridgerton.
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Rédigé par Mamynicky

 

3.08 – En pleine lumière

Pour sa nuit de noces, Colin a dormi sur le sofa. Pénélope sort de sa chambre.

Pénélope : Bonjour. Comment avez-vous dormi ?
Colin : D’un sommeil agité. Je vais prendre le petit déjeuner chez les Bridgerton.
Pénélope : Mais ma mère arrive.
Colin :  Je vous laisse avec votre mère. Vous serez plus tranquilles.
Pénélope : Non. Vous n’avez pas à partir.
Colin :   Je préfère ainsi.
Rae : Madame, vous êtes attendue dans le petit salon.
Pénélope : Servez du thé. J’arrive dans un instant.

Pénélope : Bonjour, maman. Cressida.
Cressida : Bonjour. J’imagine que vous avez eu une belle nuit de noces.
Pénélope : Que faites-vous ici ?
Cressida : Une simple visite de courtoisie. A la très estimée lady Whistledown. Je connais votre secret.
Pénélope : Quoi que vous sachiez, vous faites erreur. Veuillez partir.
Cressida : Voyez-vous, en reprenant le chemin à l’envers, tout est parfaitement cohérent. Qui pourrait soupçonner que c’est vous, tant votre personne s’oublie vite. Ce regard me réjouit. Dommage que je ne m’attarde pas pour le savourer, je suis enfermée jusqu’à ce que ma tante m’emmène de force vivre à la campagne.
Pénélope : Vous quittez Londres ?
Cressida : Oui. Mais pas pour aller chez ma tante Joanna. Sachez que vous allez me payer le double de la récompense de la Reine, je pourrai ainsi commencer une nouvelle vie à l’étranger. Ou bien, je révèle à tout le monde votre véritable identité.
Pénélope : Personne ne vous croira, Cressida. Votre réputation n’a jamais été aussi mauvaise.

Portia entre dans le salon.

Portia : Miss Cowper.
Cressida : Lady Featherington. Pénélope et moi nous demandions si j’étais capable de propos convaincants. Vérifions sur le champ. Pensez un instant à l’amour de votre fille pour l’écriture. Pensez à quel point elle passe inaperçue, ce qui lui permet de s’éclipser de longs moments. Pensez à tous ceux considérés comme ses ennemis qui ont été humiliés dans une gazette. Et, enfin, demandez-vous comment vous avez pu mettre si longtemps à vous rendre compte que c’est elle, la véritable lady Whistledown. Je vous prie de me payer cette somme ou je dévoile la vérité à toute l’aristocratie de Londres. Je vous souhaite une bonne journée mesdames.

Portia : Pénélope. Dites-moi que tout cela est faux.
Pénélope : Pour une fois, Cressida n’a pas menti.
Portia : A chaque fois, au bal, il arrivait un moment où vous décidiez de disparaître. Je reliais cela à votre difficulté à respecter les bonnes manières, mais je mesure aujourd’hui à quel point vous m’avez bernée.
Pénélope : Maman
Portia : Toutes ces choses affreuses que vous avez écrites sur vos sœurs, sur moi votre mère, sur vous-même. Je me suis battue bec et ongles pour nous sauver de la ruine et de l’infamie. Et pendant ce temps, sous mon propre toit, ma propre fille semait chaque jour les graines de notre ruine. Quelle en est la raison, Pénélope ? Votre mari est au courant ?
Pénélope : Oui.
Portia : Oh … Eh bien, il ne doit pas être informé de ce dernier scandale. Un gentleman comme monsieur Bridgerton ! S’il sait qu’on vous fait chanter à cause de vos agissements … Il aurait le droit de demander l’annulation du mariage. Même le plus dévot des évêques l’accorderait.
Pénélope : Maman, je ne souhaite plus mentir davantage. Je dois le dire à Colin.
Portia : Je suis tentée de vous l’interdire. Mais je sais que mes conseils n’ont jamais eu de valeur à vos yeux.
Pénélope : Je vais m’habiller.

Palais de Buckingham. Charlotte et lady Danbury jouent aux échecs.

Charlotte : Vous êtes très imprudente, aujourd’hui, lady Danbury. La partie ne durera pas longtemps.
Lady Danbury : Sa Majesté a avancé avec force un certain nombre d’accusations récemment. Je me demandais comment nous allions aborder ce sujet.
Charlotte : Les Bridgerton sont vos petits protégés depuis toujours. Mais non, il ne s’agissait pas d’accusations. C’est la vérité. Je n’ai jamais été si proche de démasquer lady Whistledown.
Lady Danbury : Et que ferez-vous une fois que vous l’aurez démasquée ?
Charlotte : J’aurai gagné, naturellement.
Lady Danbury : Mais ensuite ? Lui ordonnerez-vous de cesser d’écrire ? En l’enfermant dans un donjon ?
Charlotte : Où voulez-vous en venir, lady Danbury ?
Lady Danbury : Lorsque Whistledown a commencé à écrire, j’ai supposé qu’elle avait un certain pouvoir dans la société. Mais dans ses derniers chroniques, on sent clairement chez elle une vulnérabilité, une sorte de volonté farouche de se trouver elle-même.
Charlotte : Sauriez-vous donc qui est Whistledown ? Et est-ce pour cela que vous essayez de protéger les Bridgerton ? Aurais-je touché un point délicat ?
Lady Danbury : Je dis simplement que le propos de Whistledown n’est peut-être pas de vous battre à votre propre jeu, mais qu’elle essaie peut-être ainsi de rester dans la partie. Comme un joueur quelque peu vulnérable. Un sentiment, peut-être, qui ne vous serait pas inconnu.
Charlotte : Peut-être, il y a longtemps. Vous pouviez me mettre échec et mat, lady Danbury.
Lady Danbury : J’en ai bien conscience. Mais alors, cette partie serait bien vite terminée. Et quel plaisir y aurait-il à cela ?

Les sœurs Featherington sont en promenade avec leurs maris.

Finch : Il faut préparer notre garde-robe automnale.
Philippa : Est-ce pour cela que vous n’éternuez plus, Alby ? Grace au temps chaud que nous avons eu ?
Finch : Cela n’a rien de saisonnier. C’est un éternuement nerveux apaisé par l’harmonie de notre bonheur conjugal.
Prudence : J’essaie déjà de supporter le vent frisquet. Pouvez-vous ne pas m’infliger vos roucoulades ?
Dankworth : Voulez-vous rentrer, mon amour ?
Prudence : Personne ne remarquerait notre absence. Depuis que Pénélope a épousé un Bridgerton, nous n’intéressons plus personne.
Philippa : Plus nos ventres s’arrondiront, plus la bonne société sera sensible à nos efforts.
Prudence :  As-tu déjà vu une dame enceinte à un bal, Philippa ?
Philippa : Eh bien, non.
Prudence : Non. Parce que tout le monde attend d’une femme enceinte qu’elle se retire de la société. Ne comptez pas sur moi pour m’exiler comme une âme en peine.
Dankworth : Je suis prêt à tout pour vous éviter ce sort affreux, mon trésor.
Prudence : Tant mieux. Parce qu’avec Philippa, nous organisons un bal. Nous mettrons à l’honneur la couleur violette.
Philippa : Et l’orangé.
Prudence : Tout sera de cristal et d’or et il y aura des fleurs par centaines.
Philippa : Et plein de bestioles.
Finch : Et pouvons-nous discuter du budget ?
Prudence : Naturellement, il sera merveilleusement élevé.

Un salon de thé.

Francesca : Jugez-vous décente cette sortie en public ?
Violet : La Reine est informée de vos fiançailles. Il est inutile de vous cacher plus longtemps.
Francesca : Elle pense que l’un de nous est Whistledown.
Violet : Et moi, je sais bien en tant que matriarche de notre maisonnée, qu’il n’en est rien. Alors la meilleure chose à faire, c’est sortir dans le monde afin que les gens ne s’imaginent pas que nous avons quelque chose à cacher. Notre insouciance pourrait convaincre la Reine que son accusation est erronée. Seigneur, aie pitié. Allons, mangez, c’est exquis. Vous voyez ? Nous prenons le thé, comme n’importe quelle famille, et savourons une glace en faisant des projets de mariage. Il est toujours question de mariage ?
Lord Stirling : Naturellement.
Francesca : Nous voulons demander une autorisation spéciale et bénéficier ainsi d’une cérémonie plus simple à la maison, pour nous retirer ensuite sur les terres de la famille de John.
Lord Stirling : Et nous protéger des saillies provocantes de la Reine.
Violet : Ah oui, c’est peut être plus sage. J’espère que votre domaine dans le Oxfordshire n’est pas à plus d’une journée de voiture à cheval ?
Francesca : Alors, plus précisément, nous comptons nous installer sur les terres de la résidence … principale de John.
Violet : En Ecosse ? Mais alors, où est-ce exactement ? Proche de la frontière ?
Lord Stirling : Non. Dans les Highlands. Mais ce n’est pas très loin de Glasgow.
Violet : Il faut bien deux semaines de voiture à cheval.
Lord Stirling : C’est pour cela que j’apprécie tant y séjourner. Cette distance procure un grand sentiment de paix.
Francesca : Comme j’aspire à cette tranquillité.
Violet : Oh.

Maison des Bridgerton.

Éloïse : Comment vas-tu ?
Colin : J’essaie de ne pas penser à hier.
Éloïse : J’ai senti maman ravie de la présence de la Reine au petit déjeuner du mariage.
Colin : Mm.
Éloïse : Dis toi que tout ira bien pour notre famille.
Colin : Tu le crois vraiment ?
Éloïse : Sa Majesté m’a accusée une fois d’être Whistledown et j’ai survécu. Pas sans douleur, mais tout de même. Ne laisse pas ton mariage souffrir de cette histoire. Vous surmonterez cette épreuve avec …
Colin : Pénélope. Que faites-vous ici ? Écoutez, je ne m’attendais pas à vous voir avant cet après-midi.
Pénélope : Elle sait. Vous n’avez pas à ravaler votre colère.
Portia : Nous ne devrions pas poursuivre cette discussion devant miss Bridgerton.
Pénélope : Elle sait également tout.
Portia : Magnifique. Ravie d’apprendre que tout Mayfair était au courant avant votre propre mère.
Éloïse : Et pourquoi savons-nous soudain ?
Pénélope : Parce que Cressida a découvert mon secret. Elle exige dix mille livres pour le garder.
Colin : Vous n’êtes pas sérieuse ?
Éloïse : Comment l’a-t-elle découvert ?
Pénélope : Je ne sais pas.
Colin : Peu nous importe comment elle l’a su. Ce qui compte c’est de l’empêcher de révéler ce secret.
Pénélope : Je ne vous demande pas d’aide. Je veux simplement être honnête envers vous.
Colin : Vous n’avez pas à me dicter ma conduite. Si miss Cowper colporte ce ragot, notre réputation va en pâtir. Le nom des Bridgerton sera sali et je ne tolèrerai pas que l’on exerce un chantage sur mon épouse.
Portia : Comme je suis soulagée de l’entendre.
Pénélope : Non, c’est très gentil, Colin. Mais … Je peux la payer.
Éloïse : Vous avez gagné une telle somme ?
Pénélope : Un peu plus pour être honnête.
Portia : Depuis tout ce temps ?
Colin : Vous ne donnerez pas à miss Cowper le moindre penny.
Pénélope : Mais Colin, c’est moi …
Portia : Vous pensez peut être la payer vous-même monsieur Bridgerton ?
Pénélope : C’est trop d’argent.
Colin : Personne ne la paiera.
Éloïse : Quelle solution proposes-tu ?
Pénélope : Je vous en prie, laissez-moi …
Colin : Je n’ai pas peur de miss Cowper. Je lui rendrai visite dès demain. Je lui ferai comprendre que sa conduite est désastreuse pour tous ceux impliqués dans cette affaire. Je ne vois pas d’autre issue.

Colin se présente à la maison des Cowper.

Lady Cowper : Monsieur Bridgerton.
Colin : Lady Cowper. J’avais imaginé passer un moment seul avec votre fille.
Lady Cowper : En dépit de ce qu’en pense la société, vous m’insultez si vous pensez que nous avons perdu tout respect des bonnes manières.
Cressida : Mère, laissez-nous. Ca n’a plus d’importance.  Veuillez sortir.
Lady Cowper : Je vous accorde cinq minutes.
Colin : J’en déduis que votre mère ignore que vous tentez de faire chanter mon épouse.
Cressida : Je n’ai plus confiance en qui que ce soit. En dehors de moi-même.
Colin : Quel grand sentiment de solitude. J’éprouve ce sentiment de profonde solitude quand je pars en voyage.
Cressida : Pauvre monsieur Bridgerton. Qui parcourt le continent, visite les grands sites du monde, comme seul un homme en a le droit.
Colin : Je croirais entendre Eloïse. Vous avez raison. C’est un privilège de voyager. Mais l’année dernière, je me suis retrouvé en manque de nouvelles de ma famille. De Pénélope, en fait. Mais elle n’a pas répondu à mes lettres. Pas plus que les autres, de toute façon. C’était comme si tout le monde était pris dans son quotidien sans avoir besoin de moi. Alors j’ai essayé de ne pas m’en vouloir, de devenir un homme sans besoins propres. Ce qui est un chemin ardu et peu recommandable.
Cressida : Monsieur Bridgerton, je suis déconcertée. Vous semblez me demander de vous offrir ma compassion, mais c’est moi qui suis censée être payée.
Colin : Je ne viens pas chercher votre compassion. C’est votre clémence que je viens chercher. Pénélope n’est pas une personne méchante. Croyez-moi. Je peux comprendre les raisons de votre haine pour Whistledown. Ses mots sont tranchants et acerbes. Pourtant, ses lecteurs sont prêts à payer pour lire ce qu’elle écrit sur eux semaine après semaine.
Cressida :  Je n’entends pas là quelqu’un qui hait Whistledowxn. Vous parlez d’elle comme si vous en étiez jaloux.
Colin : Certainement pas. Ce que je veux dire, c’est qu’il y a Whistledown et qu’ensuite il y a Pénélope qui a vécu à sa façon une grande solitude que ni vous ni moi ne pouvons mesurer. Imaginez qu’on vous ignore à tel point que vous vous sentiez invisible. Cela n’excuse en rien ses agissements. Mais on peut essayer de comprendre que certaines fois, sa chronique reflétait la cruauté qu’elle voyait autour d’elle. Une cruauté que vous avez forcément ressentie. Quant aux tourments qu’elle vous a causés, je sais qu’elle en éprouve des remords. Et elle ne vous a pas attaquée dans sa dernière publication. Si même Pénélope peut vous témoigner de l’indulgence, ne comprenez-vous pas que la bonne société aussi vous pardonnera ? Votre père vous accueillera à bras ouverts à Londres quand ce mauvais moment sera passé. L’amour familial est inconditionnel.
Cressida :  C’est la grande différence entre vous et moi. Vous avez la certitude d’avoir toute votre vie le soutien de votre famille. Nous ne sommes pas du même monde, monsieur. Et nous ne le serons jamais.
Colin : Miss Cowper. Miss Cowper ! Personne ne vous croira si nous disons que vous mentez. Vous n’avez aucune preuve.
Cressida :  Je connais un apprenti imprimeur disposé à corroborer mes allégations rien que pour le plaisir de voir la vraie lady Whistledown. Vous avez jusqu’au bal des Dankworth-Finch pour me payer, ou le lendemain matin, je le dirai à tout le monde. D’ailleurs, vu le peu de soutien financier dont je vais bénéficier à l’avenir, je me demande si la somme est assez suffisante.

Sur le pas de la maison Featherington.

Philippa : Quelques fonds supplémentaires pour organiser le bal de la saison. Imaginez des petites bêtes avec plein de pattes.
Prudence : Cela nous est même dû, vous avez plus dépensé pour le mariage de Pénélope que pour les nôtres.
Portia : Parce que vous avez épousé des garçons sans le moindre titre. Alors que Pénélope a épousé un Bridgerton extrêmement fortuné.
Prudence : Grâce à qui vous aurez tout ce qu’il faut pour assurer vos vieux jours. Quel besoin avez-vous de vous agripper à votre argent ? Entrons !
Portia : Je regrette, ce n’est pas le bon moment. Je vais avoir une visite.
Philippa : Ah bon, qui ?
Mme Varley : N'ayez crainte, mesdames. De toutes les employées de maison, je suis la plus expérimentée pour faire des miracles avec presque rien.

Madame Varley emmène Prudence et Philippa dans la rue, Portia referme la porte, soulagée.

Eloïse et Pénélope attendent le retour de Colin de Portia.

Pénélope : Mes sœurs seront contentes quand ma conduite mènera à la destruction.
Éloïse : Nous pourrions peut -être exprimer des pensées plus positives ? Colin sait se montrer convaincant.
Pénélope : Ce n’est pas lui qui me préoccupe.
Éloïse : Cressida a parfois des moments de lucidité. Souhaitons que ce soit le bon jour.
Pénélope : L’avez-vous appréciée ? Ou vous êtes-vous rapprochée d’elle juste pour me punir ?
Éloïse : Je ne suis pas aussi mesquine. Au début, j’ai eu plaisir à la côtoyer. Mais bon. Peut être est-il vrai que les tous premiers instants ont été teintés de légères pointes de mesquinerie. Dites-moi ce que vous lisez.
Colin : J’ai bien peur d’avoir échoué. Et elle exige désormais le double.
Éloïse : Vingt mille livres ?
Portia : Elle a perdu la tête
Pénélope : Je n’ai pas cette somme.
Colin : Ce n’est pas tout. Elle veut que vous profitiez d’une chronique pour restaurer sa réputation. Je vous présente mes excuses. Il semble que je n’ai fait qu’aggraver la situation.
Pénélope : Tout est entièrement de ma faute.
Éloïse : Bien, que fait-on à présent ?
Colin : Pénélope avait raison. Il aurait mieux valu simplement la payer. Je peux réunir les fonds mais je dois demander la signature de Bénédict pour une dépense aussi lourde.
Portia : Vous allez lui parler de Pénélope, de son identité ?
Colin : Non. Je vais inventer un mensonge. Je trouverai. Nous devons protéger son identité.
Portia : Bien. A l’évidence la fille Cowper veut que vous écriviez quelques mots gratifiants sur elle, sur son apparence et son charme.
Éloïse : Ce n’est pas un dénouement heureux. Je ne pouvais pas m’attendre à autre chose de la part de Cressida.
Pénélope : Je vous suis très reconnaissante de tous vos conseils.

Maison de lady Danbury.

Violet : Est-ce que Sa Majesté laisse penser qu’elle pourrait abandonner sa quête ?
Lady Danbury : Eh bien, j’ai bon espoir qu’elle trouve bientôt une autre distraction. En parlant de distraction.
Violet : Mmm. C’est assez fort.
Lady Danbury : Il n’y a qu’un Ecossais pour créer une boisson pareille. Essentiel en Ecosse pour affronter le froid mordant de l’hiver.
Violet : Oh, ne m’effrayez pas plus, je le suis déjà assez, Agatha.
Lady Danbury : Vous ne devriez pas. Francesca semble avoir puisé en elle un grand courage.
Violet : Oui, c’est le cas. Et elle l’emploie aujourd’hui pour s’éloigner le plus possible de sa mère.
Lady Danbury : J’ai fait l’acquisition de ceci il y a des années au cours d’un voyage en Ecosse. Au début, voyez-vous, je le trouvais extrêmement âpre. Mais avec le temps, eh bien, on finit par l’apprécier.
Violet : Il reste assez âpre.
Lady Danbury : Vous aurez tout mon soutien pendant que Francesca sera partie. Ainsi que celui de mon frère. Si vous le souhaitez.
Violet : Ce n’est pas le moment d’en discuter.
Lady Danbury : Mais peut être le faut-il ?
Violet : Lord Anderson se montre un gentleman exemplaire. Et si vous étiez d’accord pour donner votre bénédiction …
Lady Danbury : Je ne pense pas avoir à donner ou retirer ma bénédiction, voyons. Vous êtes deux adultes. Faites selon vos désirs. Après tout, vous ai-je déjà demandé votre permission ?
Violet : Je le trouve soudain beaucoup plus doux.
Lady Danbury : Vous savez ? Non ?
Violet : Je sais que mon père était quelqu’un de bien. Et je sais que vous avez toujours été une excellente amie. Je n’ai rien besoin de savoir d’autre.
Lady Danbury : Et mon frère est quelqu’un de bien. Et vous êtes une bonne amie. Je n’ai rien besoin de savoir d’autre non plus. Mais si à cause de lui les choses tournent au vinaigre entre vous, je me rangerai de votre côté. Je refuse de vous perdre à cause de ses bêtises.
Violet : Je ne crois pas qu’un seul homme sur terre ait autant de pouvoir.

Bénédict a rejoint lady Tilley et Paul dans la chambre de celle-ci.

Benedict : Nous imaginez-vous tous les trois au bal ? Comment expliquer notre situation à la douairière lady Cheltenham ? Nous aurions intérêt à mettre au point notre histoire.
Lady Tilley : Au risque d’avoir les pires ennuis au bal.
Paul : C’est exact. Comment supportez-vous les événements mondains ?
Benedict : Je suppose que j’ai de l’amour à donner en abondance. Mon goût pour le bavardage. Et aussi pour les bonnes soirées. Qui plus est, pour celles à trois.

Chez Colin et Pénélope.

Colin : J’ai besoin d’une couverture pour la nuit.
Pénélope : Naturellement.

Colin sort ensuite, laissant Pénélope seule dans leur chambre.

Le lendemain.

Pénélope : Je vais prendre le thé avec père avant le mariage de votre sœur. Je pensais vous épargner de voyager dans la même voiture.

Une fois Pénélope partie, Colin se met à son bureau et relit les lettres de Pénélope.

Maison Featherington.

Mme Varley : Madame !
Portia : Est-ce que Pénélope est là ?
Mme Varley : Je ne peux plus le refouler plus longtemps. C’est cet avoué. Il est ici.
Portia : Faites-le entrer. Que faire d’autre ?

Dundas : Lady Featherington. Walter D…
Portia : Walter Dundas, je me souviens très bien de vous. Vous êtes venu pour nous féliciter du mariage de ma fille avec l’une des familles les plus estimées et respectées de l’aristocratie ?
Dundas : C’est regrettable mais non. Le motif de ma visite est peu réjouissant, quoi que plusieurs personnes m’ont dit que la mise au jour de l’escroquerie les avaient bien réconfortés.
Portia : J’espère que vous avez assez de preuves pour étayer les accusations qui semblent peser sur moi.
Dundas : Pas les preuves que j’attendais, non, mais toutes les preuves nécessaires. Ah ! L’argent dont vous avez hérité de votre tante Pétunia, j’ai trouvé très curieux que vous arrive une fortune pareille au moment même où Jack Featherington venait de s’enfuir avec la vôtre. Et le fait est que les voisins de la tante Petunia en Cornouailles semblent être de mon avis. D’après ce que j’ai entendu, elle a toujours connu une grande pauvreté.
Portia : Qui peut dire qu’elle ne préférait pas épargner et mener une vie frugale afin que d’autres puissent un jour en profiter ?
Dundas : Ses créanciers. Oh, lady Featherington. Je sais que votre fortune provient des activités frauduleuses de Jack Featherington. Et je crois que la Couronne conviendra que le titre des Featherington devrait être transféré à des personnes plus scrupuleuses. J’entends soumettre mes découvertes aux autorités royales cette semaine. Bonne journée. Oh.

Il sort, étonné de se trouver face à Pénélope.

Portia : Pénélope.
Pénélope : Est-ce la vérité ? Votre argent est celui que Jack a pris à l’aristocratie ?
Portia : Quoi qu’il en soit, ils n’avaient pas autant besoin de cet argent que nous.
Pénélope : Vous les avez volés, maman !
Portia : Et vous, vous les avez humiliés. Vous, vous leur avez volé leur dignité.
Pénélope : Je n’ai …
Portia : Vos agissements et les miens ne sont pas différents.
Pénélope : Ce que vous avez fait est un crime !
Portia : Ce que j’ai fait, je l’ai fait pour protéger cette famille. Qui donc avez-vous protégé avec votre rubrique ?
Pénélope : Moi-même !
Portia : Oh, et de qui s’il vous plait ? Je vois. Sachez que … être parent, ce n’est pas chose facile. Comment pouvais-je élever des filles quand depuis ma naissance, on m’enseigne que tout le pouvoir est aux mains des hommes ? Ce que vous avez fait, vous l’avez fait seule, sans l’aide de personne. Même si je ne suis pas séduite par ce que vous avez écrit toutes cas années, je regrette amèrement de vous avoir négligée si longtemps. Vous et moi, nous avons toutes les deux fait de notre mieux avec les opportunités que la société acceptait de nous offrir. Soit. Peut-être avais-je le choix, mais à l’époque, je n’ai pas su faire autrement. Qu’écrira lady Whistledown pour commenter notre disgrâce alors que je serai traînée dans la boue ?
Pénélope : Elle écrira ce que j’aurai envie qu’elle écrive.
Portia : C’est un grand pouvoir. C’est fascinant ce que vous avez accompli pour vous-même.
Pénélope : Merci. Nous nous ressemblons peut-être plus que je ne voulais l’admettre.
Si nous nous relevons de cette épreuve, il faudra nous rapprocher.

Maison des Bridgerton où on prépare le mariage de Francesca.

Violet : Oh, ma chérie.
Francesca : Maman.
Violet : Vous allez apporter tellement de lumière en Ecosse.
Francesca : Êtes-vous fâchée que je parte ?
Violet : Non, évidemment que non. C’est surtout que je ne m’attendais pas à ce que vous partiez aussi loin.
Francesca : Anthony et Kate comptent aller en Inde.
Violet : Oui. Mais vous avez passé déjà beaucoup de temps loin de nous à Bath, avec votre tante, ou dans votre chambre à la maison. Et j’ai le sentiment de vous perdre pour de bon.
Francesca : Maman, c’est … c’est exactement le contraire. Il m’arrive parfois d’avoir du mal à percevoir le son de ma voix dans cette maison. Alors qu’avec John, j’arrive à m’entendre de mieux en mieux. Et mon plus grand espoir serait que le silence et la beauté de l’Ecosse m’aident à me connaître davantage, afin de m’ouvrir davantage à vous également. J’aspire tant à me sentir proche de vous.
Violet : Vous n’auriez pas trouvé ce silence, cette beauté, dans le Oxfordshire ?
Francesca : J’aurais été trop tentée de rentrer fréquemment ici.
Violet : Mais vous comptez revenir ?
Francesca : Naturellement.
Violet : Ma brillante et courageuse enfant. Voyez-vous, le jour où j’ai rencontré votre père, j’arrivais péniblement à bredouiller mon nom. Je butais sur chaque mot, même les plus familiers tant j’étais éprise.
Francesca : Maman, je croyais que nous avions déjà parlé de cela. John …
Violet : Est un homme bien et c’est un bon choix. Ce que je tenais à vous dire, c’est que pendant longtemps, j’avoue, j’ai pensé que c’est ainsi que l’amour devait être pour chacun. Surprenant, impétueux, fringant. Vous m’avez montré qu’il existait un autre chemin, qu’il y avait de la beauté dans la lenteur de cette approche. Vous êtes déjà d’une telle sagesse pour votre âge. Je pense que vous serez très heureuse en Ecosse.

Plus tard

Lord Stirling : Je consens à te prendre pour légitime épouse, et à compter de ce jour, à rester à tes côtés, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort nous sépare.
Francesca : Je consens à te prendre pour légitime époux et à compter de ce jour, à rester à tes côtés, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort nous sépare.
Prêtre : Puissiez-vous vivre unis dans le sacrement du mariage jusqu’à ce que Dieu vous rappelle à lui. Amen.
Violet : Oh, ma chérie !
Éloïse : Et voilà, mariée !

Francesca : Merci, Bénédict. C’est la cérémonie dont je rêvais.
Éloïse : Me suis-je trop laissé influencer par le laïus mielleux du prêtre ou lord Anderson est-il sous le charme de notre mère ?
Benedict : Elle a l’air heureuse. Si c’est le cas, qui sommes-nous pour juger ?
Colin : Il a l’air d’un homme bien qui a beaucoup de chance qu’Anthony soit déjà reparti.
Francesca : Tu devrais remercier lord Anderson. Maintenant que je suis mariée, l’attention de mère pourrait à nouveau se tourner vers toi, sauf si quelqu’un la distrait.

Lady Danbury : Excusez-moi, je voudrais aller saluer madame Mondrich. Vous permettez ? Merci.

Lord Anderson : Une fois encore, belle cérémonie.
Violet : Oui, je trouve aussi.
Lord Anderson : Eclipsée seulement par la beauté de son hôtesse.
Violet : Flatteur que vous êtes !
Lord Anderson : Vraiment, je suis sincère. Et sincère quand je me demande si vous me feriez la grâce … de réserver une danse pour moi au prochain bal ?
Violet : Le prochain, oui, le bal … des Dankworth-Finch ? Eh bien … Euh, oui. Cela me paraît parfaitement adéquat.
Lord Anderson : Bien. Très bien.

Lord Stirling : Un toast, si vous le permettez. A ma ravissante épouse. Je n’ai pas de mots pour exprimer mon adoration. Ce dont Francesca m’est sûrement extrêmement reconnaissante dans la mesure où elle déteste être trop longtemps au centre de l’attention. Donc je vais plutôt adresser quelques humbles paroles à votre famille. Avant tout, à votre mère. Lady Bridgerton, je retrouve votre ouverture d’esprit en Benedict, votre charme en Colin, votre sagesse en Eloïse, et votre tempérament solaire à la fois en Gregory et Hyacinthe. En cet instant où je ressens tant de gratitude envers ma jeune épouse, j’en ressens dans une égale mesure pour la femme remarquable qui l’a élevée. Je vous remercie. Merci, merci à tous, du fond de mon cœur.
Lord Anderson : Allons, ma chère.
Lord Stirling : Pardon, Les larmes n’étaient pas ce que je voulais déclencher.
Gregory : Hyacinthe a pleuré du début à la fin.
Hyacinthe : Un jour, toi aussi tu auras un cœur.
Francesca : Maman, si nous jouions à quatre mains ?
Violet : Là, tout de suite ? Non, j’ai peur de manquer cruellement de pratique.
Francesca : La dernière fois que je vous ai presque émue aux larmes c’est quand j’ai joué pour la première fois.
Éloïse : Et moi aussi je suis partie pleurer dans ma chambre à cause de tes horribles accords.
Francesca : Dieu merci, maman ne m’a pas abandonnée. Et je ne l’abandonnerai pas aujourd’hui
Violet : Est-ce une menace ?

Éloïse : Et un peu de musique.
Francesca : Merci John.
Lord Anderson : Ecoutons-les.

Lord Stirling : Bravo !
Benedict : Encore !

Pénélope : puis-je vous parler ?
Colin : Si c’est l’argent pour miss Cowper qui vous inquiète, j’ai prévu de parler à Bénédict ce soir. Je voulais faire ça après le mariage.
Pénélope : Écoutez, je ne veux pas que vous lui en parliez.
Colin : Mais le temps presse.
Pénélope : Il est hors de question que vous mentiez pour moi à votre frère, a votre famille, que vous partagez si gentiment avec moi. Ils sont trop bons. Trop chaleureux, trop merveilleux pour être trahis de quelque manière. Je ne laisserai pas mes mensonges faire plus de ravages.
Colin : Dans ce cas, comment pourrai-je vous aider ?
Pénélope : Mais en m’aimant ! Vous m’avez déjà tant donné. Vous m’avez appris à me défendre. Vous m’avez donné plus de plaisir que je ne pensais jamais en avoir, mais … ce n’est pas ce que vous faites pour moi qui me fait vous aimer. C’est votre gentillesse. Votre empathie. Votre immense sollicitude. Votre personnalité se suffit à elle seule, Colin. Je n’ai pas besoin que vous me sauviez, simplement de vous avoir près de moi. D’être dans vos bras. De recevoir vos baisers.
Colin : Et j’ai très envie de faire tout ça.
Pénélope : Alors qu’est-ce qui vous retient ?
Colin : Je ne sais pas. Mais je sais ceci, miss Cowper continue de nous menacer. Et aussi longtemps que vous vivrez avec ce secret, il y aura un obstacle entre nous.
Pénélope : Je sais, oui. Peut-être est-ce la clé.
Colin : Comment ça, la clé ?

Pénélope s’installe à son bureau et trempe sa plume dans l’encre.

Palais de Buckingham.

Brimsley : Une lettre pour vous, Votre Majesté,

Maison Bridgerton

Violet : Colin ! Je viens de recevoir une lettre de votre épouse.
Colin : Vous devriez vous asseoir.

Maison Featherington.

Pénélope donne à madame Varley une pochette contenant quelques billets.

Maison Cowper.

Joanna : Pas étonnant qu’elle soit devenue ce qu’elle est. La maison est bien trop chauffée.
Lord Cowper : Oui, ma sœur, c’est vrai. C’est la faute de ma femme.

Lady Cowper : J’avais oublié quelle femme abominable elle est.
Cressida : Je n’irai nulle part avec elle.
Lady Cowper : Vous n’avez pas le choix, Cressida.
Cressida : Vous me laisseriez vraiment subir pareil sort ?

Joanna : Venez ma fille. Présentez-vous, que je puisse constater l’étendue de ma tâche.
Cressida : Certainement, tante Joanna. A partir de demain, ça n’aura plus d’importance.

Chez lady Tilley.

Benedict : Votre bonne m’a fait monter directement. Je commence à apprécier d’avoir ainsi mes entrées.
Lady Tilley : Vous êtes très beau, comme toujours.
Benedict : Hmm. Est-ce que Paul vient nous rejoindre ?
Lady Tilley : Je pense qu’il est avec quelqu’un d’autre ce soir.
Benedict : Je comprends. Proposerons-nous à un autre de se joindre à nous ?
Lady Tilley : Je dois être honnête avec vous. J’ai beaucoup aimé notre petite aventure à trois, mais j’espérais que ce soir, nous restions tous les deux.
Benedict : Ah. Vous n’avez pas apprécié d’avoir Paul avec nous ?
Lady Tilley : Si, évidemment. Énormément. Mais ma relation avec Paul n’est qu’amicale et je pense que … Je commence à tenir à vous, Bénédict. Vous êtes plus qu’un ami. Votre ouverture d’esprit, votre amour si sincère et généreux. Je n’ai jamais connu personne qui me ressemble autant. Et je commence à me demander si on ne devrait pas laisser notre relation devenir plus sérieuse.
Benedict : Tilley … vous êtes extraordinaire. Mais … je ne suis pas sûr qu’une relation sérieuse soit ce que je souhaite.
Lady Tilley : Est-ce … à cause de Paul ?
Benedict : Non. Paul pourrait être Patricia ou Polly ou Peter ou les trois à la fois. Ce qui s’est passé entre nous trois, ce qui s’est passé depuis que je vous ai rencontrée, m’a fait comprendre que la liberté c’est vraiment merveilleux. Vous avez ouvert mon monde. Et je n’ai pas envie de déjà le refermer. Je croyais que vous vouliez la même chose.
Lady Tilley : Avant, oui. Jusqu’à ce que je doive vous partager. Je n’en suis pas moins étonnée que vous. Je comprends votre choix. Mais même une vie de plaisirs peut devenir ennuyeuse à la longue. Ca m’a fait du bien, pour une fois, de vouloir un vrai engagement. Merci de m’avoir rappelé que c’était possible.

Jardin de la maison des Bridgerton.

Benedict : C’et bizarre de te trouver ici.
Éloïse : Je trouve très ordinaire, en fait, d’être une fois de plus assise ici, à me balancer sans prendre aucune direction particulière.
Benedict : Où voudrais-tu aller ?
Éloïse : Pour l’instant, je veux rester avec la famille, jusqu’à ce que l’affaire Whistledown retombe.
Benedict : Ce qui arrivera. Et ensuite ?
Éloïse : N’importe où en fait. J’ai passé quasiment toute ma vie soit à Mayfair, soit à Aubrey Hall. Si j’espère pouvoir un jour changer le monde, il est clair qu’il va falloir d’abord que je le découvre, que je rencontre des gens qui ne sont ni de ma famille ni des débutantes qui cherchent un mari.
Benedict : Tu veux toujours changer le monde, Eloïse ? Je croyais que cette année, tu cherchais davantage à rentrer dans le cadre.
Éloïse : j’en ai bel et bien fini avec tout ça.
Benedict : Elle est de retour !
Éloïse : Tu sais quelque chose que je ne sais pas, on dirait.
Benedict : Non. En aucune façon. Crois-moi. Plus j’apprends, plus je me rends compte du peu que je sais. J’ai l’impression … Là, tout de suite, j’ai l’impression qu’apprendre encore pourrait me changer du tout au tout.
Éloïse : Je suis absolument d’accord avec tout ce que tu as dit, n’ayant pas la moindre idée de ce dont tu parles.
Benedict : Il y a une chose que je sais. Nous ne devons surtout pas laisser passer trop de temps avant de nous revoir sur ces balançoires pour partager une conversation aussi nébuleuse.

Maison des Featherington.

Philippa : Tu es ravissante.
Prudence : Mes efforts n’auront servi à rien, sachant la déception qui nous attend derrière ces portes.
Dankworth : Je suis persuadé que Varley a fait de son mieux.

Prudence : Elle a trouvé les plumes d’autruche !
Philippa : Et les orchidées violettes !
Prudence : Philippa, il y a un, deux, trois, quatre …. Huit musiciens, c’est incroyable !
Philippa : On les a ou pas ?
Mme Varley : On les a !
Portia : Philippa, vous piaillez comme une enfant devant une part de gâteau.
Philippa : Maman … merci !
Portia : Voulez-vous me dire ce qui vous arrive ?
Philippa : C’est forcément vous qui avez payé pour tout cela.
Pénélope : Maman voulait que vous donniez le plus grand bal que Mayfair ait jamais vu.
Portia : Je vous en prie.
Prudence : Merci.
Portia : Cette robe est splendide. Je suis plus que fière de vous.

Pénélope est heureuse de voir le bonheur de ses sœurs.

Lord Anderson : Incroyable. C’est splendide.
Lady Danbury : Vous passez une bonne soirée ?

Prudence : J’adore les plumes d’autruche.

Portia : Si c’est notre dernière soirée dans la société, au moins, Prudence et Philippa en profiteront pleinement.

Prudence : Votre Majesté ! Pardonnez-nous, Votre Majesté, nous n’avons pas prévu d’estrade, nous pensions que vous accepteriez notre invitation.
Charlotte : Ce n’est pas votre invitation qui m’amène ici. Arrêtez la musique. En, conséquence de mes recherches acharnées qui menaçaient chaque jour un peu plus de porter leurs fruits, j’ai reçu une lettre il y a quelques jours signée de lady Whistledown. Elle fait appel à ma miséricorde, et demande à s’adresser en personne à vous tous pour plaider sa cause publiquement avant que je ne rende mon jugement. Je laisse donc sans plus tarder la place à la chroniqueuse elle-même.
Finch : Atchoum !
Charlotte : Ce n’est pas lui !
Finch : Toutes mes excuses.
Charlotte : C’est elle. (Elle désigne Pénélope)

Pénélope : Bonsoir à tous. Ou devrais-je dire « Très chers amis lecteurs ? » Je sais, je sais que ce n’est pas drôle, ce que j’ai fait. Au début, je n’aurais jamais cru qu’on prendrait mes écrits au sérieux. Pourquoi l’aurait-on fait ? Personne ne m’avait jamais prise au sérieux. Aujourd’hui seulement, je me rends compte combien c’est banal. D’être une jeune fille que personne n’écoute. J’ai écrit sur vous tous parce que je vous trouvais captivants, à vivre ainsi vos vies si ouvertement. Et en écrivant sur vous j’ai soudain eu la sensation d’avoir une vie. D’avoir du pouvoir. Et s’il y a des gens dans cette pièce qui y ont déjà goûté, ils savent que ça peut être enivrant. Mais j’ai été inconséquente avec ce pouvoir. C’était facile de dénigrer les autres, bien cachée derrière un pseudonyme. Mais je vois désormais le courage qu’il faut pour vivre sa vie ouvertement. Pour assumer ses faiblesses en public, au regard de tous, en sachant quoi qu’il arrive finalement, qu’on a toujours de la valeur. Tous nous parlons, colportons des ragots. Les ragots sont des informations. Cela crée des liens. Surtout pour ceux d’entre nous à qui on en dit si peu. Mais je ne peux plus longtemps dissimuler la plus grande information en ma possession. Mon identité. C’est pourquoi je remercie infiniment notre Reine de m’voir forcée à sortir de l’ombre grâce à son astucieux stratagème. Si elle m’accorde la chance de continuer, je compte bien me servir de ma plume avec plus de discernement. Ceci est ma repentance, mon plaidoyer.
Charlotte : Elle semble pleine d’humilité. Mais nous ne manquerons pas de veiller à ce qu’elle le demeure à l’avenir. Que serait la vie sans un ragot ou une rumeur ?

Philippa : Maintenant, Varley ! Les bestioles !

Madame Varley ouvre une volière et une nuée de papillons envahit la salle de bal. Les invités oublient Pénélope et lady Whistledown.

Prudence : Je ne savais pas qu’il y aurait des papillons.
Philippa : Je te l’avais dit, des bestioles.
Prudence : Tu es … vraiment géniale.
Philippa : Je sais, oui.
Finch : Une danse ?

Les danseurs reprennent possession de la piste de danse.

Lady Danbury : Ainsi donc, vous ne supportez pas le mensonge ?
Pénélope : Lady Danbury.
Lady Danbury : Votre dernière chronique. Sa Majesté n’était pas loin de la vérité en supposant que Whistledown était une Bridgerton protégeant les siens. Mais je connais suffisamment la famille pour savoir que ce n’était pas l’une d’entre eux. Je savais qu’il n’existait qu’une seule personne qui aimait les Bridgerton plus que moi.
Pénélope : Vous saviez que c’était moi.
Lady Danbury : Je le soupçonnais. Vous n’êtes pas la seule dans la haute société capable de garder un secret. J’ai vraiment hâte de lire votre prochaine chronique.
Portia : Vous êtes prodigieuse.
Pénélope : Je n’y serais pas parvenue sans votre soutien.
Portia : Ni celui de la Reine.
Pénélope : Oui. Et avec son acceptation, nous dirons à cet avoué que votre argent venait de mon travail. Il n’aura aucun recours. Il est temps pour nous de nous rapprocher.
Portia : Ma fille.

Pénélope : Bonsoir.
Colin : Merci pour votre lettre. Je ne crois pas avoir déjà vu ma mère aussi vite choquée. Ni d’ailleurs, aussi vite impressionnée. Je pense qu’elle est fière de vous.
Pénélope : Il y a une chose que j’ai omis de dire dans cette lettre. Je ne m’opposerai pas à une annulation si vous le souhaitez. Je ne veux pas de conséquences néfastes pour vous ou pour votre famille aux révélations de ce soir.
Colin : La Reine elle-même vous a acceptée.
Pénélope : Pour l’instant. Et tout le monde devra en faire autant en public. Mais Whistledown en a blessé plus d’un et ils n’oublieront pas de sitôt. L’avenir pourrait ne pas être totalement radieux.
Colin : Pénélope, depuis que j’ai découvert que vous étiez Whistledown, j’ai fait tout ce que je pouvais pour vous dissocier de la femme de lettres. Mais l’autre jour, je me suis mis à relire toutes les belles pages que vous m’avez envoyées. Vos lettres ont toujours été celles que j’étais le plus impatient de lire. Et je me suis rendu compte que … vous ne faites qu’une. Vous n’avez toujours eu qu’une seule voix. On ne peut pas vous dissocier de Whistledown. Et après vous avoir vue parler, je n’en ai aucune envie. Parce que pardon, mais c’était fichtrement brillant. Je crois qu’en réalité, j’étais peut-être un peu jaloux de vous. De votre succès. De votre courage. Et aujourd’hui, je n’arrive tout simplement pas à croire qu’une femme dotée d’une telle bravoure m’aime. A la chance qui est la mienne de pouvoir me tenir à vos côtés et d’absorber ne serait-ce qu’un tout petit peu de votre lumière. Si mon unique but dans la vie est d’aimer une femme aussi extraordinaire que vous, l’homme que je suis sera plus que comblé, à l’évidence.
Pénélope : Je vous aime. Vous êtes quelqu’un de très bien, monsieur Bridgerton.
Colin : Moi aussi, je vous aime. A présent me ferez-vous l’immense honneur de m’accompagner sur la piste de danse, madame Bridgerton ?

Francesca : Ils ont tous l’air vraiment heureux.
Éloïse : En effet.
Francesca : Et toi ?
Éloïse : Je suis absolument euphorique. Parce que je viens d’avoir une idée géniale. C’est plutôt une requête.
Francesca : Et de quelle requête s’agit-il ?
Éloïse : Laisse-moi t’accompagner en Ecosse. Maman va adorer l’idée que je veille sur toi ; Mais en vérité, j’ai simplement envie de passer un moment en dehors de notre toute petite bulle, de vivre des aventures. Je ne changerai jamais le monde si je n’en vois pas davantage. Je te promets que je te laisserai une paix royale. Qu’en dis-tu ?
Francesca : Tant que tu restes à l’écart dans ton aile du château.
Éloïse : Nous allons vivre dans un véritable château ?
Lord Stirling :  « Nous » ?
Éloïse : Oh.
Francesca : Eloïse souhaiterait nous accompagner.
Éloïse : Si ce n’est pas gênant pour vous.
Lord Stirling :  Pas du tout. C’est une merveilleuse nouvelle. Et par chance, ma cousine vient enfin d’arriver pour faire le voyage avec nous. J’ai le très grand plaisir de vous présenter …
Michaela : Michaela Stirling. Je vous préviens, toutes les horreurs que John vous a racontées sont fausses. La vérité est bien pire. Et vous devez être ?
Francesca : Je suis … francesca Bridgerton. Kilmartin. C’est mon nom, à présent.
Michaela : Ravie de faire votre connaissance.

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Lady Whistledown :
Très cher ami lecteur, tout à coup les mots me manquent. Ma retenue ne découle pas d’un désir de protéger quelques ébats osés. Bien que la rumeur m’en ait rapporté quelques-uns. Ma retenue tire son origine de la joie. A tous ceux qui considèrent avoir été offensés par cette humble chroniqueuse, mes excuses les plus sincères. Je ne vous souhaite que le meilleur.
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Maison Bridgerton.

Benedict : Tu vas me manquer.
Éloïse : A peine le temps d’une année.
Benedict : Mm.
Éloïse : Tu n’imagines pas une seule seconde que maman me laisserait rater son bal masqué.
Benedict : Je ne pense pas, non. J’y serai, caché derrière un masque, évitant les jeunes filles à marier comme la peste.
Éloïse : Alors j’irai te rejoindre dans ton petit coin.

Ils se serrent dans les bras l’un de l’autre.

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Lady Whistledown :
Il est temps maintenant de regarder vers l’avenir, quoiqu’il puisse nous apporter. Votre chroniqueuse ne se risquerait pas à faire des prédictions sur ce que l’avenir nous réserve. Mais avec chaque chapitre qui se ferme, l’histoire est sûre de s’enrichir et de s’approfondir.
C’est un sacré voyage que nous avons accompli ensemble. Et c’est donc avec le cœur lourd que j’écris cette dernière phrase, incroyablement courte en tant que … lady Whistledown. Au revoir.
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Maison Featherington.

Prudence : C’est qui le plus beau bébé ?
Philippa : « Ma-man »
Prudence : C’est toi !
Philippa : Mon bébé.
Pénélope : Dans mes bras, mon bébé.
Prudence : Je n’arrive toujours pas à croire que tu aies eu un garçon. L’héritier en titre, qui plus est.
Violet : Le nouveau lord Featherington est très joli garçon.
Colin : Oui, il tient ça de son père.
Pénélope : Votre père essaie toujours de détourner l’attention avec un sourire enjôleur et un mot d’esprit.
Colin : Vous trouvez mon sourire enjôleur ?
Philippa : Je suis contente qu’on ait eu des filles.
Portia : Je suis sûre que l’une et l’autre feront un très beau mariage.
Philippa : Je crois que ma petite Philomena fera une magnifique carrière d’écrivain et ne saura que faire d’un mari.
Colin : Une chose est sûre, c’est de famille. Je n’aurais jamais pu terminer mon livre sans l’aide précieuse de votre tante Pénélope.
Portia : C’est un ange.

Gregory ferme le livre de Colin.

Gregory : C’est mieux que je ne pensais.
Benedict : Es-tu sûr d’avoir l’âge de lire ça ?
Gregory : Oui.
Hyacinthe : Il est là ! J’en ai presque assez pour tout le monde.
Portia : Attendez. Je prends le bébé.

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Lady Whistledown :
Et avec le retrait de mon double littéraire, j’aimerais me présenter officiellement. Anciennement habituée à faire tapisserie, actuellement chroniqueuse, observatrice, toujours armée d’une plume. Je n’ai rien d’exceptionnel, et cependant, j’ai quelques fulgurances.
Et j’espère, cher lecteur, que vous resterez pour les partager avec moi au moment où nous entamons la suite de notre voyage.
Sincèrement vôtre. Pénélope Bridgerton.
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Rédigé par Mamynicky

 

3.08 – Into the Light

Colin slept on the sofa on his wedding night. Penelope comes out of her room.

Pénélope : Good morning. How did you sleep ?
Colin : Fitfully. I am off to Bridgerton House for breakfast.
Pénélope : But my mother is coming.
Colin :  I will give you and your mother some privacy.
Pénélope : No, you do not have to leave.
Colin :   I wish to.
Rae : Ma’am, you have a visitor in the drawing room.
Pénélope : Um … Serve her tea. I am not yet ready.

Pénélope : Good morning, Mama. Cressida !
Cressida : Good morning. I trust you had a happy wedding night ?
Pénélope : What are you doing here ?
Cressida : I am simply paying a visit … to the esteemed Lady Whistledown. I know your secret.
Pénélope : Whatever you think you know, you are incorrect. Now I wish you to leave.
Cressida : You know, thinking back on everything, it makes perfect sense. No one would ever suspect you as you are so very forgettable. That look is enjoyable. Shame I cannot stay long to savor it, seeing as I am under lock and key until my aunt arrives to steal me to the countryside.
Pénélope : You are leaving town ?
Cressida : Yes. But not to my Aunt Joanna’s house. You see, you are going to pay me double the queen’s reward so that I might set up my life abroad, or I will tell everyone of your true identity.
Pénélope : No one will believe you, Cressida. Your reputation could not be any lower at present.

Portia enters the living room.

Portia : Miss Cowper.
Cressida : Lady Featherington. Penelope and I were just discussing whether or not I am to be believed. Let us find out. Think of your daughter’s love of the written word. And think of how she is so easily overlooked, allowing her to disappear for great periods of time. And think of how all those she views as enemies end up humiliated in print. And then ask yourself how it took you this long to realize she is the true Lady Whistledown. You will pay me my sum, or I will reveal the truth to the entire ton. Do enjoy your morning, ladies.

Portia : Pénélope. Tell me it is not true.
Pénélope : For once, Cressida does not lie.
Portia : At every ball, always there is an hour at which you disappear. I thought it was because your social manners run dry at a point, but now I realize … what a fool I have been.
Pénélope : Mama.
Portia : All the terrible things you have written about your sisters, about me, about yourself. I have fought with every tool at my disposal to claw us out of ruin time and time again, and yet, under my own roof, my own blood has been sowing the seeds of our ruin all along. How could you, Penelope ? Does your husband know ?
Pénélope : Yes
Portia : Oh … Well, he cannot know about this latest scandal. For a gentleman such as Mr. Bridgerton to know that your actions have led to blackmail, he’d have grounds for an annulment even the most sanctimonious bishop would grant.
Pénélope : Mama, I do not wish to lie anymore. I must tell Colin.
Portia : Well, I would forbid it. But clearly, my word is not one you choose to follow.
Pénélope : I must get dressed.

Buckingham Palace. Charlotte and Lady Danbury playing chess.

Charlotte : You play carelessly today, Lady Danbury. The game will not last long.
Lady Danbury : Her Majesty has been quite forthcoming with accusations of late. I was wondering how we would come around to that.
Charlotte : The Bridgertons are such favorites of yours. But no, it was no accusation. It is the truth. I am closer to finding Lady Whistledown than ever before.
Lady Danbury : And what will you do once you have uncovered her ?
Charlotte : I will have won, of course.
Lady Danbury : And then ? Will you command her to stop writing ? Lock her in a dungeon ?
Charlotte : What are you trying to say, Lady Danbury ?
Lady Danbury : When Whistledown first started writing, I assumed she was someone with power in the ton. But in her latest editions, it has become évident that there is a vulnerability there a certain … grasping to find herself.
Charlotte : Do you, in fact, know who Whistledown is ? Is that why you are trying to protect the Bridgertons ? I am on to something, aren’t I ?
Lady Danbury : I am simply saying that perhaps Lady Whistledown is not trying to beat you at your own game. Perhaps she is merely trying to stay in the game. As a vulnerable player. A feeling perhaps you can relate to ?
Charlotte : Perhaps a long time ago. You could have had me in checkmate, Lady Danbury.
Lady Danbury : I realize that. But then the game would be over early. And what fun is there in that ?

The Featherington sisters are out for a walk with their husbands.

Finch : Oh, we should ready our autumnal wardrobe.
Philippa : Ah, is that why you no longer sneeze, Alby ? The warm weather we’ve been having ?
Finch : It is not seasonal. It is a nervous sneeze quelled by our happy marital bliss.
Prudence : I contend with the chill already. Must I contend, too, with your displays ?
Dankworth : Do you wish to retreat home, my love ?
Prudence : Certainly no one would notice. Now that Penelope has married her Bridgerton, we are yesterday’s news.
Philippa : As our billies grow, so too will the ton’s appreciation of our efforts.
Prudence :  Have you ever seen a lady with child at a ball, Philippa ?
Philippa : Well … no.
Prudence : No. That is because once women start showing, they are expected to retreat from society.
Dankworth : I, for one, do not wish to go out on a whimper. I would do anything to help you avoid that fate, my sweet.
Prudence : Good. Because Philippa and I are going to host a ball. Centered on the color purple.
Philippa : And orange !
Prudence : There will be … crystal, and gold, and hundreds of flowers.
Philippa : And we can have bugs !
Finch : And, uh … should we discuss a budget ?
Prudence : Of course. It should be very, very large.

Violet accompanies Francesca and Lord Kilmartin to the tea room.

Francesca : Are you sure we should be in public ?
Violet : The queen knows about your engagement. There is no use hiding it any longer.
Francesca : She thinks one of us is Whistledown.
Violet : And I know well enough as the matriarch of our household that no one is. The best thins that we can do right now is be out in the world so that the ton does not start to think that we have something to hide. Perhaps our nonchalance will convince the queen that her accusations are incorrect. God help us. Now, go ahead, eat. Mm ? See ? We are out, like any other family, having ice cream and planning the wedding. There is still going to be a wedding ?
Lord Stirling : Of course.
Francesca : It is only that John and I are going to apply for a special license so that we can have a simple, small ceremony at home, after which we shall retreat to John’s family estate.
Lord Stirling : To avoid any further bluster from the queen.
Violet : Yes, I … I suppose that is wise. And I assume your Owfordshire estate cannot be more than a day’s ride away ?
Francesca : In fact … we should like to take residence at Jonhn’s primary estate.
Violet : In Scotland ? Uh, where is that exactly ? It’s close to the border ?
Lord Stirling : No. The Highlands. But it’s not too far from Glasgow.
Violet : That must be at least a fortnight’s ride away.
Lord Stirling : Oh, it is why I so enjoy staying there. The distance creates a true sense of peace.
Francesca : I cannot wait for the quiet.
Violet : Oh.

Bridgerton House.

Éloïse : How are you ?
Colin : Trying not to think about yesterday..
Éloïse : I think Mama was just thrilled the queen graced your wedding breakfast.
Colin : Mm.
Éloïse : You know the family will be fine.
Colin : Do you believe that ?
Éloïse : Her Majesty accused me of being Whistledown once, and I survive dit. Though not without some scars. Do not let your marriage be the scar. You kinow you will resolve things with …
Colin : Penelope ! What are you doing here ? I, um … I was not expecting to see you till later this afternoon.
Pénélope : She knows, Colin. You do not have to hide your ire.
Portia : Certainly we should not be having this discussion in front of Miss Bridgerton.
Pénélope : She knows everything as well.
Portia : Wonderful. Glad to see the whole of Mayfair seemed to know before your mother.
Éloïse : And why do we all suddenly know that we know ?
Pénélope : Because Cressida discovered my secret. And she demands £ 10,000 to keep it.
Colin : You cannot be serious.
Éloïse : How did she discover you ?
Pénélope : I am not sure.
Colin : It does not matter how. If she knows, we must prevent her from revealing it.
Pénélope : I’m not asking for your help. I merely wanted to be honest with you.
Colin : It is not up to you what we do. If Miss Cowper spreads this gossip, it will besmirch our Bridgerton name. The entire family. And I will not stand for anyone blackmailing my wife.
Portia : Well, that is certainly a relief to hear.
Pénélope : No, that is kind, Colin, but … I can pay her.
Éloïse : You have made that high a sum ?
Pénélope : Slightly more, if we are being honest.
Portia : All this time ?
Colin : You are not paying Miss Cowper a single penny.
Pénélope : But Colin, it is my …
Portia : Perhaps you will pay her,  Mr. Bridgerton ?
Pénélope : No, he cannot.
Colin : No one is paying her.
Éloïse : Then what do you propose we do ?
Pénélope : Please, if you just let me …
Colin : I will not cower to Miss Cowper. I will call upon her tomorrow. Bring her to see this course of action is ruinous for everyone involved. It is the only way forward.

Colin shows up at the Cowper house.

Lady Cowper : Mr. Bridgerton.
Colin : Lady Cowper. I was hoping to have a moment alone with your daughter.
Lady Cowper : Despite what the ton might say, you insult me if you think this is not still a respectable household.
Cressida : Mother, leave us. It does not matter any longer. Please go.
Lady Cowper : I will give you five minutes.
Colin : I take it your mother does not know about your blackmailing my wife ?
Cressida : I no longer trust anyone but myself..
Colin : That must feel terribly lonely. I have known what it is like to be truly alone, when I am off on my travels.
Cressida : Poor Mr. Bridgerton. Traveling the continent, seeing the great sights of the world, as only a man can do.
Colin : Hmm. You sound like Eloise. You are right. It is a privilege to travel. But this last year, I found myself yearning to hear word from home. From Penelope, in fact. But I did not hear back from her. Or anyone else, for that matter. It felt as if everyone was busy with their lives, without the need for me in them. So I attempted to pardon myself into a man … with no needs of his own. It is not a path I would recommend.
Cressida : Mr. Bridgerton, I am confused. It seems you have come for me to pay you sympathy, but I am the one who is meant to be paid.
Colin : I have not come for your sympathy. I have come for your mercy. Penelope is no villain. Trust me, I can understand why you might hate Whistledown. Her words are cutting and sharp, and still, her readers are willing to pay to read about themselves week after week.
Cressida :  You do not sound as if your hate Whistledown. You sound as if you are jealous of her.
Colin : No, I am not. My point is, there is Whistledown and then there is Penelope, who has experienced a kind of loneliness surely neither of us can fathom. Imagine being so ignored, you feel … invisible. It does not excuse what she has done, but perhaps it is understandable that, at times, her column has reflected the cruelty around her. A cruelty, I imagine, you have felt too. For her hand in your troubles, I know Penelope feels remorse. And she did not savage you in her latest column. If even Penelope can find grace for you, do you not see that the ton, too, will forgive you ? And surely, your father will welcome you back to London when all this passes. A family’s love is enduring.
Cressida :  That is the difference between you and me. You take for granted that you will always have your family’s support. We are not the same, Mr. Bridgerton, and we never will be.
Colin : Miss Cowper. Miss Cowper ! You will not be believed if we say you are lying. You have no proof.
Cressida :  I have a printer’s apprentice who is willing to corroborate the truth, all for the pleasure of meeting the real Lady Whistledown. You have until the Dankworth-Finch ball to pay me, or the following morning, I will tell everyone. In fact, reflecting upon the lack of support I shall have in the future, perhaps I am not asking for enough from you.

In front of Featherington House.

Philippa : Just a little extra funds to throw the ball of the season. Think small creatures with many legs.
Prudence : Surely we are owed, as you spent much more on Penelope’s wedding than on ours.
Portia : Because you both married untitled misters, while Penelope married a very wealthy Bridgerton.
Prudence : Who is sure to take care of you in your old age. What need could you have to hold on to your money now ? Let us in.
Portia : Now is not a good time. I am expecting a visitor.
Philippa : Who ?
Mrs Varley : Have no fear, ladies. Of all the house staff in London, I must be the most experienced at doing more with less.

Mrs. Varley takes Prudence and Philippa out into the street, Portia closes the door, relieved.

Eloïse and Penelope await Colin's return.

Pénélope : At least my sisters will be content when my actions lead to destruction.
Éloïse : Perhaps we might aim a little higher with our positive thinking ? Colin can be compelling when he wants to be.
Pénélope : It is not him I am worried about.
Éloïse : Cressida has her reasonable moments. Let us hope today is one.
Pénélope : Did you truly like her ? Or did you befriend her simply to punish me ?
Éloïse : I am not so petty. I genuinely enjoyed her at the start. Though … perhaps the very initial befriending was tinged with just the tiniest bit of pettiness. Tell me what you are reading.

Portia and Colin enter.

Colin : I am afraid I have failed. And she wants double now.
Éloïse : £ 20,000 ?
Portia : She’s lost her mind.
Pénélope : I do not have that sum.
Colin : There is more. She requires you use your column to restore her reputation. I most apologize. I … it seems I have made everything worse.
Pénélope : This is my fault entirely.
Éloïse : What do we do now ?
Colin : Perhaps Penelope was right. It’d have been better to just pay her. I have the funds. I will have to ask Benedict to sign off on such a large expenditure.
Portia : You’d tell your brother about Penelope’s identity ?
Colin : No. I will have to invent some kind of a lie. We will keep her identity shielded.
Portia : Well. I am certain the Cowper girl only wants you to write a few glowing words on her appearance and charm.
Pénélope : It is not a happy outcome. I suppose I should not have expected any more from Cressida. I’m so very grateful for all your counsel..

Lady Danbury House.

Violet : Does, uh, Her Majesty seem as though she will relent on this quest of hers ?
Lady Danbury : I am hopeful that she will soon find another distraction. Oh, speaking of which …
Violet : Mmm. It is rather strong.
Lady Danbury : Only the Scottish could dream up such a drink. It is needed to fight the bitter cold up there.
Violet : Oh, do not frighten me more than I already am, Agatha.
Lady Danbury : I would not worry. Francesca seems to have found an inner courage.
Violet : Yes, she as. And now she is using it to get as far away from her mother as possible.
Lady Danbury : I purchased this on a trip to Scotland many years ago. At first, it was quite harsh on the palate. But with time … it grows on one.
Violet : It’s still harsh.
Lady Danbury : You will have my support in Francesca’s absence. And also mu brother’s, if you wish it.
Violet : Uh, we do not have to discuss that.
Lady Danbury : But perhaps we should ?
Violet : Lord Anderson has been an exemplary gentleman. And, uh, if you were to … give your blessing …
Lady Danbury : It is certainly not my place to give or withhold a blessing on the matter. You are both adults. You may do as you wish. After all, it is not as though I asked your permission.
Violet : It’s suddently going down rather smoothy.
Lady Danbury : You know. Yes ?
Violet : I know my father was a good man. And that you have been a very good friend. And that is all I need to know.
Lady Danbury : And my brother is a good man. And you are a good friend. And that is all I need to know as well. But if he sours things between the two of you, I will pick you over him. I shall not lose you for his folly.
Violet : There is nary a man alive with such power.

Benedict and Paul joined Lady Tilley in her room.

Benedict : Can you imagine the three of us at a ball ? How would we explain ourselves to, say, The Dowager Lady Cheltenham ? We’d certainly have to get our story straight.
Lady Tilley : As if you be caught dead at a ball.
Paul : True. How do you stand society events ?
Benedict : I suppose I feel I have love to give in abundance. Love for a bit of chitchat. And love for a good party. Especially … a  party of three.

Colin and Penelope's House.

Rae :  Good night, sir.

Colin :  I only need a blanket for the settee.
Pénélope : Of course.

Colin then leaves, leaving Penelope alone in their room. The day after.

Pénélope : I’m going to have tea with my mother before your sister’s wedding. I thought I would spare you the confines of a shared carriage.

After she leaves, Colin sits down at his desk and rereads Penelope's letters.

Featherington House.

Mme Varley : Ma’am !
Portia : Oh, is Penelope here ?
Mrs Varley : I cannot put him off any longer, ma’am. That solicitor. He is here.
Portia : Show him in, I suppose.

Dundas : Lady Featherington. Walter D…
Portia : Walter Dundas, Esquire. I do remember. I take it you are here to congratulate us on my daughter’s marriage into one of the most esteemed and respected families of the ton ?
Dundas : Regrettably no, I have not come on happy business. Though, some have told me they do find release from deception a comforting feeling.
Portia : I pray you have sufficient evidence for all the accusations you seem poised to make.
Dundas : Not the evidence I sought, no, but all the evidence I shall need. The money you inherited from your Aunt Petunia. I thought it quite curious you came into such a fortune just as Jack Featherington ran away with yours. And, in fact, Aunt Petunia’s neighbors in Cornwall seem to agree with me. From what I hear, she was in a perpetual state of poverty.
Portia : Who is to say she was not a great saver, living frugally so that others might one day benefit ?
Dundas : Her creditors. Oh, Lady Featherington. I know your funds came from Jack Geatherington’s fraudulent activities. And I believe the Crown will agree that the Featherington title should be transferred to a more scrupulous family. I shall be submitting my discoveries to the royal authorities this week. Good day.

He goes out, surprised to find himself face to face with Penelope.

Portia : Pénélope.
Pénélope : Is it true ? Is your money the money Cousin Jack took from the ton ?
Portia : It’s not as if anyu of them needed that money the way we did.
Pénélope : You stole from them !
Portia : And you humiliated them. You stole their dignity.
Pénélope : No …
Portia : What you and I have done is not different.
Pénélope : What you have done is a crime !
Portia : I did what I had to do to protect this family. Who were you protecting with your column ?
Pénélope : Myself !
Portia : Oh. From whom ? I see. You know, it’s … no easy thing being a parent. How was I to raise daughters when, all my life, I was taught that all power comes from a man ? What you have done, you have done … entirely on your own. Even if I do not like what you have written over the years, it is a great regret of mine that I have overlooked you for so long. You and I both, we have done the best we can with the opportunities that society has afforded us. Fine. Perhaps there were other ways. But at the time, I … I could not see them. What would Lady Whistledown write about our disgrace when I am exposed ?
Pénélope : She will write whatever I like her to.
Portia : That is a great power. What a thing you have made for yourself.
Pénélope : Thank you. Perhaps we are more alike than I care to admit.
Portia : If we survive this round … we must do better.

Francesca's wedding is being planned at the Bridgertons'.

Violet : Oh, my dear.
Francesca : Mama.
Violet : You are going to bring so much brightness to Scotland.
Francesca : Are you upset about me leaving ?
Violet : No, of course not. I only … well I did not expect you to settle quite so far away.
Francesca : Anthony and Kate are headed for India.
Violet : Yes. But you have spent so much time away from us already, in Bath with your Aunt or on your own when you are home. And now I fear I may be losing you for good.
Francesca : Mama, it is the opposite. It is difficult sometimes to hear my own voice amidst the noise of this house. Whereas, with John, I hear myself more and more. It is my great hope that the silence and beauty of Scotland will allow me to know myself better so that you can all know me better as well. Because I want nothing more than to be close.
Violet : And you could not have found silence and beauty on Oxfordshire ?
Francesca : I would’ve been too tempted to come home regularly.
Violet : But you will come back ?
Francesca : Of course.
Violet : My brave, clever girl. You know, when I first met your father … I could barely speak my own name. I was so taken by him. I stumbled over words most familiar …
Francesca : Mama, I … I thought we had moved past this. John …
Violet : … is a fine man … and a good choice. What I was going to say is that, for the longest time, I thought that that is what love must be like for everyone. Surprising, forceful, quick. But you have shown me that there is another way. There is … beauty in the slow approach. You are already so wise beyond your years. I think you will do very well in Scotland.

Later.

Lord Stirling : I take thee to be my lawful wedded wife, to have and to hold from this day forward, for richer and for poorer, in sickness and in health, till death do us part.
Francesca : I take thee to be my lawful husband, to have and to hold from this day forward, for richer and for poorer, in sickness and in health, till death do us part.
Prêtre : May you now live together in holy matrimony until your dying breath. Amen.
Violet : Oh, my dear !
Éloïse : Congratulations.

Éloïse : Have I been overly influenced by the minister’s treacle speech, or does Lord Anderson seem rather taken by Mother ?
Benedict : She looks happy. If that is the case, who are we to judge ?
Colin : He looks like a fine fellow who is very lucky that Anthony has already left town.
Francesca : You should be grateful to Lord Anderson. Now that I am wed, Mother’s attention may turn to you again unless she is distracted.

Lady Danbury : Excuse me. I feel I should greet Mrs. Mondrich.

Lord Anderson : It was a beautiful ceremony.
Violet : I thought so.
Lord Anderson : Second only to the beauty of its hostess..
Violet : You flatter me.
Lord Anderson : I am sincère. And sincere in wondering if you would be so kind as to … save a dance for me at the next ball ?
Violet : Uh, wha … The, uh … Dankworth-Finch ball ? Uh, well, … Yes. That would be most adequate.
Lord Anderson : Good. Very good.

Lord Stirling : A toast, if I may. To my beautiful wife, I have not the words to express my adoration. A fact for which I am sure you must be grateful, as I know you are loath to be made the center of attention for too long. So, instead, I shall offer a few humble words to your family. Especially your mother. Lady Bridgerton, I see your openness reflected in Benedict, your charm in Colin, your wisdom in Eloise, and a brightness you have instilled in both Gregory and Hyacinth. In this moment when I feel so much gratitude for my new wife, I feel it in equal measure for the remarkable woman who raised her. I thank you, all of you, from the bottom of my heart.
Lord Anderson : Cheers.
Lord Stirling : Ah, forgive me. Tears were the last thing I meant to evoke.
Gregory : Hyacinth’s been crying this entire time.
Hyacinthe : One day, you too will have a heart.
Francesca : Mama, will you play a duet with me ?
Violet : Have a duet. Now ? I … Well, I am dreadfully out of practice.
Francesca : I believe the last time I nearly moved you to tears was when I first started playing.
Éloïse : She’s not the only one. I wept in my room from the hideous chord combinations.
Francesca : Thankfully, Mama did not abandon me. And I shall not abandon you now.
Violet : Is that a threat ?

Lord Stirling : Bravo !
Benedict : Encore ! (clapping)
Lord Anderson : That was a splendid presentation.

Pénélope : May I speak with you ?
Colin : If you are concerned about Miss Cowper’s funds, I plan to speak with Benedict tonight. I only wanted to wait until after the wedding.
Pénélope : Good. I do not wish for you to speak to him.
Colin : But we are running out of time.
Pénélope : I cannot ask you to lie to your brother on my behalf. Your family … the one you have so kindly shared with me, they are too good. Too warm and wonderful to deceive or cheat in any way. I will not let my loies spread any further than they alreadey have.
Colin : Then how am I meant to help you ?
Pénélope : By loving me. You’ve given me so much already. You’ve taught me to hold my own. You have shown me I am capable of pleasure beyond imagination. But … it is not wqhat you do foro me that makes me love you. It is your kindness. Your empathy. How much you care. Just being you is enough, Colin. I do not need you to save me. I just need you to stand by me. To hold me. To kiss me.
Colin : I want very much to do those things.
Pénélope : And what is it that restrains you ?
Colin : I do not know. But I do know this. Miss Cowper still hangs over us. And as long as you live with this secret … there will always be something between us.
Pénélope : I know. Perhaps that is the key.
Colin : What are you saying ?

Penelope sits down at her desk and dips her quill in ink.

Buckingham Palace.

Brimsley : A letter for you, Your Majesty.

Bridgerton House.

Violet : Colin ! I have received a letter from your wife.
Colin : You had better sit.

Featherington House. Penelope gives Mrs. Varley a pouch containing some bills

Cowper House.

Aunt Joanna : It is no wonder she has turned out the way she has. The house is far too warm.
Lord Cowper : You are right, Sister. It is my wife’s doing.

Lady Cowper : I forgot what a truly terrible woman she is.
Cressida : I am not going anywhere with her.
Lady Cowper : You have no choice, Cressida.
Cressida : You would truly allow me to succumb to such a fate ?

Joanna : Come, girl. Present yourself, so that I may see what I have to work upon.
Cressida : Certainly, Aunt Joanna. After tonight, it will matter no more.

Lady Tilley House.

Benedict : Your maid sent me right up. I’m beginning to enjoy such privileged entry.
Lady Tilley : You look handsome, as always.
Benedict : Hmm. Is, uh, Paul meeting us ?
Lady Tilley : I believe he is with someone else tonight.
Benedict : Of course. Should we invite someone else to join us, then ?
Lady Tilley : I must be honest with you. As much as I have enjoyed the three of us together, I was hoping it could just be the two of us tonight.
Benedict : Ah. Have you not enjoyed having Paul with us ?
Lady Tilley : I have. Very much. But my relationship with Paul is friendly, and I am finding that … I am beginning to care for you, Benedict. As more than friends. Your openness, your abundance of love … I have never met someone so similar to me. And I am beginning to wonder, what if we did allow things to grow more serious between us ?
Benedict : Tilley … you are extraordinary. But … I am not certain that serious is what I want.
Lady Tilley : Is it … because of Paul ?
Benedict : No. Paul could be Patricia, or Polly, or Peter, or all three at once. What happened between the three of us, what has happened ever since I met you, has made me realize how good it feels to be free. You have opened my world. And I am not ready to close it again just now. I thought you wanted the same thing.
Lady Tilley : I did. Until I saw what it felt like to share you. I am as surprised as you are. I support your wishes. But I must say, even merriment can grow tiring. It felt good, for once, to want to commit to someone. Thank you for reminding me that is possible.

Bridgerton garden.

Benedict : Well, fancy finding you here.
Éloïse : I think it rather ordinary, in fact, that I find myself, yet again, swinging to and fro, not moving in any particular direction.
Benedict : Where is it you wish you were going ?
Éloïse : For now, I should like to be with the family, until Whistledown business with the queen blows over.
Benedict : And it will. And then ?
Éloïse : Anywhere, really. I’ve spent nearly all of my life in either Mayfair or at Aubrey Hall. If I am going to attempt to make change in the world, certainly, I shall need to see some of it first. Meet people who are not my family or debutantes on the marriage mart.
Benedict : You wish to change the world again ? I thought you were more interested in fitting in this year.
Éloïse : I think I am properly done with all of that.
Benedict : There she is.
Éloïse : Does your silence betray you know something I do not ?
Benedict : No. Certainly not. Believe me … the more I learn, the more I realize how little I know. It feels … It feels right now that the next thing I might learn may change me entirely.
Éloïse : I agree profoundly with everything you’ve said, as I have absolutely no idea what you are talking about.
Benedict : There is one thing I do know. We should not let so long pass again between us before we meet on these swings to be entirely confused together.

Featherington House.

Philippa : You look lovely.
Prudence : My efforts will be wasted, knowing the disappointment that awaits behind those doors.
Dankworth : I am certain Varley has done her utmost.

Prudence : She got the ostrich feathers !
Philippa : And the purple orchids !
Prudence : Philippa,there is a … one, two, three, four. Eight-piece ensemble !
Philippa : Did we get them ?
Mrs Varley : We got them !
Portia : Philippa, you caterwaul like a child receiving their first bite of cake.
Philippa : Mama … thank you !
Portia : What is the meaning of this ?
Philippa : Well, it must’ve been you who paid for all of this.
Pénélope : Mama told me she wished for you to have the greatest ball Mayfair has ever seen.
Portia : You are welcome.
Prudence : Thank you.
Portia : It is beautiful. I am proud of you.

Penelope is happy to see her sisters' happiness. The guests have arrived.

Lady Danbury : Have a lovely time.

Prudence : The purple was my idea..

Portia : If this is our last night in society, at least Prudence and Philippa are having the time of their life.

Prudence : Your Majesty ! Forgive us, Your Majesty. We do not have a perch for you because we did not think you would accept our invitation.
Charlotte : It is not your invitation that brings me here. Cease playing. As a result of my tireless search placing her in an impossible situation, I received a letter … earlier this week from Lady Whistledown. She calls upon my mercy, asking to address you all herself. To plead her case publicity before I pass my judgment. So I turn the floor over now … to the scribe herself.
Finch : Atchoum !
Charlotte : Not him !
Finch : My apologies.
Charlotte : Her. (She points to Penelope)

Pénélope : Hello, all. Or should I say, « Dearest Gentle Readers » ? I know it is no laughing matter what I have done. In the beginning, I never thought anyone would take my writing seriously. Why should they ? No one has ever taken any part of me seriously. I only realize now how common that feeling must be. To be a young lady to whom no one listens. I wrote about all of you because I was captivated by you, living your lives so out in the open. An,d in writing about all of you, I suddenly felt as if I had a life. I had power. And for anyone in this room who has ever had a taste of that, they should know it can be intoxicating. But I was careless with that power. It was easy to cast aspersions from the shadows where I could not be found. But I see now how much courage it takes to live a life out in the open. To honor one’s weaknesses publicly for all to see. And to know, regardless of the outcome … one always has worth. All of us talk. We gossip. Gossip is information. It forges bonds. Especially for those of us who are told so little. But I can no longer conceal the biggest piece of information I have. My identity. That is why I am so very grateful to our queen for forcing me out of the shadows with her most cunning scheme. If she affords me the chance to continue, I mean to aim my quill more responsibly. That is my repentance and my plea.
Charlotte : She seems humbled. But we will be watching that she remains so. What is life without a little gossip ?

The queen leaves, Penelope remains alone in the middle of the dance floor. Philippa is the first to react.

Philippa : Now, Varley ! The bugs !

Mrs. Varley opens an aviary and a swarm of butterflies invades the ballroom. The guests forget about Penelope and Lady Whistledown. (Guests applauding)

Prudence : I did not know there were goingh to be butterflies.
Philippa : Like I said, bugs.
Prudence : Yoiu … are a genius.
Philippa : I know.
Finch : Shall we dance ?

The dancers take back possession of the dance floor.

Lady Danbury : You « cannot  tolerate a lie » ?
Pénélope : Lady Danbury.
Lady Danbury : Your last column. Her Majesty was close when she assumed Whistledown was a Bridgerton protecting their own. But I know the family well enough to know it was not one of them. There is only one person who loves the Bridgertons more than I.
Pénélope : You knew it was me.
Lady Danbury : Hm … I suspected. You are not the only lady of the ton who can keep a secret. I look forward to your next edition.

Portia : You are a wonder.
Pénélope : Could not have done that without your support.
Portia : And the queen’s.
Pénélope : Yes. And with her acceptance, we cas tell that solicitor your money came from my writing. He will have no recourse. Time for us to do better.
Portia : My girl..

Pénélope : Good evening.
Colin : Good evening. Thank you for your letter. I do not believe I have seen my mother so quickly shocked. And also … so quickly impressed. I believe she is proud of you.
Pénélope : There’s something I left out of that letter. That I would not object to an annulment if you requested one. I do not wish for any harm to come to you or your family as a result of today.
Colin : The queen herself has accepted you.
Pénélope : For now. As must averyone else publicly. But Whistledown has upset many who will not soon forget. The future may not hold such happy days.
Colin : Pen, ever since I found out you are Whistledown, I have done everything I can to try to separate you from her. But the other day, I went back and read all of the letters you have sent me. Your letters have always been the ones I am most eager to read. And I realized … you are her. You have always had one voice. There is no separating you from Whistledown. And after seeing you speak today, I … Well, I would not want to. Because forgive me, but that was bloody brilliant. I think, in truth, I … I have been envious of you. Of your success. Of your bravery. And now I simply cannot believe that a woman with such bravery loves me. How lucky I am to stand by your side and soak up even a little bit of your light. If my only purpose in life is to love a woman as great as you … then I will be a very fulfilled man, indeed.
Pénélope : I love you. You are a very good man, Mr. Bridgerton.
Colin : I love you. Now, will you please do me the honor of joining me on the dance floor, Mrs. Bridgerton ?

Lord Anderson takes Violet to the dance floor

Francesca : They all seem happy.
Éloïse : That they do.
Francesca : And you ?
Éloïse : I am positively elated … because I have come up with a rather brilliant idea. Or a request, rather.
Francesca : And what request is that ?
Éloïse : Let me accompany you to Scotland ? Mama will love the idea of me keeping an eye on you. But in truth, I simply wish to live for a little while outside our tiny bubble. Have some adventures. I cannot change the world without seeing more of it. I promise you, I will give you your space. What do you think ?
Francesca : As long as you stay in your wing of the castle.
Éloïse : We will be living in a proper castle ? Ha !
Lord Stirling :  « We » ?
Éloïse : Oh.
Francesca : Eloise as asked to accompany us.
Éloïse : Um, if that does not burden you, my lord.
Lord Stirling :  Not at all. That is wonderful news. And thankfully, my cousin has arrived to complete our travel party. It gives me great pleasure to introduce …
Michaela : Michaela Stirling. I cautin you, every sordid detail John has spoken about me is a lie. The truth is far worse. And you must be …
Francesca : Uh … Well, I’m Francesca Bridgerton. Kilmartin. Kilmartin is my name now.
Michaela : A pleasure to make your acquaintance.

----------
Lady Whistledown :
Dearest Gentle Reader, I find myself suddenly at a loss for words. My réticence is not due to a desire to protect any risqué couplings. Though I have heard whispers of a few. My restraint comes from a place of joy. To all those who feel they have been wronged by this humble writer, my sincere apologies. I wish you only the best.
----------

Bridgerton House.

Benedict : I will miss you.
Éloïse : Only until next year.
Benedict : Mm.
Éloïse : Do you think Mama would ever let me miss her Masquerade Ball ?.
Benedict : I suppose not. I will be there, hiding out behind a mask, avoiding eligible ladies like the plague.
Éloïse : I shall join you in your hiding place, then..

They hug each other.

----------
Lady Whistledown :
It is time now to look toward the future, whatever it may bring. This author knows better than to make any predictions about what the future may hold. But with every closing chapter, the story is sure to grow richer and deeper. It has been quite a journey we have taken together. And so it is with the heaviest heart that I write this final, unbelievably short sentence as Lady Whistledown.
Goodbye.
----------

Featherington House.


Prudence :
Who is the most handsome of them all ?
Philippa : Yes.
Prudence : You are.
Philippa : Yes. You are. Come up.
Pénélope : You are so handsome.
Prudence : I still cannot fully believe you had a boy. And the heir, no less.
Violet : The new Lord Featherington is quite handsome.
Colin : Gets that from his father..
Pénélope : Your father is always trying to distract with a clever word and a beguiling smile.
Colin : You think my smile is beguiling ?
Philippa : I am glad we had daughters.
Portia : I am certain they will both marry very well.
Philippa : I think little Philomena will one day become a great writer without any need of a husband.
Colin : Well, it certainly runs in the family. I could not have written my book without the help of Philomena’s Auntie Penelope.

Gregory closes Colin's book.

Gregory : It is better than I expected.
Benedict : Are you old enough to read that ?
Gregory : Yes.
Hyacinthe : It is here ! I got almost enough for everyone.
Violet : Oh, thank you !
Portia : Here, let me hold the baby..

----------
Lady Whistledown :
And with the retirement of my literary persona, I should like to formally introduce myself. Previous wallflower, current columnist, observer, wielder of a quill. Nobody unique, and yet, I have my moments. And hopefully, dear reader, you will stay on to enjoy them with me as we begin this next part of our journey.
Yours Truly. Pénélope Bridgerton.
----------

 

Rédigé par Mamynicky

 

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cinto  (21.05.2025 à 15:58)

@mamynicky

Pas faux. 

Décidemment, ce couple ne m'a pas convaincue!

mamynicky  (20.05.2025 à 21:20)

En regardant à nouveau cet épisode, je me dis que décidément Colin n'a pas été à la hauteur.

D'abord parce qu'il a voulu traiter avec Cressida pour affirmer sa position de chef de famille alors qu'elle l'a obligé à céder et tellement sure d'elle qu'elle demande le double de la somme initiale.

Ensuite, il laisse Pénélope seule, face à la reine et la société pour faire son mea culpa alors qu'il aurait du se tenir près d'elle pour justement assumer le role de chef de famille. Déçue aussi que Portia ne vienne pas soutenir sa fille, Lady Coiwper au moins, elle, l'a fait !

catgir2  (27.06.2024 à 22:26)

Ouf  ! C'est fini.

Cet épisode ne relève pas le niveau de la Saison 3 et c'est bien dommage.

Je ne développe pas car Benedict et Eloïse qui étaient des personnages si particulers sont devenus ennuyeux ; Colin n'a plus aucune personnalité, il accepte les contracdictions de sa femme et oublie toutes les méchancetés qu'elle a dites sur toute sa famille et sur lui en particulier ; de plus, je n'ai pas retrouvé chez l'acteur, Luke Newton, ses qualités des saisons précédentes.

Que sont devenues les "revendications" féministes des S1 et S2 ?

Qui est le chef de cette famille puisse que Anthony n'est plus là ?

Comment Lady Danbury peut-elle en vouloir à son frère depuis si longtemps pour une broutille ?

Où est le roi George III auquel la Reine Charlotte est si attachée ?

Bref, quand une série "traîne" en longueur, elle a du mal à conserver les qualités du début ou est-ce le nouveau scénariste qui n'a pas, su ou pu, maintenir le niveau des 2 premières saisons ?

J'espère que la S4  sera plus réussie.

 

labelette  (27.06.2024 à 21:19)

Moi j'ai bien aimé cette fin de saison (je ne parle pas de la saison 3 en général, mais bien de cet épisode).

Tout est bien qui finit bien pour Pénélope : elle n'a pas cédé au chantage de Cressida et assume être lady Whistledown. Elle s'est elle-même dévoilée à la reine et a pu continuer à écrire. Sa relation avec Colin s'est aussi améliorée et il a accepté qu'elle soit lady Whistledown grâce à la relecture des lettres (de Pénélope).

Concernant le mariage de Francesca, il manquait (encore !) Daphné mais aussi la famille de son mari. C'est une bonne chose qu'elle s'éloigne un peu de sa famille... Et qu'Eloise la suive ! Par contre Benedict va se sentir bien seul du coup.

Je n'ai pas trop compris pourquoi Francesca fait la tête quand elle voit la cousine qui va venir habiter avec eux. Après tout pourquoi pas car Eloïse sera également présente.

mamynicky  (19.06.2024 à 14:57)
Message édité : 19.06.2024 à 21:11

Hé bien, je vois que je ne suis pas la seule déçue par cette saison 3.

J'imaginais un autre déroulement pour la révélation "Whistledown" que j'aurais aimé rester anonyme. J'ai espéré un rapprochement Cressida/Pénélope par Eloïse pour faire disparaitre Whistledown.

La scène de la calèche était plus romantique que la 1ère fois Pénélope/Colin qui prend le temps de se déshabiller. Ces scènes étaient nettement plus belles avec Daphné/Simon et Kate/Anthony.

Il m'a manqué un peu plus de Charlotte/Brimsley, plus de Violet/Marcus - Lady Danbury. Francesca a choisi un mari qui lui ressemblait le plus mais ne lui a apporté aucune émotion.

Si la showrunneuse de la saison 3 sévit en saison 4, j'ai peur pour Bénédict.

 

catgir2  (19.06.2024 à 00:13)

Vite, Vite la S4 pour qu'on oublie cette S3  mal "fagotée" !

jptruelove  (18.06.2024 à 22:44)

Ce final n'est pas à la hauteur des finaux des deux premières saisons...

Et c'est quoi cette transformation de Michael en Michaela ???? Cela ne me va pas du tout, surtout quand on connait le livre de Franscesca. Je ne veux pas spoiler au sujet des prochaines saisons mais il y a un gros bug, cela transforme totalement son histoire. J'ai adoré ce livre, je suis donc décue...

Je suis aussi décue au sujet de Bénédict...  J'adore le personnage mais je ne comprends pas pourquoi ils l'ont fait aussi libertin dans la série... J'espère que la saison suivante sera centrée sur lui et sa rencontre avec sa femme. Il faut dire que normalement, il se marie avant Colin et Franscesca...

Colin et Pénélope m'ont aussi décue. Autant leur histoire m'a fait vibrée dans le livre, autant j'ai moin sété emportée par les deux personnages au cours de cette saison.

J'aime toujours autant la série, son univers et se personnages mais j'ai l'impression qu'ils ont voulu mettre trop de chose dans cette saison 3. Elle est à la dernière place dans mon top des saisons.

Maintenant, il faut attendre deux ans pour voir la suite...

cinto  (16.06.2024 à 11:31)

Ah ben voilà! c'est fini! Sans spolier (puisque je suis la première à commenter), je résume mon impression sur la saison 3:

* Colin ne m'a pas convaincue. Ben, moi, je ne lui trouve aucun charisme.

* A la fin, je suis déçue pour Pénélope. J'espérais plus d'elle.

* Eloise qui s'incruste, ça m'a fait trop rire! 

* Bénédict accepte une proposition coquine et y prend goût. Est-ce que ce personnage serait digne de plus d'intérêt dans une autre saion?

* Finalement, le personage de Lady Fetherington est très intéressant. Cette femme se bat tout le temps et comme elle peut.

* Allez, Violet, ce bonhome vous plaît!! Foncez!

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

langedu74 
mamynicky 
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