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La Chronique des Bridgerton
#401 : La valse

Image du bal masqué chez Violet Bridgerton - Episode 4.01

Malgré la pression de la Haute Société, Benedict Bridgerton n'est pas du tout du genre à se marier ... jusqu'au jour où une femme masquée ravit son coeur lors du bal organisé par Violet Bridgerton.

La reine Charlotte décide de choisir cette saison un prétendant au mariage idéal. Lady Danbury passe le flambeau.

Popularité


3.8 - 5 votes

Titre VO
The Waltz

Titre VF
La valse

Première diffusion
29.01.2026

Première diffusion en France
29.01.2026

Diffusions

Logo de la chaîne Netflix France

France (inédit)
Jeudi 29.01.2026 à 09:00

Plus de détails

Série créée par Chris Van Dusen

Ecrit par
 : Jess Brownell
Réalisé par : Tom Verica
Musique par Kris Bower
Costume designer John Glaser
Coiffure et maquillage Nic Collins
Choregraphe Sean Jack Murphy
   
Geraldine Alexander … Madame WIlson
Adjoa Andoh … Lady Danbury
Nicola Coughlan … Penelope Bridgerton
Hannah Dodd … Francesca Bridgerton
Daniel Francis … Marcus Anderson
Ruth Gemmell … Violet Bridgerton
Yerin Ha … Sophie Baek
Oli Higginson … Valet de pied John
Florence Hunt … Hyacinthe Bridgerton
Martin Imhangbe … Will Mondrich
Claudia Jessie … Eloïse Bridgerton
Sophie Lamont … Celia

Katie Leung … Lady Araminta Penwood
Michelle Mao
 … Rosamund Li
Fiona Marr … Irma
David Moorst … Alfie
Emma Naomi … Alice Mondrich
Luke Newton … Colin Bridgerton
Golda Rosheuvel … Reine Charlotte
Hugh Sachs … Brimsley
Sachin K. Sharma … Louis
Luke Thompson … Benedict Bridgerton
Polly Walker … Portia Featherington
Isabella Wei … Posy Li
Julie Andrews … Voix VO Lady Whistledown

 

 

4.01 – La valse

Les Bridgerton sont de retour à Londres pour une nouvelle saison. Dans le salon, Lady Violet supervise une armée de domestiques qui remettent la maison en état, tandis que Madame Wilson donne des ordres en cuisine pour que les voyageurs attendus, à leur retour d’Ecosse, puissent se restaurer et se remettre de leur long voyage.

John, le valet de pied, se précipite vers la voiture des voyageurs qui s’arrête devant la maison. Eloïse puis Francesca en descendent, heureuses d’être de retour chez elles, tandis que Lord Kilmartin ferme la marche. Dans le salon, elles sont accueillies par Violet, Portia Featherington, Hyacinthe, Colin et Penelope venus avec leur petit Elliott. Dans un coin, Madame Wilson se félicite de ne pas avoir la charge du bébé et se montre soulagée que la vicomtesse ait eu son enfant en Inde. Célia est impatiente de faire sa connaissance, John quant à lui est satisfait d’avoir deux nouveaux garçons dans la maison, il trouve qu’il y a beaucoup trop de femmes depuis que Gregory est entré à Eton. Violet s’approche d’eux et devant l’absence de Benedict, demande à John de préparer sa voiture. Malgré les objections du valet, Violet se rend chez Benedict et ignorant le majordome, entre dans sa chambre. Elle découvre son fils dans son lit avec deux maitresses. Elle fait ouvrir les rideaux et repart en lui intimant l’ordre de se lever.

Plus tard, Benedict qui remplace son frère ainé, le Vicomte Anthony pendant son absence, travaille dans son bureau avec son secrétaire. Violet entre et le secrétaire congédié, elle reproche à son fils de manquer constamment les événements familiaux ou d’y arriver en retard en empestant l’alcool. Elle lui rappelle qu’il a encore deux sœurs à marier, dont le destin dépend de la réputation de la famille. Benedict n’est pas d’accord, Anthony est le Vicomte, à lui de prendre en charge l’avenir de leurs sœurs. Sa réputation assure la noblesse à leur nom, lui n’est qu’un fils cadet. Violet ajoute qu’il devra songer à se marier un jour et chercher l’approbation du père d’une jeune demoiselle convenable. Elle lui demande de se conduire en gentleman et non en dépravé. De plus s’il persiste dans ses excès il va abimer sa santé. Benedict souhaite que sa mère ne s’inquiète ni de sa santé ni de sa réputation, d’autant qu’il est improbable qu’il se marie. Il trouve que les demoiselles célibataires et bien nées sont charmantes pour la plupart mais elles ont toutes le même rêve de mariage et ne font preuve d’aucun entrain, d’aucune joie de vivre, d’aucune personnalité. Il explore des voies audacieuses en dehors de la bonne société, il est fidèle à lui-même. Violet regrette qu’il n’ait pas rencontré la bonne personne, qu’il ne rencontrera jamais s’il refuse de s’assagir et fréquenter la société. Elle veut qu’il soit lui-même, un membre de cette famille. Ils vont être les hôtes du premier bal de la saison et le supplie de ne pas l’humilier.

La Reine Charlotte s’impatiente, dans la salle d’audience du palais royal, en attendant l’arrivée de Lady Whistledown qu’elle a envoyée chercher. Lady Danbury essaie de la distraire en lui parlant du bal de Lady Bridgerton. L’apparition de la reine confirmerait Violet comme nouvelle hôtesse du premier bal de la saison. Penelope entre à ce moment dans la salle et se dirige, inquiète, vers la reine. Lady Danbury l’encourage du regard. Charlotte lui demande un avant gout sur la prochaine édition. Penelope s’exécute.

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Très cher ami lecteur.
Demain soir, nous lancerons la saison mondaine. Mais les choses risquent de paraitre un peu différentes de ce à quoi notre belle société a l’habitude d’assister. Parce que demain soir, se tiendra le bal masqué de Lady Bridgerton, un événement qui sans nul doute transportera les invités dans un monde de fantaisie …

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Penelope, aidée par deux femmes de chambre, et Portia, écoutent Madame Varley rapporter les derniers potins. Elles s’éclipsent toutes lorsque Colin entre dans la chambre. Il serre sa femme dans les bras et délace son corset.

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… Bien cachés derrière un masque nous sommes libres d’être qui nous avons envie et libres de faire connaissance avec qui nous le désirons …
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Les préparatifs pour le bal vont bon train chez les Bridgerton. Violet semble satisfaite des efforts fournis par les domestiques pour que tout soit parfait. De son côté, Benedict sort de la maison.

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… Ce qui est certain, c’est qu’un bal masqué ne ressemble à aucun autre événement. Préparez-vous, très cher lecteur, car tout peut arriver.
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Benedict a rejoint un cercle privé, où des courtisanes sont à la disposition de ces messieurs. Un homme, Louis, s’approche. Benedict signale qu’il ne peut rester longtemps, il vient chercher un peu de réconfort avant de se rendre à un événement organisé par sa mère. Louis répond qu’il n’a pas besoin de beaucoup de temps. Benedict l’embrasse.

Chez les Bridgerton, Madame Wilson donne ses dernières instructions aux cuisinières qui terminent les pâtisseries et pièces montées. En inspectant les carnets de bal, elle précise que les invités garderont leurs masques jusqu’à minuit avant de les enlever.

Une jeune femme, en robe argent et un masque brodé de fils d’argent, arrive en voiture devant la maison où des personnages masqués et déguisés se pressent. Le cocher lui conseille de rentrer avec le groupe qui s’avance et de ne pas rester au-delà de minuit. Les yeux écarquillés, Sophie regarde la salle éclairée par d’immenses lustres. Un peu plus loin, Lady Araminta Penwood et ses filles, Rosamund et Posy admirent la salle et les danseurs avec le même regard émerveillé que Sophie. Lorsqu’elle aperçoit les trois femmes, elle s’éloigne précipitamment. Violet croise Lady Danbury déguisée en Zeus. Cette dernière lui assure qu’elle n’a aucun regret et bien qu’organiser le premier bal de la saison a toujours compté pour elle, elle n’avait qu’une hâte : laisser sa place. La reine fait son entrée, suivie de Brimsley et de ses dames de compagnie. Puis c’est au tour de Will et Alice Mondrich, précédés de peu par Marcus Anderson. Violet s’inquiète, Benedict n’est toujours pas arrivé. Lady Danbury et Violet accueillent la reine qui envoie Brimsley chercher Lady Whistledown. Charlotte confie à Penelope que cette année, elle a décidé de se consacrer à la recherche du candidat au mariage idéal, les prétendantes des années précédentes l’ayant déçue.

Benedict arrive en retard, Violet le gronde tandis qu’Eloïse saute dans ses bras, heureuse de retrouver son frère. Violet rappelle à son fils qu’elle a préparé cette soirée dans les moindres détails et que son rôle dans la société l’oblige à bavarder avec les débutantes. Benedict s’exécute avec mauvaise grâce mais s’approche d’un groupe de jeunes filles.

Lady Penwood et ses filles, que Sophie a évité auparavant, s’approchent de Violet qui les accueille avec bienveillance. Lady Penwood lui confie s’être retirée du monde pendant quelques temps après la mort de ses deux maris, le Vicomte Li et le duc de Penwood. Puis elle lui présente ses filles qui font leurs débuts, Rosamund Li et Posy Li. Violet s’éclipse rapidement lorsque Lady Penwood s’intéresse à Benedict.

Plus loin, Eloise confie à Penelope que le temps passé en Ecosse, au milieu de paysages naturels de grande beauté, lui a permis de méditer longuement, ce qui lui a fait prendre conscience qu’il n’avait nul besoin d’être hostile aux prétendants ou aux débutantes. Elle peut être plaisante car elle a pris une décision, elle sera une vieille fille. Brimsley fait signe à Penelope de le suivre auprès de la reine.

Lord Kilmartin propose à Francesca de rester à Londres pour la saison. Par ailleurs, il a remarqué qu’elle gardait ses distances avec sa cousine Michaela qui considère leur maison en Ecosse autant la sienne que la leur. John souhaite faire une contribution au parlement et pense qu’ils pourraient arranger Kilmartin House pour en faire leur cocon et être plus proche des Bridgerton. Ravie, Francesca acquiesce et le remercie avec un beau sourire.

En évitant un groupe de prétendantes qui tentent de l’approcher, Benedict remarque Sophie, en train d’admirer les lustres à plusieurs niveaux en cristal. Lord Napier s’avance pour la prochaine danse. Les mains dans le dos, Sophie cache son carnet de bal dans l’un de ses gants en prétextant l’avoir perdu. Benedict s’empare d’un carnet de bal, il s’approche en faisant mine d’avoir retrouvé le carnet et affirme que la prochaine danse lui est réservée. Sophie hésite puis confirme pour éloigner Lord Napier. Sophie prend la main qu’il lui tend en demandant pourquoi il est venu à son secours. Benedict répond qu’il est rare de voir quelqu’un transporté de joie devant un lustre et l‘entraine vers la piste de danse. Elle souligne qu’elle se débrouillait très bien toute seule pour repousser Lord Napier. Lorsque Benedict lui demande quelles sont les qualités dont manquait Lord Napier, elle s’empresse de signaler qu’elle n’est pas à la recherche d’un mari. La musique commence et les couples se dirigent vers la piste de danse. Sophie veut s’éloigner mais Benedict la retient et elle avoue ne pas savoir danser. Incrédule, Benedict pense que cela fait partie du personnage qu’elle représente, l’ingénue vêtue d’argent. Lui sera son maitre de ballet et lui propose de se réfugier sur la terrasse.

Charlotte continue d’investiguer pour trouver le prétendant idéal, aidée de Penelope. Charlotte aperçoit Benedict qui se dirige avec Sophie vers la terrasse, elle pointe son doigt et désigne Benedict comme excellent choix. Riche, très bel homme et c’est un Bridgerton.

Eloïse découvre Hyacinthe qui s’est faufilée dans la salle de bal. Elle lui prend le bras et l’attire vers l’escalier en la menaçant des foudres de leur mère. Furieuse, Hyacinthe monte l’escalier. Après avoir vérifié que sa jeune sœur ne redescendait pas, Eloïse retourne dans la salle de bal. Violet entre dans le hall à son tour, elle semble chercher quelqu’un. Marcus s’approche d’elle et après avoir vérifié qu’ils sont seuls dans le hall, prend sa main et embrasse tendrement l’intérieur du poignet de Violet. Ils se séparent rapidement quand des invités traversent le hall.

Will et Alice Mondrich viennent saluer la reine qui les aperçoit à peine, absorbée par Benedict. A ses cotés, Lady Danbury leur adresse un petit signe amical avec un sourire d’excuse. Elle demande à Charlotte si elle s’amuse. La reine, agacée par la disparition de Benedict, lui rappelle qu’à sa demande elle a honoré de sa présence le premier bal organisé par Violet Bridgerton à la place de Lady Danbury. Cette dernière répond qu’elle lui est fort reconnaissante d’avoir choisi d’y assister. Lady Danbury ajoute qu’elle avait une raison de passer le flambeau car elle envisage de ne plus jouer de rôle important dans la société. Elle en a retiré beaucoup de joie et de bonheur et l’amitié de la reine a été le plus grand honneur de son existence. Mais il est temps qu’elle se retire pour aller revoir la demeure ancestrale de son père qu’elle a quittée lorsqu’elle avait quatre ans. Lady Danbury promet de lui écrire et de venir lui rendre visite. Elle sollicite la permission de partir. Brimsley la regarde, ému et attristé, mais la reine oppose un « non ! » laconique.

Sur la terrasse, Benedict conduit Sophie sous un pavillon orné de fleurs. Benedict se dit soulagé de constater qu’elle est différente de toutes les autres jeunes filles. En riant Sophie l’exhorte à se rappeler qu’elles ont passé leur vie entière à se préparer à la chasse au mari et devenir des demoiselles accomplies, dans l’espoir qu’il pourrait les remarquer. Quant à elle, elle avoue ne pas se sentir à sa place dans les réceptions mondaines. Elle préfère observer plutôt que participer. Benedict certifie qu’il ne le dira pas à sa mère. Sophie réalise alors qu’elle se trouve dans sa maison, ce qui fait de lui un Bridgerton. Benedict a du mal à y croire, Sophie ajoute qu’il est tel que Lady Whistledown le décrit, par l’apparence et le caractère. Benedict s’étonne, Sophie ne le connait qu’à travers Lady Whistledown, elle vient au bal sans savoir danser, elle est singulièrement pleine d’assurance mais ne se sent pas à sa place. Il lui demande qui elle est et où elle a grandi. Elle répond en Angleterre entre ville et campagne et refuse de donner son nom. Benedict avoue avoir été convaincu sur les efforts des jeunes filles ce soir, mais leur chasse au mari ne le concerne pas. Il se sent lui aussi un imposteur. Il décide de lui donner la leçon de danse promise. Il fait une profonde révérence ce qui fait rire Sophie puis il tend sa main, elle s’avance et pose sa main sur la sienne. Il prend son autre main et la place sur son épaule puis après l’avoir enlacée, lui montre un pas de base. Elle suit ses mouvements tandis qu’il compte sur trois temps. Elle trouve qu’il est un bon professeur, il répond qu’elle est parfaite en prétendue élève. Les yeux fermés, Sophie veut mémoriser ce moment pour pouvoir y revenir en pensée. Benedict insiste, il la trouve fascinante mais s’il ne connait ni son nom ni où elle habite il ne pourra pas lui rendre visite le lendemain. Les yeux dans les yeux, Sophie répond doucement que cela ne sera pas possible. Leurs lèvres se rapprochent, Benedict se ressaisit et l’embrasse sur la joue puis lui prenant la main, il lui retire son gant et porte la main de Sophie à ses lèvres. Il la supplie de lui donner son nom. A ce moment, un valet passe parmi les couples avec une clochette. Benedict explique qu’il est minuit et tous les invités doivent se démasquer, elle y compris, mais Sophie veut partir. Benedict lui demande de rester, elle revient sur ses pas, l’embrasse puis s’éloigne rapidement. Benedict reste seul, le gant argenté entre ses mains.

Pendant que les couples se démasquent, Sophie traverse la salle en courant. Lady Penwood conseille à sa fille ainée de se présenter à Lady Whistledown, déjà entourée de plusieurs jeunes filles.

Sophie est arrivée chez elle. Dans sa chambre de bonne, elle pose le masque et se déshabille. Elle place ses boucles d’oreille dans un petit coffret en métal. Elle est maintenant revêtue d’un costume de domestique marron avec tablier blanc et se regarde dans un miroir. Une autre domestique, Irma, entre en souriant et lui demande si elle s’est bien amusée. Ele veut tout savoir mais un valet entre en avertissant qu’elles sont arrivées. Irma rassure Sophie, elle a tout préparé exactement comme Sophie l’aurait fait. En la remerciant, Sophie se précipite vers l’escalier pour répondre à l’appel de sa maitresse.

Sophie entre dans le salon avec un plateau et du thé. C’est Lady Penwood et ses filles, rentrées à leur tour. Posy sourit à Sophie, Lady Penwood lui reproche d’être en retard pour servir leur collation. Sophie présente ses excuses et précise qu’elle a retourné leurs matelas, nettoyé leurs brosses à cheveux, sorti leurs chemises de nuit et sert le thé. Rosamund raconte que Monsieur Bridgerton s’est considérablement intéressé à elle ou du moins le fera, dès qu’il ne sera plus monopolisé par cette femme qui l’accaparait. Lady Penwood la rassure, personne ne peut rivaliser avec sa fille.

Au bal, Penelope essaie de faire changer la reine d’avis, Benedict Bridgerton ne souhaite pas se marier. Charlotte maintient que son choix est parfait et prête à parier, obligeant Penelope à tenir le pari. Plus tard, les invités ont quitté la maison, les domestiques commencent à nettoyer et ranger la salle de bal. Benedict a disparu, Violet et Eloïse s’attardent pour bavarder. Eloise apprend à sa mère qu’elle a décidé de ne pas se marier, ce qui fait sourire Violet. Ce n’est pas une chose que sa fille peut décréter ainsi. Si elle avait seulement essayé, Eloise n’aurait eu aucun mal à trouver un mari. Occupée auparavant avec ses autres enfants, Violet a placé Benedict et Eloise en haut de sa liste cette saison pour le mariage. Eloise part se coucher, Violet aperçoit Benedict assis sur les marches de l’escalier. Elle le remercie d’avoir fait un effort pour parler avec les débutantes et s’assoit à coté de lui. Benedict la félicite pour l’organisation de la soirée. Il avoue avoir pris conscience du courage des prétendantes qui ont passé des heures à se préparer dans l’espoir d’être remarquées. Violet est étonnée mais elle aperçoit Hyacinthe cachée tout en haut de l’escalier.

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… Si quiconque garde encore l’espoir que Benedict Bridgerton prenne une épouse cette saison, votre auteure souhaite faire savoir qu’elle ne parierait pas sur les chances que cela arrive.
Mais … croyez ce que vous désirez, cher lecteur, votre chroniqueuse sait d’expérience qu’une petite dose de faux semblants a souvent le pouvoir de transformer la réalité. …

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Penelope pose son écritoire, près d’elle, dans leur lit, Colin dort déjà. Sous le regard de Brimsley toujours vigilant, la reine boit un verre. Encore assis dans l’escalier, Benedict regarde le gant oublié par Sophie. Il sourit.

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… De nous arracher à la morosité d’une existence monotone.
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Sophie entre dans sa modeste chambre. Elle remarque son autre gant dépassant du matelas où elle l’avait caché. Elle le prend et le caresse. Elle sourit et ferme les yeux.

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… Avec un peu d’imagination, l’impossible semble possible. Les rêves semblent tangibles. Cependant, cher ami lecteur, au final, chacun finit par se réveiller.
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Elle ouvre les yeux et revient à la réalité. Elle remet le gant, caché sous son matelas.

Rédigé par mamynicky

4.01 – La valse

Les Bridgerton sont de retour à Londres pour une nouvelle saison. Violet supervise une armée de domestiques.

Violet : Les plateaux plus à gauche. Non, ces fleurs vont sur le côté.
Domestique : Oui, Madame.
Violet : Madame Wilson ?
Mme Wilson : Une autre fournée est en train de cuire. Les jeunes filles auront besoin de réconfort après quinze jours de voyage.
Violet : Bien entendu. Merci, Madame Wilson.

Madame Wilson descend à la cuisine. La même effervescence qu’au salon y règne.

Mme Wilson : Bien. Il me faut les scones et les napperons au plus vite.
Celia : Les scones sortent du four et les napperons sont repassés et prêts à l’emploi.

Une sonnette s’agite sur le tableau.

John : Notre princesse Hyacinthe est réveillée.
Mme Wilson : J’ai vu une empreinte de semelle dans le hall d’entrée.

John s’empresse d’essuyer ses semelles. La sonnette du Grand Hall s’agite.

Celia : Elles sont là !
Cuisinière : Dépêchons, allons !

Une voiture s’arrête devant la maison des Bridgerton. Eloïse puis Francesca et son mari en descendent.

John : Bienvenue Miss Bridgerton.
Éloïse : Bonjour John. Quel plaisir d’être de retour chez soi.
Lord Stirling : Votre séjour en Ecosse est il déjà oublié ?
Francesca : Rassurez vous, votre magnifique château nous manque, au contraire.

Francesca prend le bras de sa sœur et elles avancent vers la maison.

Francesca : (en chuchotant) Cela dit, je suis ravie d’être à la maison.

La famille est réunie pour accueillir les voyageurs. Dans le salon, Penelope et Colin jouent avec leur bébé, Elliott.

Pénélope : Qui est-ce, c’est papa ? Oh parfait, exactement comme vous l’êtes. Vous êtes parfait, Elliott.
Colin : Oui, comme sa mère. Dans mes bras.
Portia : Je vais prendre Lord Featherington. Nous voudrions éviter que quelqu’un renverse du thé sur l’héritier de notre grand nom.
Violet : Mais les voilà !
Hyacinthe : Juste à temps pour partager le petit déjeuner.

Éloïse : Penelope ! vous m’avez tant manqué !
Pénélope : Eloïse !  Comment était l’Ecosse ?
Éloïse : C’est un désert. Il n’y a personne dans ce pays, j’en étais réduite à parler aux moutons.
Pénélope : Oh, misère !
Hyacinthe : Vous n’avez pas envie de lui manger les joues ?

Dans un coin du salon, Madame Wilson, John et Celia regardent les retrouvailles.

Mme Wilson : Ils sont mignons tant que vous n’avez pas la charge de les surveiller et de les empêcher de crier. Je suis bien contente que la Vicomtesse ait eu son bébé en Inde.
Celia : Madame Wilson ! J’ai hate de voir le petit héritier à leur retour.
John : On avait bien besoin de garçons. Ça devenait trop féminin ici avec le départ de Gregory à Eton.
Celia : Comme si ça t’embêtait !
Mme Wilson : En vérité, je ne compte pas sur miss Bridgerton pour se faire courtiser, mais … si miss Hyacinthe s’y prend bien, elle fera ses débuts d’un jour à l’autre.

Hyacinthe : Maman m’autorise à allonger mes robes !
Francesca : C’est vrai ?
Pénélope : Dis bonjour à Erloïse.

Violet cherche Benedict du regard. Elle s’approche des domestiques.

Mme Wilson : Tout est comme vous le voulez Madame ?
Violet : Absolument, tout est parfait. Du moins, ça pourrait être parfait. Ce serait parfait si … Où est Benedict ?

Elle s’approche de John.

Violet : Faites préparer ma voiture.
John : Tout de suite, Madame.

Quelques instants plus tard, Violet descend de voiture et se dirige vers l’appartement de son fils.

Cocher : Stop ! Ho !
John : Lady Bridgerton ! vous ne préférez pas que j’aille le chercher pour vous ?
Violet : Vous avez du me le ramener bien trop souvent ces derniers mois, John ! Mais il se peut, s’il est tiré de son sommeil aviné grace au visage de sa mère, que pour une fois, il soit à l’heure.

Après avoir traversé un couloir encombré, Violet pousse les portes de l’appartement.

Valet : Lady Bridgerton !
Violet : Je requiers une audience avec mon fils.
Valet : Je regrette, mais la chambre est quelque peu en désordre, Madame. Peut être faudrait il faire venir une bonne d’abord.
Violet : Je vous assure que j’ai souvent été témoin des désordres de mon fils. LA PORTE !

Le valet s’exécute et ouvre la porte de la chambre. Violet se dirige vers le lit et tire les draps. Benedict est nu à côté de deux maitresses.

Violet : Tout compte fait, faites venir une bonne. Ou deux. Benedict Bridgerton. Oh ! bonté divine ! Où est votre chaperon jeune fille ?
Benedict : Comment êtes vous entrée ?
Violet : Doux Jésus, ouvrez donc les rideaux. Il est bien temps que mon fils se lève.
Benedict : Non, non, pitié, ne faites pas ça !
Jeune femme 1 : Il y a trop de lumière
Violet : Dieu du ciel.
Jeune femme 2 : Qui êtes vous ?
Violet : Je suis …
Benedict : Non, vous ne devriez pas …
Violet : Non, non, non, qui je suis n’a aucune importance parce que je m’en vais.
Benedict : Mère !
Jeune femme 1 : C’est votre mère ?
Violet : Nous aurons une discussion tout à l’heure. John ?

Violet sort, John la suit après un geste d’impuissance pour Benedict.
Plus tard, chez les Bridgerton, Benedict travaille avec son secrétaire.

Secrétaire : Une lettre de l’avoué demandant si vous souhaitez continuer les investissements familiaux dans le cuivre. Je me rappelle que le vicomte insistait beaucoup sur la sagesse de cet investissement.
Benedict : Très bien alors !
Secrétaire : Des lettres de vos locataires. Monsieur Boyle veut solliciter un prêt pour renforcer la clôture du bétail.
Benedict : Accordé.
Secrétaire : En êtes vous certain Monsieur Bridgerton ? En général le vicomte refuse ce genre de requête tant que les finances des locataires ne sont pas sûres.

Violet entre dans le bureau, le secrétaire se retire.

Secrétaire : Si vous me cherchez … je serai ailleurs.
Benedict : Mère. Veuillez m’excuser.
Violet : De quoi ? De manquer constamment les événements familiaux, ou d’y arriver en retard ? Généralement en empestant l’alcool ? Ou de profiter de ma nature affable ? Ou d’avoir sombré dans une telle débauche cet été que si j’en crois les apparences, vous vous retrouvez avec non pas une mais deux maitresses ? Benedict, que se passera t’il si l’une d’elles tombe enceinte ?
Benedict : Elles ne sont pas mes maitresses, ce sont de simples connaissances.
Violet : C’est encore pire !
Benedict : Mère, je fais … attention.
Violet : Le fait que vous trouviez matière à en rire … Vous avez encore deux sœurs à marier, Benedict et leur destin dépend de la réputation de la famille. Vous ne prenez pas en compte leur avenir ?
Benedict : Anthony doit le prendre en compte. C’est Anthony le vicomte, sa réputation assure la noblesse à notre nom. Moi, je ne suis qu’un fils cadet.
Violet : Qui devra aussi songer à se marier un jour et devra chercher l’approbation du père d’une jeune demoiselle convenable. Ce qui requiert de vous conduire en gentleman et non … et non en dépravé.
Benedict : Votre langage, mère !
Violet : Vous allez vous abimer la santé si vous persistez dans vos excès.
Benedict : Ma santé me regarde et ne vous inquiétez pas de ma réputation. Il est très improbable que je me marie.
Violet : Benedict Bridgerton !
Benedict : Je vous l’accorde, les demoiselles célibataires et bien nées sont charmantes pour la plupart, mais elles ont toutes le même rêve de mariage.  Elles ne font preuve d’aucun entrain, d’aucune joie de vivre, d’aucune … personnalité. J’explore des voies audacieuses en dehors de la bonne société. En faisant cela, je suis fidèle à moi-même. N’est-ce pas le but ? N’est-ce pas satisfaisant pour vous ? Je vous en prie.
Violet : Non, pas du tout. Vous n’avez pas rencontré la bonne personne et vous ne la rencontrerez jamais si vous refusez de vous assagir et de vous joindre à la société. Il suffit, trop c’est trop.
Benedict : Mère !
Violet : Assez, Benedict ! Vous souhaitez être fidèle à vous-même. Soyez ce que vous êtes. Un membre de cette famille. Les yeux de toute la noblesse seront braqués sur nous, les hôtes du premier bal. Alors, par pitié, de grace, ne m’humiliez pas. Et pas de retard cette fois !

Au palais royal, la reine Charlotte, entourée de Lady Danbury et du fidèle Brimsley, bouillonne d’impatience dans la salle d’audience.

Charlotte : Où est-elle ?
Lady Danbury : Vous venez à peine de l’envoyer chercher, Votre Majesté.
Charlotte : Pfff
Lady Danbury : Avez-vous décidé si vous assisteriez au bal de Lady Bridgerton ?
Charlotte : C’est un bal masqué. Je ne vois aucun intérêt à me déguiser en quelqu’un d’autre que moi . De combien de temps a-t’on besoin pour arriver au palais ? Elle est en retard.
Lady Danbury : Voyez vous … votre présence signifierait beaucoup pour Lady Bridgerton. Cela la confirmerait comme nouvelle hotesse du premier bal de la saison.
Charlotte : Pourquoi est-ce Lady Bridgerton qui organise le premier bal et pas vous ?
Lady Danbury : Eh bien …
Valet royal : Lady Whistledown, Votre Majesté.

Penelope entre, serrant son sac contre elle, l’air stressé. Lady Danbury l’encourage d’un sourire.

Pénélope : Votre Majesté.
Charlotte : Madame Bridgerton, vous êtes en retard.
Pénélope : Vous venez de m’envoyer chercher, Votre Majes …
Charlotte : En retard !
Pénélope : Mes … mes plus humbles excuses.
Charlotte : Bien. Nous commençons une autre saison. En tant qu’amies, cette fois. Et il en sera ainsi tant que vous me rapporterez des potins croustillants.
Pénélope : Je vais m’y employer.
Charlotte : C’est parfait. Alors, donnez moi un avant gout avant que la première édition soit distribuée aujourd’hui.
Pénélope : Je … Oui, bien sur, Votre Majesté. Demain soir, nous lancerons la saison mondaine mais les choses pourraient paraitre …
Charlotte : Non, non, Madame Bridgerton. Il faut commencer par le commencement. Comme à votre habitude.
Pénélope : Oui, Votre Majesté. Très cher ami lecteur …
Charlotte : Oh !

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Lady Whistledown : Très cher ami lecteur.
Demain soir, nous lancerons la saison mondaine. Mais les choses risquent de paraitre un peu différentes de ce à quoi notre belle société a l’habitude d’assister. Parce que demain soir, se tiendra le bal masqué de Lady Bridgerton, un événement qui sans nul doute transportera les invités dans un monde de fantaisie …

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Dans sa chambre, Penelope s’apprête, aidée par deux femmes de chambre. Elle écoute avec Portia, Madame Varley rapporter les derniers potins. Colin entre.

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… Bien cachés derrière un masque nous sommes libres d’être qui nous avons envie et libres de faire connaissance avec qui nous le désirons …
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Chez les Bridgerton, les préparatifs pour le bal vont bon train.

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… Ce qui est certain, c’est qu’un bal masqué ne ressemble à aucun autre événement. Préparez-vous, très cher lecteur, car tout peut arriver.
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Benedict sort de la maison pour rejoindre un cercle privé. Il traverse plusieurs salles, Un homme s’approche de lui.

Valet : Un porto ?
Benedict : Merci.
Un homme : Quelle ambiance ce soir !
Benedict : Louis ! Vous avez belle mine.
Louis : Naturellement. Je vous retourne le compliment.
Benedict : Mm-mm. Pas ce soir.
Louis : Non, bien sur. Vous êtes invité à un événement mondain scandaleux, je parie. Je me trompe ?
Benedict : Evénement scandaleux organisé par ma mère. Je viens chercher un peu de plaisir pour me réconforter. Je ne peux rester longtemps.
Louis : Je n’ai pas besoin de vous bien longtemps. On peut être comblé de plaisir en un temps assez bref.

Ils s’enlacent et s’embrassent.
Chez les Bridgerton, on s’affaire dans la cuisine, on décore des gâteaux, on met la main aux derniers plateaux qui seront servis au cours du bal.

Mme Wilson : Ces bouquets vont la haut pour encadrer les musiciens. Mettez les napperons bleus sur les petites tables ainsi que … Oh ! seigneur !  Où cette pièce montée est elle censée aller ?
Celia : Sur la table à desserts près de la porte.
Mme Wilson : Celle que je vous ai précisément demandé d’écarter de la … Pourquoi n’a-t-on pas apporté les carnets de bal en haut ?
John : On a décidé de ne pas les mettre en haut. On a pensé que le but de la soirée était de se cacher.
Mme Wilson : Le but de la soirée est d’essayer de cacher son identité sous un déguisement ou un masque. Même s’ils n’y réussissent guère, ils doivent bien danser.
John : Mais, Madame Wilson …
Mme Wilson : A la place de leur nom ils mettront celui de leur déguisement.
Celia : Est-ce qu’ils vont garder les masques pendant toute la fête ?
Mme Wilson : Jusqu’à ce que l’horloge sonne minuit.
Celia : C’est très exaltant.
John : Exaltant pour eux, oui. Le chaos pour nous.

Les Bridgerton sont prêts pour le bal, à l’exception de Benedict.
Une jeune fille, vêtue d’une toilette argent vient de nouer son masque et sort de chez elle d’un pas décidé. Elle monte en voiture. Devant la maison des Bridgerton, elle regarde les invités déguisés et masqués, qui se dirigent vers l’entrée.

Sophie : Tu peux le faire Sophie. Tu vas y arriver.
Valet de pied : Nous sommes arrivés, madame. (En chuchotant) il y a tout un groupe qui arrive, suis les et entre en te mêlant à eux. Surtout, ne reste pas au-delà de minuit.

Elle sourit au valet puis entre avec le groupe. Elle regarde autour d’elle, émerveillée. John s’approche et lui présente un plateau avec les carnets de bal.

John : Madame ? Madame ?
Sophie : Oh ! oui ? Pardonnez-moi, je suis venue avec tout ce … groupe de personnes.
John : Bien sur. Je suis certain qu’on leur a déjà donné leur carnet de bal.
Sophie : Oh ! Oui, sans aucun doute.
John : Voulez-vous que je vous l’attache, à la place de votre chaperon ?
Sophie : Oh, non. Je l’ai perdu dans la foule. Il y a beaucoup de monde, donc … Merci.

Elle prend un carnet de bal. Plus loin, Lady Penwood et ses filles regardent les danseurs.

Posy : Alors un bal ressemble à cela ? Je l’avoue, je ne m’attendais pas à voir autant d’épaules. A combien de bals devrons nous assister cette saison ? Je crois que je vais adorer la société.
Rosamund : Une jeune fille n’est pas censée bavasser, Posy.

Sophie se glisse parmi les invités. Lorsqu’elle aperçoit Lady Penwood et ses filles, elle s’éloigne rapidement. Plus loin elle regarde avec un air d’admiration autour d’elle.

Sophie : Grandiose.

Violet : Je suis ravie de vous voir et je vous en prie, tachez de vous divertir.
Lady Danbury : Violet Bridgerton. Voila une fête splendide, c’est très réussi.
Violet : Lady Danbury ! Vous n’avez vraiment aucun regret ?
Lady Danbury : Pas le moindre. Organiser le premier bal de la saison a toujours beaucoup compté pour moi, mais croyez moi, je n’ai qu’une hâte, c’est de laisser ma place. Qui attendez vous encore ?
Violet : Benedict. Il semble qu’il soit encore en retard.
Marcus : Bonsoir. Je t’en prie !
Violet : Vous êtes assortis.
Lady Danbury : Mon cher frère, qui crois tu être exactement ?
Marcus : Je suis Zeus. Et toi, serais tu Héra ?
Lady Danbury : JE SUIS Zeus ! A mon avis, les dieux grecs seraient toujours au pouvoir la haut, si Zeus avait été une femme.
Marcus : Je trouve que nous avons plutôt fière allure.
Violet : Je suis on ne peut plus d’accord.

Les Mondrich entrent à leur tour dans la salle de bal.

Alice : La soirée s’annonce très amusante.
Will : En effet. Cependant, si tu croises quelque vipère, empressons nous de rentrer chez nous.
Alice : Ce sont des Bridgerton que je devine sous ces masques ?

Violet : Pardonnez moi, je dois vous abandonner pour trouver mon fils.

Majordome : Son Altesse Royale, la Reine.

Charlotte entre, escortée de Brimsley, ses dames de compagnie et la garde royale.

Violet : Votre Majesté.
Charlotte : Amenez la moi.
Lady Danbury : Votre Majesté.

Charlotte s’installe sur l’estrade préparée à son intention. Brimsley part à la recherche de Lady Whistledown qu’il escorte jusqu’à sa reine.

Brimsley : Pardonnez moi, où puis-je trouver l’honorable Madame Colin Bridgerton ?

Charlotte : Madame Bridgerton, je suis là.
Pénélope : C’est si généreux de votre part de nous honorer de votre présence, Votre Majesté.
Charlotte : Hé bien ?
Pénélope : Votre Majesté, la saison commence à peine. Mais je suis sure que nous trouverons une débutante ou deux que vous pourrez parrainer.
Charlotte : J’en ai assez de ces débutantes. Elles ont été si peu fiables par le passé. Et si nous concentrions nos efforts cette année pour trouver le candidat au mariage idéal pour enflammer la compétition ?
Pénélope : Oh, euh … Très bien. Certainement. Oh, euh … Lord Napier a dit vouloir se marier.
Charlotte : Il est plutôt bel homme.
Pénélope : Malheureusement, il est aussi extrêmement ennuyeux.
Charlotte : Ah !  Qui d’autre ?
Pénélope : Monsieur Frye pourrait convenir.
Charlotte : Si on louche peut être. Et celui là, la bas ?
Pénélope : Le Baron Hamilton .
Charlotte : Non, pas assez fortuné. N’y a-t-il donc personne ici qui soit digne de mon intérêt ?

En quête de Benedict, Madame Wilson descend aux cuisines.

Mme Wilson : Est-ce que quelqu’un a vu Monsieur Bridgerton ?

Benedict arrive devant la maison, John l’attend avec un masque.

Benedict : Bonsoir Mesdames.
Miss Livingston : Bonsoir.
Miss Hallewell : Monsieur Bridgerton.
Benedict : (à John) Tenez. Merci.
John : Je vous en prie.

Violet : Benedict !
Benedict : Bonsoir mère !
Violet : Vous avez deux heures de retard, encire une fois. Vous étiez censé chaperonner Eloïse.
Benedict : Mais j’étais là. Ne m’avez-vous pas reconnu avec mon masque ?
Violet : Que je sache, nous ne servons pas de gin ce soir. Pourtant votre haleine et vos vêtements empestent.
Éloïse : Il est réconfortant de voir que rien n’a changé.
Benedict : Eloïse !

Il la prend dans ses bras.

Éloïse : Comment se fait il que tu sois en retard et en habit froissé alors que j’arrive tout droit des Highlands ?
Benedict : J’ai du passer à mon appartement avant de venir pour me changer. L’élégance et l’exactitude ne sont elles pas démodées ?
Éloïse : Ce même vieux Benedict.
Benedict : Peut être pas ce soir. Ce soir, on peut prétendre être qui on en aura envie
Violet : Du moment que vous prétendez avoir envie de parler au groupe de débutantes face à nous.
Benedict : Mère !
Violet : J’ai préparé ceci minutieusement. Votre présence implique votre retour au bercail, dans la société. Reste à le confirmer aux yeux du monde en bavardant avec les débutantes.
Benedict : Je viens seulement …
Violet : Les débutantes ! C’est un ordre.

Benedict s’exécute et s’approche du groupe de jeunes filles.

Benedict : Bonsoir Mesdemoiselles. Vous êtes particulièrement ravissantes.
Miss Power : Monsieur Bridgerton, votre déguisement est superbe.
Benedict : Croyez vous ? Car vous m’avez reconnu immédiatement.
Miss Power : Oui, je distinguerais la carrure d’un Bridgerton n’importe où. Vos frères et vous, avez tous la même stature.
Benedict : Ah ! C’est vrai.
Miss Power : Et vous êtes le numéro deux. Oui !
Benedict : C’est bien mon nom.
Miss Patridge : Et vous êtes le dernier célibataire. N’avez vous jamais songé à ce que cela change ?
Benedict : Je vois que vous oubliez Gregory. Et d’ailleurs, qui vous dit que je ne suis pas lui ?

Surprises, les jeunes filles se regardent.

Pénélope :Il y a aussi Monsieur Lewis. Cela pourrait être un bon candidat, mais … il dégage une odeur parfois, alors …

Lady Penwood : Lady Bridgerton !
Violet : Lady Penwood ! Bienvenue.
Lady Penwood : C’est une fort jolie fête.
Violet : Oh oui, certes. Vous vous êtes faite bien rare, ces derniers temps.
Lady Penwood : En effet, j’ai préféré me retirer du monde depuis la mort de mes maris. Le premier et le second. C’est triste, mais c’est ainsi.
Violet : Oui. Le Vicomte Li et ensuite le Duc de Penwood. Je vous présente mes condoléances pour tous les deux. Et ces jeunes filles sont vos filles ?
Lady Penwood : En effet. Elles ont récemment fait leurs débuts. Puis je vous présenter mon aînée, Miss Rosamund Li.
Rosamund : C’est une fort jolie fête.
Lady Penwood : Et la cadette, Miss Posy.
Posy : Je trouve votre fête très amusante.
Violet : C’est très aimable, merci.
Lady Penwood : Qu’en est il de vos enfants ?
Violet : Ils vont bien, je vous remercie. Anthony voyage en Inde avec son épouse et Colin et Pénélope …
Lady Penwood : Croyez vous que vous réussirez cette saison ?
Violet : Réussir quoi ?
Lady Penwood : Persuader votre second fils de se marier.
Violet : Je … Je ne saurais le dire. Vous savez combien les jeunes gens peuvent être imprévisibles. Mais, je vous en prie … continuez à vous divertir.

Violet les quitte précipitamment.

Lady Penwood : Avez-vous étudié vos portraits ce matin ? Le voici.
Posy : Qu’il est bel homme !
Lady Penwood : Ne soyez pas frivole. Le plus important est son nom de famille. Il y a des rumeurs de débauche à son propos, mais tout le monde sait qu’un débauché repenti fait le meilleur des maris.

Elles regardent Benedict traverser la salle. Plus loin, Penelope écoute une conversation, un verre à la main. Puis elle rejoint Eloïse.

Lord Fife : Croyez vous que la fée près de Lord Arliss soit sa maitresse ?
Lord Basilio : Il serait bien téméraire de l’amener sous le nez de Sa Majesté. Et sous celui de sa femme.

Pénélope : J’avais cru que la nouvelle de Lord Arliss amenant sa maitresse ici serait le plus scandaleux des potins que j’aurais pu surprendre mais que Miss Eloïse Bridgerton discute fougueusement avec des débutantes, est encore plus scandaleuse.
Éloïse : D’abord, pourquoi Penelope Bridgerton rase t-elle les murs ?
Pénélope : Penelope Bridgerton ne rase pas les murs, Whistledown si. La reine attend d’elle des ragots bien juteux.
Éloïse : Dans ce cas, il faut conseiller à Whistledown d’écrire sur Benedict.
Pénélope : La reine cherche de quel gentleman faire son champion cette année. Ce serait terrible pour la famille qu’elle choisisse Benedict. Elle ne gagnerait pas, ça l’offenserait et votre mère …
Éloïse : Ma mère serait folle de rage et s’enflammerait aux pieds d’une monarque offensée. Dans votre intérêt, j’espère que vous avez surpris quelque chose de mieux.
Pénélope : J’aurais cru qu’après la saison dernière vous en auriez eu assez de prétendre vous intéresser aux débutantes.
Éloïse : Je n’ai pas à prétendre. Penelope, il est vrai qu’il y avait fort peu de monde en Ecosse mais le temps passé au milieu de paysages naturels d’une telle beauté m’a permis de longuement méditer. J’ai pris conscience que je n’avais nul besoin d’être hostile aux prétendants ou aux débutantes. Je peux être plaisante envers eux, cela importe peu parce que j’ai pris une décision. Je serai une vieille fille.
Pénélope : Vous ? Une vieille fille ?
Miss Evans : Eloïse, vous voici !
Éloïse : C’est très gentil à vous.
Miss Evans : Venez donc.

Eloïse s’éloigne avec les jeunes filles, Brimsley fait un signe discret à Penelope qui le suit

Lord Stirling : Que diriez-vous de rester ici pour la saison ?
Francesca : Mais l’Ecosse ? Et puis il y a votre cousine.
Lord Stirling : Cet été j’ai remarqué que vous gardiez vos distances l’une avec l’autre à Kilmartin. Ce qui est fort compréhensible. Nous sommes jeunes mariés et nous avons débuté notre vie conjugale dans une demeure que ma cousine considère autant la sienne que la nôtre. Il me semble que j’aurais du y songer avant de le suggérer. Nous finirons par retourner en Ecosse mais je souhaite faire une contribution au parlement cette année. Nous pourrions arranger Kilmartin House pour en faire notre cocon, ainsi vous seriez plus proche de votre famille.
Francesca : Oui, j’en serais ravie. Merci John.

Benedict traverse la salle de bal en évitant soigneusement les groupes de jeunes filles.

Jeune fille 1 : Benedict Bridgerton est là.
Jeune fille 2 : C’est mon préféré entre tous les frères.
Jeune fille 3 : Où est-il ? Montrez-le-moi. Oh, je le vois !
Jeune fille 2 : Monsieur Bridgerton, Monsieur Bridgerton, par ici !

Benedict se détourne et s’arrête soudain. Il regarde Sophie, le nez en l’air, en train d’admirer le grand lustre de la salle. Lord Napier s’approche. Sophie cache son carnet de bal dans son gant.

Lord Napier : Pardonnez moi, jeune dame, puis je vous demander la prochaine danse ?
Sophie : Monsieur, j’en serais fort honorée. Malheureusement j’ai égaré mon carnet de bal.
Lord Napier : C’est bien malencontreux.

Benedict a tout vu, il saisit un carnet de bal et s’approche de Sophie.

Benedict : Lord Napier, pardonnez moi. Je viens de trouver le carnet de bal de cette jeune dame. Je regrette, mon nom est le prochain sur sa liste.
Sophie : C’est … l’exacte … vérité.

Lord Napier s’en va en soufflant.

Benedict : Comment vous appelez vous ?
Sophie : Pourquoi voler à mon secours ?
Benedict : Il est rare de voir quelqu’un transporté de joie devant un lustre. Vous respirez la joie, elle vous illumine.

Il tend sa main, Sophie y pose la sienne. Benedict l’entraine vers la piste de danse.

Sophie : Sachez le, je me débrouillais très bien toute seule pour repousser ce monsieur.
Benedict : Serait il dépourvu des qualités que vous recherchez ?
Sophie : Les qualités ?
Benedict : Chez un prétendant.
Sophie : Je ne suis pas à la recherche d’un mari.
Benedict : Vraiment pas ?
Sophie : Non.

La musique reprend, les couples commencent à danser.

Sophie : Excusez moi, on m’attend quelque part.
Benedict : Vous ai-je offensée ?
Sophie : Oh non !
Benedict : Je ne veux pas vous importuner.
Sophie : Non, n’ayez aucune inquiétude.
Benedict : Avez-vous perdu votre chaperon ?
Sophie : Non … Elle …
Benedict : Je ne me suis pas présenté, pardon !
Sophie : Non, je ne sais pas danser. C’est la stricte vérité. Je ne sais pas danser.
Benedict : Une dame qui ne sait pas danser ? Cela fait-il partie du personnage que vous jouez ce soir ? L’ingénue vêtue d’argent.
Sophie : J’avoue, c’est vrai, vous avez vu clair en moi. Il est manifeste que c’est mon premier bal masqué. Quel est votre personnage ?
Benedict : A l’évidence, je suis votre maitre de ballet.
Sophie : Pour autant que tout le monde joue un rôle je crains que la compagnie ne soit perplexe en nous voyant en pleine leçon de danse au centre de la piste de bal.
Benedict : Dans ce cas, réfugions-nous sur la terrasse. N’y voyez rien d’inconvenant, je veux seulement éviter ma mère. Naturellement, je peux demander à un chaperon si cela vous met plus à l’aise. Il ne manque pas de bonnes ici.
Sophie : Je devrai vous faire confiance pour ce soir.

Benedict l’entraine à l’extérieur. La reine et Penelope continuent leur investigation. Charlotte aperçoit Benedict qui entraine Sophie. Charlotte remarque l’intérêt des jeunes filles envers Benedict.

Charlotte : Pourquoi pas lui ?
Pénélope : Doit il être gentil ?
Charlotte : Cela va de soi.
Pénélope : Alors, non.
Charlotte : Lui est un excellent choix.
Pénélope : Non, lui, c’est Benedict Bridgerton Votre Majesté.
Charlotte : Excellent. Il est riche, très bel homme et c’est un Bridgerton.
Pénélope : Peut être y a-t-il d’autres gentilhommes …
Charlotte : C’est bien, nous avons assez parlé.

Eloïse remarque une jeune fille masquée, elle se dirige vers elle. Elle lui prend le bras et la tire vers le hall.

Hyacinthe : Aïe ! Vous me faites mal ! Vous vous trompez de personne.
Éloïse : Bien sur.
Hyacinthe : De quel droit ?
Éloïse : C’était fort malin de ta part mais je reconnaitrais ma petite fouineuse de sœur n’importe où.
Hyacinthe : Personne d’autre ne me reconnaitra avec mon masque. Je t’en prie, laisse moi danser rien qu’une danse.
Éloïse : Une seule danse qui serait ta dernière si maman avait le moindre soupçon de ta présence ici. Remonte tout de suite.
Hyacinthe : J’aurais voulu que tu restes en Ecosse.

Furieuse Hyacinthe monte l’escalier. Eloïse vérifie que sa sœur est bien remontée à l’étage et retourne dans la salle de bal. Violet entre dans le hall, Marcus la suit.

Marcus : J’ose espérer que vous me cherchiez ?
Violet : Nul doute, c’est une plaisante surprise de vous trouver.

Après avoir vérifié qu’ils sont seuls, Marcus prend la main de Violet et embrasse tendrement l’intérieur de son poignet. Des invités traversent le hall, ils se séparent précipitamment.

Violet : Lord Anderson, c’est un plaisir de vous avoir.
Marcus : Le plaisir est partagé, Lady Bridgerton.

Dans la salle de bal, les Mondrich regardent la reine.

Will : Veux tu qu’on l’approche ?
Alice : Elle nous a fait un compliment remarquable sur notre bal, la saison dernière. Tu te rappelles ce qu’elle a dit ?
Will : Pas – mal.
Alice : Elle nous apprécie et Lady Danbury est là. Allons présenter nos hommages.
Lady Danbury : Monsieur et Madame Mondrich, Votre Majesté.
Alice et Will : Votre Majesté.
Charlotte : Où est donc passé ce Bridgerton ?

La reine ignore le couple. Lady Danbury chuchote « je suis désolée ». Le couple s’éloigne.

Lady Danbury : Est-ce que la fête vous amuse Votre Majesté ?
Charlotte : Comme les Grecs, vous avez passé la flamme. Lady Bridgerton a organisé le premier bal et je l’ai honoré de ma présence. Ne me remerciez pas.
Lady Danbury : Oui, certes. Je vous suis fort reconnaissante d’avoir choisi d’y assister.
Charlotte : Souhaitons que la prochaine fois, monsieur Bridgerton se montre plus longuement. Ou bien les autres messieurs devront être plus intéressants. Sinon, où est le plaisir ? Je voudrais que vous et moi, nous nous divertissions cette saison.
Lady Danbury : Eh bien, justement, à ce sujet, Votre Majesté, j’avais l’intention de vous en parler. J’avais une certaine raison de laisser à d’autres le premier bal de la saison. A dire vrai, j’envisage de ne plus jouer de rôle important dans la société cette année. Comme vous le savez, j’ai beaucoup contribué à la vie mondaine et à nos jeunes couples. Et j’en ai retiré beaucoup de joie et de bonheur. Et votre amitié … a été le plus grand honneur de mon existence et d’en avoir fait l’objet … j’en apprécie, j’en chéris chaque minute. Mais il est temps que je me retire. Je me languis de voyager, de revoir la demeure ancestrale de mon père. Je n’y suis pas retournée depuis mon enfance, j’avais quatre ans. Aussi, je souhaiterais quitter le pays à la fin de cette saison. Bien sur, nous nous écrirons et je viendrai parfois vous rendre visite. Je compte bien m’en aller. Je désirerais pouvoir partir un certain temps.

Brimsley regarde Lady Danbury, d’un air désolé.

Charlotte : Non !

Sur la terrasse, Benedict conduit Sophie sous un pavillon orné de fleurs.

Sophie : Merci !
Benedict : Est-ce que vous riez de moi ?
Sophie : Non, c’est que tout cela est si … Quel spectacle grandiose.
Benedict : Vous êtes différente des autres jeunes filles. C’est un soulagement.
Sophie : Qu’est-ce qui vous déplait chez les autres jeunes filles ?
Benedict : Ma foi … Je dis seulement … qu’elles sont …
Sophie : Constamment à votre poursuite ? Eh bien, aussi éprouvant que cala soit pour vous, vous devez vous rappeler qu’elles ont passé leur vie entière à se préparer à cette chasse au mari. Des centaines d’heures à devenir des jeunes filles accomplies. Des essayages sans fin, sans comptes les trois heures dédiées à la seule coiffure en vue des six heures qu’elles passeront au bal. Tout cela dans l’espoir que vous pourriez les remarquer.
Benedict : Les remarquer ? Et vous, ne souhaites-vous pas être remarquée ? Vraiment ?
Sophie : Vraiment. J’espère simplement m’amuser un peu.
Benedict : Vous paraissez vous amuser beaucoup. Ou … pas ?
Sophie : C’est une soirée délicieuse, mais en vérité, je … je ne me sens pas souvent à ma place dans les réceptions mondaines.
Benedict : J’ai du mal à le croire.
Sophie : Il se peut que je me sente plus à mon aise en observant les détails d’un événement qu’en y participant.
Benedict : Eh bien, ne craignez rien. Je ne le répèterai pas à ma mère.
Sophie : Votre mère ? Oh ! alors ceci est votre demeure, ce qui fait de vous un Bridgerton ?
Benedict : Mais, vous ignoriez qui je suis, vraiment ?
Sophie : Oui, jusqu’à cet instant.
Benedict : Fort bien. Si je ne peux savoir votre nom …
Sophie : Benedict, je présume ? Vous êtes tel que Whsitledown vous décrit par l’apparence et le caractère.
Benedict : Vous ne me connaissez qu’à travers Whistledown ? Vous venez au bal mais sans savoir danser, vous êtes singulièrement pleine d’assurance, mais vous ne vous sentez pas à votre place ? Qui êtes vous ? Où avez-vous grandi ?
Sophie : Ici, en Angleterre.
Benedict : En ville ou à la campagne ?
Sophie : Entre les deux.
Benedict : Qui sont vos parents ?
Sophie : Mon père et ma mère. Vous avez bien réussi à ne pas me dévoiler une seule chose sur vous. Est-ce votre habitude ? Détourner l’attention sur les autres pour ne pas qu’on puisse voir sous la surface ?
Benedict : Il est parfois rassurant de rester dans des eaux peu profondes. C’est plus chaud, plus plaisant. J’aime la chaleur.
Sophie : Mais il est ennuyeux de nager dans les mêmes eaux jour après jour, même si elles sont chaudes et … plaisantes. Iriez vous en eaux profondes avec moi ?
Benedict : Bien que vous m’ayez convaincu, je l’avoue, au sujet des efforts faits par les jeunes filles ce soir, j’ai le sentiment que leur chasse au mari ne me concerne pas vraiment. Aussi, la raison pour laquelle je reste en eaux peu profondes est que moi aussi, je me sens un imposteur.
Sophie : Mais c’est votre demeure familiale ici.
Benedict : C’est encore pire ici. Il me semble vous devoir une leçon de danse.
Sophie : Pourquoi moi ? Pourquoi souhaitez vous tant danser avec moi ?
Benedict : Parce que je suis un simple mortel et que je ne peux remettre en question ce que le carnet de bal m’ordonne. Bon, très bien. Tout d’abord, je m’incline. Ensuite … posez votre main sur la mienne. Rapprochez vous un peu de moi. Ensuite, un simple pas de base.

Sophie suit ses mouvements en surveillant ses pieds.

Benedict : Un, deux, trois. Un, deux, trois. Un, deux, trois, bien.
Sophie : Vous êtes un bon professeur.
Benedict : Et vous êtes parfaite en prétendue élève.
Sophie : Oh, pardonnez moi.
Benedict : Je vous en prie. Ne vous tracassez pas, voyons. Mes sœurs ont fait mille fois pire. Un, deux, trois. Un, deux, trois. Un, deux, trois. Un deux … impressionnant. Vous dansez déjà les yeux fermés.
Sophie : Je m’efforce de mémoriser ce moment en détail, ainsi, si je veux, j’y reviendrai en pensée.
Benedict : Vous êtes sans doute la personne la plus fascinante que je connaisse. Si je ne puis savoir votre nom ni où vous habitez, comment pourrai-je vous rendre visite demain ?
Sophie : Cela ne sera pas possible.
Benedict : L’ingénue vêtue d’argent qu’on ne pourra jamais revoir.

Benedict baisse son regard et leur lèvres se rapprochent.

Benedict : Non, nous ne devrions pas.
Sophie : Nous ne devrions pas quoi ?

Il sourit, se baisse et l’embrasse sur la joue. Puis il retire le gant de Sophie, effleure ses doigts et porte sa main à ses lèvres. Il l’embrasse dans la paume. Ils se regardent les yeux dans les yeux longuement. Soudain un son de clochette vient de la maison.

Benedict : Votre nom, je vous en prie.
Sophie : Que se passe t’il ?
Benedict : Eh bien, il est minuit. C’est le moment où tout le monde doit se démasquer, vous y compris.
Sophie : Je ne peux pas rester. Mon … Mon chaperon doit me chercher.
Benedict : Ne partez pas, je vous en prie.

Elle se dirige vers la maison, s’arrête puis revient vers lui et l’embrasse. Il se penche vers elle mais elle s’éloigne rapidement.

Benedict : Revenez !

Benedict la regarde partir et s’aperçoit qu’il a gardé son gant. Il rentre dans la salle de bal, les danseurs sont en train de se démasquer.

Violet : Regardez le baron !

Colin et Penelope enlèvent leur masque.

Colin : Je peux vous emmener hors d’ici si vous le désirez.
Pénélope : Il faudra que je finisse par affronter ces gens.

En traversant la salle en courant, Sophie bouscule Lady Penwood.

Lady Penwood : Excusez moi. Regardez donc devant vous.

Sophie baisse la tête et continue sa course vers la sortie.

Lady Penwood : Regardez, c’est Lady Whistledown. Allez lui faire savoir qu’il y a un diamant ici ce soir.

Rosamund et d’autres jeunes filles se précipitent et entourent Penelope.

Rosamund : Madame Bridgerton. Miss Rosamund Li. Je suis raie de faire votre connaissance.
Miss Evans : Ravie de vous rencontrer, bonsoir.
Pénélope : Oh, bonsoir.

Colin : Benedict ! Comment vas-tu ? il y a des siècles que je ne t’ai vu.
Benedict : Je suis pressé.

Benedict se dirige vers la sortie. Sophie est déjà partie. Elle entre dans une chambre modeste. Elle se déshabille et range ses vêtements. Plus tard, rhabillée en uniforme de domestique. Une domestique entre dans la chambre, suivie par le valet qui avait accompagné Sophie au bal

Irma : Alors c’était comment ? Raconte moi tout Sophie. Ou juste une partie. T’es-tu bien amusée au moins ?
Sophie : C’était la soirée la plus extraordinaire de ma vie, Irma. C’était …
Alfie : Elles sont là !
Irma : J’ai tout préparé, exactement comme tu l’aurais fait. Tu n’as rien à craindre.

Voix : Sophie Baek !

Sophie se précipite mais revient sur ses pas.

Sophie : Merci ! Merci, je vous suis si reconnaissante.

Elle s’en va. Elle entre dans un salon, avec un plateau de thé. Lady Penwood et ses filles sont rentrées du bal. Posy sourit à Sophie.

Rosamund : C’est horrible de rester plantée sur ses pieds toute la soirée. Il n’y a rien de plus éreintant que d’être une débutante.
Posy : C’est mieux que de rester à la maison.
Lady Penwood : Sophie. Vous avez du passer une soirée fort plaisante.
Sophie : Ma soirée ressemblait aux autres, Madame.
Lady Penwood : Alors comment se fait-il que vous n’attendiez pas ici avec notre thé ?
Sophie : Mes excuses, madame. J’ai retourné vos matelas, nettoyé vos brosses à cheveux, sorti vos chemises de nuit et le thé est enfin prêt. Pardonnez moi ce retard. Comment était votre soirée ?
Posy : Sophie, savez vous ce qu’est une toge ? J’aurais voulu que vous voyiez cela …
Rosamund : Monsieur Bridgerton s’est considérablement intéressé à moi.
Posy : Tu crois ?
Rosamund : Ou il le fera. Dès que son temps ne sera plus monopolisé par la femme qui l’accaparait.
Lady Penwood : Il n’y a pas lieu de vous inquiéter, Rosamund. Vous êtes ma fille. Qui que soit la personne avec qui il parlait, elle ne peut en aucun cas rivaliser. Vous pouvez disposer, Sophie.

Sophie fait une révérence et ressort, en emportant le plateau du thé.
Dans la salle de danse.

Pénélope : Votre Majesté, je me dois de vous le dire. Je ne crois pas que Benedict Bridgerton soit le bon choix.
Charlotte : Mais il l’est.
Pénélope : Naturellement. Toutefois, la moitié des jeunes filles que j’ai observées ce soir, n’avaient d’yeux que pour lui. Les mamans s’interrogent sur ses intentons pour la saison, mais sachez bien que je connais Benedict.
Charlotte : Vous insinuez que ce n’est pas mon cas ?
Pénélope : Non, je ne dis pas ça. De tous les hommes de la société, je parierais que Benedict Bridgerton est le moins désireux de se marier.
Charlotte : Le moins désireux ? Et vous seriez prête à parier la dessus ?
Pénélope : Oh non, ce n’est pas au sens … Lorsque j’ai dit « parier », je …
Charlotte : D’accord. Pari tenu. Bien ! C’est si exaltant pour nous tous. Alors … combien avez-vous l’intention de miser sur ce pari ?
Pénélope : Ah …

Les invités sont partis, les domestiques s’affairent pour ranger et nettoyer.

Éloïse : Vous cherchez Benedict, je présume’ ?
Violet : Malheureusement, oui en effet. Je crains qu’il ne soit parti tôt. Mais vous, vous avez paru vous amuser ce soir.
Éloïse : En fait, c’est le cas. Et cela devrait continuer ainsi, maintenant que j’apprécie les choses d’un autre point de vue.
Violet : De quel point de vue au juste ?
Éloïse : Celui d’une vieille fille. J’ai décidé de ne pas me marier.
Violet : Oh, Eloïse, ça n’est pas quelque chose que vous pouvez décréter ainsi.
Éloïse : Maman, j’ai fait mes débuts il y a trois saisons sans avoir reçu aucune proposition.
Violet : Oui, c’est un fait. Certaines jeunes dames sont considérées vieille fille si elles n’ont pas eu de demande à votre âge. Mais vous n’auriez eu aucun mal à trouver un mari si seulement vous aviez essayé.
Éloïse : Je n’ai pas envie d’essa yer.
Violet : Mais vous en aurez envie si vous rencontrez la bonne personne. Si je vous ai laché la bride à Benedict et vous, c’est que j’avais déjà fort à faire avec Colin et Francesca. Mais cette saison, vous êtes tous les deux en haut de ma liste pour le mariage.
Éloïse : Je crois qu’il est temps que j’aille me coucher.

En traversant le hall, Violet découvre Benedict assis sur les marches de l’escalier. Elle vient s’assoir près de lui.

Violet : Enfin, vous voila.
Benedict : Mère. Je me suis seulement …
Violet :  Merci d’avoir parlé avec les débutantes. Moi-même, j’aurais bien besoin de me reposer. Il y a tellement d’enthousiasme au début de la saison.
Benedict :  C’était une fabuleuse soirée.
Violet :  Sincèrement ? Avez-vous trouvé de l’intérêt à une jeune fille ?
Benedict :   Non.
Violet :  Oh.
Benedict :    Mais j’ai de la considération pour tout ce qu’elles doivent endurer. Je parle de centaines d’heures de préparation, uniquement dans le seul espoir d’être remarquées.
Violet : On croirait qu’on a fait de vous un homme neuf.
Benedict :  Je ne dirais pas cela. D’ailleurs, je vais sortir boire quelques verres. Mais je promets de ne pas me coucher après le lever du jour.
Violet : Hyacinthe Bridgerton, veuillez remonter à l’instant.
Hyacinthe : Quel mal y a-t-il à simplement observer ? Eloïse vous a parlé ?
Violet :  Me parler de quoi, à quel sujet ? Revenez ici, jeune fille !

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…Si quiconque garde encore l’espoir que Benedict Bridgerton prenne une épouse cette saison, votre auteur souhaite faire savoir qu’elle ne parierait pas sur les chances que cela arrive.
Mais croyez ce que vous désirez, cher lecteur, votre chroniqueuse sait d’expérience qu’une petite dose de faux-semblants a souvent le pouvoir de transformer la réalité, de nous arracher à la morosité d’une existence monotone. Avec un peu d’imagination, l’impossible semble possible. Les rêves semblent tangibles. Cependant, cher ami lecteur, au final, chacun finit par se réveiller.

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Penelope pose son écritoire, près d’elle, dans leur lit, Colin dort déjà.
Benedict est resté dans l’escalier, le gant de Sophie dans les mains.
Sophie entre dans sa chambre, prend le second gant, le caresse et ferme les yeux, revivant sa soirée. Elle ouvre les yeux, revient à la réalité puis cache son gant sous son matelas.

Rédigé par mamynicky

4.01 – The Waltz

The Bridgertons are back in London for a new season. Violet oversees an army of servants.

Violet : The platters more to the left. No, those flowers off to the side.
Domestique : yes, ma’am.
Violet : Mrs Wilson ? I …
Mme Wilson : There is another batch in the oven. The girls will need something warm after a fortnight in a carriage.
Violet : Precisely. Thank you, Mrs Wilson.

Mrs. Wilson goes down to the kitchen. The same excitement reigns there as in the living room.

Mrs Wilson : Very well, then, I need scones and the napkins ….
Celia : Scones are just out, and napkins are pressed and ready for you

Bell jingling.

John : Our Princess Hyacinth has risen.
Mme Wilson : I noticed a bootprint in the entry hall.

John quickly wipes his soles. The bell in the Great Hall rings.

Celia : They’re here!

A car stops in front of the Bridgerton house. Eloise, then Francesca and her husband get out.

John : Welcome home, Miss Bridgerton.
Éloïse : Good day, John. Oh, it is good to be home.
Lord Stirling : Have you forgotten Scotland so quickly?
Francesca : I am sure we all miss Kilmartin Castle greatly.

Francesca takes her sister's arm and they walk towards the house.

Francesca : (whispering) Though I am glad to be home as well.

The family is gathered to welcome the travelers. In the living room, Penelope and Colin are playing with their baby, Elliott.

Pénélope : Is that Daddy ? Oh, thank you. That’s perfect, just like you. Are you not perfect, Elliott?.
Colin : Just like his mother. Come here..
Portia : I shall hold Lord Featherington. We do not want anyone spilling tea on the heir to our great name.
Violet : And there you are !
Hyacinthe : You have returned just in time to break our fast.

Éloïse : Oh, Penelope, I have missed you.
Pénélope : Oh, El ! Oh… how was Scotland ?
Éloïse : There are not nearly enough people in Scotland, Pen. I had to take to talking to sheep.
Hyacinthe : Could you not just eat his cheeks?

Mme Wilson : They’re sweet as long as you are not the one who has to look after them and mind their cries. I, for one, am glad the viscountess had her baby in India.
Celia : Mrs. Wilson ! I cannot wait to meet the little heir when they return.
John : We have certainly needed more boys. It’s getting rather girlish around here with Gregory off at Eton.
Celia : As if you mind.
Mme Wilson : I would not count on Miss Bridgerton to have young men around, but if Miss Hyacinth has her way, she shall make her debut any day now.

Hyacinthe : Mama finally let me lower my hems.
Francesca : Did she?
Pénélope : Say hello. “Auntie Eloise, hi !”
Éloïse : Hello.

Mme Wilson :  Is everything well, ma’am?
Violet : Oh, everything is perfect. It should be perfect. It would be perfect ifWhere is Benedict ? (To John) Please, fetch my carriage.
John : Of course.

A few moments later, Violet gets out of the car and heads towards her son's apartment.

Coachman : Stop! Whoa!
John : Lady Bridgerton, are you sure you wouldn’t prefer for me to fetch him?
Violet : You’ve had to fetch him for me one too many times these last months. Perhaps if he is awakened from his inebriated slumber by the face of his mother, he will learn to be on time for once.
Butler : Lady Bridgerton.
I require an audience with my son.
Butler : Unfortunately, the room is in a state of disarray, ma’am. Perhaps we should send a maid in first.
Violet : I assure you, I have often witnessed Benedict’s disarray. Move ! On second thought, do fetch a maid. Or two. Benedict Bridgerton !

The butler opens the bedroom door. She enters, pulls back the sheets and discovers Benedict naked, in the company of a young woman.

Violet : Oh, my word ! Where is your chaperone, young lady?
Benedict : Mother? How are you here?
Violet : Good Lord, Hatch, draw back the curtains. It is time for my son to wake up.
Benedict : No, please do not.
Young woman 1 : [groans] Ugh, that is so bright.
Violet : Dear God.
Young woman 2 : Who are you?
Violet : I am…
Benedict : We really should not…
Violet : No, it does not signify who I am, because I am leaving.
Benedict : Mother!
Young woman 1 : That is your mother?
Benedict : Mmhm.
Violet : We shall have a discussion later. John ?

Violet leaves, followed by John after a helpless gesture towards Benedict.
Later, at the Bridgertons' house, Benedict is working with his secretary.

Secretary : A letter from the solicitor asking if you should like to continue the family’s investment in copper. I remember the viscount was quite insistent it was a wise investment.
Benedict : Very well, then.
Secretary : Letters from the tenants. Mr. Boyle writes to ask for a loan to reinforce his cattle fence.
Benedict : Of course.
Secretary : Are you certain, Mr. Bridgerton ? The viscount would not usually grant such a request until the finances for the tenants are on secure footing.

Violet enters the office. The secretary leaves.

Secretary : I shall be… elsewhere.

Benedict : Mother. I apologize.
Violet : For what ? For constantly missing family events or turning up late ? Usually smelling of liquor ? Taking advantage of my forgiving nature ? Or for debauching yourself so much so this summer that apparently you have ended up with not one but two mistresses. What happens if one of these mistresses gets with child?
Benedict : They are not my mistresses. They are simply acquaintances.
Violet : That is even worse!
Benedict : Mother, I am careful.
Violet : The fact that you find this a laughing matter. You still have two sisters who must marry, and their fate depends on the family reputation. Do you not even consider it?
Benedict : Anthony must consider it. Anthony is the viscount. His reputation secures the Bridgerton name. I am merely a second son.
Violet : Who also must marry someday. Who will need to seek approval of the father of an eligible young lady. Which requires you to be a gentleman and not a… A rake.
Benedict : Language, Mother.
Violet : You will make yourself unwell if you carry on as you have.
Benedict : My health is my concern, and you needn’t worry about my reputation. It is unlikely I will ever marry.
Violet : Benedict Bridgerton !
Benedict : I am only saying the eligible ladies of the ton, many of them are lovely, but they all have the same dream of marriage. They display no true animation, no zest for life, no personality. I am charting a more venturesome course outside good society. In doing so, I am being true to myself. Is not that the point ? Should not that be enough for you? Please.
Violet : No, absolutely not. You simply have not met the right young lady yet. And you never will if you don’t settle down and join society. Enough is enough.
Benedict : Mother !
Violet : Enough, Benedict ! You wish to be true to yourself, then be who you are, a member of this family. All the eyes of the ton will be on us hosting the first ball. So, please, do not humiliate me. And, um… be on time.

Royal Palace.

Charlotte : Where is she?
Lady Danbury : You have only just sent for her, Your Majesty. Have you yet decided whether you will attend Lady Bridgerton’s ball?
Charlotte : It is a masquerade.  I have no interest in dressing as someone other than myself. How long does it take for one to arrive at the palace? She is late.
Lady Danbury : Well… your presence would mean a great deal to Lady Bridgerton in confirming her as the new hostess of the season’s first ball.
Charlotte : Why is Lady Bridgerton hosting the first ball instead of you?
Butler : Lady Whistledown, Your Majesty.

Penelope enters, clutching her bag, looking stressed. Lady Danbury encourages her with a smile.

Pénélope : Your Majesty.
Charlotte : Mrs. Bridgerton, you are late.
Pénélope : You have only just sent for me.
Charlotte : Late!
Pénélope : My deepest apologies.
Charlotte : Well, we begin another season, this time as great friends. And it shall stay that way as long as you bring me great gossip.
Pénélope : I shall certainly try.
Charlotte : Very well. I should like a foretaste before your first issue is distributed today.
I… Of course, Your Majesty. Tomorrow night, the social season shall begin, but things might look a little different–
No, Mrs. Bridgerton. You must begin how it begins, the proper way.
Oh Yes, Your Majesty. Dearest Gentle Reader…

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Lady Whistledown : Dearest Gentle Reader, tomorrow night, the social season begins, but it might look a little different from what our fair ton has come to expect. Because tomorrow night is Lady Bridgerton’s masquerade ball, an event sure to transport its guests into fantasy …
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In her room, Penelope is getting ready, helped by two maids. She and Portia listen to Madame Varley recounting the latest gossip. Colin enters.

Mme Varley : And the Luton footman told me that Lord Harley has a weekly rendezvous with Lady Luton every Friday.
Portia : Oh, the Queen will relish that.
Pénélope : And if I print it, Lady Luton’s daughters will be ruined.
Colin :  [knock at door] Am I interrupting?
Portia : No, not at all. My dear son.

Colin :  How was the Queen?
Pénélope : Terrifying. She made me recite my column from memory.
Colin :  I’m certain you were superb. Now, can I help you take your mind off Whistledown for a little while?
Pénélope : That is most kind of you.

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… Behind the cover of a mask, we are free to be anyone we so choose… I’m feeling rather powerful tonight. …
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At the Mondrichs'.

Will : I’m feeling rather powerful tonight. Perhaps I shall go dressed as the Duke of Wellington tomorrow.
Alice : Well then, I shall have to overpower you and go dressed as the Queen.
Will : Which queen could possibly overpower our great war hero?
Perhaps Queen Margaret, the one who said, “Off with his head.”
Alice :

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…and free to make the acquaintance of anyone we so desire.
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At the Bridgerton's, preparations for the ball are well underway.

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All that is certain is that a masquerade is like no other event. Prepare yourself, gentle reader… for anything can happen.
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Benedict leaves the house and goes to a private club.

Valet : Port?

[indistinct chattering]
[glass shatters]
[laughing men cheer]

Benedict : Louis. Hmm. You look well.
Louis : Of course I do. As do you.
Benedict : Mmmm. I cannot tonight.
Louis : [scoffs] Of course. You are meant to attend some sort of shocking society event, surely?
Benedict : My mother’s shocking society event.
Louis : Ah.
Benedict : I’ve only come for a dose of merriment to sustain me. I cannot stay long.
Louis : Well, I do not need you for a long time. And much merriment can be had in a rather short time.

They kiss.
At the Bridgerton's, everyone is busy in the kitchen, decorating cakes, and putting their hands on the last platters that will be served during the ball.

Mme Wilson : Those bouquets… Upstairs, flanking the musicians. The navy linens on the small tables and– Oh dear. Where the devil is that going?
Celia : On the dessert table by the door.
Mme Wilson : The one I told you not to put so close to the… Why have the dance cards not been laid out upstairs?
John : We decided not to bring them up. We thought the point of the evening was concealment
Mme Wilson : The point of the evening is to try to hide one’s identity by costume or mask. Not that many succeed, but they still must dance.
John : But Mrs. Wilson…
Mme Wilson : They will write down their costume names.
Celia : Will they stay masked all evening?
Mme Wilson : Until the clock strikes midnight.
Celia : Sounds thrilling.
John : Thrilling for them. Chaos for us.

The Bridgertons are ready for the ball, except for Benedict. A young woman, dressed in a silver gown, has just fastened her mask and leaves her house with a determined stride. She gets into a car. In front of the Bridgerton house, she watches the costumed and masked guests making their way to the entrance.

Sophie : I can do this. I can do this.
Driver : Gate!
Valet de pied : We have arrived, my lady. … There is a large group arriving. … Just conceal yourself behind them. … And just be out by midnight.

She smiled at the valet and then entered with the group. She looked around, amazed. John approached and presented her with a tray containing the dance cards.

John : My lady. My lady?
Sophie : Yes. Forgive me, I came in with that rather large group.
John : Of course. I am certain we have given them their dance cards as well.
Sophie : Oh. Yes, of course.
John : Would you like me to tie it on, instead of your chaperone?
Sophie : Oh, no. [quick laugh] I have lost them. There are many, but I will … Thank you.

She picks up a dance card. Further on, Lady Penwood and her daughters watch the dancers.

Posy : Is this what a ball is like? I did not expect so many shoulders. How many balls exactly do we attend this season? I think I shall like society.
Rosamund : Young ladies are not meant to ramble on, Posy.

Sophie slipped among the guests. When she spotted Lady Penwood and her daughters, she quickly moved away. Further on, she looked around her with an air of admiration.

Sophie : Glorious.

Violet : Thank you so much for coming. And please, enjoy yourselves.

Lady Danbury : Violet Bridgerton. This is a very fine party.
Violet : Lady Danbury. Hmm. Are you certain you have no regrets?
Lady Danbury : Not one bit. Hosting the first ball of the season has always meant a great deal to me, but I am looking forward to stepping back. Who is missing?
Violet : Benedict. It seems he is late again. [both laugh]
Lady Danbury : Ah.
Marcus : Ladies. Are we…?
Violet : You are matching.
Lady Danbury : Who exactly do you think you are?
Marcus : I am Zeus. Are you Hera?
Lady Danbury : I most certainly am not. I… am Zeus. Perhaps the Greek gods would still be in charge up there if Zeus had been a woman.
Marcus : I think we look rather good.
Violet : I could not agree more.

The Mondrichs then entered the ballroom.

Alice : Mm, this will be an amusing night.
Will : Indeed. Though, if you see any vipers, let us make haste for home.
Alice : Are those Bridgertons I see behind those masks?

Violet : Pardon me, I unfortunately must find my son.

Butler : Her Royal Highness, the Queen.

Charlotte enters, escorted by Brimsley, her ladies-in-waiting and the royal guard.

Charlotte : Bring her to me.
Lady Danbury : Your Majesty.

Charlotte takes her place on the platform prepared for her. Brimsley goes in search of Lady Whistledown, whom he escorts to her queen.

Brimsley : Bridgertons, where might I locate the Honorable Mrs. Colin Bridgerton?

Charlotte : Mrs. Bridgerton, I am here.
Pénélope : It is so generous of you to grace us with your presence tonight, Your Majesty.
Charlotte : Well?
Pénélope : [hesitates] Your Majesty, the season has only just begun. But I am… sure we will find a debutante or two tonight for you to champion.
Charlotte : I tire of debutantes. They have been so unreliable in the past. Let us turn our attention this year instead to offering up a leading suitor to fire the competition.
Pénélope : Oh. Uh…Certainly …  Oh, um… Lord Napier has said he will marry.
Charlotte : He is rather handsome.
Pénélope : But also exceptionally dull, unfortunately.
Charlotte : Ah… Who else?
Pénélope : Mr. Frye might be eligible.
Charlotte : If one squints. What of him ?
Pénélope : Baron Hamilton.
Charlotte : Not nearly rich enough, I fear. Is there anyone here worthy of my interest?
Pénélope : Um…

Looking for Benedict, Mrs. Wilson goes down to the kitchens.

Mme Wilson : Has anyone seen Mr. Bridgerton ?

Benedict arrives at the house, John is waiting for him, wearing a mask.

Benedict : Good evening, ladies.
Ladies :  Good evening.
Benedict : (to John) Thank you.

Violet : Benedict !
Benedict : Hello, Mother.
Violet : You are two hours late, yet again. You were meant to chaperone Eloise.
Benedict : I have been here. Perhaps you did not recognize me in my mask.
Violet : I do not believe that we are serving gin, and yet I can smell it all over you.
Éloïse : Good to see nothing has changed here.
Benedict : Eloise!
Éloïse : How is it you are the one late and rumpled when I traveled from the Highlands ?
Benedict : I had to go to my bachelor lodgings to change. Are timeliness and neatness not old-fashioned?
Éloïse : Same old Benedict.
Benedict : Perhaps not tonight. Tonight we can be anyone we want.
Violet : Well, if by anyone you mean someone who will speak to those debutantes…
Benedict : Mother!
Violet : I have planned this carefully. Your very presence here implies to the ton that you are back in society. Now you must make it a fact by speaking with the debutantes.
Benedict : I have only just …
Violet : Debutantes. Now.

Benedict complies and approaches the group of young girls.

Benedict : Good evening, ladies. You all look exceptionally lovely tonight.
Lady 1 : Mr. Bridgerton, your disguise tonight is superb.
Benedict : Is it? And yet you recognize me immediately.
Lady 1 : Well, I could discern the Bridgerton build from anywhere. You brothers do all look so much alike.
Benedict : Ah.
Lady 1 : Yes. [chuckles] You are number two. Yes.
Benedict : That is my name.
Lady 2 : [chuckles] And yet you are the last unmarried. Have you any thoughts of that ever changing?
Benedict : [chuckles] You must not forget about Gregory. Mm? In fact, are you quite certain I am not him?

Pénélope : There… There There is Mr. Lewis. He might be a catch, but, um… he tends to smell, so…

Lady Penwood : Lady Bridgerton.
Violet : Oh… Lady Penwood. Welcome.
Lady Penwood : It is a fine evening.
Violet : Oh, indeed. We have not seen much of you lately.
Lady Penwood : No. I have absented myself from society since my husbands’ deaths. The first and the second. Husbands, that is.
Violet : Of course. Viscount Li and then the Earl of Penwood. I am so sorry for your losses. And are these your daughters?
Lady Penwood : They are. They have recently made their debuts. May I present my daughter, Miss Rosamund Li.
Rosamund : It is a fine evening.
Lady Penwood : And this is Miss Posy.
Posy : I am very much enjoying your party.
Violet : You are most kind.
Lady Penwood : How are your children?
Violet : Oh, very well, thank you. Anthony is off in India with his bride. Colin and Penelope…
Lady Penwood : Do you think you will succeed this season?
Violet : Excuse me?
Lady Penwood : In persuading your second son to take a wife.
Violet : I… cannot say. Well, you know how young men are. So unpredictable. Well, please. Enjoy yourselves.
Lady Penwood : Did you study your miniatures this morning?
Rosamund : Mm.

They watch Benedict cross the room. Further on, Penelope listens to a conversation, a glass in her hand. Then she joins Eloise.

Lady Penwood : There he is.
Posy : He is so handsome.
Lady Penwood : Do not be shallow. What matters most is his surname. There are rumors of rakish behavior, but everyone knows reformed rakes make the best husbands.

Lord 1 : Cheers. Do you think the fairy with Lord Arliss is his mistress?
Lord 2 : He’d have to be rather bold to bring her right under the nose of Her Majesty.
Lord 1 : And his wife.

Pénélope : I had thought that the news of Lord Arliss bringing his mistress would be the most scandalous gossip I would overhear from the wall. But Miss Eloise Bridgerton eagerly chatting with debutantes is the most scandalous news of all.
Éloïse : Why is Penelope Bridgerton keeping to the wall to begin with?
Pénélope : Penelope Bridgerton is not, but Whistledown is. The Queen insists on great gossip this year.
Éloïse : Then I am surprised you have not had Lady Whistledown write about Benedict.
Pénélope : She is looking for a gentleman to champion this year. The last thing this family needs is for her to choose Benedict. She will never win, which will outrage her, and your mother…
Éloïse : My mother will explode and burst into flames at the feet of an outraged monarch.
Pénélope : For your sake, I do hope you’ve overheard something better on the wall. I’d thought that after last season you had your fill of pretending to be engaging with debutantes.
Éloïse : I do not pretend. Pen, there may not have been enough people in Scotland, but time spent amidst so much astounding natural beauty did give me considerable time to reflect, and what I realize is that there is no need for me to antagonize suitors or debutantes. I can be entirely pleasant to all. It matters not, because I have made a decision. I am on the shelf.
Pénélope : You? On the shelf?
Lady : Here we are.
Éloïse : Why, thank you.
Lady : Here.
Éloïse : How are you?

Lord Stirling : What if we were to stay for the season?
Francesca : What about Scotland? What about… your cousin?
Lord Stirling : Yeah, I noticed the two of you kept your distance from one another this summer. Which is understandable. We are newlyweds, and yet we began our married life together in a home that Michaela considers hers as much as ours. Perhaps I should have thought of that before suggesting it. We will eventually return to Scotland, but I should like to make a contribution to Parliament this year. We could set up Kilmartin House, make it just ours, and you can be closer to your family.
Francesca : Yes, I would love it. Thank you.

Benedict crosses the ballroom, carefully avoiding groups of young girls.

Lady 1 :  Benedict Bridgerton is here.
Lady 2 :  He is? Oh my, I think he’s my favorite of all the brothers.
Lady 3 :  Wait, which one is he again ?
Lady 4 :  Mr. Bridgerton, a moment.
Lady 5 :  Mr. Bridgerton!
Lady 6 :  Mr. Bridgerton, over here !

Benedict turns away and stops suddenly. He looks at Sophie, her nose in the air, admiring the grand chandelier in the hall. Lord Napier approaches. Sophie hides her dance card in her glove.

Lord Napier : Pardon me, young lady. Could I trouble you for the next dance?
Sophie : Uh, sir… You see, I would love to, but I have misplaced my dance card.
Lord Napier : Oh… That is unlucky.
Benedict : Lord Napier, forgive me for interrupting. I have just found this young lady’s dance card. But unfortunately, my name is up next.
Sophie : That is true.

Benedict : What is your name?
Sophie : Why did you rescue me?
Benedict : It is rare to see someone beaming with joy at one of these things. It is positively spilling out of you.

He holds out his hand, Sophie places hers in it. Benedict leads her towards the dance floor.

Sophie : I’ll have you know I was doing rather well fending off the gentleman on my own.
Benedict : Does he not possess the qualities you seek?
Sophie : Qualities?
Benedict : In a suitor.
Sophie : Oh, I am not looking for a husband.
Benedict : You are not?
Sophie : No.
Benedict : Huh.
Sophie : Excuse me, I am meant to be somewhere.
Benedict : Have I offended you?
Sophie : Oh, no.
Benedict : I do not mean to pry.
Sophie : Do not concern yourself.
Benedict : Have you lost your chaperone?
Sophie : No…
Benedict : Is it that we’ve met?
Sophie : No, I… I cannot dance. That is the truth. I cannot… dance.
Benedict : A lady who cannot dance  Huh. Is this a part of the character you are playing tonight ? A silver ingénue ? You have seen through me.
Sophie : Clearly, this is my first masquerade, and what role are you playing?
Benedict : Evidently, that of your dancing master.
Sophie : Ah. As much as we are all pretending here tonight, the ton might be bewildered by the sight of us conducting dance lessons in the center of the ballroom.
Benedict : Well, there is always the private terrace. I mean nothing untoward. I am simply avoiding my mother. Of course, I could ask for a chaperone if it would make you comfortable. Surely there is a maid nearby.
Sophie : I shall have to trust you for tonight.

Benedict leads her outside. The queen and Penelope continue their investigation. Charlotte sees Benedict leading Sophie away. She notices the girls' interest in Benedict.

Charlotte : What of him?
Pénélope : Um… Must he be kind?
Charlotte : Of course.
Pénélope : Mm. Then no.
Charlotte : He is a fine choice.
Pénélope : Oh… No. Uh, that is Benedict Bridgerton, Your Majesty.
Charlotte : Excellent. He is rich, handsome, and a Bridgerton.
Pénélope : But… perhaps there are other gentlemen.
Charlotte : We have talked enough.

Eloise notices a masked girl and walks towards her. She takes her arm and pulls her towards the hall.

Éloïse : Pardon me a moment. Could you…
Hyacinthe : Ow. That is my arm. You are mistaken.
Éloïse : Right.
Hyacinthe : Excuse me.
Éloïse : A clever attempt, but I would recognize my busybody sister anywhere.
Hyacinthe : No one else will ever know who I am in the mask. Please… can I have just one dance with a suitor?
Éloïse : One dance will be your last if Mama gets so much as an inkling that you are in attendance. Upstairs.
Hyacinthe : I wish you had stayed in Scotland.

Violet enters the hall, Marcus follows her.

Marcus : Looking for me, I hope?

After confirming they were alone, Marcus took Violet's hand and tenderly kissed the inside of her wrist. Guests were passing through the hall; they hurriedly separated.

Violet : Lord Anderson, thank you for attending.
Marcus : Pleasure to be had, Lady Bridgerton.

Will : Shall we approach?
Alice : She did make quite the compliment for our ball last season. Do you remember what she said?
Will and Alice :  Not bad.
Alice : She likes us. And Lady Danbury is there. Let us present ourselves.
Lady Danbury : Mr. and Mrs. Mondrich, Your Majesty.
Will and Alice :  Your Majesty.
Charlotte : Where is that Bridgerton boy?
Lady Danbury : [mouthing] I’m sorry.

Lady Danbury : Are you enjoying the party, Your Majesty?
Charlotte : Like the Greeks, your torch has been passed. Lady Bridgerton has hosted the first ball, and I have graced it. You are welcome.
Lady Danbury : Indeed, and I am most grateful you chose to attend.
Charlotte : I hope next time Mr. Bridgerton will show more of his face. Or the other gentlemen need to be more interesting. Where is the fun? I would like for you and me to enjoy ourselves this season.
Lady Danbury : In fact, on that, Your Majesty, I have been meaning to speak with you. There is a reason I handed over the first ball of the season. I am… I am considering playing less of a part in society this year. As you know, I have contributed much to society and to our young couples, and I have enjoyed it deeply. And your friendship. It has been the honor of my life that you chose me. I treasure every moment. But it is time. I… long to travel… to visit my ancestral home. I have not been there since I was four years old. So, I would like to leave at the end of this season. Of course, you and I shall write, and I will be back for visits, but I am leaving. I… should like to leave. For a time.
Charlotte : No.

Brimsley looks at Lady Danbury with a sorrowful expression.
On the terrace, Benedict leads Sophie under a flower-adorned pavilion.

Sophie : Thank you.
Benedict : Are you laughing at me?
Sophie : No. No, it is all just so… It is a spectacular night.
Benedict : Hm. You are not like the other young ladies. It is a relief.
Sophie : What is wrong with the other young ladies?
Benedict : Well… I am only… They are…
Sophie : Constantly pursuing you? While I can imagine that is taxing for you, you must remember that those young ladies have spent their entire lives preparing for the pursuit. Hundreds of hours acquiring their accomplishments, endless fittings, not to mention the three hours alone it takes to do up their hair for the five or six hours they will be at this ball. All in the hope that you might simply notice them.
Benedict : Them? Are you not also hoping to be noticed? Truly?
Sophie : Truly. I am merely hoping to enjoy myself.
Benedict : And you seem to be very much. Or… not?
Sophie : It is a lovely evening, but in truth, I… cannot help but feel a little out of place at a society function.
Benedict : How can that be true ?
Sophie : Perhaps I feel more comfortable appreciating the details of an event than I do participating.
Benedict : Well, do not worry. I will not tell my mother.
Sophie : Your mother ? So this is your home, then, which… makes you a Bridgerton?
Benedict : Wh… You really did not know who I am?
Sophie : Not until now.
Benedict : Well? If I cannot have your name, you cannot …
Sophie : Benedict, I presume. You are just as Whistledown describes, both in appearance and nature.
Benedict : You know me from Whistledown but not from society ? You are at a ball but cannot dance, and you are singularly self-possessed, and yet you do not feel as if you fit in? Who are you ? Where did you grow up ?
Sophie : Here. In England.
Benedict : City or countryside?
Sophie : Between the two.
Benedict : Who are your parents?
Sophie : Mother and Father. You have managed not to tell me a single thing about yourself. Is that something you do? Put all the attention on others so no one might see beneath your surface ?
Benedict : Sometimes it is easier to stay in shallow water. Warmer. More pleasant. I like warm and pleasant.
Sophie : It is dull to swim in the same waters day after day, even if they are warm and… pleasant. Will you not wade out deeper with me ?
Benedict : Well, while your point is well-taken about the efforts made by tonight’s young ladies, I cannot help but feel their pursuit has very little to do with me. So, perhaps the reason I stay in shallow water is that I too feel like an imposter.
Sophie : But this is your family home.
Benedict : Even more so here. I believe I still owe you a dance lesson.
Sophie : Why me? Why is it that you wish to dance with me?
Benedict : Uh, because I am a mere mortal, and I do not question what the dance card tells me to do. Very well. First, we bow. Then… you put your hand in mine. Now you move a little closer. Then… a simple box step. One, two, three. One, two, three. One, two, three. Good.
Sophie : You are quite the teacher.
Benedict : And you are quite the pretend student.
Sophie : Oh ! Oh, forgive me.
Benedict : Do not worry. Please, do not worry. My sisters have done far worse. One, two, three. …two, three. One, two, three. One, two… Mm. Impressive. Dancing already with your eyes closed.
Sophie : I am trying to remember this moment exactly, so that if I wish… I can escape here.
Benedict : You are perhaps the most intriguing person I have ever met. If I can’t know your name or where you live, however am I meant to call on you tomorrow?
Sophie : That will not be possible.
Benedict : Mmm… A silver ingénue who can never be seen again.

Benedict lowers his gaze and their lips draw closer.

Benedict : Oh, we should not.
Sophie : We should not what?

He smiled, bent down, and kissed her cheek. Then he removed Sophie's glove, brushed his fingers against hers, and brought her hand to his lips. He kissed her palm. They gazed into each other's eyes for a long time. Suddenly, the sound of a bell came from the house.

Benedict : Please tell me your name.
Sophie : What does it mean?
Benedict : Well, it is midnight. Time for everyone to reveal themselves, including you, at last.
Sophie : I must go. My… My chaperone will be looking for me.
Benedict : Please, do not leave.

She walks towards the house, stops, then comes back to him and kisses him. He leans towards her, but she quickly moves away.

Benedict : Wait!

Benedict watches her leave and realizes he has kept his glove on. He enters the ballroom; the dancers are removing their masks.

Colin : I can whisk you out of here, if you like.
Pénélope : I shall have to face everyone eventually.
Young lady :  That’s her. Penelope Bridgerton.

As she ran across the room, Sophie bumped into Lady Penwood.
Sophie ducked her head and continued running towards the exit.

Sophie : Oh. Ooh…
Lady Penwood : Excuse me. Watch where you are going.

Sophie : That is Lady Whistledown. Go and make it known that there is a diamond here tonight.

Rosamund : Mrs. Bridgerton. Miss Rosamund Li. I am pleased to make your acquaintance.
Wonderful to meet you all.

Colin : Benedict, how are you? It has been an age since I have seen you.
Benedict : I must go.

Benedict heads for the exit. Sophie has already left. She enters a modest room. She undresses and puts away her clothes. Later, dressed again in a servant's uniform, a maid enters the room, followed by the valet who had accompanied Sophie to the ball.

Irma : Well, how was it? Well, tell me everything. Something. Did you enjoy yourself?
Sophie : It was the most extraordinary night of my life. It was…
Alfie : They are here.
Irma : I’ve set everything exactly as you would’ve done it. You have nothing to worry about.
A voice : Sophie Baek !
Sophie : Thank you. Both of you, I cannot thank you enough.

She leaves. She enters a drawing room, carrying a tray of tea. Lady Penwood and her daughters have returned from the ball. Posy smiles at Sophie.

Rosamund : How horrible it is to be on one’s feet all night. There is nothing so taxing as being a debutante.
Posy : It is better than sitting at home.
Lady Penwood : Sophie. You must have had a pleasurable evening.
Sophie : My evening was like any other.
Lady Penwood : Then why is it that you were not waiting here with our tea ?
Sophie : My apologies, ma’am. Your beds have been turned down, hairbrushes cleaned, nightwear readied, and the tea is here for you now. Please forgive the delay. And how were your evenings ?
Posy : Have you heard of such a thing as a toga ?  I wish you could have seen…
Rosamund : Mr. Bridgerton showed considerable interest in me.
Posy : Did he?
Rosamund : Or he will, once his time is not monopolized by that woman he was with.
Lady Penwood : I would not worry, Rosamund. You are my daughter. Whomever he was talking with tonight, she cannot possibly compete. You are excused, Sophie.

Sophie curtsies and leaves, carrying the tea tray.
In the dance hall.

Pénélope : Your Majesty, um… I really must tell you, I do not think Benedict Bridgerton is your pick for the season.
Charlotte : But he is.
Pénélope : Of course. It is just… half of the young ladies I observed tonight had their eyes on him, and mamas are wondering about his intention for the season, but… I know Benedict.
Charlotte : Are you saying I do not?
Pénélope : I’m saying that… of all the men of the ton, I would wager that Benedict Bridgerton is the least likely to marry.
Charlotte : The very least ? And you would wager on that?
Pénélope : Oh, well, I do not mean… Um… When I said wager, I was
Charlotte : We have a wager. Yes. How thrilling for us all. Now, how much are you willing to settle on this bet?

Éloïse : Looking for Benedict, I assume?
Violet : Well, unfortunately, yes. I fear he may have left early. But you seemed to enjoy yourself tonight.
Éloïse : In fact, I did. And I should continue to do so, now that I can enjoy it from, well, the shelf.
Violet : Which shelf, exactly?
Éloïse : The shelf. I’ve decided to be a spinster.
Violet : Oh, Eloise, that is not something you simply get to decide.
Éloïse : It has been three seasons since I’ve been out with absolutely no prospects.
Violet : It is true. There are certain young ladies who’d be considered on the shelf if they have no prospects at your age, but you’d surely have no trouble securing a husband if you simply tried.
Éloïse : I do not want to try.
Violet : Well, you will, once you meet the right gentleman. I gave you and Benedict free rein last season because I had my hands full with Colin and Francesca. But this season, you are both at the very top of my matchmaking list.
Éloïse : I think I shall go to bed now.

As she crossed the hall, Violet discovered Benedict sitting on the steps of the staircase. She went and sat down next to him.

Violet : There you are.
Benedict : Mother. I… I’ve only–
Violet : Thank you for speaking to the debutantes. I could do with a rest myself. There is so much enthusiasm at the start of the season.
Benedict : It was a tremendous evening.
Violet : Was it? Have you taken an interest in a young lady?
Benedict : No.
Violet : Oh.
Benedict : But… I can now respect what they are all up against. I mean, hundreds of hours of preparation, all in the hope of simply… being noticed.
Violet : You sound as if you have been made a new man.
Benedict : I will not say that.  In fact, I’m going out for a few drinks tonight. But I promise to be in bed before the sun comes up.
Violet : Hyacinth Bridgerton, go to bed this instant.
Hyacinthe : What harm can it do for me to simply observe? Did Eloise speak with you?
Violet : About what, exactly? You come here, young lady.

---------
If anyone were holding out hope …that Benedict Bridgerton would take a wife this season, this author should make it known that she does not wager it will happen.
But believe what you might wish, dear reader, this author knows best that a small amount of make-believe often has the power to remake reality, to lift us up from the drudgery of a humdrum existence. With a little imagination, the impossible seems possible. Dreams seem tangible. And yet, gentle readers, one must eventually wake up.
 ---------

Penelope places her writing desk beside her in their bed; Colin is already asleep.
Benedict remains on the stairs, Sophie's glove in his hands.
Sophie enters her room, takes the second glove, strokes it, and closes her eyes, reliving her evening. She opens her eyes, snaps back to reality, and then hides her glove under her mattress.

 

Rédigé par mamynicky

 

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vampire141  (05.03.2026 à 08:14)

oui ça fait trés Cendrillon, voir du coté domestique me plait beaucoup 

labelette  (01.03.2026 à 22:07)

On va avoir droit à un remake de Cendrillon dans cette saison : une domestique (la belle-fille ?) masquée qui séduit l'héritier. Elle part à minuit mais laisse tomber son gant, à défaut de soulier de vair.

J'ai bien aimé Bénédict, toujours aussi désinvolte que la saison passée. Du moins pour l'instant.

 

mamynicky  (08.02.2026 à 23:29)
Message édité : 09.02.2026 à 08:15

Enfin la saison 4 est arrivée.

Ce qui me manque dans le premier épisode, ce sont les personnages qui ont disparu, de Daphné et Simon jusqu'aux soeurs de Penelope et même Cressida. Je trouve que c'était des repères dans la société.

Les scènes, les costumes, tout est comme d'habitude magnifique. 

Le filtrage des invités est un peu léger puisque Sophie s'infiltre sans encombre alors que tout le monde se connait. Mais elle ne pourrait pas admirer le lustre en cristal dans la salle de bal ni se faire remarquer par Benedict.

Violet ne s'adresse pas à Benedict avec la retenue qu'elle avait pour son fils ainé. J'aime bien qu'elle soit plus autoritaire avec Benedict.

Lady Danbury veut retourner en Sierra Leone, je regretterais qu'elle disparaisse à son tour. Heureusement Charlotte n'est pas prête à la laisser partir, pourtant on comprend qu'elle sera obligée d'accepter le départ de son amie.

Francesca, heureuse de revenir à la maison ? curieux, elle souhaitait tellement en partir. J'ai été étonnée de son changement d'attitude.

Eloïse aussi a évolué, même si elle a décidé de rester vieille fille, elle est moins engagée. J'avais adoré Eloïse avec Théo Sharpe.

Benedict, j'attends de voir les autres épisodes. Aucune opinion sur l'actrice qui campe Sophie comme sur le personnage pour le moment, mais quelque chose me dérange dans son comportement. On verra ...

parenthese  (01.02.2026 à 11:29)

Je reste très mitigée sur ce premier épisode , il y a quelque chose qui manque, peut être trop d'attente entre chaque saison ou une certaine lassitude.

Bénédict est mon personnage préféré et je souhaite retrouver tout ce qui m'a plu en lui, son humour, son libertinage ,son non conformisme etc ....J'espère que l'on ne fera pas de lui un amoureux transis ...à suivre .

Pas d'opinion sur le personnage de Sophie ni sur l'actrice qui joue le rôle , trop tôt .

jptruelove  (29.01.2026 à 22:36)

Youpie, une nouvelle saison qui commence :-)

J'ai adoré ce premier épisode ! 

Les frasques de Benedict, les demandes de la reine envers Pénélope, la décision de Lady Danbury, celle de Eloise... Tout est en place pour une saison intéressante :-)

Sophie est superbe dans son rôle et j'adore ses premiers moments avec Benedict lors du bal masqué. 

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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