404 – L’offre d’un Gentleman
La voiture de Benedict entre dans Londres. Sophie le questionne sur ses futurs employeurs, il reste évasif. Ils arrivent devant la maison des Bridgerton. Sophie la reconnait, Benedict avoue qu’elle sera employée par sa mère, dans la maison où il habite la moitié du temps pour remplacer le Vicomte. Sophie ne veut pas travailler pour lui et préfère aller chercher une place ailleurs. Il la suit et la prévient que les amis qu’il a contactés lui ont répondu qu’on a conseillé à leurs épouses de ne pas l’engager. Elle envisage de retourner à la campagne où l’on est moins regardant. Il la met en garde contre un Philip Cavender. Elle affirme qu’elle n’aurait pas quitté les Cavender si elle avait su qu’elle allait travailler chez les Bridgerton. De guerre lasse, il explique qu’il a encore des affaires à régler pour le domaine mais il n’a aucune intention d’être sur son chemin. Ils ne se verront qu’à peine dans cette vaste demeure. Il veut seulement l’aider et elle n’a pas beaucoup d’autres options. Elle avoue ne pas savoir de quoi les épouses de ses amis parlaient, elle pense qu’il y a un malentendu. Benedict répond qu’il le sait car il la connait. Elle capitule et se dirige vers la maison.
Violet prend tout de suite son fils à part car Madame Wilson a été avertie de ne pas faire confiance à Sophie, il n’y a donc aucun poste pour elle. Benedict montre sa blessure à Violet en lui disant que Sophie lui a sauvé la vie et que lui, lui fait confiance. Violet se dirige vers Sophie et la remercie d’avoir soigné son fils. Puis elle lui demande si elle a une lettre de recommandation de son dernier employeur. Sophie est gênée, Benedict répond à sa place que Philip Cavender, son dernier employeur, était malveillant. Violet s’intéresse aux qualifications de Sophie qui répond la mode, elle coud, nettoie, lit, écrit … Benedict ajoute qu’elle parle plusieurs langues. Violet décide qu’il est temps que ses filles aient une femme de chambre. Eloïse a besoin d’être motivée et Hyacinthe de compagnie. Madame Wilson approuve, c’est décidé.
Pendant que Madame Wilson l'emmène, Sophie regarde Benedict qui la suit du regard.
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Lady Whistledown : Très cher ami lecteur, tout l’art du portrait consiste à décrire son sujet tel qu’il apparait dans la vie de tous les jours. Et tout en permettant aux subtilités crépitant sous la surface de révéler leur éclat. Saisir un tel niveau de détail requiert un œil attentif et serait bien au-delà de la patience de votre chroniqueuse. Car mon œil attentif est actuellement accaparé par les allées et venues de Benedict Bridgerton qui a finalement effectué son retour dans notre bonne société …
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Pendant que la Reine commente la dernière chronique de Lady Whistledown, Lady Danbury jette un regard sur un tableau sur lequel elle est représentée près de la reine Charlotte, jeunes toutes les deux. A leur suite, Brimsley regarde également le tableau.
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… mais un portrait ne capture qu’un simple instant de vie. C’est pourquoi il serait très difficile à votre chroniqueuse d’affirmer que le portrait actuel de Monsieur Bridgerton soit vraiment celui d’un futur candidat au mariage. Car on ne revient pas dans le monde sans s’exposer à nombre de distractions plus fascinantes les unes que les autres.
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Madame Wilson fait visiter la maison à Sophie et lui donne ses instructions. Elle commence par lui montrer les chambres d’Eloïse et Hyacinthe. Elle lui explique qu’Eloïse a toujours le nez dans un livre et fait mine d’être malade pour éviter tout événement mondain. Puis elle présente Sophie à la cuisine. Celia est étonnée d’apprendre que Sophie a servi dans une maison où ils n’étaient que huit et que le nettoyage, la couture, le lavage et le brossage lui incombaient. Bien que ce ne soit pas son travail, Sophie propose d’aider Celia à monter les pâtisseries. Elle aide également à la blanchisserie et se fait apprécier de tous. Elle a la joie d’accueillir Hazel qui enfin rejoint la maison Bridgerton.
Toute la famille est rassemblée pour accueillir Gregory, rentré d’Eton. Violet apprend avec plaisir que Benedict va recommencer à chercher la dame vêtue d’argent. Elle a rassemblé les photos des prétendantes pour aider Benedict et sélectionner les jeunes filles qui pourraient être la dame d’argent.
Eloïse et Hyacinthe sont étonnées de découvrir que Sophie est cultivée. Eloïse propose à Sophie d’échanger leur lecture.
Violet sollicite Madame Wilson pour organiser un tête à tête, qu’elle appelle « thé du soir ». Compréhensive, Madame Wilson propose de donner leur soirée au personnel et elle restera seule si elle a besoin d’aide pour ses toilettes. De plus elle suggère de faire inviter la famille chez Francesca et Violet pourrait être malade. Elle s’assurera personnellement que tout thé donné le soir bénéficie d’une discrétion absolue et voyant Violet gênée, elle ajoute que la vie est faite pour être vécue.
En croisant Benedict dans un couloir, Sophie souhaite le remercier pour avoir fait embaucher Hazel. Puis elle lui propose de l’aider avec un petit bouton à son col qu’il n’arrive pas à fermer. Leurs yeux se croisent, ils se rapprochent et se séparent avec peine.
Quelques dames sont rassemblées chez Lady Danbury. Cette dernière demande à Violet si Benedict est toujours à la recherche de la dame d’argent. Alice Mondrich comprend que Benedict est le fameux dépravé libre-penseur du Whistledown et Penelope confirme. Violet a montré les miniatures des jeunes femmes invitées au bal masqué à son fils, qui affirme que ce n’était aucune d’entre elles. Alice, pas très occupée, propose d’aider à la recherche de la jeune fille, ce qu’accepte volontiers Violet. Lady Danbury pense que Penelope va finir par gagner son pari avec la Reine. Penelope se demande si Lady Whistledown n’est plus qu’une marionnette pour la Reine et toutes les mamans de fils à marier.
Au cours de la soirée, Violet s’approche de Francesca et lui demande d’organiser un diner de famille pour découvrir la nouvelle demeure des Kilmartin. Francesca hésite mais Violet ne lui laisse pas le choix et fixe le dîner une semaine plus tard. Eloïse fait l’éloge de Sophie. Elle la trouve remarquable, Sophie en sait plus sur les arts qu’aucun de ses frères et douée pour les sciences.
De leur côté, les hommes se sont réunis au club. Colin taquine Benedict qui tripote son bouton de col, pensif. Lord Stirling lève son verre au bouton de Benedict, suivi par l’assistance. Colin s’interroge sur sa recherche de la dame d’argent. Benedict avoue que cela fait si longtemps qu’elle n’est plus qu’un souvenir dans sa tête et ne sait plus vraiment de quoi elle a l’air.
Hiscox salue Benedict et lui présente Virginia avant de s’éloigner. Il explique à Colin et John Stirling qu’Hiscox lui a dit à la campagne qu’il a pris une maîtresse et qu’ils sont très amoureux. Colin n’est pas intéressé par ce genre de vie. Benedict lui apprend qu’avant Kate, Anthony avait une maitresse. Will Mondrich ajoute que ce genre de vie ne l’intéresse pas non plus mais il sait que c’est courant. Un homme sur deux, présents au club, entretient une maitresse. Les hommes de la bonne société doivent se marier suivant leur classe mais l’amour n’obéit pas toujours à cette loi. Colin se lève pour aller chercher un autre verre. Toujours pensif, Benedict observe de loin Hiscox et Virginia tout en tripotant son bouton.
Le lendemain, Violet invite Sophie à prendre le thé dans le salon. Elle souhaite lui témoigner sa gratitude pour avoir sauvé la vie de Benedict. Par ailleurs, Eloïse est intarissable à son propos. Violet lui demande de lui parler un peu d’elle, comment une personne férue de littérature et aussi bien éduquée qu’elle a pu se retrouver à la campagne. Sophie explique qu’elle a grandi à Aylesbury et la dame chez qui elle travaillait a eu la gentillesse de la laisser assister aux leçons des enfants. Mais elle s’est trouvée en désaccord avec la maitresse de maison à la fin. Elle n’a été employée chez les Cavender que depuis peu de temps. La semaine passée au cottage a été l’une des plus belles de sa vie. Violet est désolée d’apprendre que les parents de Sophie sont décédés. Elle serait heureuse que Sophie accepte que son emploi chez les Bridgerton soit permanent, Eloïse et Hyacinthe ont beaucoup d’affection pour elle. Sophie la remercie et promet d’y réfléchir.
Plus tard, Violet parle de Sophie avec Lady Danbury et lui confie que quelque chose chez elle lui donne envie de la protéger, comme si elle fuyait quelque chose. Lady Danbury lui demande son sentiment sur Alice Mondrich. Violet la trouve très sympathique surtout qu’elle s’est proposée pour l’aider à chercher la dame mystère de Benedict. Lady Danbury confirme qu’Alice pense avoir une candidate et poursuit discrètement ses investigations. Lady Danbury avoue être indécise au sujet d’un cadeau qu’elle aimerait donner à Madame Mondrich mais, en lui faisant ce cadeau, elle se récompenserait elle-même. Elle sait que ce serait égoïste, mais ne mérite-t-elle pas d’avoir quelque chose pour elle-même ? Si ce cadeau ne nuit pas à Madame Mondrich et se montre bénéfique au contraire, elle pense que c’est elle qui en bénéficierait bien plus. Violet répond qu’elle craint souvent d’être égoïste et certaines choses lui font très envie, pourtant elle a le droit de les avoir et Lady Danbury aussi. Son amie mérite tout le bien être ou la liberté qu’elle souhaite. Elle a gagné son droit au bonheur. Violet se souvient de la phrase de Madame Wilson « la vie est faite pour être vécue ».
Francesca prépare sa maison pour le diner familial. John Stirling trouve son épouse différente depuis quelques temps. Il lui explique qu’il s’est réfréné dans leur vie privée, par respect pour elle et son confort. Toutefois, si elle souhaite qu’ils soient plus expressifs, il serait heureux de s’y plier. Francesca répond qu’elle serait heureuse de s’y plier aussi.
Chez les Bridgerton, Sophie regarde les étoiles par une fenêtre. Benedict entre dans la pièce et s’arrête en la voyant. Elle s’excuse et se dirige vers la porte, il ne veut pas qu’elle parte à cause de lui. Elle retourne vers la fenêtre et remarque que les étoiles sont moins nombreuses qu’au cottage. Il s’approche de la fenêtre en disant que la beauté naturelle du monde semble amoindrie à Mayfair. Elle regrette la campagne, elle s’y sentait très bien. Il se tourne vers elle, leurs yeux se croisent. Benedict se penche vers elle, elle s’éloigne vivement en lui disant bonsoir. Il ne veut pas qu’elle parte, elle s’arrête et se retourne. Elle lui raconte que depuis qu’elle est toute petite, elle rêve d’une famille comme les Bridgerton, même en travaillant pour elle. Violet lui a proposé de l’embaucher définitivement. Benedict se rapproche d’elle, il lui prend la main. Leurs regards se croisent à nouveau. Benedict lui dit qu’elle mérite mieux. Elle pense qu’il n’est pas avisé qu’elle reste. Il ne veut pas compromettre son projet si elle souhaite rester. Ils se regardent longuement puis sur un bonne nuit elle s’en va. Resté seul, Benedict serre un fusain dans son poing et le casse.
Dans son lit, Sophie n’arrive pas à dormir, elle tourne et retourne. Puis sur le dos, elle glisse sa main sous les draps et se caresse.
En robe de chambre, Violet fait un va et vient dans sa chambre ; elle s’arrête devant son miroir. Elle ferme les yeux et fait tomber la robe de chambre. Puis elle observe son corps et semble rassurée.
Lady Danbury emmène Alice au palais pour un thé avec la Reine. Elle lui rappelle que Charlotte aime les révérences profondes et qu’elle parlera pour elle deux. Elles entrent dans le salon de la Reine. Lady Danbury présente Alice, dont le fils ainé a hérité du domaine de Kent. Puis elle demande à Alice de rapporter à la Reine leur dernière conversation. Alice explique qu’elle a mené son enquête et pense avoir trouvé la dame mystère. Charlotte trouve l’information intéressante et espère que sa théorie sera exacte. Au grand étonnement d’Alice, Lady Danbury oblige Charlotte à l’accepter comme sa nouvelle dame de compagnie et l’invite à se retirer. Puis elle invite Lady Danbury pour le thé et le dernier Whistledown.
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Très cher ami lecteur, ces derniers temps, il semblerait qu’à Mayfair la Grande Guerre des Domestiques soit enfin proche de s’apaiser définitivement. Ce silence soudain rend notre bonne société avide d’une nouvelle intrigue. Les spéculations vont bon train quant à savoir quelle grande famille envisage d’emménager dans la demeure voisine de celle des Bridgerton.
Mais à dire vrai, votre chroniqueuse trouve ce genre de spéculations assez ennuyeuses.
N’a-t-on point envie de quelque chose d’un peu plus … croustillant ?
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Benedict a terminé le portrait de la dame d’argent, le visage est imprécis. Allongé sur le sofa, il arrache nerveusement le bouton de sa chemise. Violet entre, il s’assoit pour laisser une place à sa mère. Elle est heureuse de lui apprendre que Madame Mondrich a une voisine aux cheveux bruns, qui a quitté Londres juste après le bal masqué et tout juste de retour. De plus, la jeune fille n’a reçu aucune leçon de danse. Elle s’appelle Miss Hollis. Benedict est plein d’espoir et accepte que Violet l’invite pour le thé avec sa mère. Il rentrera dans la pièce par hasard, sans mentionner le bal masqué ni le gant perdu. Il sourit et promet d’être le charme et la grâce personnifiés. Il regarde sa peinture de la dame en argent.
Très élégant, Benedict se dirige vers le salon. Violet prend le thé avec Lady Hollis et sa fille. Violet l’invite à se joindre à elles. Il examine le visage de la jeune fille, qui lui sourit. Pendant que Violet la questionne, Benedict fixe son regard sur ses lèvres. Benedict est sous le charme et lui demande si elle aime nager dans un lac où l’eau est calme et peu profonde, ou encore dans la mer où tout est vaste et très profond. Miss Hollis aime nager en particulier dans la mer. Elle avoue avoir passé plusieurs étés en bord de mer en Italie. Ils échangent en riant quelques mots en italien, Benedict ajoute que des professeurs trouvaient que sa prononciation laissait à désirer. Elle n’est pas d’accord, sa prononciation est parfaite. Sophie entre avec une théière. Il la regarde et ils se sourient. Miss Hollis intercepte leur regard. Gêné, Benedict demande à Sophie où sont Hazel et Celia. Sophie explique qu’elle a proposé son aide, car elles sont occupées toutes les deux. Il n’aime pas la voir servir et lorsqu’elle vient vers lui il refuse le thé et met sa main sur sa tasse. Sophie termine son geste et verse le thé brulant sur la main de Benedict qui lâche sa tasse de douleur. En s’excusant, Sophie se baisse pour la ramasser, Benedict lui demande de le laisser faire, d’un air dévasté ce qui intrigue Violet. Sophie se relève pour lui rapporter une autre tasse. Tout en restant polie, Violet renvoie ces dames, Lady Hollis admet qu’il se fait tard et qu’elles sont attendues pour un diner de famille. En prenant congé, Miss Hollis révèle qu’elle a toujours rêvé de pouvoir visiter la résidence Bridgerton qu’elle trouve magnifique. Elle avait l’intention de venir au bal masqué mais elle est tombée malade. Violet les raccompagne, Sophie revient avec une autre tasse qu’elle pose sur la table avant d’aller nettoyer le tapis. Violet les observe un instant puis s’en va. Benedict veut aider Sophie qui refuse. Il se baisse à coté d’elle et lui demande de lui pardonner, il ignorait qu’elle allait servir ce thé. Ce n’est pas important pour Sophie, il est un homme du monde et doit rencontrer des jeunes femmes à marier. Elle est une bonne, il est dans l’ordre des choses qu’elle nettoie après. Il pense qu’elle ne devrait pas y assister. Elle lui reproche d’avoir rempli sa tête d’idées folles, comme la veille en regardant les étoiles ce qui lui rend difficile d’entendre ce genre de choses. Elle ajoute que cette place est de loin la meilleure qu’elle ait jamais eue et si elle doit le croiser partout dans la maison, elle ne pourra pas y rester. Il devrait demeurer dans sa résidence de célibataire. Benedict admet qu’il devrait commencer à y vivre plus souvent. En sortant, elle lui conseille de faire la cour à Miss Hollis qui parait délicieuse et séduisante.
Plus tard, Sophie fait de la couture dans sa chambre. Par la fenêtre, elle voit Benedict faire charger ses malles par des domestiques dans une calèche.
Francesca et John font l’amour. Elle atteint le « point culminant ». Il pense qu’elle a fait semblant pour lui faire plaisir. Elle avoue qu’elle n’a jamais atteint ce « point culminant ». Elle est certaine que c’est la raison pour laquelle ils n’ont pas encore d’enfant. Avec douceur, John explique qu’il s’efforcera toujours de lui donner ce qu’elle souhaite dans la vie, des enfants, des points culminants... Elle rit et l’embrasse tendrement.
Lady Danbury est dans le salon du domaine des Kent, avec Will Mondrich. Alice se fait attendre. Il sait que son épouse est en colère car elle n’a pas prononcé un mot depuis qu’elles se sont vues. Alice entre enfin dans le salon. Lady Danbury voudrait s’expliquer, Alice répond qu’il n’y a rien à expliquer mais Will aimerait beaucoup qu’on lui explique. Alice assure qu’elle ne veut pas devenir dame de compagnie de la Reine. Lady Danbury ne lui a rien demandé, elle l’a jetée à Sa Majesté. Lady Danbury explique que la peur aurait pris le dessus et elle aurait gâché le plus beau cadeau qu’on lui ait jamais fait si elle avait été au courant. Etre nommée dame de compagnie est un honneur dont la plupart des personnes n’oseraient même pas rêver. Elle lui a donné l’opportunité de prouver qu’elle a beaucoup de valeur. Alice est exactement ce qu’il faut à Charlotte. Elle est différente des dames de ce monde, et meilleure pour avoir été de l’autre côté. Elle l’était aussi à une époque mais dès qu’elle a pu accéder à la bonne société, elle a décidé que personne n’allait l’arrêter. Alice pourra faire de même en se tenant debout derrière la Reine. Elle n’est pas comme les autres dames de compagnie, elle va la secouer et lui dire la vérité. Sans jamais oublier qu’elle est la Reine. Alice aura assez de culot pour ne pas toujours la traiter en Reine, c’est ainsi que l’on gagne son amitié. Lady Danbury ne lui demande pas de l’imiter, il s’agit de servir la Reine, servir le pays, et le faire à sa manière. Lady Danbury veut la voir s’élever. Alice baisse la tête, Will sourit, il sait que Lady Danbury a gagné.
Violet vient voir Benedict dans son appartement. Elle a appris qu’il a décliné l’invitation à diner de Francesca et qu’il a quitté la maison en hâte la veille. Elle est navrée que Miss Hollis ne soit pas sa dame en argent. Il pense qu’il doit cesser de la chercher et se demande même si elle existe. Violet sait que son fils est comme elle, ils ont besoin d’imaginaire ainsi elle s’attend encore à voir surgir leur père partout où elle est. Les rêves sont une belle chose mais l’imaginaire n’est jamais rattrapé. Elle lui demande de la croire, il y en aura d’autres avec qui l’étincelle se produira. Il sourit sans conviction.
Chez les Bridgerton, les domestiques sont rassemblés dans la cuisine pour passer la soirée ensemble. Madame Wilson vient les avertir qu’ils sont tous de congé. Toute la famille est chez les Kilmartin ou occupée ailleurs mais ils ne peuvent pas rester dans la maison. Elle veut tout le monde dehors pour ce soir. Les domestiques se dispersent en souriant. Celia propose à Sophie d’aller à la Taverne avec eux. Les domestiques sont heureux d’apprendre que pour une fois, Sophie se joindra à eux. Sophie avertit Madame Wilson qu’elle a décidé de rester au service des Bridgerton.
Chez les Kilmartin, Francesca remercie ses frère et sœurs d’avoir répondu à son invitation., tardive, mais elle voulait s’assurer que tout soit en ordre. Lord Stirling ajoute que la soirée était l’idée de Violet qui est malheureusement malade. Gregory fait observer que Benedict, absent, doit avoir la même maladie. Hyacinthe se dirige vers le buffet, Eloïse la rejoint. Hyacinthe est enchantée de la réception organisée par Francesca, il lui tarde d’avoir sa propre maison. Agacée, Eloïse lui demande d’arrêter avec les belles réussites, la décoration …. Elle ne veut plus entendre parler de mariage. Hyacinthe regarde sa sœur, peinée, elle lui confie que ces derniers temps, elle la croyait s’intéresser à tout le monde sauf à elle, mais elle commence à penser qu’en réalité elle ne s’intéresse qu’à elle-même. Elle s’en va, laissant Eloïse choquée. Le valet de pied vient prévenir les maitres de maison qu’une calèche est en train d’arriver. Ils se rendent au-devant de l’arrivant. Le conducteur porte un manteau à capuche de couleur métallique. Il descend de voiture et enlève sa capuche. C’est Michaela, la cousine de Lord Stirling qui leur sourit. Elle leur montre le cocher qui a pris sa place dans la voiture. Il ne supporte apparemment pas les longs trajets. Lord Stirling l’accueille les bras ouverts, Francesca veut se montrer avenante mais Michaela fait remarquer qu’on dirait plutôt qu’elle vient de voir un fantôme. Pendant que Lord Stirling prend sa cousine dans ses bras, Francesca les regarde, l’air désemparé.
Chez lui, dans son bureau, Benedict dessine Sophie dans son uniforme. Il se lève et part en hate.
Pendant ce temps, Violet en robe de chambre en soie, fait les cent pas dans sa chambre. Elle regarde et caresse le portrait d’Edmund puis le pose face cachée sur la coiffeuse. On toque à la porte, elle panique et cherche à prendre une pose séductrice. Elle permet enfin à Marcus d’entrer. Il entre et marque un temps d’arrêt en la découvrant. Il précise que Madame Wilson l’a prévenu qu’elle avait changé d’endroit pour faire servir le thé, ce qui est un grand changement. Elle approuve et ajoute qu’elle est le thé qui lui a été servi. Il la rejoint, ils s’embrassent.
Benedict arrive à cheval et entre dans la maison Bridgerton d’un pas décidé. Pendant ce temps, Sophie, Celia, Hazel et John sortent par une porte de service et s’apprêtent à quitter la maison lorsque Sophie s’aperçoit qu’elle a oublié sa bourse dans sa chambre. Elle retourne en hate dans la maison. Benedict est dans l’escalier de service et arrive à la porte de la chambre de Sophie. Il toque, elle ne répond pas. Il ouvre la porte, la chambre est vide. Il se retourne et redescend l’escalier. Il croise Sophie en train de monter. Ils se regardent puis s’embrassent éperdument. Il lui enlève son manteau puis la colle contre le mur. Il ouvre son corsage et continue à l’embrasser. Il soulève sa robe et glisse sa main en dessous. Il la prévient que si elle veut qu’il parte, il le fera, pourtant il s’éloigne parce qu’il se consume pour elle. Il la cherche dans chaque pièce où il entre, son cœur bat quand ils sont proches. Elle est bien plus désirable à ses yeux que tous les fantasmes de son imagination. Il ne peut plus vivre sans elle. Elle mérite mieux et il est déterminé à le lui donner. Elle sourit tendrement. Lorsqu’il lui demande de devenir sa maitresse, son visage se ferme, elle recule. Celia l’appelle d’en bas, elle l’a attendue. Sophie reprend son manteau et redescend l’escalier tout en se rajustant. Il reste seul dans l’escalier, les sourcils froncés.
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Lady Whistledown : un homme sage a dit un jour que le monde entier est une scène sur laquelle nous avons tous un rôle à jouer.
A force de le reprendre sans relâche, on peut commencer à se lasser d’un rôle …
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Allongés côte à côte, Violet et Marcus sourient en regardant le plafond. Violet éclate de rire en avouant qu’elle est extrêmement heureuse. Elle se retourne vers lui et ils s’embrassent en se caressant.
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… Cependant qu’arrive-t-il lorsque l’un des acteurs décide de modifier le jeu ? Cela peut-il créer quelque chose d’inattendu ? …
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Sophie rejoint les domestiques, ils se mettent en route.
Devant la maison voisine des Bridgerton, Lady Penwood, Rosamund et Posy descendent d’un carrosse. Avant d’entrer dans la maison, Lady Penwood se retourne vers ses filles pour leur avouer qu’elle a toujours voulu vivre à Grosvenor Square.
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Ou bien faut-il s’attendre à une situation bien pire encore que tout ce que l’on aurait pu imaginer ?
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Madame Varley leur ouvre la porte en leur souhaitant bienvenue. Elle referme ensuite la porte.
Rédigé par mamynicky











