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La Chronique des Bridgerton
#404 : L'offre d'un Gentleman

Soucieuse de se concentrer sur son nouvel emploi, Sophie a du mal à se défaire de son désir pour Benedict.

Francesca aborde enfin avec John, le sujet délicat qui la tracasse. De son côté, avec l'aide de Madame Wilson, Violet organise un thé pour deux.

Popularité


3.6 - 5 votes

Titre VO
An Offer from a Gentleman

Titre VF
L'offre d'un Gentleman

Première diffusion
29.01.2026

Première diffusion en France
29.01.2026

Diffusions

Logo de la chaîne Netflix France

France (inédit)
Jeudi 29.01.2026 à 09:00

Plus de détails

Série créée par Chris Van Dusen
Ecrit par : Eli Wilson Pelton
et Elizabeth Reichelt
Réalisé par : Jaffar Mahmoud
Musique par Kris Bower
Costume designe : John Glaser
Coiffure et maquillage : Nic Collins
Choregraphe : Sean Jack Murphy
   
Geraldine Alexander … Madame Wilson
Victor Alli … Lord John Stirling
Adjoa Andoh … Lady Danbury
Lorraine Ashbourne … Mme Varley
Masali Baduza …, Michaela Stirling
Georgina Blackledge … Lady Hollis
Billy Boyle … Mr Crabtree
Susan Brown 
…Mme Crabtree
Harriet Cains 
… Philipa Featherington
Nicola Coughlan
 … Penelope
Hannah Dodd … Francesca
Daniel Francis … Marcus Anderson
Ruth Gemmell … Violet
Yerin Ha … Sophie Baek
Joanne Henry Lady Keswick
Oli Higginson … John
Florence Hunt 
… Hyacinthe
Martin Imhangbe … Will Mondrich
Claudia Jessie … Eloïse
Sophie Lamont … Celia
Katie Leung … Lady Penwood
Gracie McGonigal … Hazel
Alice Mann … Miss Hollis
Michelle Mao … Rosamund Li
Emma Naomi … Alice Mondrich
Luke Newton … Colin
Golda Rosheuvel … Reine Charlotte
Hugh Sachs … Brimsley
Luke Thompson … Benedict
Will Tilston … Gregory
Polly Walker … Portia Featherington
Isabella Wei … Posy Li
Julie Andrews … Voix VO Lady Whistledown

   

 

404 – L’offre d’un Gentleman

La voiture de Benedict entre dans Londres. Sophie le questionne sur ses futurs employeurs, il reste évasif. Ils arrivent devant la maison des Bridgerton. Sophie la reconnait, Benedict avoue qu’elle sera employée par sa mère, dans la maison où il habite la moitié du temps pour remplacer le Vicomte. Sophie ne veut pas travailler pour lui et préfère aller chercher une place ailleurs. Il la suit et la prévient que les amis qu’il a contactés lui ont répondu qu’on a conseillé à leurs épouses de ne pas l’engager. Elle envisage de retourner à la campagne où l’on est moins regardant. Il la met en garde contre un Philip Cavender. Elle affirme qu’elle n’aurait pas quitté les Cavender si elle avait su qu’elle allait travailler chez les Bridgerton. De guerre lasse, il explique qu’il a encore des affaires à régler pour le domaine mais il n’a aucune intention d’être sur son chemin. Ils ne se verront qu’à peine dans cette vaste demeure. Il veut seulement l’aider et elle n’a pas beaucoup d’autres options. Elle avoue ne pas savoir de quoi les épouses de ses amis parlaient, elle pense qu’il y a un malentendu. Benedict répond qu’il le sait car il la connait. Elle capitule et se dirige vers la maison.

Violet prend tout de suite son fils à part car Madame Wilson a été avertie de ne pas faire confiance à Sophie, il n’y a donc aucun poste pour elle. Benedict montre sa blessure à Violet en lui disant que Sophie lui a sauvé la vie et que lui, lui fait confiance. Violet se dirige vers Sophie et la remercie d’avoir soigné son fils. Puis elle lui demande si elle a une lettre de recommandation de son dernier employeur. Sophie est gênée, Benedict répond à sa place que Philip Cavender, son dernier employeur, était malveillant. Violet s’intéresse aux qualifications de Sophie qui répond la mode, elle coud, nettoie, lit, écrit … Benedict ajoute qu’elle parle plusieurs langues. Violet décide qu’il est temps que ses filles aient une femme de chambre. Eloïse a besoin d’être motivée et Hyacinthe de compagnie. Madame Wilson approuve, c’est décidé.

Pendant que Madame Wilson l'emmène, Sophie regarde Benedict qui la suit du regard.

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Lady Whistledown : Très cher ami lecteur, tout l’art du portrait consiste à décrire son sujet tel qu’il apparait dans la vie de tous les jours. Et tout en permettant aux subtilités crépitant sous la surface de révéler leur éclat. Saisir un tel niveau de détail requiert un œil attentif et serait bien au-delà de la patience de votre chroniqueuse. Car mon œil attentif est actuellement accaparé par les allées et venues de Benedict Bridgerton qui a finalement effectué son retour dans notre bonne société
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Pendant que la Reine commente la dernière chronique de Lady Whistledown, Lady Danbury jette un regard sur un tableau sur lequel elle est représentée près de la reine Charlotte, jeunes toutes les deux. A leur suite, Brimsley regarde également le tableau.

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mais un portrait ne capture qu’un simple instant de vie. C’est pourquoi il serait très difficile à votre chroniqueuse d’affirmer que le portrait actuel de Monsieur Bridgerton soit vraiment celui d’un futur candidat au mariage. Car on ne revient pas dans le monde sans s’exposer à nombre de distractions plus fascinantes les unes que les autres.
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Madame Wilson fait visiter la maison à Sophie et lui donne ses instructions. Elle commence par lui montrer les chambres d’Eloïse et Hyacinthe. Elle lui explique qu’Eloïse a toujours le nez dans un livre et fait mine d’être malade pour éviter tout événement mondain. Puis elle présente Sophie à la cuisine. Celia est étonnée d’apprendre que Sophie a servi dans une maison où ils n’étaient que huit et que le nettoyage, la couture, le lavage et le brossage lui incombaient. Bien que ce ne soit pas son travail, Sophie propose d’aider Celia à monter les pâtisseries. Elle aide également à la blanchisserie et se fait apprécier de tous. Elle a la joie d’accueillir Hazel qui enfin rejoint la maison Bridgerton.

Toute la famille est rassemblée pour accueillir Gregory, rentré d’Eton. Violet apprend avec plaisir que Benedict va recommencer à chercher la dame vêtue d’argent. Elle a rassemblé les photos des prétendantes pour aider Benedict et sélectionner les jeunes filles qui pourraient être la dame d’argent.

Eloïse et Hyacinthe sont étonnées de découvrir que Sophie est cultivée. Eloïse propose à Sophie d’échanger leur lecture.

Violet sollicite Madame Wilson pour organiser un tête à tête, qu’elle appelle « thé du soir ». Compréhensive, Madame Wilson propose de donner leur soirée au personnel et elle restera seule si elle a besoin d’aide pour ses toilettes. De plus elle suggère de faire inviter la famille chez Francesca et Violet pourrait être malade. Elle s’assurera personnellement que tout thé donné le soir bénéficie d’une discrétion absolue et voyant Violet gênée, elle ajoute que la vie est faite pour être vécue.

En croisant Benedict dans un couloir, Sophie souhaite le remercier pour avoir fait embaucher Hazel. Puis elle lui propose de l’aider avec un petit bouton à son col qu’il n’arrive pas à fermer. Leurs yeux se croisent, ils se rapprochent et se séparent avec peine.

Quelques dames sont rassemblées chez Lady Danbury. Cette dernière demande à Violet si Benedict est toujours à la recherche de la dame d’argent. Alice Mondrich comprend que Benedict est le fameux dépravé libre-penseur du Whistledown et Penelope confirme. Violet a montré les miniatures des jeunes femmes invitées au bal masqué à son fils, qui affirme que ce n’était aucune d’entre elles. Alice, pas très occupée, propose d’aider à la recherche de la jeune fille, ce qu’accepte volontiers Violet. Lady Danbury pense que Penelope va finir par gagner son pari avec la Reine. Penelope se demande si Lady Whistledown n’est plus qu’une marionnette pour la Reine et toutes les mamans de fils à marier. 

Au cours de la soirée, Violet s’approche de Francesca et lui demande d’organiser un diner de famille pour découvrir la nouvelle demeure des Kilmartin. Francesca hésite mais Violet ne lui laisse pas le choix et fixe le dîner une semaine plus tard. Eloïse fait l’éloge de Sophie. Elle la trouve remarquable, Sophie en sait plus sur les arts qu’aucun de ses frères et douée pour les sciences.

De leur côté, les hommes se sont réunis au club. Colin taquine Benedict qui tripote son bouton de col, pensif. Lord Stirling lève son verre au bouton de Benedict, suivi par l’assistance. Colin s’interroge sur sa recherche de la dame d’argent. Benedict avoue que cela fait si longtemps qu’elle n’est plus qu’un souvenir dans sa tête et ne sait plus vraiment de quoi elle a l’air.

Hiscox salue Benedict et lui présente Virginia avant de s’éloigner. Il explique à Colin et John Stirling qu’Hiscox lui a dit à la campagne qu’il a pris une maîtresse et qu’ils sont très amoureux. Colin n’est pas intéressé par ce genre de vie. Benedict lui apprend qu’avant Kate, Anthony avait une maitresse. Will Mondrich ajoute que ce genre de vie ne l’intéresse pas non plus mais il sait que c’est courant. Un homme sur deux, présents au club, entretient une maitresse. Les hommes de la bonne société doivent se marier suivant leur classe mais l’amour n’obéit pas toujours à cette loi. Colin se lève pour aller chercher un autre verre. Toujours pensif, Benedict observe de loin Hiscox et Virginia tout en tripotant son bouton.

Le lendemain, Violet invite Sophie à prendre le thé dans le salon. Elle souhaite lui témoigner sa gratitude pour avoir sauvé la vie de Benedict. Par ailleurs, Eloïse est intarissable à son propos. Violet lui demande de lui parler un peu d’elle, comment une personne férue de littérature et aussi bien éduquée qu’elle a pu se retrouver à la campagne. Sophie explique qu’elle a grandi à Aylesbury et la dame chez qui elle travaillait a eu la gentillesse de la laisser assister aux leçons des enfants. Mais elle s’est trouvée en désaccord avec la maitresse de maison à la fin. Elle n’a été employée chez les Cavender que depuis peu de temps. La semaine passée au cottage a été l’une des plus belles de sa vie. Violet est désolée d’apprendre que les parents de Sophie sont décédés. Elle serait heureuse que Sophie accepte que son emploi chez les Bridgerton soit permanent, Eloïse et Hyacinthe ont beaucoup d’affection pour elle. Sophie la remercie et promet d’y réfléchir.

Plus tard, Violet parle de Sophie avec Lady Danbury et lui confie que quelque chose chez elle lui donne envie de la protéger, comme si elle fuyait quelque chose. Lady Danbury lui demande son sentiment sur Alice Mondrich. Violet la trouve très sympathique surtout qu’elle s’est proposée pour l’aider à chercher la dame mystère de Benedict. Lady Danbury confirme qu’Alice pense avoir une candidate et poursuit discrètement ses investigations. Lady Danbury avoue être indécise au sujet d’un cadeau qu’elle aimerait donner à Madame Mondrich mais, en lui faisant ce cadeau, elle se récompenserait elle-même. Elle sait que ce serait égoïste, mais ne mérite-t-elle pas d’avoir quelque chose pour elle-même ? Si ce cadeau ne nuit pas à Madame Mondrich et se montre bénéfique au contraire, elle pense que c’est elle qui en bénéficierait bien plus. Violet répond qu’elle craint souvent d’être égoïste et certaines choses lui font très envie, pourtant elle a le droit de les avoir et Lady Danbury aussi. Son amie mérite tout le bien être ou la liberté qu’elle souhaite. Elle a gagné son droit au bonheur. Violet se souvient de la phrase de Madame Wilson « la vie est faite pour être vécue ».

Francesca prépare sa maison pour le diner familial. John Stirling trouve son épouse différente depuis quelques temps. Il lui explique qu’il s’est réfréné dans leur vie privée, par respect pour elle et son confort. Toutefois, si elle souhaite qu’ils soient plus expressifs, il serait heureux de s’y plier. Francesca répond qu’elle serait heureuse de s’y plier aussi.

Chez les Bridgerton, Sophie regarde les étoiles par une fenêtre. Benedict entre dans la pièce et s’arrête en la voyant. Elle s’excuse et se dirige vers la porte, il ne veut pas qu’elle parte à cause de lui. Elle retourne vers la fenêtre et remarque que les étoiles sont moins nombreuses qu’au cottage. Il s’approche de la fenêtre en disant que la beauté naturelle du monde semble amoindrie à Mayfair. Elle regrette la campagne, elle s’y sentait très bien. Il se tourne vers elle, leurs yeux se croisent. Benedict se penche vers elle, elle s’éloigne vivement en lui disant bonsoir. Il ne veut pas qu’elle parte, elle s’arrête et se retourne. Elle lui raconte que depuis qu’elle est toute petite, elle rêve d’une famille comme les Bridgerton, même en travaillant pour elle. Violet lui a proposé de l’embaucher définitivement. Benedict se rapproche d’elle, il lui prend la main. Leurs regards se croisent à nouveau. Benedict lui dit qu’elle mérite mieux. Elle pense qu’il n’est pas avisé qu’elle reste. Il ne veut pas compromettre son projet si elle souhaite rester. Ils se regardent longuement puis sur un bonne nuit elle s’en va. Resté seul, Benedict serre un fusain dans son poing et le casse.

Dans son lit, Sophie n’arrive pas à dormir, elle tourne et retourne. Puis sur le dos, elle glisse sa main sous les draps et se caresse.

En robe de chambre, Violet fait un va et vient dans sa chambre ; elle s’arrête devant son miroir. Elle ferme les yeux et fait tomber la robe de chambre. Puis elle observe son corps et semble rassurée.

Lady Danbury emmène Alice au palais pour un thé avec la Reine. Elle lui rappelle que Charlotte aime les révérences profondes et qu’elle parlera pour elle deux. Elles entrent dans le salon de la Reine. Lady Danbury présente Alice, dont le fils ainé a hérité du domaine de Kent.  Puis elle demande à Alice de rapporter à la Reine leur dernière conversation. Alice explique qu’elle a mené son enquête et pense avoir trouvé la dame mystère. Charlotte trouve l’information intéressante et espère que sa théorie sera exacte. Au grand étonnement d’Alice, Lady Danbury oblige Charlotte à l’accepter comme sa nouvelle dame de compagnie et l’invite à se retirer. Puis elle invite Lady Danbury pour le thé et le dernier Whistledown.

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Très cher ami lecteur, ces derniers temps, il semblerait qu’à Mayfair la Grande Guerre des Domestiques soit enfin proche de s’apaiser définitivement. Ce silence soudain rend notre bonne société avide d’une nouvelle intrigue. Les spéculations vont bon train quant à savoir quelle grande famille envisage d’emménager dans la demeure voisine de celle des Bridgerton.
Mais à dire vrai, votre chroniqueuse trouve ce genre de spéculations assez ennuyeuses.
N’a-t-on point envie de quelque chose d’un peu plus … croustillant ?

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Benedict a terminé le portrait de la dame d’argent, le visage est imprécis. Allongé sur le sofa, il arrache nerveusement le bouton de sa chemise. Violet entre, il s’assoit pour laisser une place à sa mère. Elle est heureuse de lui apprendre que Madame Mondrich a une voisine aux cheveux bruns, qui a quitté Londres juste après le bal masqué et tout juste de retour. De plus, la jeune fille n’a reçu aucune leçon de danse. Elle s’appelle Miss Hollis. Benedict est plein d’espoir et accepte que Violet l’invite pour le thé avec sa mère. Il rentrera dans la pièce par hasard, sans mentionner le bal masqué ni le gant perdu. Il sourit et promet d’être le charme et la grâce personnifiés. Il regarde sa peinture de la dame en argent.

Très élégant, Benedict se dirige vers le salon. Violet prend le thé avec Lady Hollis et sa fille. Violet l’invite à se joindre à elles. Il examine le visage de la jeune fille, qui lui sourit. Pendant que Violet la questionne, Benedict fixe son regard sur ses lèvres. Benedict est sous le charme et lui demande si elle aime nager dans un lac où l’eau est calme et peu profonde, ou encore dans la mer où tout est vaste et très profond. Miss Hollis aime nager en particulier dans la mer. Elle avoue avoir passé plusieurs étés en bord de mer en Italie. Ils échangent en riant quelques mots en italien, Benedict ajoute que des professeurs trouvaient que sa prononciation laissait à désirer. Elle n’est pas d’accord, sa prononciation est parfaite. Sophie entre avec une théière. Il la regarde et ils se sourient. Miss Hollis intercepte leur regard. Gêné, Benedict demande à Sophie où sont Hazel et Celia. Sophie explique qu’elle a proposé son aide, car elles sont occupées toutes les deux. Il n’aime pas la voir servir et lorsqu’elle vient vers lui il refuse le thé et met sa main sur sa tasse. Sophie termine son geste et verse le thé brulant sur la main de Benedict qui lâche sa tasse de douleur. En s’excusant, Sophie se baisse pour la ramasser, Benedict lui demande de le laisser faire, d’un air dévasté ce qui intrigue Violet. Sophie se relève pour lui rapporter une autre tasse. Tout en restant polie, Violet renvoie ces dames, Lady Hollis admet qu’il se fait tard et qu’elles sont attendues pour un diner de famille. En prenant congé, Miss Hollis révèle qu’elle a toujours rêvé de pouvoir visiter la résidence Bridgerton qu’elle trouve magnifique. Elle avait l’intention de venir au bal masqué mais elle est tombée malade. Violet les raccompagne, Sophie revient avec une autre tasse qu’elle pose sur la table avant d’aller nettoyer le tapis. Violet les observe un instant puis s’en va. Benedict veut aider Sophie qui refuse. Il se baisse à coté d’elle et lui demande de lui pardonner, il ignorait qu’elle allait servir ce thé. Ce n’est pas important pour Sophie, il est un homme du monde et doit rencontrer des jeunes femmes à marier. Elle est une bonne, il est dans l’ordre des choses qu’elle nettoie après. Il pense qu’elle ne devrait pas y assister. Elle lui reproche d’avoir rempli sa tête d’idées folles, comme la veille en regardant les étoiles ce qui lui rend difficile d’entendre ce genre de choses. Elle ajoute que cette place est de loin la meilleure qu’elle ait jamais eue et si elle doit le croiser partout dans la maison, elle ne pourra pas y rester. Il devrait demeurer dans sa résidence de célibataire. Benedict admet qu’il devrait commencer à y vivre plus souvent. En sortant, elle lui conseille de faire la cour à Miss Hollis qui parait délicieuse et séduisante.

Plus tard, Sophie fait de la couture dans sa chambre. Par la fenêtre, elle voit Benedict faire charger ses malles par des domestiques dans une calèche.

Francesca et John font l’amour. Elle atteint le « point culminant ». Il pense qu’elle a fait semblant pour lui faire plaisir. Elle avoue qu’elle n’a jamais atteint ce « point culminant ». Elle est certaine que c’est la raison pour laquelle ils n’ont pas encore d’enfant. Avec douceur, John explique qu’il s’efforcera toujours de lui donner ce qu’elle souhaite dans la vie, des enfants, des points culminants... Elle rit et l’embrasse tendrement.

Lady Danbury est dans le salon du domaine des Kent, avec Will Mondrich. Alice se fait attendre. Il sait que son épouse est en colère car elle n’a pas prononcé un mot depuis qu’elles se sont vues. Alice entre enfin dans le salon. Lady Danbury voudrait s’expliquer, Alice répond qu’il n’y a rien à expliquer mais Will aimerait beaucoup qu’on lui explique. Alice assure qu’elle ne veut pas devenir dame de compagnie de la Reine. Lady Danbury ne lui a rien demandé, elle l’a jetée à Sa Majesté. Lady Danbury explique que la peur aurait pris le dessus et elle aurait gâché le plus beau cadeau qu’on lui ait jamais fait si elle avait été au courant. Etre nommée dame de compagnie est un honneur dont la plupart des personnes n’oseraient même pas rêver. Elle lui a donné l’opportunité de prouver qu’elle a beaucoup de valeur. Alice est exactement ce qu’il faut à Charlotte. Elle est différente des dames de ce monde, et meilleure pour avoir été de l’autre côté. Elle l’était aussi à une époque mais dès qu’elle a pu accéder à la bonne société, elle a décidé que personne n’allait l’arrêter. Alice pourra faire de même en se tenant debout derrière la Reine. Elle n’est pas comme les autres dames de compagnie, elle va la secouer et lui dire la vérité. Sans jamais oublier qu’elle est la Reine. Alice aura assez de culot pour ne pas toujours la traiter en Reine, c’est ainsi que l’on gagne son amitié. Lady Danbury ne lui demande pas de l’imiter, il s’agit de servir la Reine, servir le pays, et le faire à sa manière. Lady Danbury veut la voir s’élever. Alice baisse la tête, Will sourit, il sait que Lady Danbury a gagné.

Violet vient voir Benedict dans son appartement. Elle a appris qu’il a décliné l’invitation à diner de Francesca et qu’il a quitté la maison en hâte la veille. Elle est navrée que Miss Hollis ne soit pas sa dame en argent. Il pense qu’il doit cesser de la chercher et se demande même si elle existe. Violet sait que son fils est comme elle, ils ont besoin d’imaginaire ainsi elle s’attend encore à voir surgir leur père partout où elle est. Les rêves sont une belle chose mais l’imaginaire n’est jamais rattrapé. Elle lui demande de la croire, il y en aura d’autres avec qui l’étincelle se produira. Il sourit sans conviction.

Chez les Bridgerton, les domestiques sont rassemblés dans la cuisine pour passer la soirée ensemble. Madame Wilson vient les avertir qu’ils sont tous de congé. Toute la famille est chez les Kilmartin ou occupée ailleurs mais ils ne peuvent pas rester dans la maison. Elle veut tout le monde dehors pour ce soir. Les domestiques se dispersent en souriant. Celia propose à Sophie d’aller à la Taverne avec eux. Les domestiques sont heureux d’apprendre que pour une fois, Sophie se joindra à eux. Sophie avertit Madame Wilson qu’elle a décidé de rester au service des Bridgerton.

Chez les Kilmartin, Francesca remercie ses frère et sœurs d’avoir répondu à son invitation., tardive, mais elle voulait s’assurer que tout soit en ordre. Lord Stirling ajoute que la soirée était l’idée de Violet qui est malheureusement malade. Gregory fait observer que Benedict, absent, doit avoir la même maladie. Hyacinthe se dirige vers le buffet, Eloïse la rejoint. Hyacinthe est enchantée de la réception organisée par Francesca, il lui tarde d’avoir sa propre maison. Agacée, Eloïse lui demande d’arrêter avec les belles réussites, la décoration …. Elle ne veut plus entendre parler de mariage. Hyacinthe regarde sa sœur, peinée, elle lui confie que ces derniers temps, elle la croyait s’intéresser à tout le monde sauf à elle, mais elle commence à penser qu’en réalité elle ne s’intéresse qu’à elle-même. Elle s’en va, laissant Eloïse choquée. Le valet de pied vient prévenir les maitres de maison qu’une calèche est en train d’arriver. Ils se rendent au-devant de l’arrivant. Le conducteur porte un manteau à capuche de couleur métallique. Il descend de voiture et enlève sa capuche. C’est Michaela, la cousine de Lord Stirling qui leur sourit. Elle leur montre le cocher qui a pris sa place dans la voiture. Il ne supporte apparemment pas les longs trajets. Lord Stirling l’accueille les bras ouverts, Francesca veut se montrer avenante mais Michaela fait remarquer qu’on dirait plutôt qu’elle vient de voir un fantôme. Pendant que Lord Stirling prend sa cousine dans ses bras, Francesca les regarde, l’air désemparé.

Chez lui, dans son bureau, Benedict dessine Sophie dans son uniforme. Il se lève et part en hate.

Pendant ce temps, Violet en robe de chambre en soie, fait les cent pas dans sa chambre. Elle regarde et caresse le portrait d’Edmund puis le pose face cachée sur la coiffeuse. On toque à la porte, elle panique et cherche à prendre une pose séductrice. Elle permet enfin à Marcus d’entrer. Il entre et marque un temps d’arrêt en la découvrant. Il précise que Madame Wilson l’a prévenu qu’elle avait changé d’endroit pour faire servir le thé, ce qui est un grand changement. Elle approuve et ajoute qu’elle est le thé qui lui a été servi. Il la rejoint, ils s’embrassent.

Benedict arrive à cheval et entre dans la maison Bridgerton d’un pas décidé. Pendant ce temps, Sophie, Celia, Hazel et John sortent par une porte de service et s’apprêtent à quitter la maison lorsque Sophie s’aperçoit qu’elle a oublié sa bourse dans sa chambre. Elle retourne en hate dans la maison. Benedict est dans l’escalier de service et arrive à la porte de la chambre de Sophie. Il toque, elle ne répond pas. Il ouvre la porte, la chambre est vide. Il se retourne et redescend l’escalier. Il croise Sophie en train de monter. Ils se regardent puis s’embrassent éperdument. Il lui enlève son manteau puis la colle contre le mur. Il ouvre son corsage et continue à l’embrasser. Il soulève sa robe et glisse sa main en dessous. Il la prévient que si elle veut qu’il parte, il le fera, pourtant il s’éloigne parce qu’il se consume pour elle. Il la cherche dans chaque pièce où il entre, son cœur bat quand ils sont proches. Elle est bien plus désirable à ses yeux que tous les fantasmes de son imagination. Il ne peut plus vivre sans elle. Elle mérite mieux et il est déterminé à le lui donner. Elle sourit tendrement. Lorsqu’il lui demande de devenir sa maitresse, son visage se ferme, elle recule. Celia l’appelle d’en bas, elle l’a attendue. Sophie reprend son manteau et redescend l’escalier tout en se rajustant. Il reste seul dans l’escalier, les sourcils froncés.

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Lady Whistledown :
un homme sage a dit un jour que le monde entier est une scène sur laquelle nous avons tous un rôle à jouer.
A force de le reprendre sans relâche, on peut commencer à se lasser d’un rôle …
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Allongés côte à côte, Violet et Marcus sourient en regardant le plafond. Violet éclate de rire en avouant qu’elle est extrêmement heureuse. Elle se retourne vers lui et ils s’embrassent en se caressant.

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Cependant qu’arrive-t-il lorsque l’un des acteurs décide de modifier le jeu ? Cela peut-il créer quelque chose d’inattendu ?
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Sophie rejoint les domestiques, ils se mettent en route.

Devant la maison voisine des Bridgerton, Lady Penwood, Rosamund et Posy descendent d’un carrosse. Avant d’entrer dans la maison, Lady Penwood se retourne vers ses filles pour leur avouer qu’elle a toujours voulu vivre à Grosvenor Square.

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Ou bien faut-il s’attendre à une situation bien pire encore que tout ce que l’on aurait pu imaginer ?
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Madame Varley leur ouvre la porte en leur souhaitant bienvenue. Elle referme ensuite la porte.

 

Rédigé par mamynicky

 

4.04 – L’offre d’un Gentleman

L’attelage de Benedict entre dans Londres. Les occupants sont silencieux.

Benedict : Nous y sommes presque.
Sophie : Très bien. Connaissez-vous mes nouveaux employeurs ?
Benedict : Je les connais très bien.
Sophie : Sont-ils gentils ?
Benedict : Oui, sans aucun doute.
Sophie : Ont-ils des enfants ?
Benedict : Oh. Euh … oui, beaucoup.

La voiture s’arrête devant la maison des Bridgerton.

Sophie : C’est la résidence Bridgerton.
Benedict : Comment le savez-vous ?
Sophie : Tout le monde connait la résidence Bridgerton
Benedict : Ah.
Sophie : Est-ce que nous descendons pour continuer à pied ?
Benedict :
Oh, il y a une très courte marche.
Sophie : Je vois. C’est à quelle distance, environ ?
Benedict : C’est si près que vous serez employée à l’endroit où j’habite. Enfin, où je réside la moitié du temps pour remplacer le vicomte.
Sophie : Je ne peux pas travailler pour vous !
Benedict : A proprement parler, vous travaillerez pour ma mère, que vous allez adorer. Où allez-vous ?
Sophie : Je dois vous remercier pour le trajet et votre offre, Monsieur, mais je trouverai une place ailleurs.
Benedict : En êtes-vous certaine ? J’ai bien écrit à quelques amis, mais curieusement on a conseillé à leurs épouses de ne pas vous engager.
Sophie : Dans ce cas, je retournerai à la campagne, où l’on est moins regardant.
Benedict : Imaginez que vous n’y trouviez rien ? Ou pire, que vous finissiez par travailler chez un Philip Cavender ?
Sophie : Si j’avais su que j’allais travailler ici, je ne serais jamais partie de chez les Cavander.
Benedict : Bien. J’ai quelques affaires à régler pour le domaine cette semaine, mais je n’ai aucune intention d’être sur votre chemin. C’est une vaste demeure. C’est à peine si nous nous verrons. J’aimerais vous aider, croyez-moi. Vous ne paraissez pas avoir beaucoup d’autres options.
Sophie : Je ne sais pas du tout … de quoi les épouses de vos amis parlaient. Il y a surement un malentendu.
Benedict : J’en suis sur, je vous connais, Sophie.

Elle change d'avis et se dirige vers la maison. Benedict la suit, un sourire aux lèvres.

Violet : Mais qui vois je ? Mon très cher fils, passé maître dans l’art de la disparition.
Benedict : Bonjour Mère.
Violet : Lady Bridgerton. Ravie de faire votre connaissace.
Sophie : Sophie Baek, Madame.
Violet : Voulez-vous nous excuser un moment ?

Mme Wilson : Je suis Mrs. Wilson, la gouvernante.
Sophie : Bonjour, Madame.

Benedict : Avez-vous reçu ma lettre ?
Violet : Oui. Vous êtes revenu avant d’avoir reçu ma réponse, qui est, que, malheureusement il n’y a aucun pose vacant et on a dit à Madame Wilson de ne pas lui faire confiance.
Benedict : Mère, je ne m’intéresse pas aux rumeurs. Moi, je lui fais confiance. Elle m’a sauvé la vie.
Violet : Etes-vous blessé ?
Benedict : En voie de guérison, grâce à Sophie.
Violet : Que c’est il passé ?
Benedict : Oh, c’est une longue histoire, mais je vais bien. Et Sophie a grand besoin d’être employée.

Violet : J’apprends que vous avez sauvé la vie de mon fils, Sophie. Je vous suis reconnaissante d’avoir bien voulu lui porter secours.
Sophie : Ce n’est rien, je vous assure.
Violet : Avez-vous une lettre de recommandation de votre dernier employeur ?
Sophie : Eud, non … Je … dois …
Benedict : Son dernier employeur était malveillant à souhait. Phillip Cavender.
Violet : Ah… Oui, je vois. Il m’a toujours déplu. Parlez-moi plutôt de vos qualifications.
Sophie : Je disais à Madame Wilson que je me tiens au courant de la mode. Je sais nettoyer, coudre, lire, écrire …
Benedict : Elle parle plusieurs langues..
Mme Wilson : Dont le  latin.
Violet : Hé bien, voila qui est plutôt exceptionnel. Il serait peut-être bénéfique que mes filles aient une femme de chambre. Eloïse a besoin qu’on la motive. Et Hyacinthe, de compagnie. C’est décidé, alors. Madame Wilson, veuillez emmener Sophie à sa chambre.
Sophie : Merci Lady Bridgerton. Monsieur Bridgerton.

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Lady Whistledown :
Très cher ami lecteur, tout l’art du portrait consiste à décrire son sujet tel qu’il apparait dans la vie de tous les jours. Et tout en permettant aux subtilités crépitant sous la surface de révéler leur éclat. Saisir un tel niveau de détail requiert un œil attentif et serait bien au-delà de la patience de votre chroniqueuse. Car mon œil attentif est actuellement accaparé par les allées et venues de Benedict Bridgerton qui a finalement effectué son retour dans notre bonne société.
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Palais royal.

Charlotte : Reprenons notre chasse. Nous prouverons à Lady Whistledown qu’elle se trompait sur les intentions de Monsieur Bridgerton. Enfin, au moins a-t-elle cessé de nous ennuyer avec cette fastidieuse Guerre des Domestiques.

Lady Danbury s’arrête un moment devant le tableau de la reine jeune, avec ses dames dont elle, à ses côtés. Brimsley suit son regard et regarde le portrait à son tour.

Charlotte : Agatha ?

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mais un portrait ne capture qu’un simple instant de vie. C’est pourquoi il serait très difficile à votre chroniqueuse d’affirmer que le portrait actuel de Monsieur Bridgerton soit vraiment celui d’un futur candidat au mariage. Car on ne revient pas dans le monde sans s’exposer à nombre de distractions plus fascinantes les unes que les autres.
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Mme Wilson : Vous serez chargée de Miss Bridgerton et Miss Hyacinthe. Leurs chambres sont ici et ici.

Elles descendent à la cuisine.

Mme Wilson : Miss Bridgerton a toujours le nez dans un livre et fait mine d’être malade pour éviter tout événement mondain. Miss Hyacinthe, de son côté, a déjà tenté de se glisser dans un bal à quatre reprises différentes … La blanchisserie … Les cuisines …
Patissier : Les gelées sont presque prêtes, Madame Wilson.
Mme Wilson : Monsieur Gregory est là ?
Patissier : Dans quelques instants Madame.
Mme Wilson : Un peu en avance, comme toujours. Ecoutez tous ! Je vous présente Sophie, femme de chambre.
John : John. Valet de pied. Une petite gelée ?
Sophie : Non, merci.
Celia : Enfin ! une personne capable de résister à John et à son charme. Je crois que toi et moi allons être amies.
John : J’ai besoin d’amis moi aussi. Où travaillais tu avant, Sophie ? Dans ce genre de maion ?
Sophie : Non. Là où j’ai travaillé presque toute ma vie, nous n’étions que huit.
Celia : Huit ? Et qui faisait le nettoyage, la couture, le lavage, le brossage ?
Sophie : En fait, je faisais tout cela.
Patissier: Bien. Les gelées sont prêtes..
Sophie : Je peux aider à les monter.
Mme Wilson : Ce n’est pas votre travail, Sophie.
Celia : On ne serait pas trop de deux. Je vous assure.

Madame Wilson acquiesce.
La famille est rassemblée dans le hall pour accueillir Gregory.

Hyacinthe : C’est bon de te voir. Tu as changé.
Éloïse : Viens ici.
Éloïse : Il me semble que tu étais plus petit.
Hyacinthe : Il a peut être grandi mais il n’est pas plus soigné.
Gregory : Le meilleur aspect d’Eton, c’est que les sœurs n’y sont pas admises.
Violet : Gregory ! Tu nous as tellement manqué !
Gregory : Voyez vous quelque chose de différent ?
Benedict : Euh … tes cheveux ont foncé.
John : Hé ! je crois que nous sommes prêts pour notre premier rasage.
Benedict : Vite, qu’on envoie chercher le barbier avant qu’un autre poil ne pousse.
Violet : J’ai fait préparer tes gelées préférées..
Gregory : Des gelées ? Mon palais s’est développé. Je préfère un œuf écossais avec un thé bien fort maintenant.
John : C’est beaucoup plus adulte.
Violet : Très bien. Allons donc prendre le thé dans le salon.

Violet : …Alors ce voyage, dites-moi, était-ce long. Vous êtes à la maison.
Benedict : Puis je … Avant d’entrer, il faut que je vous parle. J’ai omis de vous dire une chose importante. Je vais recommencer à chercher la dame vêtue d’argent.
Violet : Je croyais que vous aviez clos ce chapitre.
Benedict : Je … Je ne suis pas du tout du genre à abandonner si vite. Je suis bien déterminé à la retrouver. Même s’il est difficile de trouver une personne qui ne souhaite pas qu’on la trouve.
Violet : Etant donné l’aspect peu convenable de votre rencontre, une approche plus discrète serait de rigueur. Je peux demander à Madame Wilson de rassembler les miniatures des jeunes filles qui étaient invitées.
Benedict : Merci. Et l’autre bonne dont je vous ai parlé, je vous assure qu’elle est tout aussi capable.
Violet : Si elle sait travailler, elle est la bienvenue. Pour mon fils qui est décidé à prendre épouse, je dis oui à tout.

Violet et Benedict étudient les miniatures.

Violet :   Et cette demoiselle semble charmante, elle a les cheveux bruns, et ...
Benedict : Ce n’est pas elle.
Violet : Non ? Vous êtes certain ?

Violet barre un nom sur une liste.
Sophie entre dans la cuisine, Madame Wilson fait entrer Hazel..

Hazel : Mais c’est Sophie!
Sophie : Hazel ! J’étais si inquiète pour toi.
Hazel : Tout va bien, grâce à Dieu. Enfin, grâce à Monsieur Bridgerton. Il a dit qu’il t’avait promis de me trouver un emploi. Et fort heureusement, c’est un homme de parole. Nous nous reparlerons très vite.

Hyacinthe prend un cours de danse sous l'œil attentif de Sophie.

Professeur: Deux, deux, trois ! Trois, deux, trois ! Quatre, deux, trois ! Cinq, deux, trois ! C’est très bien, Miss Hyacinthe. Sept, deux, trois ! Huit, deux …
Hyacinthe : Tu es censée observer mes progrès, Eloïse. Tu n’as pas levé le nez une seule fois.
Éloïse : Parce que, si maman s’imagine qu’en observant tes pas de danse, je vais avoir envie de t’imiter, elle va être terriblement déçue.
Professeur : Peut être pouvons nous faire une petite pause.
Éloïse : En fait, l’idée même que tes leçons devraient m’influencer est absurde. C’est moi qui devrais t’influencer.
Hyacinthe : Et pourquoi est-ce que nous devrions nous influencer ? Si tu ne veux pas assister à mes leçons de danse, je pourrais peut-être te lire mon livre sur les ballerines. Ou te montrer ma collection de rubans.
Éloïse : Je n’ai aucune intention de lire des histoires de danse. Et je n’ai que faire des prétendants. Mais si ma vie de vieille fille m’oblige à chaperonner tes amies de plus en plus jeunes qui babillent sur des rubans et des danseuses, je crois que je ne vais pas réussir à tenir.
Hyacinthe : Mon livre pourrait très bien te plaire. On y parle de Marie Sallé.
Sophie : Elle est célèbre pour avoir inventé sa propre danse. C’était une pionnière dans son domaine. J’ai … j’ai lu le livre.
Hyacinthe : Tu vois ?
Éloïse : Avez-vous une lecture en cours ?
Sophie : Euh, l’Education pratique de Mary Edgeworth. Je l’ai emprunté au cottage de votre frère.
Éloïse : Je ne l’ai pas lu. Avez-vous lu Ennui ?
Sophie : Oui. Mais je préfère quand elle écrit d’un point de vue féminin.
Éloïse : Je suis parfaitement d’accord. Nous échangerons nos lectures, vous et moi.

Chez les Kilmartin. Francesca entre dans le salon où John lit. Elle vient s’assoir près de lui.

John : Bien le bonjour. Souhaitez-vous pouvoir vous exercer au pianoforte en privé.
Francesca : Non, ce n’est pas pour cela. John ?
John : Oui ?

Elle l’embrasse spontanément. Il la regarde, étonné..

Francesca : Je vous demande pardon.
John : Non, c’est moi. A quoi dois-je cette surprise ?
Francesca : A rien. Je … Je voulais juste me montrer … spontanée. Pour prendre le thé avec vous. Je vous sers ?

Dans la cuisine des Bridgerton.

Hazel : Les esprits me parlent … Ils me donnent le nombre de … quatre !
John : ça ne se peut pas. Tu as forcément regardé.
Hazel : Non, j’ai un don.
John : Et moi j’appelle ce don, une petite escroquerie.
Celia : Si tu as vraiment le don de seconde vue, pourrais-tu nous dire qui seront nos nouveaux voisins ?
Hazel : Je pense que … Oh ! Ce sera moi, lorsque j’aurai épousé un richissime gentleman.
John : J’ai bien vu une lady aller et venir, mais aucun homme de la maison.
Celia : C’est peut être une richissime maîtresse.
Mme Wilson : Celia, les maîtresses n’habitent certainement pas dans ce quartier. La bonne société n’aimerait pas être associée à … ce genre là. Si nous parlions de vous, Sophie ? Avez-vous quelque talent caché ?
Sophie : Oh, je … je sais manier l’aiguille, mais ce n’est guère un talent et je n’en ai pas d’autre.
Mme Wilson : Très bien. Allons préparer ces dames pour le dîner chez Lady Danbury.

Dans sa chambre, Violet étudie encore les miniatures.

Mme Wilson : Le calèches seront prêtes dans un instant, madame.
Violet : Merci. Madame Wilson ?
Mme Wilson : Madame ?
Violet : Madame Wilson. Je crois que … Enfin je me demandais …
Mme Wilson : Avez-vous faim, Madame ?
Violet : Non, non, non. Mon appétit est … Je crois que … J’aurais aimé … J’aimerais beaucoup donner … un thé. Mais je ne sais pas comment m’y prendre.
Mme Wilson : Je peux faire envoyer des invitations …
Violet : Non, pas ce genre de thé. Euh, ce serait … un thé du soir, avec une personne, seule. Comment vous arrangeriez une telle chose ?
Mme Wilson : Je suggérerais que cela se passe ici. Je peux éloigner le personnel, leur donner leur soirée et rester seule si vous avez besoin d’aide pour vos toilettes. Personne ne vous dérangera.
Violet : Personne ? Vous connaissez mes enfants.
Mme Wilson : Peuvent-ils être invités à l’extérieur ?
Violet : Eh bien, j’ai un peu insisté pour que Francesca donne un dîner de famille. Je pourrais être malade ?
Mme Wilson : Vous pourriez. Madame, je m’assurerai personnellement que tout thé donné le soir bénéficie d’une discrétion absolue.
Violet : Merci, Madame Wilson.
Mme Wilson : Tout le monde boit du thé, Madame.
Violet : Oui, c’est … Oui, c’est vrai. Tout le monde boit du thé.
Mme Wilson : La vie est faite pour être vécue.

Hyacinthe, suivie de Sophie, croise Benedict dans un couloir.

Hyacinthe : Très élégant, mon frère !
Benedict : Oh, bonsoir, Sophie.
Sophie : Monsieur Bridgerton.
Benedict : Oh, excusez moi
Sophie : Pardonnez moi.
Benedict : Nous pourrions y passer la nuit.
Sophie : En effet.
Benedict : Etes-vous satisfaite de votre emploi ? J’espère que mes sœurs ne vous épuisent pas trop.
Sophie : Non, non, pas du tout. Je les trouve délicieusement surprenantes.
Benedict : C’est bien. Je crois. Etes-vous toujours furieuse contre moi de vous avoir amenée ici ?
Sophie : Non. Tout le monde a été si généreux. En fait, j’aimerais vous remercier. Pour avoir fait embaucher Hazel.
Benedict : Ho, c’est normal.
Sophie : Allez-vous au dîner de Lady Danbury ?
Benedict : Non, par chance, il est réservé à ces dames.
Sophie : Vous n’appréciez pas Lady Danbury?
Benedict : Oh, si, énormément. Disons que … Quand nous étions à mon cottage, vous souvenez-vous m’avoir demandé si parfois, je ne me sentait pas à ma place ? Euh … Aucune importance.
Sophie : Avez-vous besoin d’aide ?
Benedict : Ce petit bouton est traitre et je ne trouve pas mon valet.
Sophie : Puis-je ?
Benedict : Mm.
Sophie : Voila, c’est fait.
Benedict : Merci, Sophie.

Elle part, il la suit du regard, l'air triste.
Chez Lady Danbury.

Lady Danbury : Alors dites-moi, Lady Bridgerton. Est-ce que Benedict a enfin retrouvé sa très mystérieuse inconnue ?
Alice : C’est donc Benedict, le fameux libre-penseur du Whistledown ?
Pénélope : Eh oui.
Alice : J’en étais sure ! Ravie d’avoir la confirmation de l’auteure.
Violet : Je lui ai montré les miniatures de presque toutes les jeunes femmes invitées au bal masqué et il affirme que ce n’était aucune d’entre elles.
Lady Danbury : Vous allez finir par gagner votre pari avec la Reine, Madame Bridgerton.
Alice : Ah, avez-vous parié que Benedict ne prendrait pas épouse cette saison ?
Pénélope : Sa Majesté ne m’a pas laissé le choix.
Violet : Si j’en crois notre recherche de miniatures, je pense que Lady Whistledown est plus avisée que moi d’avoir pris ce pari.
Pénélope : Lady Whistledown est-elle vraiment avisée ? Ou n’est-elle … Ne suis-je … qu’une marionnette, pour Sa Majesté et toutes les mamans de fils à marier ?
Alice : Comment est-ce que Benedict décrit-il cette jeune femme, au juste ? Je serais heureuse de la rechercher. Je ne suis pas très occupée.
Violet : Vous me feriez une joie immense, et je crois que vous en savez autant que moi sur elle, sinon plus.

Violet rejoint Francesca, seule à une autre table.

Violet : Ma chérie, que diriez-vous d’organiser un dîner de famille ? Peut être est-il temps que nous découvrions votre nouvelle demeure.
Francesca : Euh, je … Je crois que je ne suis pas encore prête. Je ne crois pas que John et moi soyons prêts.
Violet : Dans une semaine ? Cela devrait vous laisser le temps.
Francesca : Oh…
Hyacinthe : … Oui, elle est très intelligente.
Éloïse : Italien, latin ET coréen ! Elle a lu plus de la moitié des livres de notre bibliothèque.
Violet : De qui parlez-vous donc Eloïse ?
Éloïse : Ma nouvelle femme de chambre est extraordinaire.
Hyacinthe : Sophie est également MA femme de chambre.
Francesca : C’est assez rare pour une femme de chambre d’être aussi instruite ?
Éloïse : Elle est remarquable. Elle en sait plus sur les arts qu’aucun de nos frères et elle est douée pour les sciences.

De leur côté, Bendict, Colin, John et Will Mondrich se retrouvent à leur club.

Mondrich : Alors, à quoi pourrions-nous boire ?
Colin : Peut être au bouton de chemise de Benedict qui semble l’intéresser plus que nous tous réunis ce soir.
John : Euh …  Alors, au bouton de Benedict !
Colin : Comment se passe ta recherche de la jeune femme du bal masqué ? Notre mère a dit à Penelope, qui me l’a rapporté, que tu avais repris tes investigations, et sans grand succès, apparemment.
Benedict : Tu as raison, Penelope aussi, et notre mère aussi. Et pour être honnête cela fait si longtemps, qu’elle n’est qu’un souvenir dans ma tête, que je ne sais plus vraiment de quoi elle a l’air.
Mr. Hiscox : Benedict ! Quelle joie de vous revoir parmi nous. Vous souvenez-vous de Miss Virginia ?
Benedict : Bien sur. C’est un plaisir de vous revoir.
Virginia : Tout le plaisir est pour moi.
Mr. Hiscox : Pardonnez nous.
John : Hmm. Des amis à vous ?
Benedict : Oui. Tous les deux. Hiscox m’a dit à la campagne qu’il a pris une maitresse et qu’ils sont très amoureux.
Colin : Ce genre de vie ne m’intéresse en rien.
Benedict : Tu sais qu’à un moment, Anthony avait une maîtresse ? Avant Kate, bien sur.
Colin : C’est vrai ?
Mondrich : Ça ne m’intéresse pas non plus. C’est courant, pourtant. Un homme sur deux entretient une maîtresse, ici. Nous devons nous marier selon notre classe, mais l’amour n’obéit pas toujours à cette loi.
Colin : J’ai besoin d’un autre verre.

Colin se lève, Benedict tripote son bouton en observant Hiscox et Virginia.
Chez les Bridgerton.

Sophie : Madame Wilson a dit que vous vouliez me voir.
Violet : Sophie. Venez vous asseoir, je vous en prie. J’aimerais que nous prenions le thé ensemble. Je souhaitais vous témoigner ma gratitude pour avoir sauvé la vie de mon fils.
Sophie : C’est très aimable Madame, je n’ai fait que mon travail.
Violet : Ce n’était pas encore votre travail. Asseyez-vous. De tous les Bridgerton, vous avez conquis le cœur le plus difficile. Eloïse est intarissable à votre propos. Elle dit que vous êtes férue de littérature. Voudriez-vous me parler un peu de vous ?
Sophie : Que voulez-vous savoir, Madame ?
Violet : Hé bien, par exemple, comment une personne aussi bien éduquée que vous a pu se retrouver à la campagne ? Etes-vous du même village que les Cavender ?
Sophie : Non, j’ai grandi à Aylesbury. La dame pour qui je travaillais avait la gentillesse de me laisser assister aux leçons des enfants. Je n’étais chez les Cavender que depuis peu de temps.
Violet : Et cette famille précédente, l’avez-vous quittée pour un certain motif ?
Sophie : La maîtresse de maison et moi avons eu un désaccord à la fin. Je préfèrerais ne pas en discuter, si vous voulez bien, Madame.
Violet : Très bien. Et de la bas, vous êtes partie pour Mon Cottage ?
Sophie : Oui. Ce n’était pas notre intention. Mais un orage a éclaté en route et avec la blessure de Monsieur Bridgerton, nous avons du nous arrêter.
Violet : J’espère que ce n’était pas trop ennuyeux pour vous deux, d’être confinés comme cela.
Sophie : Monsieur et Madame Crabtree étaient là bien sur. Mais ce n’était pas du tout ennuyeux. Cela a été une des plus belles semaines de ma vie. J’ai toujours été curieuse de découvrir cette région.
Violet : Et votre famille reside-t-elle toujours à Aylesbury ?
Sophie : Malheureusement, mes parents sont décédés.
Violet : Je vois. Je suis vraiment désolée. Sophie, je sais que pour vous cet emploi est temporaire, mais si vous vouliez qu’il devienne permanent, j’en serais très heureuse. Mes filles ont beaucoup d’affection pour vous, comme nous tous d’ailleurs.
Sophie : Merci, Lady Bridgerton. Je vais y réfléchir.
Violet : Parfait. Maintenant, s’il vous plait, prenez des biscuits. Ils sont tellement meilleurs quand ils sont encore chauds.

En se promenant dans la ville, Lady Danbury et Violet discutent.

Violet : Il y a quelque chose chez elle qui me donne envie de la protéger. C’est un peu comme si Sophie tentait de fuir quelque chose.
Lady Danbury : Dites-moi, que pensez-vous d’Alice Mondrich ?
Violet : Oh, je la trouve très sympathique. J’étais ravie de la voir, surtout maintenant qu’elle va chercher la dame mystère de Benedict.
Lady Danbury : Elle pense peut-être avoir une candidate. Elle va discrètement poursuivre ses investigations.
Violet : Je l’apprécie de plus en plus.
Lady Danbury : Violet.
Violet : Mm ?
Lady Danbury :  Je suis … un peu indécise. J’ai un cadeau, en quelque sorte, que j’aimerais donner à Madame Mondrich, mais en lui faisant ce cadeau, disons que je me récompenserais moi-même. Je sais que ce serait égoïste, mais ne puis-je pas avoir quelque chose pour moi-même ? Est-ce vraiment mal ?
Violet :
Cela nuirait-il à Madame Mondrich en quelque façon ?
Lady Danbury : Bien au contraire. Cela lui serait bénéfique. Elle n’aimera pas cela, mais c’est la réalité. Cela dit, je pense que c’est moi qui en bénéficierais bien plus.
Violet : J’ai souvent peur, moi aussi, de me montrer trop égoïste, en effet, mais certaines choses me font très envie. J’ai le droit de les avoir. Et vous l’avez aussi. Ce n’est pas égoïste d’avoir besoin de quelque chose. Soyez sure que vous méritez tout le bien être ou la liberté que vous souhaitez. Vous avez tant fait pour de si nombreuses personnes, Agatha. Vous avez gagné votre droit au bonheur.
Lady Danbury : J’y ai travaillé.
Violet : La vie est faite pour être vécue.

Chez les Kilmartin.

Francesca : Plus haut ? Plus bas ?
John : Cela m’a l’air très bien.
Francesca : Je voudrais que tout soit parfait avant de recevoir des invités.
John : Pensez-vous pouvoir me dire sincèrement le motif de votre visite, l’autre matin ?
Francesca : Pardonnez moi. Je ne sais pas ce qui m’a pris.
John : Je l’ignore également, mais … cela m’a beaucoup plu.
Francesca : Vraiment ?
John : Jusqu’à présent, je me suis réfréné dans notre vie privée, par respect pour vous et votre confort. Mais si votre souhait est que nous soyons … plus expressifs, ensemble, je serais heureux de m’y plier.
Francesca : Je crois que je devrais … m’y plier, moi aussi.

D’une fenêtre d’un salon, Sophie regarde les étoiles. Benedict entre.

Sophie : Oh… Pardon, Monsieur. J’allais m’en aller.
Benedict : Non. Enfin, je veux dire, vous n’êtes pas obligée. Pas pour moi, en tout cas.
Sophie : J’étais en train d’admirer les étoiles. Ou du moins, l’essayer. Elles sont moins nombreuses ici qu’à votre cottage.
Benedict : Oui. Il semble que la beauté naturelle du monde soit … amoindrie à Mayfair.
Sophie : Nous étions si bien à la campagne … Bonsoir.
Benedict : Restez, s’il vous plait. Je ne veux pas que vous partiez.
Sophie : Votre mère a offert de m’embaucher définitivement, aujourd’hui.
Benedict : Mm… Allez-vous dire oui ?
Sophie : Depuis que je suis toute petite, je rêve d’une famille comme la vôtre. Même en travaillant pour elle, c’est un rêve.
Benedict : Sophie, vous méritez mieux. Croyez-moi.
Sophie : Je ne suis pas sure qu’il soit avisé que je reste.
Benedict : Parce que…?
Sophie : Parce que …
Benedict : Si vous souhaitez rester, je ne veux pas compromettre votre projet.
Sophie : Non.
Benedict : Non.
Sophie : Bonne nuit, Monsieur Bridgerton.

Elle part. Il serre un fusain dans son poing et le brise.
En robe de chambre, Violette fait les cent pas dans sa chambre ; elle s’arrête devant son miroir. Elle ferme les yeux et laisse tomber sa robe de chambre au sol. Puis elle observe son corps et semble rassurée.
Au palais, Lady Danbury et Alice suivent un laquais dans un couloir.

Lady Danbury : Sa Majesté aime les révérences profondes. Et c’est moi qui parlerai pour nous deux. Ne parlez que si on vous adresse la parole.
Alice : Je ne savais pas qu’un simple thé demandait tant de préparation.

Lady Danbury : Votre Majesté. Vous vous souvenez de Madame Alice Mondrich, dont le fils ainé est héritier du domaine de Kent, n’est-ce pas ? Madame Mondrich, veuillez dire à Sa Majesté ce que vous m’avez rapporté.
Alice : Votre Majesté, j’ai une voisine qui correspond à la description de la dame mystère en tous points. J’ai mené mon enquête et ce pourrait être la bonne personne.
Charlotte : Etonnant. Et en avez-vous informé Lady Bridgerton ?
Lady Danbury : Je lui ai justement adressé un courrier à ce sujet, ce matin même.
Charlotte : Hm. Il reste à espérer que votre théorie soit exacte, Madame Mondrich.
Lady Danbury : Votre Majesté ?
Charlotte : Oui. Oui. Je suppose qu’elle peut devenir ma nouvelle dame de compagnie.
Lady Danbury : Merci, Votre Majesté.
Alice : Vous …

Lady Danbury fixe Alice du regard, qui reste silencieuse.

Charlotte : Vous pouvez vous retirer.

Alice fait une révérence et sort.

Charlotte : Vous êtes juste à l’heure pour le thé et le dernier Whistledown.

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Lady Whistledown :
Très cher ami lecteur, ces derniers temps, il semblerait qu’à Mayfair la Grande Guerre des Domestiques soit enfin proche de s’apaiser définitivement. Ce silence soudain rend notre bonne société avide d’une nouvelle intrigue. Les spéculations vont bon train quant à savoir quelle grande famille envisage d’emménager dans la demeure voisine de celle des Bridgerton.
Mais à dire vrai, votre chroniqueuse trouve ce genre de spéculations assez ennuyeuses.
N’a-t-on point envie de quelque chose d’un peu plus … croustillant ?

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Allongé sur un canapé, Benedict arrache le bouton de sa chemise et le jette par terre.

Benedict : Mm ?
Violet : Je vous dérange peut être ?
Benedict : Jamais.
Violet : J’ai reçu une lettre de Lady Danbury. Madame Mondrich a une voisine, elle a des cheveux bruns, a quitté la ville juste après le bal masqué et est tout juste de retour. Et apparemment, ses parents n’ont jamais donné de leçons de danse à leur fille.
Benedict : Quoi ? C’est merveilleux … C’est forcément elle.
Violet : Elle s’appelle Miss Hollis.
Benedict : Miss Hollis ?
Violet : Avec votre permission, j’aimerais l’inviter à venir prendre le thé avec sa mère. Vous entrerez dans la pièce par hasard, bien entendu. Peut être serait-il préférable de ne pas mentionner le bal masqué ni le gant perdu.
Benedict : Je vous promets d’être le charme et la grâce personnifiés.

Très élégant, Benedict se dirige vers le salon. Violet prend le thé avec Lady Hollis et sa fille.

Violet : Elle a ouvert une boutique, et ses derniers modèles sont absolument exquis.
Lady Hollis : Eh bien, nous irons voir mais ne le dites pas à votre père.
Benedict : Oh, pardonnez moi. J’ignorais que vous aviez de la compagnie, mère.
Violet : Benedict, puis-je vous présenter Lady Hollis et sa fille, Miss Hollis.
Miss Hollis : Mm.
Violet : Venez donc vous asseoir.

Il s'assoit et examine le visage de Miss Hollis.

Violet : … Avez-vous grandi à la campagne ?

Il fixe les lèvres de Mlle Hollis et se souvient des lèvres de la dame en argent.

Miss Hollis : … Ce que j’aime à la campagne, c’est la liberté. Il est plus facile d’être soi-même sans l’œil vigilant de la société
Benedict : Avez-vous d’autres centres d’intérêt, miss Hollis ? Aimez-vous aller vous baigner ?
Miss Hollis : …Me baigner ?
Benedict : Dans un lac, par exemple, où l’eau est calme et peu profonde, ou encore dans la mer, où tout est vaste et très profond.
Lady Hollis : On croirait une charade, Monsieur Bridgerton.
Miss Hollis : C’est toujours un grand plaisir d’aller nager pour moi. En particulier dans la mer. Nous avons passé de nombreux étés en Italie, dans mon enfance.
Benedict : Vraiment ? Vous parlez italien ?
Miss Hollis and Benedict  : (Ils parlent en italien.)
Benedict : Certains professeurs m’ont dit que ma prononciation laissait un peu à désirer, que je bougeais trop vite la mâchoire.
Miss Hollis : Permettez moi de m’inscrire en faux. Votre prononciation est parfaite. Celui qui vous a dit cela avait tort.
Violet : Donc, en Italie ? Colin ….

Sophie entre, une théière à la main. Leurs regards se croisent, ils échangent un sourire. Puis elle aperçoit Miss Hollis et son sourire s'efface. Benedict également, il est gêné.

Violet : Voulez-vous encore un peu de thé ?
Benedict : Pardonnez-moi. Où sont Hazel et Celia?
Sophie : Elles sont occupées toutes les deux. Aussi j’ai proposé mon aide, Monsieur.
Violet : Miss Hollis, un peu de thé ?
Miss Hollis : Avec plaisir, sans vouloir vous déranger.
Violet : Quelles régions avez-vous visitées ? on dit qu’à Paris …
Miss Hollis : Très ensoleillé.
Lady Hollis : Mm.
Violet : Je suppose que c'est la côte.
Miss Hollis : Nous avons beaucoup voyagé.
Lady Hollis : Il fait un peu chaud en Italie.

Lorsque Sophie s'approche de lui, il refuse le thé et pose sa main sur sa tasse. Sophie termine son geste et verse le thé brûlant sur la main de Benedict, qui laisse tomber sa tasse sous l'effet de la douleur.

Benedict : Par pour moi, merci.
Sophie : Oh…
Benedict : Ah ! Bon sang !
Violet : Benedict.
Sophie : Je vous prie de m’excuser. Je suis vraiment désolée.
Benedict : Laissez cela. Laissez cela.
Sophie : Je vous rapporte une autre tasse.
Violet : Il commence à être tard je crois.
Lady Hollis : Oui. Nous devrions peut être y aller. Nous sommes attendues pour un dîner de famille ce soir.
Miss Hollis : C’est une magnifique demeure. J’avais toujours rêvé de pouvoir visiter la résidence Bridgerton.
Violet : Vous êtes sûrement venue pour le bal masqué ?
Miss Hollis : J’en avais l’intention, mais malheureusement je suis tombée malade. Tout le monde étant déguisé, on a peut-être cru à ma présence.
Benedict : Eh bien, heureux d’avoir réalisé votre rêve.
Miss Hollis : Monsieur Bridgerton.

Violet les raccompagne. Sophie revient avec une tasse. Elle la pose sur la table et va nettoyer le tapis. Violet les observe un instant et s'en va.

Benedict : Puis je vous aider ?
Sophie : Bien sur que non.
Benedict : Sophie, pardonnez-moi. J’ignorais que vous alliez servir le thé. 
Sophie : Quelle importance ? Vous êtes un homme du monde. Vous rencontrez des jeunes femmes à marier. Je suis bonne et nettoie après. C’est dans l’ordre des choses.
Benedict : Mais … Vous ne devriez pas avoir à y assister.
Sophie : Il est difficile pour moi d’entendre ce genre de choses. D’autant plus quand vous avez rempli ma tête d’idées folles, comme hier soir dans cette même pièce.
Benedict : Je n’ai pas l’intention de faire la cour à Miss Hollis. Il n’y a aucune comparaison ….
Sophie : Comparaison avec quoi ? Pourquoi êtes vous toujours ici ? Chaque jour, où que j’aille, partout, vous êtes devant moi. Cette place est de loin la meilleure que j’aie jamais eue, mais je ne peux pas rester si vous vivez ici et gâchez tout. Vous êtes en train de tout gâcher. Les célibataires ne vivent-ils pas dans leur résidence de célibataire ?
Benedict : Bien … Il est peut être sage que je commence à y vivre plus souvent. Si cela peut vous réconforter.
Sophie : Ce serait mieux je crois. S’il vous plait.
Benedict : Je vais … Je vais m’en aller. Et tâcher de revenir le moins possible.
Sophie : Je vous remercie.

Sophie prend la théière et se dirige vers la porte. Elle se retourne.

Sophie : Et vous auriez tort d’y renoncer soit dit en passant.
Benedict : A quoi ?
Sophie : A faire la cour à Miss Hollis. Elle semble délicieuse. Et parfaitement séduisante.

Plus tard, Sophie coud dans sa chambre. Par la fenêtre, elle voit Benedict faire charger ses malles dans une calèche par les domestiques.

Valet : Certainement, Monsieur.

Chez les Kilmartin, Francesca et John font l'amour.

Francesca : John ! John !
John :  Francesca ?
Francesca : Oui ?
John : Vous savez, vous n’avez pas besoin de faire cela.
Francesca : De faire quoi ?
John : Vous n’avez pas besoin de faire semblant pour me satisfaire. Vous n’avez pas atteint votre point culminant, n’est-ce pas ?
Francesca : Non. Vous avez raison et je vous ai menti. Ça n’est jamais arrivé. Jamais.
John : Francesca …
Francesca : Et je suis sure que c’est pour cela que nous n’avons pas d’enfant. Pardon, j’ignore ce qui ne va pas chez moi.
John : Francesca, il n’y a rien qui ne va pas chez vous. Comment vous êtes vous sentie avant le …
Francesca : Soi-disant point culminant ? Je me sentais … très bien. Avec des sensations de fourmillement. De la chaleur.
John : Parfait. Eh bien, pour moi, quand nous sommes ensemble, ce n’est pas seulement parce que je veux des enfants. Non parce que je veux des enfants, quand nous sommes ensemble je sens que je me rapproche de vous. Dans mon corps, bien sur, mais dans mon cœur également. Ce que vous souhaitez dans la vie, je m’efforcerai toujours de vous le donner. Des enfants. Des points culminants. Mais j’espère aussi que vous serez toujours satisfaite d’être comme vous êtes. Nous sommes très bien comme nous sommes en ce moment. Et nous avons tout le temps du monde pour le reste.

Ils s’embrassent.
Lady Danbury est chez les Mondrich.

Will : Elle descend dans une minute.
Lady Danbury : Mm.
Will : Elle n’a pas prononcé un mot depuis qu’elle vous a vue.
Lady Danbury : Ah.
Will : C’est ainsi quand elle est en colère. Et je sais qu’elle n’est pas en colère contre moi.
Lady Danbury : Non, ce n’est pas contre vous, en effet.

Alice entre dans le salon.

Alice : Il est tôt pour une visite, Lady Danbury.
Lady Danbury : Oui, je … Je voulais vous expliquer.
Alice : Il n’y a rien à expliquer.
Will : Moi, j’aimerais beaucoup qu’on m’explique.
Alice : Je ne veux pas être dame de compagnie de la reine.
Will : Oh, c’est cela le … Pardon, vous ne voulez pas devenir dame de compagnie ? Pourquoi ?
Alice : Je n’en ai pas envie, c’est tout.
Lady Danbury : Mais pourquoi ? Savez vous au moins pourquoi ? Ou dites vous non parce que je ne vous ai pas consultée ou encore parce que cela vous effraie ?
Alice : Elle ne m’a rien demandé. Elle m’a jetée comme ça à Sa Majesté.
Lady Danbury : J’avais besoin que vous soyez calme. Sinon votre peur aurait pris le dessus. Vous auriez débarqué dans la pièce en gâchant le plus beau cadeau qu’on vous ait fait.
Alice : Un cadeau ?
Lady Danbury : Ainsi que je vous l’ai dit, être nommée dame de compagnie est un honneur dont la plupart n’oseraient même pas rêver.
Alice : Je n’en ai jamais rêvé.
Lady Danbury : Vous n’aviez pas non plus rêvé de la résidence Kent, et pourtant vous y voici. Vous n’avez pas besoin de rêver de quelque chose pour dire oui. Il suffit qu’on vous donne l’opportunité de prouver que vous avez de la valeur, et vous avez de la valeur, Alice. Vous êtes exactement ce qu’il lui faut. Regardez comment vous vous disputez avec moi, en refusant de me donner raison. Vous êtes intelligente, vous avez du caractère.
Alice : Je ne suis pas de ce monde là, Lady Danbury.
Lady Danbury : Exactement. Vous n’êtes pas du même monde. Vous êtes différente, et peut être meilleure pour avoir été de l’autre côté. A une époque, j’ai été de l’autre coté mais dès que j’ai accédé à la bonne société, j’ai pris la ferme décision que personne n’allait m’arrêter. Et vous ! Vous pouvez faire de même, en étant debout derrière la reine. Regardez le monde que je l’ai aidée à établir pour nous tous. Vous n’êtes pas comme les autres dames de compagnie. Vous êtes active. Vous allez la secouer, vous allez lui dire la vérité. Et sans jamais oublier qu’elle est la Reine, vous aurez assez de culot pour ne pas toujours la traiter en reine. Cela lui est nécessaire. Et c’est ainsi que l’on gagne son amitié.
Alice : Je ne veux pas … Amie avec la Reine ? Je ne suis pas de taille à vous remplacer, Lady Danbury.
Lady Danbury : Je ne vous demande pas d’essayer de m’imiter. Comprenez qu’il s’agit de servir votre Reine, servir votre pays, et de le faire à votre manière. Ce que je vous demande, Alice, c’est de vous élever.

Will sourit, sa femme va accepter.
Violet vient voir Benedict dans son appartement.

Violet : Francesca m’a dit que vous aviez décliné son invitation à dîner ce soir et que vous aviez quitté la maison en hate hier soir. Les deux choses sont elles liées ?
Benedict : J’ai simplement besoin d’un peu de temps pour moi.
Violet : Je suis navrée que Miss Hollis ne soit pas votre dame en argent.
Benedict : Ce n’est pas grave. Je pense qu’il faut que je cesse de la chercher. Je me demande même si elle existe.
Violet : Peut être pas. En tout cas, pas de la façon dont vous l’avez imaginée dans votre tête. Ce qui pourrait expliquer votre attirance pour elle. Vous avez toujours eu tendance à rechercher l’imaginaire.
Benedict : Eh bien, je vous remercie de me remonter le moral..
Violet : Non, nous avons tous un besoin d’imaginaire. Ainsi moi, je m’attends encore à voir surgir votre père partout où je suis. Mais je sais que c’est dans la réalité que l’amour peut grandir. La réalité est ce qui nourrit le cœur. Les rêves sont une belle chose, mais Benedict, on ne rattrape jamais l’imaginaire. Et croyez moi, il y en aura d’autres avec qui l’étincelle se produira. D’autres jeunes femmes de la société, vêtues d’argent, ou de toute autre teinte. N’en doutez pas.

Chez les Bridgerton, les domestiques sont réunis dans la cuisine pour passer la soirée.

Hazel : J’ai fait exprès de perdre cette partie, car je savais que j’allais la perdre.
John : Toi alors ! Tu es fascinante.
Mme Wilson : Je sais que vous êtes en pause, mais en fait, j’aimerais que chacun de vous prenne sa soirée. Toute la famille est chez les Kilmartin ou occupée ailleurs, mais vous ne pouvez pas rester ici. Ce soir, je veux tout le monde dehors.
John : Bonne nouvelle !
Celia : Sophie. Ce serait peut-être l’occasion que tu viennes enfin à la taverne.
Sophie : Je crois que je vais venir.
Celia : Devinez qui va se joindre à nous ?
John : Enfin !
Hazel : Sophie ! Oh… Allez viens !
Sophie : Excusez moi, Madame Wilson, je voulais vous faire savoir que j’ai décidé de rester au service des Bridgerton.
Mme Wilson : C’est une excellente nouvelle. Tout le monde tient à vous ici. Du fond du cœur.

Chez les Kilmartin.

Francesca : Merci à tous d’être venus. Je suis désolée d’avoir tant tardé à vous inviter, mais je voulais m’assurer que tout soit en ordre.
John : Et soyez-en sure, tout est en ordre maintenant.
Hyacinthe : Je croyais que notre Mère devait venir.
John : En effet. En fait, cette soirée de famille était son idée.
Francesca : Apparemment, elle est malade.
Hyacinthe : Et où est Benedict?
Gregory : Il a peut être la même maladie..

Hyacinthe se lève et se dirige vers le buffet. Éloïse la rejoint..

Hyacinthe : Tu ne trouves pas que Francesca a tout arrangé de façon parfaite ? J’ai tellement hâte d’avoir ma propre maison.
Éloïse : S’il te plait, ne recommence pas avec les belles réussites, la décoration des maisons, le mariage ! Je ne peux plus entendre un mot de tout ça.
Hyacinthe : Vois tu, ces derniers temps je croyais que tu t’intéressais à tout le monde sauf à moi. Mais je commence à penser qu’en fait, tu ne t’intéresses qu’à toi-même.
John : Etes vous rassurée ?
Valet : Monsieur, une calèche est en train d’arriver.

Ils vont à la rencontre du nouveau venu. Le chauffeur porte un manteau à capuche de couleur métallisée. Il sort de la voiture et retire sa capuche.

Michaela : J’espère que je vous ai manqué.
John : Michaela ! Pourquoi est-ce que tu conduis ?
Michaela : Apparemment, l’estomac de mon cocher ne supporte pas les longs trajets. Donnez lui un seau et de l’eau, merci.
Valet  : Bien Madame.
Francesca : Euh, quelle merveilleuse surprise.
Michaela : Vraiment ? On dirait que vous venez de voir un fantôme.
John : Viens par ici.

Dans son bureau, Benedict dessine nerveusement. Le dessin représente Sophie dans son uniforme. Il se lève brusquement et s’en va.
Violet fait les cent pas dans sa chambre à coucher. Elle porte un élégant déshabillé. On frappe à la porte. Paniquée, elle essaie plusieurs poses.

Violet : Vous pouvez entrer.
Marcus : Madame Wilson m’a dit que vous aviez changé d’endroit pour faire servir le thé. C’est un grand changement.
Violet : En effet   
Marcus : Puis je en déduire que …
Violet : C’est moi, le thé qui vous a été servi.

Il la rejoint, ils s’embrassent.

Marcus : Nous avons tout le temps.
Violet : Déshabillez vous.

Benedict arrive à cheval et entre d'un pas décidé dans la maison des Bridgerton. Pendant ce temps, Sophie, Celia, Hazel et John sortent par une porte de service et se préparent à quitter la maison.

Celia : Nous avons une soirée de libre !
Hazel : Cela va te plaire, j’en suis sure.
Sophie : Oh. J’ai oublié ma bourse dans ma chambre. Je vous retrouve à la taverne.

Benedict est dans l’escalier de service. Il toque à la porte de la chambre de Sophie. Sans réponse, il ouvre la porte, la chambre est vide.

Benedict : Sophie ?

Il redescend et rencontre Sophie à mi chemin.

Sophie : Que faites vous ?… Je croyais que vous …

Ils s’embrassent. Il lui enlève son manteau et dégrafe son corsage. Puis il glisse sa main sous sa jupe.

Benedict : Si vous voulez que je parte, je le ferai. Mais la vérité … c’est que je m’éloigne parce que vous me consumez. Mes yeux vous cherchent dans chaque pièce où j’entre. Mon cœur bat quand vous êtes proche. La réalité de ce que vous êtes est bien plus désirable à mes yeux que tous les fantasmes de mon imagination. Je ne peux plus vivre sans vous.
Sophie : Benedict.
Benedict : Je pense vraiment que vous méritez mieux. Et je suis déterminé à vous le donner. Et plus encore. Sophie … soyez ma maîtresse.

Elle recule. Celia l'appelle du bas de l’escalier. Elle réajuste ses vêtements et descend.

Celia : Tu viens Sophie ? Nous t’avons attendue.

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Lady Whistledown : 
un homme sage a dit un jour que le monde entier est une scène sur laquelle nous avons tous un rôle à jouer.
A force de le reprendre sans relâche, on peut commencer à se lasser d’un rôle …

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Allongés côte à côte, Violet et Marcus sourient en regardant le plafond.

Marcus : Quoi ? Qu’y a-t-il ?
Violet : Non, ce n’est rien. Je crois que je suis … extrêmement heureuse.

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… … Cependant qu’arrive-t-il lorsque l’un des acteurs décide de modifier le jeu ? Cela peut-il créer quelque chose d’inattendu ?
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Sophie : Hey.
Celia : La voila !
Hazel : Il était temps, tout de même !

Devant la maison voisine des Bridgerton, Lady Penwood, Rosamund et Posy descendent d’un carrosse. Madame Varley ouvre la porte

Lady Penwood : J’ai toujours voulu vivre à Grosvenor Square.
Mme Varley : Contente de vous revoir, Madame..

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Ou bien faut-il s’attendre à une situation bien pire encore que tout ce que l’on aurait pu imaginer ?
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Lady Penwood et ses filles enrent. Madame Varley referme la porte.

Rédigé par mamynicky

 

 4.04 - An Offer from a Gentleman

Benedict's carriage enters London.

Benedict : We’re not far now.
Sophie : Very well. Do you know my new employers well?
Benedict : Very well, in fact.
Sophie : Are they kind?
Benedict : I certainly think so.
Sophie : Do they have any children?
Benedict : Oh. Um… Yes, many.

The car stops in front of the Bridgerton house.

Sophie : This is Bridgerton House.
Benedict : You … You know it?
Sophie : Everyone in town knows Bridgerton House.
Benedict : Huh.
Sophie : Are we leaving the carriage and continuing by foot?
Benedict : Oh, it’ll be a short walk.
Sophie : I see. How short, exactly?
Benedict : So short, in fact, that your new job is where I live. Well, where I reside half the time while I fill in for the viscount.
Sophie : I cannot work for you!
Benedict : Strictly speaking, you will work for my mother, whom you will love. Wh …-Where are you going?
Sophie : I thank you most sincerely for the ride and your offer, sir. But I will find a position elsewhere.
Benedict : Wi … Will you, though? I did write to a few friends, but for some reason their wives were told not to hire you.
Sophie : Then… I will return to the countryside where they are less discerning.
Benedict : And what if you do not find anything there? Or worse, what if you end up working for someone like Cavender?
Sophie : If I had known this was where I would be working, I would never have left Cavender House.
Benedict : Huh. Well, I do have some business to transact about the estate, this week… but I have no interest in getting in your way. It is a large house. We will hardly see one another. I’m only trying to help, especially as it seems you do not have another option.
Sophie : I know nothing of what your… friends’ wives are talking about. There must be some sort of misunderstanding.
Benedict : Of course. I know you, Sophie.

She changes her mind and heads towards the house. Benedict follows her, a smile on his face.

Violet : [laughs kindly] Well, if it is not my son who has mastered the art of disappearing.
Benedict : Hello, Mother.
Violet : Lady Bridgerton. Pleasure to make your acquaintance.
Sophie : Sophie Baek, my lady.
Violet : Would you excuse us a moment?

Mme Wilson : I am Mrs. Wilson, the housekeeper.
Sophie : Hello, Mrs. Wilson.

Benedict : Did you not receive my letter?
Violet : Yes. But you returned before you could receive my response, which is that, unfortunately, there are no positions at present, and I must tell you, Mrs. Wilson has heard rumors that this girl is not to be trusted.
Benedict : Mother, I do not pay heed to rumors. I trust her. She saved my life.
Violet : Are you injured?
Benedict : On the mend, thanks to Sophie.
Violet : What happened?
Benedict : Oh… it is a long story. But I am well. And Sophie desperately needs a position.

Violet : I understand you saved my son’s life, Sophie. I am most grateful you were there in his time of need.
Sophie : Oh, it is nothing, truly.
Violet : Do you have a letter of introduction from your last employer?
Sophie : I… No, it was …
Benedict : Her last employer was most unkind. Phillip Cavender.
Violet : Ah… Yes, well… I never liked that boy. Tell me then about your qualifications.
Sophie : I was just telling Mrs. Wilson I am familiar with the newest fashions. I can clean, mend, read, write…
Benedict : She speaks French.
Mme Wilson : And Latin.
Violet : My, that is most exceptional. Well, perhaps my girls will benefit from a lady’s maid. Eloise could use a push, and Hyacinth, a companion. It is settled, then. Mrs. Wilson, will you show Sophie to her room?
Sophie : Thank you, Lady Bridgerton. Mr. Bridgerton.

--------
Lady Whistledown :
Dearest Gentle Reader, the art of portraiture is to capture its subjects as
they appear in daily life…
while allowing the subtleties crackling beneath the surface to shine
through.
To catch such detail takes an attentive eye and would be beyond the patience of this
author,
as my attentive eye is fixed on the comings and goings of Benedict Bridgerton, who has
at last returned to society.
--------

Royal Palace.

Charlotte : We are back in the hunt. Whistledown will surely be proven wrong about Mr. Bridgerton’s intentions. Though at least she has ceased boring us with those tedious Maid Wars.

Lady Danbury stops. She looks at a portrait of the queen and her ladies when they were young.

Charlotte : Agatha?

--------
...  But a portrait captures only a single moment in time, and whether this
current portrait
 of Mr. Bridgerton signifies any particular interest in the marriage mart, this
author remains uncertain,
 for any return to society brings with it a number of compelling
distractions.
--------

Mme Wilson : Your charges, Miss Bridgerton and Miss Hyacinth. Their rooms are through there. Miss Bridgerton always has her nose in a book and will feign illness to avoid society events. Miss Hyacinth, on the other hand, has tried to sneak into a ball on four separate occasions. - Laundry. - Kitchen.
Cook : Jellies are nearly ready, Mrs. Wilson.
Mme Wilson : And Gregory ?
Cook : Moments away, ma’am.
Mme Wilson : Ahead of schedule, of course ? Everyone ? This is Sophie, ladies’ maid.
John : John. Footman. Would you like a jelly?
Sophie : Uh, no. No, thank you.
Celia : Finally, someone able to resist John’s charms. I think we shall be great friends.
John : Oh, I too could do with a friend. Where did you last work, Sophie ? A place like this ?
Sophie : No. The house where I worked most of my life, there were only eight of us.
Celia : Eight ? And who did all the cleaning and mending and washing and brushing ?
Sophie : Well… I did all of it.
Cook: Right. Jellies are ready.
Sophie : Let me help carry them.
Mme Wilson : That is not your job, Sophie.
Celia : I could use with the help. Honestly.

The family is gathered in the hall to welcome Gregory.

Violet : It is so good to see you.
Éloïse : You look different.
Hyacinthe : Come here.
Éloïse : Were you not shorter before ?
Hyacinthe : He might be taller, but he remains scraggly.
Gregory : The best thing about Eton is that sisters are not allowed.
Violet : Gregory ! We missed you ! Welcome home.
Gregory : Notice anything different ?
Benedict : Um… is your hair darker ?
John : And someone is ready for his first shave.
Benedict : Send for the barber at once, quickly, before another one sprouts.
Violet : I had your favorite jellies prepared.
Gregory : Jellies? My palate has developed. I enjoy a Scotch egg and a stiff cup of tea now.
John : Very mature.
Violet : Very well. Everyone to the drawing room for tea.

Violet : …was it long? Well, you’re home now.
Benedict : Before we head inside, I have omitted more important business, which is that I’ve returned intent on finding the Lady in Silver.
Violet : I thought you had given her up.
Benedict : I… [scoffs] I would not give up so easily. I am determined to find her, though… it is difficult finding someone who does not wish to be found.
Violet : Perhaps given the somewhat scandalous manner of your first encounter, a more discreet approach is required. I can have Mrs. Wilson gather the miniatures of all the young ladies on the guest list.
Benedict : Thank you. And the other maid I wrote to you about ? I assure you she is just as capable.
Violet : If she can do the work, she is welcome. For my son, who is eager to find a wife, anything.

Violet shows miniature pictures of young girls.

Violet : Now this lady here, she seems very nice, and she’s got dark hair…
Benedict : Mmmm. It’s not her.
Violet : No ? Are you sure ?

Violet crosses names off a list.
Sophie enters the kitchen and is surprised to find Hazel there.

Hazel : Miss Sophie!
Sophie : Hazel! I was so worried for you.
Hazel : Nothing to worry about now. The heavens provide. Or in this case, Mr. Bridgerton. He said he made you a promise to find me employment. Thank goodness he is a man of his word. Um… We shall speak more soon.

Hyacinthe is taking a dance lesson under Sophie's watchful eye.

Teacher : Two, two, three. Three, two, three. Four, two, three. Five, two, three. Very good, Miss Hyacinth. Seven, two, three. Eight, two, three.
Hyacinthe : You are meant to be observing my progress, Eloise. You have not looked once.
Éloïse : Because, if Mama thinks observing your dance steps will inspire me to perfect my own, she will be sorely disappointed.
Teacher : Perhaps a brief respite.
Éloïse : In fact, the idea that your lessons would have any influence on me is preposterous. I should be influencing you.
Hyacinthe : Why must either of us influence the other ? If you do not wish to watch my lessons, perhaps I could read to you from my book about ballerinas. Or I could show you my ribbon collection.
Éloïse : I do not wish to read about ballerinas. And I do not wish to speak to suitors, but if life on the shelf requires me to chaperone ever younger relations and listen to their babble about ribbons and ballerinas, I do not think that I can endure it.
Hyacinthe : How do you know you will not like the book ? It is about Marie Sallé.
Sophie : She is famed for inventing her own steps. She was quite a pioneer of dance. I… I have read the book.
Hyacinthe : See?
Éloïse : Are you reading anything now ?
Sophie : Miss Edgeworth’s Practical Education. I borrowed it at your brother’s cottage.
Éloïse : I have not read it. Oh, have you read Ennui?
Sophie : Yes, though I prefer when she writes from the feminine perspective.
Éloïse : A point well-made. We will have to trade books sometime.

At the Kilmartins' house. Francesca enters the living room where John is.

John : Good morning. Are you… intent on practicing pianoforte in private ?
Francesca : No, that is not…  John ?
John : Yes ?

She kisses him spontaneously.

Francesca : My apologies.
John : Uh, forgive me. Uh… To what do I owe that surprise ?
Francesca : Nothing. I… I was only wanting to spontaneously… uh… enjoy our tea together.
Shall we ?

Inside the Bridgerton kitchen.

Hazel : The spirits are speaking. They are telling me… mmm… Four.
John : That cannot be! You must have seen.
Hazel : I have the gift.
John : If the gift is a sly piece of trickery.
Celia : If you truly have the gift of second sight, perhaps you can tell us who our new neighbors are?
Hazel : I believe… It is me, after I marry a well-to-do gentleman.
John : I have seen a lady coming and going, but no man of the house.
Celia : Perhaps she is a well-to-do mistress.
Mme Wilson : Um, mistresses do not live in this neighborhood, Celia. The ton would not like to associate with a house of… that kind. Uh, what about you, Sophie ? Do you have any hidden talents?
Sophie : Oh, I, um… Unless you consider mending a talent, I have no others to report. Come. We must prepare the ladies for Lady Danbury’s dinner.

In her room, Violet studies the miniatures again.

Mme Wilson : The carriages are nearly ready for you, my lady.
Violet : Thank you. Mrs. Wilson ?
Mme Wilson : Ma’am?
Violet : Mrs. Wilson. Uh, I… I should… Well, I was wondering
Mme Wilson : Are you hungry, ma’am?
Violet : No, no, no. My appetite is, uh… I should like to be– Uh…  I would like to have, uh… tea, but I do not know how to do that.
Mme Wilson : I can have invitations made if you’d
Violet : Not that kind of tea. Uh, an… evening tea, with someone. Alone. How would one arrange such a thing?
Mme Wilson : I would suggest it take place here. I can remove the servants, give them the night off, and I alone can remain for when you need assistance with your gowns. You will have privacy.
Violet : Privacy ? You do know my children.
Mme Wilson : Can they be out for the evening?
Violet : Uh, well, I have been… I have been pressing Francesca to host a family dinner. I could be ill ?
Mme Wilson : You could. Ma’am, I will make it my business to ensure any evening tea goes entirely unnoticed.
Violet : Thank you, Mrs. Wilson.
Mme Wilson : Everyone drinks tea, ma’am.
Violet : Yes, that is … Yes. That is true. Everyone drinks tea.
Mme Wilson : Life is meant to be lived.

Hyacinthe, followed by Sophie, runs into Benedict in a corridor.

Hyacinthe : Quite dashing, brother.
Benedict : Oh, good evening, Sophie.
Sophie : Mr. Bridgerton.
Benedict : Oh, excuse me.
Sophie : Oh… Forgive me.
Benedict : We might be here all night.
Sophie : Truly.
Benedict : How are you finding your position ? My sisters are not wearing you out, are they ?
Sophie : No, not at all. I find them to be delightfully, uh, surprising.
Benedict : Good. I think. Uh, are you still cross at me for bringing you here ?
Sophie : No. Everyone has been so generous. In fact, I must thank you for securing a position for Hazel.
Benedict : Ho, of course.
Sophie : Are you attending Lady Danbury’s dinner?
Benedict : No. It is only for the ladies, thankfully.
Sophie : Do you not enjoy this Lady Danbury?
Benedict : Oh, I do, very much. It is only, um… Well, when we were at My Cottage, do you remember asking me about whether I ever felt out of place ? Uh… Never mind.
Sophie : Are you in need of assistance?
Benedict : It is a slippery thing, and I cannot find my valet.
Sophie : May I?
Benedict : Mm.
Sophie : There you are.
Benedict : Thank you, Sophie.

She leaves, he follows her with his eyes, looking sad.
At Lady Danbury's.

Lady Danbury : Tell me, Lady Bridgerton. Has Benedict… yet found his unknown lady ?
Alice : So Benedict is the free-spirited reveler Whistledown wrote about ?
Pénélope : Indeed he is.
Alice : I thought so. What a treat to have it straight from the author.
Violet : I have shown Benedict the miniatures of nearly every young lady who attended the masquerade ball, and he is somehow certain none are her.
Lady Danbury : You may win your wager with the Queen after all, Mrs. Bridgerton.
Alice : Ah, your wager that Benedict would not take a wife this season?
Pénélope : You must know Her Majesty backed me into it.
Violet : If our search is any indication, I believe Lady Whistledown to be a wiser woman than I, taking that wager.
Pénélope : Is Lady Whistledown all that wise ? Or has she– Have I… not simply become a pawn for Her Majesty and every eager mama in the ton?
Alice : Well, how exactly does Benedict describe this young lady ? I would quite like to search for her. I could do with a purpose.
Violet : I would love you for it, and I think you know as much as I do, if not more.

Violet joins Francesca, who is alone at a table.

Violet : My dear, what would you think about hosting a dinner ? Do you not think it time we all saw your new home ?
Francesca : I do not know if I am ready for that. I do not know if John and I are ready.
Violet : In a week, then? That should give you enough time?
Francesca : Oh…
Hyacinthe : Yes, she is very intelligent.
Éloïse : French, Latin, and Korean. And she’s read more than half the books in our library.
Violet : About whom are you speaking ?
Éloïse : My new ladie’s maid is extraordinary.
Hyacinthe : Sophie is my ladies’ maid as well.
Francesca : That is quite an unusual education for a ladies’ maid, is it not?
Éloïse : Oh, she’s remarkable. She knows more about art than our brothers and she has an aptitude for the sciences.

Bendict, Colin, John and Will Mondrich met up at a club.

Mondrich : What shall we toast?
Colin : Perhaps to Benedict’s button, as it seems it is getting more attention than any of us this
evening.
John : Ah… To Benedict’s button !
Colin : How is the search going for the young lady from the masquerade ? Our mother told Penelope who told me that you were back on the hunt, but that it was not going very well.
Benedict : You and Penelope and our mother are correct. If I am being honest, she’s been a memory in my head for so long now that I can barely remember what she looks like.
Mr. Hiscox : Benedict ! It is good to see you back in town. You remember Miss Virginia?
Benedict : Of course. It is a pleasure to see you.
Virginia : The pleasure is all mine.
Mr. Hiscox : Excuse us.
John : Hmm. Friends of yours ? Hm.
Benedict : Yes. Both. Hiscox told me in the countryside that he has taken a mistress, and that they are quite in love.
Colin : That life does not interest me in the least.
Benedict : You realize Anthony once kept a mistress ? Before Kate, of course.
Colin : Did he ?
Mondrich : It does not interest me either. It is common, though. Half the men in here keep mistresses. We must marry according to class, but we do not always love that way.
Colin : Mm. I need another round.

Colin gets up, Benedict fiddles with his button while watching Hiscox and Virginia.
In the Bridgerton family.

Sophie : Lady Bridgerton, Mrs. Wilson said you wished to see me.
Violet : Sophie. Please, come. Sit. I would like you to share tea with me. I have been wishing to show my gratitude to you for saving my son’s life.
Sophie : That is kind of you, ma’am, but I was simply doing my job.
Violet : No, you were not working for us then. Come. I hear you have won over the hardest Bridgerton to impress. Eloise will not stop talking about you. She says you are most well-read.
Will you tell me about yourself ?
Sophie : Um, what would you like to know, ma’am ?
Violet : We could start with how someone as educated as yourself ended up in the countryside. Are you from the same village as the Cavenders ?
Sophie : No. I grew up in Aylesbury. The lady I worked for was kind enough to let me sit in on her children’s lessons. Cavender House was a more… recent move.
Violet : And this family before that, is there a reason why you left?
Sophie : The lady of the house and I had a disagreement in the end. One that I do not wish to discuss, if you do not mind, ma’am.
Violet : Very well. And from Cavender House you went to My Cottage ?
Sophie : Yes. It was not our intention, but… on the ride back a storm broke, and then, with Mr. Bridgerton’s injury, we could not travel on.
Violet : I hope you did not find it too tedious, the pair of you, all cooped up like that.
The Crabtrees were there, of course. But it was anything but tedious. In fact, it was one of the happiest weeks of my life. I have always wanted to see that part of the country.
Violet : And your family, do they still reside in Aylesbury ?
Sophie : Unfortunately, my parents have both passed on.
Violet : I see. I am sorry to hear that. Sophie, I know you viewed this as a temporary position, but if you would like it to be permanent… you should stay on. My girls are most fond of you. Well, we all are.
Sophie : Thank you, Lady Bridgerton. I shall consider it.
Violet : Good. Now… please. Have some cake. They are so much better when warm.

While walking through town, Lady Bridgerton and Violet are talking.

Violet : There is something about her that makes me want to protect her. It seems almost as if Sophie is running from something.
Lady Danbury : Mmm… Tell me, what do you think of Alice Mondrich ?
Violet : Oh, she is fantastic. Rather pleased she joined our evening. Especially now that she is helping us look for Benedict’s young lady.
Lady Danbury : She thinks she may have a candidate. She is conducting some further investigations.
Violet : I like her even more, then.
Lady Danbury : Violet.
Violet : Mm ?
Lady Danbury : I am… in a quandary. I have a gift of sorts that I would like to give to Mrs. Mondrich, but if I give it to her, it is more a gift for myself. And I know that is selfish, but can I not have something for myself ? Is it so wrong ?
Violet : Will this hurt Mrs. Mondrich in any way ?
Lady Danbury : On the contrary. It will benefit her. She will not like it, but it will. And yet, I believe it will benefit me more.
Violet : I often worry that to want something for myself is selfish, but I… I do want particular things, and I should have them. You … You should have them. It is not selfish to want something for yourself. You have a right to be as happy or as free as you would like. You have done so much for so many, Agatha. You have earned your happiness.
Lady Danbury : I have.
Violet : Life is meant to be lived.

At the Kilmartins'.

Francesca : Higher ? Lower ?
John : They look right to me.
Francesca : Hm. I should like everything to be just right before we invite anyone to our home.
John : Are you ever going to tell me what motivated your visit the other morning ?
Francesca : My apologies. I do not know what came over me.
John : I do not know either, but… I quite enjoyed it.
Francesca : Did you ?
John : Well, I have restrained myself in our private life out of respect for you and your comfort, but if you should like to be more… expressive together, I should be happy to comply.
Francesca : I believe I should… comply as well.

In the Bridgerton living room, Sophie is looking at the stars through the window. Benedict enters.

Sophie : Oh… Apologies. I… I was about to leave.
Benedict : No. Or … I mean, you do not have to. Not on my account, at least.
Sophie : I was admiring the stars, or attempting to. There are noticeably fewer here than at My Cottage.
Benedict : Yes… it seems the natural beauty of the world is dimmed in Mayfair. I do miss our time in the countryside.
Sophie : Good night.
Benedict : Please do not go. I do not want you to.
Sophie : Your mother asked me to stay on permanently today.
Benedict : Mm… And will you?
Sophie : Ever since I was a child, I wished to be part of a family like yours. Even to work for one is a dream.
Benedict : You… deserve more, Sophie.
Sophie : I do not know if it is wise for me to stay.
Benedict : Because…?
Sophie : Because…
Benedict : If you wish to stay, I do not want to jeopardize that for you.
Sophie : No.
Benedict : No.
Sophie : Good night, Mr. Bridgerton.

She leaves. He clenches a piece of charcoal in his fist and breaks it.
Wearing her dressing gown, Violet paces back and forth in her room; she stops in front of her mirror. She closes her eyes and lets the dressing gown fall to the floor. Then she observes her body and seems reassured.
At the palace, Lady Danbury and Alice follow a footman down a corridor.

Lady Danbury : Her Majesty enjoys a deep curtsy, and I shall speak on our behalf. You should speak only when spoken to.
Alice : I did not realize a simple tea required so much preparation.

Lady Danbury : Your Majesty. You remember Mrs. Alice Mondrich, whose eldest son is heir to the Kent estate ? Mrs. Mondrich, please tell Her Majesty what you told me.
Alice : Your Majesty, I have a neighbor who fits the description of his young lady exactly, and,
after some investigating, I believe she may be the very one.
Charlotte : Do you ? And have you told Lady Bridgerton this?
Lady Danbury : I sent a letter informing Lady Bridgerton just this morning.
Charlotte : Hm. [lips smack] Let us hope your theory is correct, Mrs. Mondrich.
Lady Danbury : Your Majesty ?
Charlotte : Yes, yes. I suppose she may be my new lady-in-waiting.
Lady Danbury : Thank you, Your Majesty.
Alice : You …

Lady Danbury stares at Alice, who remains silent.

Charlotte : You may withdraw now.

Alice curtsies and exits.

Charlotte : You are just in time for tea and the latest Whistledown.

--------
Lady Whistledown :
Dearest Gentle Reader, of late, it seems Mayfair’s Great Maid Wars are at last beginning to quieten down. And with the hush, the ton is hungry for fresh intrigue. There has been much speculation about which great family is planning to move in next door to Bridgerton House. But, truth be told, this author finds such speculation rather stale. Does one not crave something a little bit more… thrilling ?
--------

Lying on a sofa, Benedict tears off the button of his shirt and throws it away.

Benedict : Mm ?
Violet : Am I interrupting ?
Benedict : Never.
Violet : I received a note from Lady Danbury. Mrs. Mondrich has a neighbor. She has dark hair, she left town directly after the masquerade ball but has just returned, and apparently her parents never gave her or her sisters dance lessons.
Benedict : Well ! That is s… splendid. It It must be her.
Violet : Her name is Miss Hollis.
Benedict : Miss Hollis ?
Violet : With your permission, I will invite her and her mother over for tea, and you will wander in, by chance, of course. And perhaps it is best if we avoid mention of the masquerade or the glove.
Benedict : I will be the epitome of charm and grace.

Looking very elegant, Benedict heads towards the drawing room. Violet is having tea with Lady Hollis and her daughter.

Violet : Oh, she has new premises, and her designs this season are absolutely beautiful.
Lady Hollis : Well, we can visit, but don’t tell Papa.
Benedict : Oh, my apologies. I did not know you had company, Mother.
Violet : Benedict, please let me introduce Lady Hollis and her daughter, Miss Hollis.
Miss Hollis : Mm.
Violet : Would you join us ?

He sits down and examines Miss Hollis's face.

Violet : … Did you grow up in the countryside?
Miss Hollis : We live between the two. I make sure I’m here for the season, of course. [muffled] But… I do miss the fresh air when we’re here…

He stares at Miss Hollis's lips and remembers the lips of the silver lady.

Miss Hollis : …I especially love the freedom that the country allows. It’s much easier to be one’s true self without being under the watchful eye of society.
Benedict : And what of your other interests, Miss Hollis ? Do you enjoy swimming ?
Miss Hollis : …Swimming ?
Benedict : Yes. In a lake, for example, where it is calm and shallow, or the sea where things are vast and deep.
Lady Hollis : That sounds almost like a riddle, Mr. Bridgerton.
Miss Hollis : I do quite enjoy a good swim, particularly in the sea. We spent many childhood summers on the coast of France, in fact.
Benedict : Did you ? Do you speak French ?
Miss Hollis and Benedict  : [speaking in French]
Benedict : Some tutors have said that my pronunciation could be improved, that, uh, my jaw moves too rapidly.
Miss Hollis : I would happily disagree. I think you speak perfectly. Whoever told you that is a fool.
Violet : So, France ? Colin has been to France many times. He says it is wonderful.

Sophie enters carrying a teapot. Their eyes meet, they smile at each other. Then she sees Miss Hollis and her smile fades. Benedict does too.

Lady Hollis : Maybe he can show me sometime.
Violet : Would anyone care for more tea?
Benedict : Where is, um, Hazel, or Celia?
Sophie : They’re both presently occupied, so I insisted on helping, sir.
Violet : Miss Hollis, more tea ?
Miss Hollis : If it is not too much trouble.
Violet : Whereabouts in France ? They say the weather in Paris is very lovely.
Miss Hollis : Very sunny.
Lady Hollis : Mm.
Violet : I suppose the coast.
Miss Hollis : We’ve traveled extensively.
Lady Hollis : The south of France is a little warm.

When sophie approaches him, he refuses the tea and puts his hand over his cup. Sophie finishes her gesture and pours the scalding tea onto Benedict's hand, who drops his cup in pain.

Benedict : Oh, really, no more for me.
Sophie : Oh…
Benedict : Ah ! Damn it !
Violet : Benedict.
Sophie : Forgive me, I’m so… Forgive me.
Benedict : Leave it. Leave it.
Sophie : I will return with another cup.
Benedict : It is rather late, is it not ?
Lady Hollis : Yes. Perhaps we should go. We do have a… a family event to attend this evening.
Miss Hollis : Such a beautiful home. It has always been a dream of mine to visit Bridgeton House.
Violet : Surely you were here for the masquerade ball ?
Miss Hollis : Yes, I was planning to attend, but sadly, I fell ill and could not. Perhaps with all the disguises, I was thought to have been there.
Benedict : Well, I am glad we could fulfill that dream today.
Miss Hollis : Mr. Bridgerton.

Violet les raccompagne. Sophie revient avec une tasse. Elle la pose sur la table et va nettoyer le tapis. Violet les observe un instant et s'en va.

Benedict : May I help you?
Sophie : Do not be foolish.
Benedict : Sophie, forgive me. I did not know you would be serving tea.
What does it matter ? You are a gentleman. Gentlemen meet eligible young ladies. And I am a maid, and I clean up after. It is the way of things.
Benedict : But… But you should not have to witness it.
Sophie : It is highly unhelpful when you say things like that. Even more so when you fill my head with foolish ideas as you did last night in this very spot.
Benedict : I have no intention of pursuing Miss Hollis. She can never compare.
Sophie : Compare to what ? Why are you always here ? Every day, everywhere I turn, there you are. This is the very best position I have ever had, but I cannot stay if you are living here, and you are ruining it. You are ruining it all. Are bachelors not meant to live in their bachelor lodgings ?
Benedict : Well… Perhas I should start spending more time there, if it would make you more comfortable.
Sophie : Perhaps you should. Please.
Benedict : I… I will go, then. And I will try to return as little as possible.
Sophie : Thank you.

Sophie takes the teapot and heads towards the door. She turns around.

Sophie : It would be remiss of you not to, by the way.
Benedict : What ?
Sophie : Pursue something with Miss Hollis. She seemed delightful. A perfect fantasy.

Later, Sophie is sewing in her room. Through the window, she sees Benedict having his trunks loaded into a carriage by servants.

Footman : Certainly, sir.
Benedict : That should do it.

At the Kilmartins' house, Francesca and John are making love.

Francesca : John ! John !
John :  Francesca ?
Francesca : Yes ?
John : You know, you do not have to do that.
Francesca : Do what ?
John : You do not have to perform for my sake. You did not reach your pinnacle, did you ?
Francesca : No. I did not. And I lied to you. I… I have not. Ever.
John : Francesca …
Francesca : And I am certain it is the reason we are not yet with child. Forgive me, I do not know what is wrong with me.
John : Francesca, there is nothing wrong with you. How did you feel before the…
Francesca : Pretend pinnacle ? [both laugh] I felt… lovely… tingling sensations. Warmth.
John : Good. Well, for me, when we are together, it is not only because I wish for children. When we are together, I feel I am traveling closer to you, in my body, of course, but… also in my heart. Whatever you wish for in life, I will always endeavor to give it to you. Children. Pinnacles. But I also hope you know that you are… just right as you are. We are just right as we are right now, and we have all the time in the world for the rest.

Lady Danbury is at the Mondrichs' house.

Will : She will be down any minute.
Lady Danbury : Mm.
Will : She has not spoken a word since she last saw you.
Lady Danbury : Ah.
Will : That is what she is like when she is angry, and I know that she is not angry with me.
Lady Danbury : No, she is not.

Alice enters the living room.

Alice : It is quite early for a call, Lady Danbury.
Lady Danbury : I, uh… I wanted to explain.
Alice : There is nothing to explain.
Will : I would like someone to explain.
Alice : I do not want to be a lady-in-waiting for the Queen.
Will : Oh. That is… Wait, you do not want to be a lady-in-waiting ? Why ?
Alice : I simply do not want to.
Lady Danbury : But why ? Do you even know why ? Or are you saying no because I did not ask you or because you are scared ?
Alice : She did not ask me. She simply threw me at Her Majesty.
Lady Danbury : Because I needed you calm. Your fear would’ve taken over, and you’d have walked in there and spurned the greatest gift anyone could ever give you.
Alice : Gift ?
Lady Danbury : As I said, being a lady-in-waiting is an honor, one that most would only ever dare to dream of.
Alice : I did not dream of it.
Lady Danbury : You did not dream of Kent House, yet here you are. You do not need to dream of something to say yes. You need only be given the opportunity to prove you are worthy, and you… are worthy, Alice. You are exactly what she needs. Look at the way you argue with me, the way you will not back down. You are intelligent and of good character.
Alice : I am not of this world, Lady Danbury.
Lady Danbury : Exactly. You are not of this world. You are different. And perhaps better for having been on the other side. I was once on the other side, but once I was in, I refused to be anything but unstoppable. And you can be unstoppable standing behind the Queen. Look at the world I have helped her to make. You are not like those other ladies-in-waiting. You will not wait. You will challenge her. You will tell her the truth. And you will always remember she is the Queen, but you will not always treat her like the Queen. That is what she needs. That is how you earn her friendship.
Alice : I do not want… Friends with the Queen ? I cannot fill your shoes, Lady Danbury.
Lady Danbury : I am not asking you to fill my shoes. I am asking you to serve your Queen and your country, and get your own shoes. I am telling you, Alice, to rise.

Violet visits Benedict in his apartment.

Violet : Francesca said you declined her invitation to dinner tonight, and you departed Bridgerton House in quite a hurry last night. Are the two connected ?
Benedict : I simply could do with a little time on my own.
Violet : I am sorry that Miss Hollis is not your Lady in Silver.
Benedict : It is all right. I think it is time I end that pursuit. I am not certain she even exists.
Violet : She may not, at least not in the way you had imagined in your head, which perhaps is why you were so drawn to her. You have always had a tendency to chase the imagined.
Benedict : Well, you’re doing an excellent job raising my spirits.
Violet : No. We all chase the imagined to some extent. I am still expecting to see your father around every corner. But I also know that reality is where love grows. Reality feeds your heart. It is all very well to dream, but, Benedict, you can only chase the imagined. There will be… others with whom you will find a… a spark. Young ladies of the ton, in silver or otherwise. Trust me.

At the Bridgerton household, the servants are gathered in the kitchen to spend the evening

Hazel : I lost that round on purpose because I knew I would lose it.
John : You are… fascinating.
Mme Wilson : I know you are on your break, but instead, I wish for you all to take the night off. The family is all at Kilmartin House or otherwise occupied. But you cannot stay here. I want everyone out of the house.
John : Okay.
Celia : Thank you. Sophie. Perhaps it is finally time for you to join us at the tavern.
Sophie : I think I shall.
Celia : Guess who I convinced to come ?
John : Yes !
Hazel : Sophie ! Oh…
Sophie : Mrs. Wilson, I wanted to let you know that I have decided to stay on at Bridgerton House.
Mme Wilson : I’m very glad of that. You are cherished around here, truly.

At the Kilmartins'.

Francesca : Are we to say anything ? Thank you all for coming. I am sorry it took so long to invite you, but we wanted to make sure everything was just right.
John : And things are just right now.
Hyacinthe : I thought our mother was coming.
John : Indeed. In fact, tonight was her idea.
Francesca : Apparently, she is ill.
Hyacinthe : And where is Benedict?
Gregory : Perhaps he has the same illness.

Hyacinthe gets up and heads towards the buffet. Eloise joins her.

Hyacinthe : Do you not think the way Francesca has had everything arranged is perfect ? I cannot wait to have a home of my own.
Éloïse : Please do not start going on about accomplishments and home decoration and marriage again. I cannot listen to any more of it.
Hyacinthe : You know, lately I have thought you are interested in everyone but me. But I am starting to wonder if, in fact, you are only interested in yourself.
Valet : My lord, there is another guest.

They go to meet the newcomer. The driver is wearing a metallic-colored hooded coat. He gets out of the car and removes his hood.

Michaela : I do hope you have missed me.
John : Michaela ! Why on earth are you driving ?
Apparently my coachman’s stomach cannot handle long journeys. Do fetch him some water and a bucket.
Footman : Yes, ma’am.
Francesca : What a wonderful surprise.
Michaela : Is it? You look as though you’ve seen a ghost.
John : Come here.

Violet is in her bed room, wearing an elegant negligee.

Violet : You may enter.
Marcus : Mrs. Wilson told me you were serving tea somewhere new. This is new.
Violet : It is.   
Marcus : Am I to understand that this means…
Violet : I am the tea that you are having.

He joins her, they kiss.

Marcus : We can take it slowly.
Violet : Get undressed.

Benedict arrives on horseback and strides purposefully into the Bridgerton house. Meanwhile, Sophie, Celia, Hazel, and John leave through a back door and prepare to leave the house.

Celia : We have a night off.
John : I am sure I will.
Hazel : It’s so much fun !
Sophie : Oh. I have left my coin purse in my room. I shall meet you at the tavern.

Benedict is on the service stairs and arrives at Sophie's bedroom door. He knocks, but she doesn't answer. He opens the door; the room is empty.

Benedict : Sophie ?

He turns around and goes back down the stairs. He passes Sophie coming up.

Sophie : What are you… I thought you…

They kiss.

Benedict : If you wish me to leave, I will. But the truth is I stay away because you consume me. My eyes search for you in every room I enter. My heart beats when you are near. The reality of you has become more tantalizing than any fantasy ever could be, and one I cannot live without.
Sophie : Benedict.
Benedict : I meant it when I said you deserve better, and I am determined to give it to you, and more… Sophie……be my mistress.

She steps back. Celia calls to her from downstairs. She readjusts her clothes and goes back down.

Celia : Are you coming, Sophie ? We’re waiting for you.

--------
Lady Whistledown : 
A wise man once said that all the world’s a stage with us each a rôle to play..
Certainly long-performed roles can begin, after a time, to feel stifling.  …
--------

Lying side by side, Violet and Marcus smile as they look up at the ceiling.

Marcus : What? What is it?
Violet : Nothing. Nothing, I’m I’m just… happy.

--------
But what happens when one decides to play a new game ? Will it create something unexpected  ?
--------
Sophie : Hey.
Celia : Ready
Hazel : About time, though.

Devant la maison voisine des Bridgerton, Lady Penwood, Rosamund et Posy descendent d’un carrosse.

Lady Penwood : I have always wanted to live on Grosvenor Square.
Mme Varley : Welcome back, ma’am.

--------
Or will it create …something worse than one could have ever imagined?
--------

Rédigé par mamynicky



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labelette 
03.03.2026 vers 22h

Derniers commentaires

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mamynicky  (14.03.2026 à 16:54)
Message édité : 15.03.2026 à 21:53

En postant la photo pour le résumé de l'épisode, j'ai trouvé super l'idée du symbole de la différence de classe, lorsque Mme Wilson emmène Sophie après son embauche.

Benedict monte les marches de l'escalier, elle reste en bas, même s'ils ne se quittent pas du regard tout en avançant chacun de son côté.

Madame Wilson veut bien organiser une rencontre entre Violet et son amant, mais il n'est pas question qu'une maîtresse vienne s'installer dans le quartier où réside la bonne société. 

mamynicky  (13.03.2026 à 18:45)
Message édité : 13.03.2026 à 18:47

Encore une fois, je ne comprends pas ce que fait Sophie. Au début de l'épisode, lorsquelle hésite à suivre Benedict elle dit ne pas savoir de quoi les épouses de ses amis parlent mais elle sait très bien que c'est Lady Penwood puisqu'elle est partie de Londres pour travailler à la campagne à cause d'elle. Elle n'avait pas besoin de mentir, juste promettre qu'elle fera tout pour qu'elles révisent leur jugement.

Après le thé avec les dames Hollis, Benedict ne supporte pas de la voir servir et propose de l'aider à nettoyer le tapis. Elle lui reproche d'avoir rempli sa tête d'idées folles la veille et s'il est difficile pour elle de l'entendre dire qu'elle ne devrait pas assister à ses rencontres avec des jeunes filles à marier, elle avoue ses sentiments quand même. Elle ne veut plus croiser son chemin et lui, il promet de revenir le moins possible. Ils sont donc bien d'accord qu'il y a quelque chose entre eux, mais que c'est impossible. Mais jusque là elle n'a rien fait pour le tenir éloigné.

A la fin de l'épisode, dans l'escalier de service, est-ce qu'elle a cru qu'il allait lui proposer le mariage ?

Lady Penwood, voisine des Bridgerton, forcément, Sophie va les rencontrer. Comment ça va tourner ? Contente que Madame Varley ait quitté Portia.

Finalement, Violet est une coquine et elle a bien raison !

vampire141  (12.03.2026 à 18:23)

Cette saison devient ma préfèrée par grâce au couple centraux surtout aux histoires secondaires et en particuier le coté domestisque qui sont trés présent 

labelette  (03.03.2026 à 22:09)

Bénédict a été horrible en proposant à Sophie de devenir sa maîtresse. C'est normal qu'elle l'ait super mal pris, mais le pire c'est que lui ne se rend pas compte de ce qu'il a dit et qu'il l'a blessée.

Sophie et Eloïse ont des points communs (ou un du moins : la lecture), c'est chouette. Sophie s'intègre particulièrement bien chez les Bridgerton, aussi bien avec les habitants qu'avec les domestiques.

parenthese  (01.03.2026 à 08:23)

La bonne société et ses "traditions " .Un homme ( toujours ) est amoureux d'une femme qui n'est pas de la même condition que lui et hop , il lui propose d'être sa maitresse .Quelle discussion horrible de ces " gentlemens dans leur club a propos de leurs relations extr-conjugales .

Je n'en reviens pas de l'attitude de Violett, elle propose un thé le soir chez elle et elle reçoit son invité en sous vêtements dans une position complètement lassive .

Bénédict qui a oublié l'image de la fille en argent et qui est obnubilé par Sophie mais qui néanmoins demande à sa mère de lui présenter des jeunes filles à marier de SA condition.

On commence à tourner en rond, reste 4 épisodes , y a t-il encore du contenu

 

jptruelove  (01.02.2026 à 22:06)

Violet a bien raison de profiter de ce que la vie lui propose... On n'a qu'une seule vie ! 

Sophie et Benedict, cela reste compliqué... Comme dans le livre ! C'est un moment charnière, celui où il lui demande d'être sa maitresse.. Je ne suis pas du tout surprise qu'il arrive donc à la mi-saison pour nous laisser patienter pour la suite... 

Je commence à mieux aimer l'histoire entre Agatha et la reine, j'aime bien l'idée de faire d'Alice une amie et confidente de la reine. Je suis curieuse de voir ce que cela va donner. 

J'aime bien la place donnée au couple Franscesca/John. On comprend beaucoup mieux le vécu et l'histoire de cettte jeune femme de la famille. Je suis vraiment curieuse de voir sa propre saison, connaissant le contenu du livre à son nom. 

Sophie s'intègre super bien à Bridgerton House et j'adore ça !

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

langedu74 
mamynicky 
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